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Homélie pour le 1er dimanche de l’Avent (27 novembre 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Nous entrons aujourd’hui dans le temps de l’Avent. C’est le début d’une nouvelle année liturgique. Et les trois premiers dimanches vont nous orienter vers l’attente du Christ qui conclura l’histoire du monde et de l’humanité. Cette venue du Christ concerne tous les vivants, y compris ceux qui ne le savent pas. Comme chrétiens, nous avons pour mission de témoigner de cette attente tout au long des semaines qui nous préparent à Noël. Il ne s’agit pas seulement de préparer une fête qui oublie l’essentiel mais plutôt de se tenir en éveil.

Les trois lectures bibliques de ce dimanche nous invitent donc à changer notre regard sur le temps que nous vivons. Le prophète Isaïe, déjà, nous annonce qu’un jour viendra où toutes les nations se tournerons vers Jérusalem. Avec le Christ, cette ville deviendra le signe du salut universel. La paix aura remplacé la guerre grâce au prince de la Paix. C’est aussi ce message que saint Paul adresse aux chrétiens de Rome et à chacun d’entre nous. Il nous invite tous à nous tenir prêt. À son époque, on attendait le retour imminent du Seigneur dans la gloire. Les années ont passé et rien ne venait. Alors l’apôtre recommande à tous une vigilance active pour se préparer à rencontrer le Seigneur qui peut venir à n’importe quel moment.

Et dans l’évangile Jésus lui-même insiste : “Tenez-vous prêts, vous aussi”. Ne vous laissez pas distraire comme au temps de Noé. En effet, nous avons une nouvelle arche de Noé pour nous sauver du déluge de la haine, du désespoir, de l’égoïsme, de l’indifférence, du manque de charité, du racisme, du terrorisme, etc… : c’est l’Eglise, cette communauté des baptisés et elle est encore accessible à tous. Toutes les familles de la terre y sont conviées, et sont invitées à marcher à la lumière du Seigneur. C’est ce qui se fait dans nos assemblées par nos chants, nos cantiques, nos prières. C’est là que s’exerce la vigilance demandée.

Notons que ce temps de l’Avent nous prépare à Noël, à la naissance de Jésus qui vient parmi nous ; Oui, il continue à venir dans notre vie de tous les jours et il reviendra à la fin dans sa gloire. Il est plus que jamais nécessaire de bien le mettre au centre de notre vie et de notre prière. En fait, il est bien là mais c’est nous qui sommes souvent ailleurs. L’eucharistie qui nous rassemble, c’est encore et toujours le Christ qui vient : dans la parole de Dieu, dans le voisin à tes côtés, dans le pain partagé. Il veut demeurer au milieu de nous jusqu’à la fin des temps. C’est dire que, plus nous participons à l’Eucharistie, plus nous revêtirons le Christ. Il veut que nous soyons avec lui pour le rejoindre dans son éternité. “Donne à tes fidèles, Dieu Tout-Puissant, d’aller avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur.” Amen

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Homélie pour le 34ème dimanche du T.O (20 Novembre 2022) Fête du Christ Roi de l’Univers

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous célébrons le Christ Roi de l’univers. C’est aussi pour la France la journée du Secours Catholique. Cette association a été créée en 1946 par l’abbé Jean Roddhain. Suite à la guerre 1939-1945, il était devenu urgent de venir au secours de ceux qui avaient tout perdu. Le Secours Catholique reste toujours attentif aux problèmes de pauvreté et d’exclusion. C’est important pour nous chrétiens de répondre à cet appel à la solidarité. C’est un peu comme cette mission confiée jadis à David. Il a été choisi par Dieu pour conduire son peuple, pour le protéger, pour être son berger. David et ses successeurs ne sont donc que des lieutenants du Seigneur. Ils sont chargés de faire régner le droit et la justice, en particulier envers les plus pauvres.

C’est aussi dans ce sens que Jésus sera acclamé comme “fils de David”. Mais sa mission ne sera pas limitée au seul peuple d’Israël. Tout l’Évangile nous le présente comme celui qui vient réconcilier tous les peuples de la terre. Jésus n’est donc pas un roi à la manière de ceux de ce monde. Il est l’image du Dieu invisible. Il est notre Roi parce qu’il est la tête de l’Église. En livrant son Corps et en versant son sang, il nous ouvre un passage vers le Royaume de Dieu. C’est tout le sens de l’inscription placée sur sa tête au moment de la Crucifixion : “Celui-ci est le roi des Juifs”. C’était, bien sûr, un titre de dérision vis-à-vis de Jésus; C’était également très méprisant pour les juifs de la part de Pilate ; un peuple dont le roi est crucifié n’a pas à être fier. Et pourtant, c’est bien par son sacrifice que Jésus manifeste sa Royauté. La croix devient le trône où il est monté librement pour dire son amour non seulement aux juifs mais aussi au monde entier : car “il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime”.

