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Avis de décès

par Abbé Venceslas dia kazé

Le Diocèse de kinkala (Congo BZ), ainsi que le diocèse de Tempio Ampuras (Italie) ont la profonde douleur de vous informer du décès inopiné de l'abbé Camille Biemoundongath, dans la nuit du 28 au 29 juin dans son sommeil.

Une messe de funérailles est prévue demain 30 juin 2022 à 10h dans la paroisse où il était curé.

Mr l’abbé Camille Biemoundongath était de Mbamou, ordonné à Kinkala, le dimanche 1er juillet 1990. Après Kinkala, il est allé aux études en Italie. Puis rentré au pays, il a été nommé professeur au Grand Séminaire de Théologie de Brazzaville. Il était actuellement en Mission en Italie où la mort l'a trouvé.

Paix à son âme 🙏

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Homélie pour le 13ème Dimanche C (26 juin 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Les lectures bibliques de ce dimanche nous parlent des appels du Seigneur et de la réponse des hommes. Il est fort de constater que ces appels nous arrivent en fin d’année scolaire et pastorale. Alors que la plupart d’entre nous ressentent plutôt le besoin de souffler et d’oublier leurs responsabilités et leurs soucis. Ainsi, on peut alors penser que ce n’est peut-être pas le bon moment pour lancer des appels au chantier de la mission. Mais la liturgie de ce dimanche nous invite pourtant à voir les choses autrement. Nous y trouvons des invitations à l’engagement et à la mise en route. Oui, notre Dieu ne prend pas des vacances. Il ne cesse d’embaucher et son appel est pour tous sans exception.

C’est dire que, c’est au cœur de nos activités que le Seigneur nous rejoint. Comme cela a été le cas pour le prophète Élisée était en train de labourer son champ et il avait presque fini, lorsque le Seigneur l’appela. Aussi, les disciples de Jésus étaient à la pêche ou au bureau des douanes, au moment de l’appel. Paul, lui, était en route sur le chemin de Damas pour aller faire prisonniers les chrétiens. Les uns et les autres ont tout laissé pour répondre à l’appel du Seigneur.

Mais celui qui a été totalement fidèle au Père jusqu’au bout, c’est Jésus lui-même. Il aurait pu éviter la Passion et la mort en se cachant en Galilée. Mais l’Évangile nous dit qu’il prend résolument la route de Jérusalem. Il marche comme un pauvre livré aux caprices des hommes. Il s’abandonne totalement à la volonté de son Père. Et donc, celui qui veut le suivre doit accepter cette pauvreté que lui-même a choisie.

Ces appels de Dieu sont toujours d’actualité, aujourd’hui. Dieu ne cesse d’embaucher des enfants, des jeunes et des adultes. Il nous invite tous à le suivre et à l’écouter. Puis il nous envoie tous comme missionnaires. Il compte sur chacun de nous pour témoigner de son amour auprès de ceux et celles qui ne le connaissent pas. Ce monde si souvent loin de Dieu a besoin de chrétiens convaincus qui n’ont pas peur d’affirmer leur foi. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de faire croire mais de dire simplement ce que nous croyons. Le principal travail, c’est lui qui le fait dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Notre réponse à cet appel de Dieu suppose une grande disponibilité. Il nous arrive de répondre : “Je n’ai pas le temps… J’ai d’autres choses à faire pour le moment… Plus tard, quand je serai à la retraite, j’aurai plus de temps…” Si nous attendons de n’avoir rien à faire, nous ne serons jamais disponibles aux appels de Dieu. Prions-le afin qu’il nous donne force et courage pour la mission qu’il nous confie. Qu’il fasse de nous des témoins fidèles et passionnés de l’amour qui est en lui. Amen

 

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Homélie pour le Saint Sacrement (19 Juin 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

En ce dimanche, l’Eglise célèbre L’eucharistie qui nous rassemble chaque dimanche, et qui s’enracine dans l’Ancien Testament et prend tout son sens dans le nouveau. C’est ce que nous avons pu voir en écoutant les textes bibliques de ce jour. Dans la première lecture, nous avons entendu un passage du livre de la Genèse. Avec ce récit, nous sommes à l’aube de la première alliance. Abraham, le père des croyants a manifesté sa soumission à Dieu. Il a remporté des victoires. Et aujourd’hui, nous le voyons, initié par Melkisédek, roi de Salem. Il rend un culte au Dieu très haut avec du pain et du vin.

