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Le Pape Léon XIV a nommé le Père Paul Béré, à la Commission théologique internationale

par Abbé Venceslas dia kazé

Le Pape Léon XIV a nommé le Père Paul Béré, prêtre jésuite burkinabè, membre de la Commission théologique internationale (CTI) pour le mandat 2026-2031.

Spécialiste de la Bible et doyen de la Faculté biblique de l'Institut biblique pontifical de l'Université pontificale grégorienne à Rome, le Père Paul Béré rejoint cette instance consultative du Saint-Siège chargée d'accompagner le pape et le Dicastère pour la Doctrine de la foi dans la réflexion sur les grandes questions théologiques de l'Église catholique.

Cette nomination constitue une reconnaissance de son expertise théologique et biblique, tout en mettant en lumière la contribution du Burkina Faso et de l'Afrique à la réflexion de l'Église universelle.

Félicitations au Père Paul Béré pour cette distinction qui honore le Burkina Faso

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Homélie pour une messe de suffrage en mémoire de nos défunts

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et sœurs,

En ce jour où nous confions nos défunts à la miséricorde de l’éternel, la Parole de Dieu sonne comme une promesse. En effet, dans l'Évangile que nous venons d'entendre, Jésus dit : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6, 51). Notons qu’à la suite de ce discours, des quantités de gens avaient cessé de suivre Jésus : tellement ce qu'il disait était inacceptable ; alors il s'est retourné vers les douze et il leur a demandé : « Et vous, ne voulez-vous pas partir ? » C'est là que Pierre a répondu «Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle».

Le mot qui revient le plus souvent dans ce texte, c'est la vie : « Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie ». Il faut rappeler qu’au début de l'histoire biblique, le peuple hébreu pratiquait, comme beaucoup d'autres peuples, des sacrifices sanglants, d'humains et d'animaux, pour s'approcher de Dieu, pour entrer en communion avec Lui. Et donc la première étape de la pédagogie biblique a été l'interdiction formelle des sacrifices humains ; et ce dès la première rencontre entre Dieu et le peuple qu'il s'est choisi ; puisque c'est à Abraham que cette interdiction a été faite « Ne lève pas la main sur l'enfant » (Gn 22). Interdiction de sacrifice humain, mais il restera les sacrifices d’animaux. Puis avec Moïse cette notion de sacrifice d'animaux va revêtir un sens nouveau. Désormais, ce qui comptait, c'était l'alliance avec le Dieu libérateur et non plus l’offrande. L'étape finale de cette pédagogie sera le véritable sacrifice que Dieu attend de nous : c'est-à-dire vivre, et faire vivre nos frères en devenant leurs serviteurs, et non pas tuer.

Mais Jésus veut concilier les deux alliances. D’où il se présente comme le sacrifice par excellence, comme la nourriture qui ne périt pas. Manger ce pain, c'est entrer en communion avec la vie même de Dieu, une vie plus forte que la mort. Le Christ s’identifie au pain vivant descendu du ciel. Ainsi, celui qui mange de ce pain ne meurt plus. Mais il possède déjà en lui la vie éternelle.

Ceci étant, en faisant mémoire de nos défunts, en repensant à ma ...., c’est accepter que cette parole éclaire en nous ce mystère de la mort. La mort physique n'est plus la fin de tout. Elle devient le passage vers la plénitude de cette vie divine promise par le Christ. C’est dire que, celui qui a cheminé sur la terre avec ses forces et ses fragilités, et qui était autrefois invité à cette table eucharistique qui nous rassemble, celui-là est maintenant invité à la table du Père dans l’au-delà, prenant part au festin ou banquet céleste et rassasié pour toujours.

Cependant Jésus renchérit : « Celui qui me mange vivra par moi » (Jn 6, 57). Ce n’est pas par lui-même, mais par le Christ. De fait, Jésus devient la condition «sine qua non» de la vie éternelle. Donc hors du Christ, pas de salut puisque le salut de l'humanité passe exclusivement par la médiation de Jésus-Christ. Comme le disait Cyprien de Carthage « Salus extra ecclesiam non est ». Nos ancêtres, les fidèles des autres religions ou les athées n’ont la vie éternelle que par le Christ, par fidélité à son commandement d’amour, par le service des frères.