L’Évangile nous montre plusieurs manières de répondre à ce sacrifice du Christ : le peuple restait là à observer, les chefs religieux le tournent en dérision ainsi que les soldats ; l’un des malfaiteurs condamné en même temps que lui se met à l’injurie. Et Jésus ne répond pas à ces provocations. Mais il accueille la prière de celui que nous appelons le “bon larron” : “Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume.” Aujourd’hui, dans une société où les pauvres sont de plus en plus nombreux, nous sommes envoyés pour être les porteurs de la sollicitude du Christ roi de l’univers. En ce dernier dimanche de l’année liturgique, que notre prière se fasse plus ardente : oui, Seigneur, souviens-toi de nous dans ton Royaume. Souviens-toi des blessés de la vie, des victimes de la précarité, des guerres et des violences. Fais de nous des témoins et des messagers de l’amour qui est en toi.

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Homélie pour le 33ème dimanche du T.O (13 Novembre 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Nous approchons de la fin de l’année liturgique. Et comme chaque année, la liturgie nous annonce le basculement vers un monde nouveau. C’est dans ce sens que le prophète Malachie (1ère lecture) s’adresse à des croyants qui sont persécutés: Le mal n’aura pas le dernier mot. En effet, les croyants ne doivent pas désespérer. Car un jour, Dieu manifestera qu’il sait faire la différence entre les bons et les mauvais. Ce sera l’établissement tant espéré de la justice de Dieu. Elle marquera sa victoire sur les ténèbres, sur le mal et sur la mort. Mais en attendant, le Seigneur espère patiemment que tous se convertissent à son amour.

Ainsi, à l’époque de saint Paul, on pensait que ce retour du Seigneur était imminent. Et chez certains, c’était devenu un prétexte pour ne rien faire. On estimait que cela ne servait à rien de faire des projets, d’entreprendre ou de travailler. Paul écrit donc pour recadrer cette mentalité: “Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.” Lui-même se donne en exemple : il a toujours exercé une activité pour ne pas peser sur les ressources de la communauté. C’est dire que les chrétiens doivent être présents dans le monde par une vie de travail exemplaire.

Et, à entendre parler des catastrophes dans l’évangile, on croirait que la fin annoncée est arrivée: il y aura la ruine du temple de Jérusalem, des guerres, des famines, des persécutions. On sait que la guerre en Ukraine est venue s’ajouter aux guerres régionales qui sèment la mort et les destructions. À cause d’une superpuissance qui entend imposer sa volonté, des millions de gens sont déracinés… Ceux qui restent dans les zones de conflit vivent chaque jour avec la peur, le manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux. Mais c’est pourtant comme ça depuis des décennies dans plusieurs coins du monde. Nous nous sommes sentis plus concernés avec l’Ukraine parce que c’est à notre porte.

Dans ces temps difficiles, le Seigneur nous rassure qu’il est toujours présent au cœur de nos vies. Qu’aucune épreuve ne peut nous séparer de son amour. Certes, nous aurons à lutter contre les forces du mal qui cherchent à nous détourner de lui. “Prenez garde !” nous dit Jésus. La seule attitude qui convient, c’est celle du veilleur. Nous sommes appelés à être ceux qui guettent l’aube du jour du Seigneur.

Chaque dimanche, le Seigneur nous donne rendez-vous pour l’Eucharistie. Puis il nous envoie pour agir comme lui et avec lui dans le monde, au service des autres. C’est donc avec lui que nous pourrons rester en éveil pour témoigner de l’espérance qui nous anime.

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Homélie pour le 32ème dimanche du T.O (06 Novembre 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Il est heureux que les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de la résurrection. En effet, ces jours-ci, nous nous sommes rendus au cimetière pour un temps de recueillement et de prière. Beaucoup ont demandé que des messes soient célébrées pour ceux et celles qui nous ont précédés. Et nous continuons à les confier tous à la miséricorde du Seigneur. Et bien sûr, nous n’oublions pas les victimes des guerres, de la violence et des catastrophes. Ce qui motive notre prière, c’est donc notre foi en la résurrection. Et c’est précisément cette bonne nouvelle que nous trouvons dans les textes bibliques de ce jour.