Et, au moment où Jésus entre à Jérusalem, il se prépare à conclure la nouvelle alliance. Il réalisera le sacerdoce “selon l’ordre de Melkisédek” avec le pain et le vin. Lui aussi bénit Dieu. Il apporte la bénédiction à tous ceux qui célèbrent le culte avec foi. Mais dans l’Eucharistie, il y a bien plus que du pain et du vin. Par la parole du Christ, ces éléments sont devenus son Corps et son Sang. Ce culte nouveau est l’accomplissement de ce qui n’était qu’une préfiguration. L’offrande requise dépasse la simple remise de biens matériels. Il s’agit désormais du don de soi.

Aussi, dans la seconde lecture, saint Paul nous transmet ce qu’il a reçu. Il s’adresse à une communauté divisée. Il leur rappelle que si le Christ est mort, c’est pour tous. Nous devons en tirer les conclusions : « nous ne pouvons pas nous réunir pour le repas du Seigneur sans être attentifs les uns aux autres ; on doit donc s’examiner soi-même avant de manger ce pain et de boire à cette coupe ». C’est pour cette raison qu’avant la communion, nous disons : “Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…”

Ceci étant, l’Évangile nous prépare à l’Eucharistie. L’événement qui nous est rapporté se passe au soir d’une journée harassante. Les disciples voient bien que la foule a faim ; ils pensent qu’il vaudrait mieux la renvoyer. Mais Jésus ne l’entend pas ainsi ; s’adressant aux Douze, il leur dit : “Donnez-leur vous-mêmes à manger !” Avec le peu que nous possédons, le Christ nous invite à donner à manger à ceux qui ont faim. Et c’est le récit de la multiplication des pains qui s’actualise chaque fois que nous agissons ainsi. Avec cinq pains et deux poissons qu’on lui apporte, il va rassasier les foules.

Notons que cet Évangile est une annonce de ce que sera l’Eucharistie. Nous y retrouvons les mêmes gestes de Jésus au soir du Jeudi Saint : “Il prit les pains et les poissons, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna…” Nous apportons le pain et le vin, fruit de la terre et du travail des hommes, nous reconnaissons que tout vient de Dieu, nous ne sommes pas propriétaires de ces biens qu’il nous donne ; nous n’en sommes que des intendants. Ces richesses nous sont confiées pour le bien de tous.

N’oublions jamais : quand nous nous réunissons pour l’Eucharistie, nous ne sommes pas seuls devant le Seigneur. Toutes les prières utilisent le “nous” : “Nous te prions… nous t’offrons…” Nous sommes avec d’autres qui ont faim de pain, faim d’amour, faim de tendresse, de justice, de consolation, d’écoute et de liberté. Ils sont tous avec nous et je ne peux pas les ignorer.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : que le pain de ta Parole et de ton corps soit la nourriture qui nous permette de devenir signes d’espérance pour ce monde qui en a tant besoin. Amen

 

 

 

 

 

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Messe d’action de grâce pour les 50 ans de sacerdoce de l'abbé Albert Saelens

par Abbé Venceslas dia kazé

Le dimanche 26 juin 2022, le père Albert Saelens présidera une messe à Poix de Picardie, à l’occasion du 50ème anniversaire de son ordination Sacerdotale, le 25 juin 1972 à Equennes (Diocèse d’Amiens)

Merci pour ces « cinquante années » de vie sacerdotale

Cinquante ans de vie sacerdotale; un objectif atteint à travers une longue phase de son existence, qui a coïncidé avec une période importante de la vie de l'Eglise, qu’il a aimée et servie. Il s'agit des cinquante années après le Concile Vatican II, qui se sont d'abord déroulées dans le service paroissial dans les communes où il est passé comme vicaire ou comme curé (Estées-Daniécourt, Villers-Bocage, Athies, Ham), et ensuite en milieu jeune avec le MRJC, surtout : été après été en camps avec divers jeunes.