En célébrant cette Eucharistie, nous réaffirmons que nos défunts demeurent vivant en Christ, et que Christ demeure en eux. Les liens d'amour tissés au fil des jours, ces joies et ces peines ne sont pas détruits par la mort ; ils sont justes transfigurés et gardés en Dieu. Le Christ ressuscité fait le lien entre nous et ceux que nous célébrons, lien qui relie les vivants et les défunts.

Pour terminer son discours, Jésus affirme ceci : « Je les ressusciterai au dernier jour ». Il est vrai que notre peine est grande devant la séparation. Mais n’oublions pas que la promesse du Christ est formelle et lumineuse : «les défunts sont confiés à l'amour infini de Dieu pour la résurrection».

Demandons au Seigneur de raviver notre espérance. Que le pain de l'Eucharistie que nous allons partager tout à l’heure soit le gage de la résurrection promise, pour ceux que nous commémorons aujourd’hui, et pour nous tous ici rassemblés.

Amen.

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Décès de Mme Marcelline GUIOUGOU, mère de Mgr Philippe GUIOUGOU

par Abbé Venceslas dia kazé

Annonce du décès de Mme Marcelline GUIOUGOU, mère de l'évêque de Guadeloupe, survenu jeudi soir 22 octobre, à l'âge de 93. Nos pensées et nos prières accompagnent le Pasteur de notre Eglise en ces douloureuses circonstances.

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L’abbé Benjamin Samanou, curé de la paroisse Saint Christophe de Mvoumvou, dans l’archidiocèse de Pointe-Noire, a été installé dans ses fonctions le dimanche 30 août 2026

par Abbé Venceslas dia kazé

Désormais, c’est l’abbé Benjamin Samanou qui prendra soin du troupeau de Dieu de la paroisse Saint Christophe de Mvoumvou, dans l’archidiocèse de Pointe-Noire. Il a été installé dans ses fonctions le dimanche 30 août 2026, 22e dimanche ordinaire de l’année liturgique A. Au cours de la célébration eucharistique présidée par Mgr Abel Liluala, archevêque métropolitain de Pointe-Noire. Il avait à ses côtés Mgr Daniel Nzika, évêque d’Impfondo.

De nombreux invités, aussi bien que des laïcs et des religieux, ont honoré de leur présence cette grand-messe. Dans l’assistance, une présence très remarquée de Mme Edith Yolande Ketta-Bangui, administrateur-maire du 4e arrondissement Loandjili, ainsi que des membres de la cour royale du Royaume de Loango. L’abbé Benjamin Samanou succède à l’abbé Alain Léonce Bouanga, affecté au séminaire de Loango.

Né à Ngoyo en 1965, l’abbé Benjamin Samanou a obtenu plusieurs diplômes dont celui de docteur en philosophie de l’éducation soutenu en décembre 2025, à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville.

Outre cela, il a occupé plusieurs fonctions au sein de l’Église. Procédant à l’installation du nouveau curé, Mgr Abel Liluala a déclaré: «Dans son destin à nous, pour son Eglise, le Seigneur a voulu, par la médiation de vos ministères apostoliques, te confier la charge pastorale de la paroisse de Saint-Christophe, en qualité de curé» a-t-il souligné, tout en se basant sur la première épître de Saint Paul aux Corinthiens. «Dans l’épitre de Saint Paul aux Corinthiens 1, 3: Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu, notre Père, et de notre Seigneur Jésus-Christ. Si bien que tu devras rester fidèle non seulement aux préceptes divins, mais également aux instructions et directives de ta hiérarchie. Cette charge revêt un caractère particulier, car tu n’es plus un jeune prêtre, tu es désormais employé parmi tes frères prêtres. Cette majorité sacerdotale t’appelle naturellement à être, pour les plus jeunes, un bon père, un exemple et un véritable frère aîné. Ton ministère, ta manière de vivre le sacerdoce, ton rapport aux fidèles et ton attachement à l’Eglise seront observés et pourront inspirer ceux qui commencent leur chemin sacerdotal” a-t-il recommandé. «Je t’invite donc à être, pour eux, un modèle de fidélité, de simplicité, de disponibilité et d’amour à l’Eglise. La paroisse Saint-Christophe a besoin d’un pasteur et d’un père. Il te faudra y donner ton cœur et va à la rencontre des personnes, écouter leurs droits, leurs souffrances, leurs attentes et leurs difficultés», a dit l’archevêque.

Outre ses fonctions de curé, l’abbé Samanou assurera la charge de vicaire forain au vicariat Mgr Jean Louis Derouet.