Ainsi, la première lecture nous donne un témoignage extraordinaire : cela se passe à une époque dramatique de l’histoire d’Israël ; les empereurs grecs veulent imposer leur civilisation, leur culture et leur religion ; ils rencontrent une farouche résistance en Israël. Et c’est l’histoire de cette mère et de ses sept fils qui sont torturés et mis à mort de la manière la plus cruelle. En acceptant cette mort, ils témoignent de leur foi en la résurrection. Ils comprennent que Dieu ne peut pas abandonner les justes qui lui sont fidèles.

En écoutant ce récit, nous pensons à tous les chrétiens d’aujourd’hui qui sont persécutés à cause de leur foi. Nous en avons de nombreux témoignages dans le monde. Même si nous vivons dans un monde qui veut ignorer la foi des chrétiens ou qui la tourne en dérision. Mais c’est précisément là que nous sommes envoyés pour être les messagers de la bonne nouvelle du Christ.

Aussi la vie après la mort ne fait pas l’unanimité de tous. Pour certains la mort est la fin de tout. Pour d’autres ce n’est qu’un passage vers la vie dans l’au-delà. L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus face à des sadducéens qui ne croient pas en la résurrection des morts. Ils la refusent parce qu’elle n’est pas inscrite dans la loi de Moïse. Ils vont même jusqu’à la tourner en dérision. Pour mettre Jésus dans l’embarras, ils lui soumettent un cas absurde : une femme ayant eu sept maris, tous frères entre eux et qui sont morts l’un après l’autre. Et voici la question : “À la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l’épouse ?”

La réponse de Jésus est double ; tout d’abord, il leur dit qu’il n’est plus question de concevoir la vie future de manière terrestre et matérielle ; Ceux qui ont été jugés dignes ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.” Puis vient l’argument en faveur de la résurrection. Pour cela Jésus s’appuie sur la révélation de Dieu à Moïse : “Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.” Au-delà de la mort, nous serons vivants en Dieu.

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Homélie pour la Toussaints (1er Nov 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

C’est aujourd’hui la fête de tous ceux et celles qui sont dans la joie auprès de Dieu. Dès la première lecture, l’auteur de l’Apocalypse nous en fait un tableau enthousiasmant, et extraordinaire. Il nous montre que la sainteté n’est pas réservée à quelques privilégiés. C’est plutôt une grâce que Dieu prépare pour une multitude innombrable. Dieu la propose à tous ; nous sommes donc tous appelés à la sainteté. Malheureusement, certains par leur façon de vivre, résistent et n’accueillent pas cette grâce très précieuse de Dieu.

L’auteur de l’Apocalypse nous parle symboliquement de 144.000 personnes qui proviennent de toutes les tribus d’Israël. Ce chiffre représente le très grand nombre de croyants qui forment le nouveau peuple de Dieu. Cette foule immense que nul ne peut dénombrer vient de tous les horizons. Au-delà des épreuves et des persécutions, ils découvrent le Christ, l’Agneau de Dieu “qui enlève le péché du monde”. Leur victoire est déjà la nôtre.

Mais notons que la sainteté n’est pas quelque chose que nous pouvons acquérir par nos seule forces ni en accomplissant des performances spirituelles ; c’est Dieu qui nous la communique, même à nous pauvres pécheurs. Ce qui nous est simplement demandé, c’est d’avoir les mains et le cœur ouverts pour accueillir cet amour qui est en Dieu. C’est ainsi que nous pourrons vivre notre condition de fils. Nous vivons certes des situations difficiles, de fois, mais si nous nous attachons au Christ, rien ne peut nous séparer de son amour.

Dans l’Évangile, Jésus nous présente le chemin qui nous conduits à la sainteté et au bonheur. Ce bonheur n’a rien à voir avec celui que le monde nous donne pour modèle. Il n’est pas celui des “personnes riches, belles, intelligentes, diplômées, pistonnées”. Au contraire, Jésus nous dit : “Heureux les pauvres de cœur… ceux qui pleurent… ceux qui sont persécutés pour la justice… les cœurs purs… les miséricordieux…” Ce message du Christ est proclamé aujourd’hui dans toutes les églises du monde entier. Et il nous rejoint tous quand nous sommes rassemblés en son nom.