Il a aussi vécu quelques années dans divers pays: Nouvelle Calédonie, Pérou, etc.; Il se rappelle tout de chacun d'entre eux: les événements, la vie ecclésiale, les personnes, la genèse de son Association pour le développement de la Jeunesse au Pérou

Il a affronté des risques et obtenu des satisfactions.  Il a visité des régions pastorales dans le monde. Et ce 26 juin 2022, Nous serons nombreux à l'entourer lors de cette messe d'action de grâces à Poix de Picardie.

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Homélie pour la Sainte Trinité (12 Juin 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

En ce dimanche, l’Eglise célèbre la Sainte Trinité, l’union des trois personnes divines ; c’est-à-dire Dieu, considéré dans son mode d'existence en trois personnes distinctes et consubstantielles, unies dans une seule et indivisible nature éternelle. Les trois personnes de la (Sainte) Trinité sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le concept de « Trinité » ne figure pas explicitement dans la Bible, mais les trois personnes y sont nommées et s’y manifestent à plusieurs reprises, dans leur distinction comme dans leur unité. Chez St Mathieu on peut lire : « Allez donc et faites des disciples de toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », (Math 28:19)

C’est dire que nous sommes tous invités à la joie. Car notre Dieu trois fois saint veut nous faire partager sa sainteté. Cette sainteté est offerte à tous, même aux pauvres pécheurs que nous sommes. Notre Dieu nous aime tous au point de nous faire partager sa vie. C’est cette bonne nouvelle que nous trouvons dans les textes bibliques de ce jour.

La première lecture, extraite du livre des proverbes, nous parle de l’homme de l’Antiquité qui était en admiration de la beauté grandiose de l’Univers et de son harmonie. Il y voyait la marque de la sagesse de Dieu et de son habileté. C’est cette sagesse de Dieu qui présida à la création du monde. Ainsi, toute la Bible nous révèle un Dieu qui s’est lié d’amitié avec le peuple qu’il s’est choisi. En lisant ce texte d’aujourd’hui, nous découvrons le lien d’amour qui unit le Créateur à ses créatures. Cet engagement de Dieu pour les hommes s’est accompli totalement en Jésus. C’est en lui que s’accomplit le salut de l’humanité.

En lisant ce récit, nous comprenons que le vrai Dieu n’est pas celui qui nous surveille pour nous prendre en défaut. Il est au contraire un Dieu passionné par le bonheur des hommes. Il veut leur réussite. Il s’est fait proche de nous. Et ne se contente pas de nous donner des renseignements sur ce qu’il est. Mais il est venu jusqu’à notre rencontre par son Fils Jésus. Il a pris notre condition humaine en toutes choses à l’exception du péché. Et Jésus nous a promis l’Esprit de vérité qui nous conduira « vers la vérité tout entière ». C’est ainsi que Jésus nous révèle un Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, un Dieu qui est amour, un Dieu qui veut le salut de tous les hommes.

Et nous savons tous, sans doute, la mésaventure de St Augustin sur la Sainte Trinité. Sur la plage d’Hippone, Augustin réfléchissait un jour au mystère de la Trinité. Il repéra un enfant -était-ce un ange ?- qui, avec une coquille, s’appliquait à verser l’eau de la mer dans un trou creusé dans le sable. « ôh enfant, que fais-tu ? Et l’enfant répondit : J’ai décidé de mettre toute l’eau de la mer dans ce trou » L’évêque lui fit remarquer, en souriant, la vanité de ses efforts. L’ange lui répliqua qu’il était tout aussi déraisonnable de sa part de chercher l’explication du mystère de la Sainte Trinité. On ne peut pas en effet enfermer le mystère infini dans une formule.