Avant le rite de renvoi et la bénédiction finale, l’abbé Samanou a rendu grâce à Dieu pour toutes ses merveilles et remercié l’archevêque pour la confiance placée en lui, et a promis de les remplir avec foi et abnégation.

John
NDINGA NGOMA

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Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo, Nonce apostolique au Congo et au Gabon, a présidé l’eucharistie en la cathédrale Saint-Pierre-Claver de Ouesso

par Abbé Venceslas dia kazé

Le dimanche 27 septembre 2026, 26e dimanche ordinaire de l’année liturgique A, Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo, Nonce apostolique au Congo et au Gabon, a présidé l’eucharistie en la cathédrale Saint-Pierre-Claver de Ouesso, marquant ainsi la rentrée pastorale. Cette eucharistie qui a coïncidé avec l’émission des vœux perpétuels de sœur Prudence Meyal et le jubilé d’argent des Sœurs Prudence Bokouabale, Saby Zotolé, Irène Makaya et Floria Toma, Servantes du Seigneur, a été concélébrée par NN. SS Brice Armand Ibombo, évêque du lieu et Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, vice-président de la Conférence épiscopale du Congo (CEC).

Cette célébration eucharistique à laquelle prenaient part de nombreux fidèles, s’inscrivait dans le cadre de la première visite pastorale du représentant du Saint Père (25-28 septembre 2026), dans le diocèse de Ouesso. Au nombre des invités figuraient le maire de la ville, M. Armel Sidobé Gah, ainsi que plusieurs autres autorités administratives et militaires. Au début de la messe, l’abbé Léandre Elenga Ngouabi, vicaire général, a prononcé le mot de bienvenue, au nom de l’ordinaire du lieu, du clergé diocésain et de tout le peuple de Dieu. Il a salué sa présence comme un signe fort de communion avec le Saint-Père, et exprimé la joie du diocèse pour l’ouverture de l’année pastorale, le jubilé d’argent des Sœurs Servantes du Seigneur et l’émission des vœux perpétuels de sœur Prudence Meyal, appelant l’Eglise diocésaine à marcher ensemble dans la foi, l’unité et l’espérance.

L’abbé Bertin Foueti, prêtre du diocèse de Kinkala, a lu le message de Mgr Hervé Itoua, évêque émérite de Ouesso et père fondateur de la Congrégation des Sœurs Servantes du Seigneur. Daté de Paris le 26 septembre, ce texte met en exergue le bonheur et la reconnaissance du fondateur après vingt-cinq années d’existence de la Congrégation, née à Rome à l’initiative du Cardinal Simon Lourdusamy, pour que des femmes et des jeunes filles congolaises puissent se consacrer à l’Eglise et au monde. Mgr Hervé Itoua exhorte les Sœurs à voir en ce jubilé une opportunité de renouveler leur alliance avec le Christ et avec l’Eglise, dans un monde en mutation rapide, et à poursuivre leur engagement dans la pastorale de la santé et de l’éducation auprès d’un peuple souffrant, des pauvres, des personnes âgées, des jeunes et des familles, par une présence qui console, réconcilie, accompagne et donne courage. Enfin, il confie la Congrégation entre les mains de Mgr Brice Armand Ibombo, sous la protection de la Vierge Marie.

Dans son homélie, Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo a transmis au peuple de Dieu de Ouesso l’affection paternelle du Pape Léon XIV et sa bénédiction apostolique. Il a rappelé aux fidèles que le peuple de Dieu de Ouesso n’est pas une communautée isolée, mais bien une portion de l’Eglise universelle, intimement liée au Pape. «L’unité est un acte de foi en Dieu créateur, l’espérance chrétienne, une réponse concrète qui engage, et les charismes doivent être reconnus et vécus dans la communion.

Un charisme exercé sans communion est simplement une autocélébration». Il a conclu son homélie par un appel pressant à la conversion, rappelant que nul n’en est dispensé, quel que soit son état de vie. Aussi longtemps que nous vivons sur terre, convertissons-nous». Se tournant du côté des Sœurs Servantes du Seigneur: Prudence Bokouabale, Saby Zotolé, Irène Makaya et Floria Toma, qui célébraient leur jubilé d’argent, le nonce apostolique les a invitées à demeurer des icônes de Jésus Serviteur et de Marie Servante. Le moment le plus attendu était les vœux de la sœur Prudence Meyal qui s’est engagée définitivement après ses vœux temporaires de 2013.