C’est ce chemin qui a été suivi par les saints que nous fêtons en ce jour. L’Église est fière de nous montrer tous ceux qui ont vécu au mieux l’Évangile des béatitudes. Nous pensons à tous ceux et celles qui ont marqué l’histoire humaine et chrétienne, les apôtres, les martyrs, et mêmes tous ces saints anonymes de nos familles. Alors en communion les uns avec les autres et avec tous les chrétiens du monde entier, nous disons : “Vous tous Saints et Saintes de Dieu, Priez pour nous.”

 

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DIOCESE DE KINKALA : Sept nouveaux diacres ordonnés par Mgr Ildevert Mouanga

par Abbé Venceslas dia kazé

Par l’imposition des mains avec l’aide du Seigneur Jésus-Christ et par la puissance de l’Esprit-Saint, Mgr Ildevert Mathurin Mouanga, évêque de Kinkala et de la Province ecclésiastique du Centre (PEC) a ordonné sept nouveaux diacres pour l’annonce de la Parole de Dieu. Ces ordinations ont eu lieu dimanche 2 octobre 2022, 27ème dimanche du temps ordinaire, à la Place mariale de la cathédrale Sainte Monique de Kinkala. Par la même occasion, l’évêque du lieu a ouvert l’Année pastorale 2022-2023 sur le thème: «Eglise famille de Dieu qui est à Kinkala pour une marche synodale, marchons ensemble, communion, participation et mission».

Cette année marque aussi, la célébration du 140e anniversaire de l’évangélisation du Congo. Une session des ouvriers apostoliques tenue du 28 au 30 septembre a précédé l’ouverture de l’Année pastorale. De nombreux prêtres et fidèles laïcs du Christ ont fait le déplacement de Kinkala pour vivre cet événement. Ils étaient nombreux en provenance de l’étranger, de Brazzaville, de Pointe-Noire, de Gamboma, ainsi que des religieux et religieuses de diverses congrégations qui se sont joints aux prêtres de Kinkala pour partager ensemble la joie des nouveaux diacres.

L’abbé Félix Maboundou, vicaire général de Kinkala et le père Raphaël Bazebizonza, vicaire épiscopal chargé de la vie consacrée dans l’archidiocèse de Brazzaville étaient parmi les concélébrants. Le sous-préfet, le maire et le député de Kinkala étaient parmi les participants à cette messe d’ordination animée par la chorale diocésaine Sainte Monique et la Scholas populaire de la localité. Après l’appel des candidats suivi de la présentation de leur cursus et du dialogue avec l’évêque qui a déclaré: «Avec l’aide de notre Seigneur Jésus-Christ et la puissance de l’Esprit-Saint, nous les choisissons dans l’ordre des diacres».

Qui sont les nouveaux diacres?

Aubin Banzouzi est né le 24 avril 1986 à Brazzaville. Il entre au Grand séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha en 2014. De 2017 à 2021 il fait la théologie au Grand séminaire Cardinal Emile Biayenda de Brazzaville. Licencié en Langue et littérature française, il est journaliste, critique littéraire. Il est auteur de plusieurs ouvrages dont le cri d’un pasteur.

Bénédict Mahoukou Nkaoula est né le 6 mai 1988 à Malelé (Mvouti), département du Kouilou. Il entre au Séminaire propédeutique Charles Mahonde de Ouesso en 2014, Grand séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha et de théologie Cardinal Emile Biayenda de 2014 à 2016.

Emma Célestin Massamba Nsayi est né le 1er décembre 1988 à Musana Louingui, département du Pool. Il entre au séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha en 2015 et de théologie Cardinal Emile Biayenda en 2018.

Hervé Régis Ndala Babingui est né le 17 juin 1992 à Kibouendé, département du Pool. Il étudie la philosophie au Grand séminaire Mgr Georges Firmin Singha en 2015 et la théologie au Grand séminaire Cardinal Emile Biayenda en 2018.

Duprel Nkounkou Bikinkita est né le 8 mai 1994 à Brazzaville. Il est admis au Séminaire propédeutique Charles Mahonde de Ouesso de 2014 à 2016 et Cardinal Emile Biayenda de 2017 à 2021.