Que ton Esprit, seigneur, soit sur nous pour accueillir cet amour qui vient de toi. Qu’il nous donne force et courage pour en être les messagers tout au long de notre vie.

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Homélie pour la Pentecôte (05 Juin 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Nous venons d’écouter le récit de la Pentecôte tel qu’il nous est rapporté par saint Luc dans le livre des Actes des Apôtres. Il nous parle d’abord d’un violent coup de vent. Il fallait bien ce souffle pour secouer les esprits affligés et délier les langues muettes. Puis une pluie de feu était également nécessaire pour embraser les disciples glacés par la peur. En effet, seul l’Esprit Saint pouvait faire sortir ces hommes traqués, de leur refuge.

Notons cependant que la Pentecôte est à l’origine une Fête juive célébrée sept semaines après le deuxième jour de la pâque. A cette occasion, des juifs venus de partout se rassemblaient à Jérusalem. Ce qui justifie bien la diversité des langues au moment de la venue de l’Esprit-Saint. Et le Christ a choisi cette fête pour faire don de son Esprit à ses disciples. Dès lors, elle est devenue la Fête chrétienne célébrée après le septième dimanche de Pâques pour commémorer la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Le mot Pentecôte vient du grec pentêkostê qui signifie "cinquantième". La Pentecôte est en effet célébrée cinquante jours après Pâques.

Ayant reçu l’Esprit-Saint, les Apôtres vont à la rencontre, et ne s’enferment plus. C’est dire qu’avec l’Esprit Saint, nous avons tout le contraire d’une Église enfermée, ou repliée sur elle-même. Et le pape François nous le redit à sa manière, je cite : “Une Église enfermée sent le renfermé.” Nous sommes donc poussés à sortir “sur les places et sur les parvis” y chercher tous les amis de Dieu. Oui, tous les hommes sont amis de Dieu. Et Dieu veut que tous soient sauvés. Car c’est pour tous que Jésus est mort sur la croix. Ce qui est merveilleux en ce jour de Pentecôte c’est de voir toute cette foule rassemblée autour des apôtres. Chacun les entend dans sa langue maternelle. Signe que l’Évangile est pour tous les peuples ; il est offert aux adolescents comme aux scientifiques, aux ouvriers et aux paysans. Il est une bonne nouvelle qui nous rejoint tous, dans ce que nous vivons. C’est de cela que nous avons à témoigner. Dieu aime passionnément ce monde et il veut le sauver.

L’Esprit Saint envoyé par le Père a pour rôle de nous aider à être témoin de l’amour de Dieu. Nous vivons dans un monde meurtri par les guerres et les violences, un monde submergé par l’individualisme, la haine, l’abandon de la foi. C’est pourquoi Dieu a besoin de nous, par son Esprit il veut faire de nous des artisans de paix, de réconciliation et de communion fraternelle. Dans ce sens, la Pentecôte nous invite à nous ouvrir à cet Esprit qui nous fait devenir des témoins et des messagers du Christ et de son message d’unité et de paix. C’est ce que nous dit la séquence de la fête d’aujourd’hui : « viens, Esprit Saint en nos cœurs… Assoupli ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid. Rends droit ce qui est faussé ».

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Homélie pour le 7ème Dimanche C (29 Mai 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Entre l’Ascension et la Pentecôte, les textes bibliques nous invitent à la prière. C’est la seule attitude qui convient à des disciples qui attendent la venue de l’Esprit Saint. L’Évangile nous montre Jésus lui-même qui va prier pour nous. Nous nous tournons vers lui en ouvrant nos mains et nos cœurs. Le but de la prière c’est de nous mettre en état de réceptivité au don que Dieu veut nous faire.