Sœur Irène Makaya, supérieure générale a remercié Mgr Brice Armand Ibombo pour son soutien inlassable, ainsi que les sœurs thérésiennes de Kinshasa pour la formation reçue et les prêtres pour leur accompagnement spirituel.

Mgr Brice Armand Ibombo a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont fait de cette célébration un événement à la fois diocésain et national. S’adressant au nonce apostolique, il a dit la joie du peuple de Dieu de Ouesso et de tout le département de la Sangha d’avoir accueilli le représentant du Pape Léon XIV. L’évêque de Ouesso a souligné la portée nationale de cette célébration eucharistique, grâce à la présence de Mgr Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma et vice-président de la Conférence épiscopale du Congo. Enfin, il a transmis les salutations et félicitations de Mgr Daniel Nzika, évêque d’Impfondo et fils du diocèse de Ouesso, qui n’a pu se déplacer. Puis, l’évêque de Ouesso a officiellement ouvert l’année pastorale 2026-2027; et envoyé les ouvriers apostoliques de son diocèse en mission.

Abbé Fayol NGONGA, Secrétaire -Chancelier

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La communauté paroissiale de Talangaï a dit au revoir à l’abbé Norbert Bouka Ossangué

par Abbé Venceslas dia kazé

Le dimanche 6 septembre 2026, 23e dimanche ordinaire de l’année liturgique A, à la messe de 10h30, dans une ambiance de grande ferveur chrétienne, la communauté paroissiale a dit au revoir à l’abbé Norbert Bouka Ossangué qui a servi cette paroisse pendant quatre ans, en qualité de curé.

La messe qu’il a lui-même célébrée, a été animée par la chorale paroissiale Saint Jean-Baptiste, une fusion de trois chorales (Echo du désert, Le Jourdain et père Jean-Marie Grivaz).

Une dizaine de prêtres ont accompagné l’abbé Norbert Bouka Ossangué au cours de cette célébration eucharistique, dont les points d’orgue ont été l’homélie du curé sortant et la remise des présents par le Conseil pastoral paroissial ainsi que par quelques individualités.

La vice-présidente du Conseil pastoral paroissial, Jeanne Dimi, a reconnu le travail réalisé par le curé sortant au cours de son sacerdoce paroissial débuté en octobre 2022. Elle n’a pas manqué de relever certaines réalisations à son actif, notamment le renforcement des portes métalliques de l’église en remplacement de celles en planches déjà abîmées; l’installation d’un forage d’eau au profit des paroissiens et des populations environnantes; l’acquisition d’un nouveau groupe électrogène de 30 KVA; l’application d’une nouvelle couche de peinture dans la maison du cinquantenaire et l’aménagement de la grotte mariale Notre-Dame de la paix dotée d’un autel en marbre et sa bénédiction par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville.

Dans son homélie, l’abbé Norbert Bouka Ossangué est revenu sur les réalisations apportées au sein de cette paroisse. Son plus grand bonheur, c’est d’avoir acheté un groupe électrogène de 30 KVA en deux semaines. Toutes ces réalisations sont le fruit de la bonne collaboration entre le curé, les mouvements d’apostolat et les personnes de bonne volonté qui s’y sont impliqués. Nommé aumônier national de la Force publique, il faut savoir partir, a-t-il dit. Selon les affectations de l’année pastorale 2026-2027, c’est l’abbé Abraham Ngouama qui prendra soin du troupeau de Saint Jean-Baptiste.

C’est depuis le mois de mai 2026 que Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville et président de la Conférence épiscopale du Congo (CEC), a pourvu la paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï, en nommant l’abbé Norbert Bouka Ossangué, nouvel aumônier national de la Force publique. Il a pris ses fonctions le dimanche 13 septembre 2026, à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, à Brazzaville.

Pascal BIOZI KIMINOU

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Homélie pour le 20ème Dimanche T.O (16 Août 2026)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et soeurs,

Les textes bibliques de ce dimanche nous annoncent que : le salut de Dieu est offert à tous les hommes ; il ne se limite pas qu’aux bons croyants, mais il est pour tous. C’est ce message que nous trouvons dans le livre d’Isaïe, bien avant la venue du Christ : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour l’honorer, pour aimer son nom, pour devenir ses serviteurs… eux-aussi je les conduirai sur ma montagne sainte. » N’oublions pas que dans le monde de la Bible, la montagne c’est le lieu de la rencontre avec Dieu. Et puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, donc le salut ne concerne pas seulement ses enfants mais aussi tous les autres peuples. C’est ce que nous rappelait le pape François quand il nous demandait d’ouvrir les portes et d’aller au-devant de ceux qui sont loin, jusque dans les « périphéries ». Car la Parole de Dieu doit être annoncée à tous.