Jude Orsien Samba est né le 8 novembre 1980 à Brazzaville. Après son admission au Baccalauréat A4, les portes du l’Institut supérieur de philosophie des sciences humaines de Lomé, au Togo lui sont ouvertes, de 2007 à 2010. De 2017 à 2021, il entre au Grand séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha.

Venceslas Brazio NTelotsamou Bazonzela est né le 18 juillet 1993 à Madzia, département du Pool. Séminaire propédeutique de Ouesso en 2014 et philosophat Mgr Georges Firmin Singha de 2014 à 2016.

Dans son homélie, Mgr Ildevert Mathurin Mouanga a indiqué que «nous venons de tenir une session pastorale des ouvriers apostoliques sur le thème de cette année qui est en lien avec celui proposé par le Pape François sur la marche synodale. Le thème de cette année est dans le même sillage de celui que nous avons abordé l’année dernière. Il sera mis en exergue en octobre 2023, à Rome, lors de l’assemblée générale des évêques. En étant frères, nous pouvons construire, reconstruire notre diocèse, notre département, nos vies. C’est un appel à la fraternité. Notre Eglise qui est peuple, qui est mère, est aussi une famille. Nous devons vivre ensemble, travailler ensemble». La foi est un don de Dieu. Elle vient de Dieu. «Vivons dans la foi, la charité et l’espérance. Nous ne voyons pas la foi, ni ne la mesurons, mais nous pouvons en apprécier les œuvres. L’ordination presbytérale de ces nouveaux diacres aura lieu en juillet 2023 lors de la célébration du centenaire de la paroisse Saint Théophile de Kindamba. Aussi, un plan pastoral de développement du diocèse sera-t-il mis en place en vue de son épanouissement agropastoral», a indiqué Mgr Mouanga. Aux ordinands, il leur a dit: «vous serez ordonnés diacres pour le service de la liturgie, de la Parole de Dieu selon la constitution de l’Eglise. Vous êtes appelés à administrer les sacramentaux de l’Eglise et non à faire autre chose.

Dans la liturgie du sacrement de l’ordre, il y a eu l’échange entre l’évêque et les ordinands.

Avant la fin de la messe, l’abbé Jude Orsien Samba, l’un des nouveaux diacres a prononcé une allocution dans laquelle il a donné la symbolique du chiffre 7: «7 diacres ce jour, est une grâce; L’Eglise a 7 sacrements; la musique compte 7 notes; les apôtres demandent à Jésus combien de fois vais-je pardonner: 7 fois 7 fois; 7 est le nombre des béatitudes; depuis l’érection de ce diocèse en 1987 c’est la première fois que Mgr Mouanga ordonne 7 diacres». Il a remercié l’abbé Nazaire Mabanza, prêtre de l’archidiocèse de Brazzaville qui les a accompagnés et qui a prêché leur retraite.

A signaler que la cérémonie de libation de vin de palme et la bénédiction ancestrale par les parents n’a pas eu lieu compte tenu du nombre important des diacres ainsi que la menace du ciel qui était nuageux.

Pascal BIOZI KIMINOU

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SAINTE TRINITE : Le frère Jybet Eloime Junior Tathy Bembeth, ordonné diacre par Mgr Toussaint Ngoma Foumanet

par Abbé Venceslas dia kazé

Le diaconat est transitoire mais la diaconie est éternelle: c’est ce que l’on peut retenir de l’homélie prononcée par Mgr Toussaint Ngoma Foumanet, évêque de Dolisie, lors de l’ordination diaconale en vue du presbytérat du père Jybet Eloime Junior Tathy Bembeth de l’Ordre de la Très Sainte Trinité et de la rédemption des captifs, dimanche 25 septembre 2022, 26e dimanche du temps ordinaire, en l’église Sainte Trinité de Kinsoundi-Barrage.

La messe célébrée par l’évêque de Dolisie qui a fait sa première sortie officielle hors de son diocèse et a conféré sa première ordination depuis sa prise de possession canonique le 31 juillet dernier; a été concélébrée par de nombreux prêtres, parmi lesquels, les pères Amour, supérieur provincial du vicariat Saint Agnès d’Afrique; Raphaël Bazebizonza de la Compagnie de Jésus (Jésuite), vicaire épiscopal, chargé de la vie consacrée; l’abbé Christel Barthel Ganao, recteur du Grand séminaire de théologie Cardinal Emile Biayenda. De nombreux parents, amis et connaissances de l’élu du jour ont rehaussé par leur présence l’éclat de cette messe animée par la chorale Sainte Trinité et la Scholas populaire paroissiale.

Dans son homélie, Mgr Toussaint Ngoma Foumanet a exprimé sa joie d’être invité par le supérieur provincial de l’Ordre de la Très Sainte Trinité et de la rédemption des captifs, pour conférer l’ordination diaconale à un jeune ayant décidé de se mettre à la suite du Christ. «Diacre est un mot grec qui signifie diaconos. Le diacre est un fidèle baptisé du Christ. En communion avec les prêtres et l’évêque, le diacre est au service de la Parole de Dieu. Vous êtes le serviteur de la Parole de Dieu et non le maître. C’est le Christ lui-même qui est le maître. Le diacre est le collaborateur du prêtre dans les célébrations liturgiques et doit prendre soin des textes bibliques proposés par l’Eglise», a souligné l’évêque de Dolisie.

Selon la formule consacrée pour l’ordination d’un prêtre, il y a eu d’abord l’appel du candidat par le supérieur provincial, suivi d’un dialogue avec l’évêque et enfin, l’ordination. C’est Dieu qui appelle le baptisé au sacrement de l’Ordre et l’Eglise ne fait que confirmer. A chaque questionnement de l’évêque, le candidat a répondu: Oui, je le veux par la grâce de Dieu. Avant la fin de la messe, le nouveau diacre a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’évêque de Dolisie pour s’être déplacé jusqu’à Brazzaville. Au supérieur provincial de sa famille religieuse pour avoir permis que cette vocation se réalise.

Mgr Toussaint Ngoma Foumanet a fait savoir qu’à travers cette ordination, une alliance est scellée entre le diocèse de Dolisie et les Trinitaires. «La présence de votre famille religieuse dans le diocèse de Dolisie sera d’un apport considérable pour la redynamisation de la pastorale. Jeune évêque dans un jeune diocèse qui n’a que neuf ans d’itinéraire. Première ordination depuis ma prise de possession canonique du siège diocésain de Dolisie, premier diacre ordonné, cela est une reconnaissance et je ne peux que m’en réjouir. Grand merci à Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville qui m’a autorisé que je puisse conférer cette ordination».

Le frère Jybet Eloime Junior Tathy Bembeth est né le 1er avril 1994, à Brazzaville, de Jean-Baptiste Tathy et de Bernadette Bembeth. Après ses études primaires sanctionnées par l’obtention du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et après avoir reçu ses sacrements de l’initiation chrétienne, il est admis au Petit séminaire de Loango (archidiocèse de Pointe-Noire). De là, il obtient son brevet d’études du premier cycle (BEPC), en 2009 et le Baccalauréat série A2, en 2012. Pendant qu’il aspire à intégrer l’Ordre de la Très Sainte Trinité et de la rédemption des captifs, il étudie la ressource des gestions humaines à l’Ecole africaine de développement (EAD). Le 2 décembre 2013, il intègre la maison de formation de Brazzaville pour commencer son expérience communautaire. En juin 2014, il fait son entrée au postulat. De 2014 à 2016, il étudie la philosophie au Grand séminaire Mgr Georges Firmin Singha. Le 7 octobre 2016, il entre au noviciat de Mouramanga à Madagascar. Il y fera ses premiers vœux le 8 octobre 2017.

De retour à Brazzaville, il poursuit ses études de théologie au Grand séminaire Cardinal Emile Biayenda, de 2017 à 2021. En décembre 2021, il va à Rome dans la communauté de San Carlino où il demeurera jusqu’au 16 juillet 2022 pour une préparation à la profession solennelle. Le 24 septembre 2022, il fait sa profession solennelle à Brazzaville.

Pascal BIOZI KIMINOU

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L’abbé Fred Mackiza grièvement agressé par des inconnus à Brazzaville

par Abbé Venceslas dia kazé

Le mardi 20 septembre 2022, aux environs de 22h30, l’abbé Fred Béthel Mbemba Mackiza, prêtre de l’archidiocèse de Brazzaville, a été agressé par trois gangsters armés de machettes, vers le secteur de l’amphithéâtre compris entre la morgue municipale et le Centre de secours principal des sapeurs-pompiers. La victime qui a subi des coups et blessures au visage, notamment un choc au niveau du nez ainsi que les deux bras, a été admis aux urgences du Centre hospitalier et universitaire (CHU-B) pour des soins intensifs, avant d’être orienté dans la salle n°2 du premier étage de l’ancien bâtiment.