Le psaume 66 vient prolonger cette lecture d’Isaïe : puisque tous les étrangers sont invités à se joindre à la grande action de grâce du peuple d’Israël : « Que tous les peuples te rendent grâce. Qu’ils te rendent grâce tous ensemble. » C’est donc une louange qui se veut universelle.

Avec la lettre de saint Paul, nous sommes en plein dans l’accomplissement de ce projet de Dieu. L’apôtre Paul s’adresse aux chrétiens d’origine païenne. Leur accueil dans la communauté chrétienne ne s’est pas passé sans de nombreuses tensions. Mais ces étrangers sont de plus en plus nombreux à se convertir au Christ. Le fait que l’Évangile soit reçu par des païens montre bien que Dieu appelle tous les hommes. C’est dire que nous sommes envoyés aussi vers ceux qui ne fréquentent pas nos assemblées. L’Église d’aujourd’hui doit ouvrir ses yeux, ses oreilles et son cœur aux appels du monde entier. Car la bonne nouvelle de Jésus Christ est pour tous.

Et l’Évangile nous montre qu’avec Jésus cette bonne nouvelle est en train de se réaliser. Dans ce texte, Jésus vient de se heurter à l’incroyance des siens. Il se retire dans la région de Tyr et Sidon, en terre païenne ; et c’est là qu’a lieu la rencontre avec la Cananéenne. Pourtant, sa race, son pays, son passé, tout la rend étrangère et lointaine. Mais cette païenne va faire preuve d’humilité, de disponibilité, et surtout d’une foi étonnante qui va faire l’admiration de Jésus. Nous l’avons tous entendu : « Au moins les petits chiens mangent les miettes qui tombent sous la table de leur maître ». C’est une leçon extraordinaire pour les juifs et pour les disciples.

Nous venons de fêter l’Assomption ; nous pouvons nous poser la question de savoir : qu’y a-t-il de commun entre Marie et cette païenne anonyme et méprisée ? Apparemment rien… sauf la foi. Marie et la cananéenne se rejoignent en Jésus Christ. Leur foi est une ouverture du cœur, une grande confiance envers celui qu’elles implorent.

Suivons donc les pas de ces deux femmes, et notons que tous les peuples du monde sont invités à acclamer le Seigneur. Ne soyons pas un obstacle à ce projet de Dieu. Mais, faisons nôtre la prière de ce chant : « Allez-vous en sur les places et sur les parvis… Allez-vous en sur les places y chercher tous mes amis ».

 

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Homélie Assomption de la Vierge Marie (15 Août 2026)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et sœurs,

C’est le destin surprenant d’une femme que nous fêtons aujourd’hui. Une femme ordinaire, avec son lot de bonheurs et de malheurs. Mais voilà que son adolescence et ses rêves de mariage sont bousculés par une requête divine totalement inattendue : « veux-tu concevoir et enfanter le fils de Dieu, auquel tu donneras le nom de Jésus ? N’aies pas peur, l’Esprit Saint viendra sur toi » (Lc 1, 31.35). Et toute sa vie de maman sera peut-être assombrie par les critiques entendues autour de son fils : « voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ; il a perdu la tête » (Lc 7, 34 ; Mc 3, 21).