Qu’est-ce qui s’est passé?

La victime relate: «Je revenais du Plateau des 15 ans chez le coiffeur pour me faire tondre et je rentrais tranquillement à la cathédrale. Arrivé vers l’amphithéâtre dans la zone entre la morgue municipale et le Centre de secours principal des sapeurs-pompiers, trois bons gaillards m’entourent et m’exigent de leur remettre le téléphone portable. Je remets le téléphone à l’un d’eux et au moment de partir, ils décident d’en finir avec moi. C’est ainsi que commence mon martyre en m’assenant des coups de machettes. Jeté au sol, je me suis débattu entre la vie et la mort. Constatant que je saignais, je me suis relevé et j’ai pris la fuite. Voulant me poursuivre, l’un des assaillants dit: laissez-le, il va certainement mourir. Pendant la fuite, je regarde derrière pour vérifier s’ils étaient à mes trousses. De loin, je constate que c’était des personnes qui marchaient normalement sans crainte».
Face à ce genre d’actes, le phénomène de la criminalité devient de plus en plus récurent dans les grandes villes du Congo. Aux pouvoirs publics d’y remédier.

Dans son lit d’hôpital, l’abbé Fred Béthel Mbemba Mackiza est aux bons soins des médecins et ses jours ne sont pas en danger.

P. BIOZI KIMINOU

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Homélie pour le 25ème dimanche du T.O (18 Sept 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Aujourd’hui, Jésus nous invite à réfléchir sérieusement à deux styles de vie qui sont opposés : le style mondain et le style de l’Évangile, l’esprit du monde et l’esprit de Jésus. Pour nous aider à mieux comprendre son message, Jésus nous raconte la parabole du gérant infidèle et corrompu. Ce dernier va être licencié pour faute grave ; désormais, il va se retrouver à la rue, les poches vides. Il réfléchit alors très vite à la meilleure solution. Il pense s’attirer la bienveillance des débiteurs de son maître en abaissant leur dette. C’est de cette manière qu’il choisit d’assurer son avenir.

Il est bien sûr hors de question d’approuver cette fourberie et cette malhonnêteté. Ce qui est mis en valeur ici, c’est l’habileté des “fils de ce monde”. Quand il s’agit de leurs intérêts personnels, ils savent trouver des solutions. Le Christ voudrait bien que les “fils de lumière” soient aussi habiles pour que l’argent serve à tous. Et le pape François nous invite “à répondre à cette ruse mondaine par la ruse chrétienne, qui est un don de l’Esprit Saint”. Il s’agit de s’éloigner des « antis-valeurs » du monde pour vivre selon les valeurs de l’Évangile.

À travers cet enseignement, le Christ nous appelle à choisir entre la logique de la corruption et de l’avidité à celle de la rectitude, de la douceur et du partage. Et Sainte Teresa de Calcutta avait bien compris ce message : pour avoir choisi comme amis, les plus pauvres parmi les pauvres, les miséreux, les exclus. À travers eux, c’est Jésus qu’elle avait comme ami.

C’est dans ce sens que la première lecture nous adresse une proclamation percutante du prophète Amos. Il s’attaque durement aux désordres, aux inégalités et à l’exploitation des pauvres. Lui qui était éleveur de bétail s’y connaissait en ce qui concerne l’enrichissement des riches au détriment des pauvres. Il dénonce donc la  tromperie sur les marchandises. Quand on profite de la dépendance des plus faibles pour les exploiter encore plus, ce n’est pas tolérable. Et même si Amos n’est plus là, mais son message est plus que jamais d’actualité : il faut savoir que plus de la moitié du patrimoine mondial est détenue par un pour cent de la population. Et que dire des magouilles en tous genres, des tromperies sur la marchandise, des arnaques sur Internet ?

Si Amos était là, il dénoncerait sans doute l’esclavage actuel : Des hommes, des femmes et même des enfants qui travaillent de longues heures pour gagner à peine de quoi manger. Il est donc urgent que nous entendions l’appel d’Amos à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel.

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Homélie pour le 24ème dimanche du T.O (11 Sept 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs, Chers paroissiens,

Comme chaque année, le mois de septembre signe le temps de la rentrée : école pour les enfants, activités professionnelles pour certains, activités associatives pour d’autres, activités paroissiales pour d’autres encore, … 

C’est donc le moment de faire des projets, de prendre de bonnes résolutions, de proposer ses services. Et la paroisse en a besoin. Elle n’exclut personne, ne nous juge pas, et ne tient pas compte de notre passé. Ainsi, cette Messe d'ouverture de l'année pastorale est l’occasion de faire connaissance des différents groupes actifs sur la paroisse et de trouver votre place. L’occasion aussi de faire connaissance des personnes de la communauté que vous ne connaissez pas encore ou qui viennent de nous rejoindre !

Notons que l’évangile de ce dimanche vient à point nommé de nous décrire, Jésus se trouvant devant des gens qui viennent à lui pour l’écouter. Parmi eux, il y a, ceux qui ne sont là que pour récriminer : “Tu te rends compte, il va chez des gens de mauvaise vie ! Mais sachant ce qu’ils chuchotent dans leurs têtes, Jésus élève la voix, et se met à leur raconter ces 3 paraboles.

Ces paraboles nous disent l’amour démesuré de Dieu. Il est comme ce berger qui abandonne tout son troupeau pour aller à la recherche d’une seule brebis égarée. Il est comme cette femme qui jubile à la vue de sa pièce perdue. Il est comme ce père qui a les bras grands ouverts pour accueillir son fils perdu. Chaque retrouvaille est source d’une grande joie. Malheureusement, comme le frère aîné de la parabole, certains se révoltent de cette bonté de Dieu qu’ils considèrent comme une injustice. Et Dieu supplie ce fils aîné, que nous sommes parfois, parce que, pour Dieu, la fête n’est pas complète, s’il en manque un. Chacun de nous est donc ce pécheur invité à donner de la joie au ciel par sa conversion. Cependant, notons quand même qu’en envisageant son retour au bercail, la première motivation du fils qui a dépensé toute sa part d’héritage n’est pas l’amour de son père : son intérêt immédiat est de manger à sa faim ! Il ne pense pas du tout à retrouver son rang de fils, mais simplement d’avoir un travail qui le nourrisse. Et c’est déjà une bonne motivation pour Dieu. Ce jeune homme gaspilleur pèse bien les mots de sa reddition, il dit ne plus vouloir être appelé fils, mais pourtant il s’adresse au maître en le nommant père ! Par calcul, il fait vibrer la fibre paternelle qui est toujours sensible. C’est dire qu’aucun homme ne peut tomber suffisamment bas pour que Dieu ne puisse aller le relever en lui proposant son amour.

Ce thème de la miséricorde est présent dans toute la liturgie de ce jour. La première lecture, il nous révèle cette même miséricorde de Dieu à l’égard du peuple de l’alliance. En effet, quand Moïse, descend de la montagne du Sinaï, les tables de la Loi à la main, il est accueilli par des cantiques adressés au Veau d’Or. Et la miséricorde de Dieu sera plus grande que cette infidélité de son peuple. Dieu demeure toujours fidèle à ses promesses. Toute la Bible nous met en face des infidélités de son peuple mais surtout du pardon et de la miséricorde de Dieu. C’est cela l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple.

Mais il nous faut aller plus loin : si Dieu offre son pardon, il offre aussi sa confiance. Saint Paul en est un bel exemple : lui qui allait jusqu’à massacré des chrétiens, lui qui était un grand pécheur, a été pardonné ; et surtout, il a été chargé d’une grande mission : devenir un grand témoin de la foi. Cela, nous le voyons aussi dans notre monde d’aujourd’hui : des gens qui persécutaient les chrétiens se convertissent et se mettent à témoigner de leur rencontre avec Jésus Christ. C’est dire que la miséricorde de Dieu est bien plus grande que tous les péchés de ce monde. Dieu n’enferme personne dans son passé. Il nous prend par la main pour nous sortir des chemins de perdition et nous conduire vers la vraie vie.

Lequel d’entre vous n’irait pas chercher sa brebis perdue...? Ce qui veut dire que, quelque part, nous ressemblons à Dieu, ce qui n’est pas étonnant. Donc chaque fois que nous avons fait la fête pour l’enfant qui revient, chaque fois que nous avons pardonné à l’ami, à l’époux, à l’épouse, (à l’ennemi aussi !), chaque fois que nous avons remué ciel et terre pour essayer d’empêcher quelqu’un de sombrer, physiquement ou moralement, nous avons ressemblé à Dieu ; nous avons été son image : ce qui est, à nous tous, notre vocation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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