Puis surgit le malheur suprême pour toute maman : la perte d’un enfant. Son fils unique exécuté par la rigidité des uns et la jalousie des autres. Asseoir son fils mort sur ses genoux, lors de la descente du corps inerte de la croix. Cela rapproche Marie de nos quotidiens les plus noirs. Mais ce destin sombre contient aussi une part de lumière. Avez-vous déjà remarqué en quels termes le messager de Dieu salue la toute jeune fille à Nazareth ? L’ange Gabriel lui dit : « je te salue Pleine de grâces, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28). Et non pas « je te salue Myriam ». L’envoyé divin ne l’appelle pas « Marie » mais plutôt « Pleine de grâces ». Ce n’est pas annodin. Car dans la Bible, quand Dieu change le nom de quelqu’un, c’est pour exprimer de façon imagée la nouvelle mission. Par exemple, Abram devient Abraham : « Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations » (Gn 17, 5). Autre exemple, l’apôtre Simon devient Pierre : « Tu es Simon, fils de Jean, tu t’appelleras Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Jn 1, 42 ; Mt 16, 18). Ainsi, Marie — Myriam en hébreu — devient « Pleine de grâces ». Mais pour quoi faire ? Quelle est sa mission aux yeux de Dieu ? Saint Bernard de Clairvaux répond en la comparant à un aqueduc, c’est-à-dire un canal construit pour le transport de l’eau sur de grandes distances. L’aqueduc n’est pas la source, mais il permet à l’eau de source d’atteindre des lieux fort éloignés. La source, c’est le Christ, et Marie s’évertue à nous mettre en contact avec Lui.


La réponse libre et courageuse de la jeune Marie à l’Ange a permis la mise en oeuvre du plan divin : « Qu’il me soit fait selon Ta Parole » (Lc 1, 38). Mais ce « fiat», ce oui de Marie à Dieu devient instantanément un « oui » aux autres. Car apprenant la grossesse de sa vieille cousine Elisabeth, elle se met en route avec empressement vers la région montagneuse. Plus de 100 km à pied ! Pour servir. Étonnante rencontre entre deux femmes attentives à Dieu dans le concret de leur vie, l’une et l’autre ouvertes à la vie et toutes deux porteuses de vie... Oui, la « Servante du Seigneur » (Lc 1, 38) pourtant Pleine de grâces, est aussi la servante des humains. Comme à Cana où elle se souciera du manque de vin. Ou encore comme à Jérusalem, dans la « chambre haute », quand elle soutient le moral des apôtres et de plusieurs femmes désemparés par la mort du Maître (cf Ac 1, 13-14). C’est dire qu’en actes plus qu’en paroles, Marie témoigne que « la Miséricorde du tout Puissant s’étend d’âge en âge » (Lc 1, 50).

La fête de l’Assomption est bien la fête de l’espérance. Car par la vision de St Jean dans l’Apocalypse, Marie se faisant couronnée au ciel, inaugure le destin ouvert aux humains par la résurrection de son Fils. Elle anticipe ainsi ce qui nous attend tous, à savoir notre étroite proximité avec Dieu. Par-delà la mort biologique. Son corps désormais glorifié lui permet de poursuivre sa mission terrestre. Oui, nous aussi osons lui dire: Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort ! Amen

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Mot de la Promotion d’ordination de l’Abbé Marie-joseph Mienakanda Ndokolo lors de ses obsèques

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et sœurs,
Nous voici rassemblés autour de
monsieur l’abbé Marie-Joseph, Ya «Marie-Jo» pour les intimes, dont le départ nous laisse tous sidérés et infiniment tristes.
Nous sommes cet après-midi traversé
s par tant d’incompréhensions. Traversés par tant de regrets « Que n’avons-nous pas fait ? Quelle main n’avons-nous pas tendue à temps ? Quel encouragement ne t’avons-nous pas donné ? » Pour tout cela «Pardon» !

Et pourtant, nous sommes là de coeur avec vous, depuis la France et l’Italie, car nous sentons qu’en de telles heures, il est essentiel de nous soutenir, de nous porter les uns les autres, individuellement et en Eglise… Nous voulons être là à vos côtés, nous la promo d’ordination de ya «Marie-Jo»: les abbés Daleb Mpassy, Herman Maniakou, et Sévère Boukaka.

Nous avons été diacres à 3 du diocèse de kinkala, avec nos amis de Brazzaville, ce 3 octobre 2009 à la place mariale de la cathédrale Sacré-Coeur de Brazzaville. Et nous sommes devenus prêtres de kinkala à 4, ce 4 juillet 2010 ici même à kinkala, rejoint par l’abbé Sévère qui venait d’Italie. Dans quelques jours nous aurions eu 16 ans d’ordination. Quel chemin parcouru ensemble. 4 Mousquetaires pour reprendre les mots de l’abbé Daniel Kouatouka qui nous avait présenté ce jour de notre ordination. Et tu étais notre aîné, non pas seulement parce que tu étais le plus âgé, mais parce que tu avais le goût de l’amitié fraternelle qui nous liait. Nous aurions tant aimé que tu continues à vivifier ces amitiés et à servir la vie !

tu nous as tellement stimulés sur le chemin de la foi ! , « Quelle qualité d’amitié ! », « ton ministère de prêtre aura été fécond et stimulant pour nos amis d’ensemble, et nos familles … Alors merci Seigneur pour ce don !

Devant ce mystère qui nous échappe chez notre frère
L’abbé Marie-Joseph, mystère d’un homme, d’un parcours, d’une persévérance, d’une décision, d’un chemin intérieur, laissons un autre mystère prendre maintenant toute la place… Un mystère qui a touché profondément ya Marie-Jo dès sa jeunesse et nous est donné aujourd’hui : mystère de l’amour du Christ, amour infini et miséricordieux…

Abbé Marie-joseph, continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble, pense à nous, prie pour nous tes confères et pour ton diocèse, avec ses fragilités, nous ne t’oublierons jamais !

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Homélie pour le Dimanche (09/11/2025) Dédicace de la Basilique de Latran

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Aujourd’hui, nous célébrons la basilique de Latran: il s’agit de la première basilique construite à Rome sur la colline du Latran. Mais notons que ces jours-ci l’Eglise ne cesse de fêter. Samedi et dimanche dernier, c’était l’Église invisible qui retenait notre attention : c’était les bienheureux et les défunts qui sont passés de ce monde à l’autre, autrement dit la Toussaints et la commémoration des fidèles défunts. Et au cours de cette messe-ci, quelques défunts sont recommandés à notre prière, notamment Elois N’tari pour le quarantième jour après son décès.

Frères et Sœurs,

Il est fort de noter qu’au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons des particuliers, où les premières communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était donc -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Et au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux rassemblements liturgiques. Et c'est ainsi qu’apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome. Ainsi, Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises.

Mais cette fête nous invite avant tout, à reconnaître et à célébrer la présence de Dieu au milieu de son peuple. Dieu est-il réellement présent là où deux ou trois sont réunis en son nom, où Dieu habiterait-il les édifices ? Voilà la vraie problématique de cette fête. Notons que la présence de Dieu est source de renouvellement intérieur. C’est pourquoi la première lecture nous a parlé d’une source d’eau extrêmement abondante à l’entrée du temple. En Palestine, l’eau est rare. Or l’eau c’est la vie, elle désaltère, elle lave, elle vivifie. Et dans ce récit, elle est considérée comme un symbole de la puissance Dieu. Le prophète nous annonce que Dieu est là, à travers l’eau, pour nous libérer des puissances de la mort. Il vient mettre en nous “un cœur nouveau et un esprit nouveau”. A la lumière de l’Évangile, nous comprenons que cette eau symbolise finalement l’amour de Dieu qui vient nous laver, nous renouveler et nous sanctifier. Si nous sommes ici rassemblés c’est pour nous imprégner de cette eau de vie.

Dans la même perspective, l’Évangile nous parle de la purification du temple de Jérusalem. Jésus nous présente ce lieu comme “la Maison de son Père”. Et il est très en colère contre tous ceux qui ne la respectent pas. Son intention n’est pas de défendre la beauté du lieu, non. Ce qu’il dénonce ce sont les bruits qui empêcheraient de rencontrer Dieu, lui qui se laisse trouver parfois dans le silence.

Ce temple dont parle Jésus ce n’est pas seulement un bâtiment de pierres. Les disciples comprendront plus tard qu’il s’agit du temple de son corps. Et ce qui est extraordinaire c’est de savoir que nous chrétiens, nous sommes tous les membres du Corps du Christ. Et aujourd’hui comme autrefois, un grand ménage s’impose au-dedans de nous. Il ne s’agit plus de chasser les animaux qui étaient vendus là pour servir de sacrifices. Mais ce qu’il faut balayer c’est l’égoïsme, les médisances, la violence, etc. Le Seigneur n’a plus besoin de fouets avec des cordes. Notre seule rencontre avec lui est le point de départ d’une vie renouvelée : « Là où le péché a abondé, sa grâce a surabondé ».

Le grand message de ce dimanche c’est que le christianisme n’est pas lié à un lieu mais à la personne de Jésus Christ. Chaque dimanche, le Christ rejoint les communautés chrétiennes réunies en son nom. C’est vraiment le moment le plus important de toute la semaine. Il faut le dire et le redire à ceux qui l’ont oublié : Manquer ce rendez-vous du dimanche pour des raisons futiles c’est creuser sa propre tombe.

 

 

 

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