La première lecture est tirée du livre des actes des apôtres ; elle nous montre la prière d’Étienne, le premier martyr. Il a suivi Jésus jusqu’au bout sans renoncer à sa foi, même devant la menace. Il n’a pas renié le Christ. Sa prière est pour nous un modèle de confiance. Il meurt en contemplant la gloire du Christ au ciel. En écoutant ce témoignage, nous pensons aux très nombreux martyrs d’aujourd’hui. Leur vie et leur mort nous interpellent : Et nous, qu’avons-nous fait de notre baptême ? Dans la deuxième lecture, nous avons une deuxième prière. C’est celle de toute l’Église. Nous avons là un message d’espérance adressé à des chrétiens persécutés. Quoi qu’il arrive, rien ni personne ne peut empêcher le Christ de vouloir nous associer à sa victoire. Cette prière est déjà exaucée. Mais elle ne le sera pleinement que dans la gloire du Royaume.

Avec l’Évangile, nous avons une troisième prière. C’est une prière qui nous fait entrer dans l’intimité de Jésus et de son Père. Tout au long des Évangiles, nous voyons que le Christ a régulièrement éprouvé ce besoin de se retirer pour prier, pour être avec le Père. Il y passait de longues heures, surtout au moment des décisions les plus importantes. Mais sa prière d’aujourd’hui à une intensité particulière. Jésus prie pour tous les hommes qu’il est venu sauver. À travers ses paroles, on sent que Jésus veut toujours prendre soin de l’humanité. Il veut qu’elle soit unie dans l’amour qu’il est venu inaugurer.

Il prie pour nous, en ces termes : « Qu’il soit UN en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » C’est dire que des communautés divisées sont un contre témoignage. Cette insistance de Jésus sur l’unité entre les hommes, est très importante pour nous aujourd’hui. C’est un appel à faire grandir la fraternité, le partage, et la solidarité. Comment témoigner d’un Dieu amour s’il n’y a pas cet amour dans notre vie ? Nos divisions entre chrétiens nous apparaissent intolérables lorsque nous entendons cette parole du Christ.  En cette veille de la Pentecôte, l’heure est donc à la prière. Le Christ compte sur nous : Envoie-nous ton Esprit Saint, Seigneur! Qu’il vienne affermir notre foi, notre espérance et notre charité. Qu’il vienne nous faire vivre de l’amour du Père.

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Homélie pour le jour de l’Ascension C (26 Mai 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

En ce jour de l’Ascension, nous célébrons le Christ ressuscité qui entre dans la gloire du Père. Notons que c’est sa dernière apparition auprès de ses disciples. Désormais, il n’est plus visible sur la terre, mais il restera présent “tous les jours, jusqu’à la fin du monde”. Les apôtres sont donc pleins de joie car ils sont habités par la présence du Christ. Ainsi, de retour à Jérusalem, ils seront tous les jours au temple à bénir Dieu. Rappelons-nous que le soir de Pâques, Jésus leur avait donné le souffle de l’Esprit Saint. Et au jour de la Pentecôte, ce souffle les transfigurera en témoins inlassables du Christ ressuscité. Avec eux, c’est donc le temps de l’Église qui commence, le temps de l’Esprit.

Une image forte en ce jour, au moment où il se retire, Jésus lève les mains et bénit ses disciples. Il est comme un père qui écarte les bras pour laisser son enfant marcher seul pour la première fois. En ressuscitant son fils et en l’élevant jusqu’à lui, Dieu confirme que ce chemin est celui de la vie. Ainsi l’Ascension du Christ nous prépare à notre propre ascension ; cette montée a commencé au jour de notre baptême et elle doit se continuer tout au long de notre vie. L’Ascension est donc une bonne nouvelle pour notre monde. Ce monde, nous le voyons trop souvent plongé dans la méfiance et le doute. Pour beaucoup, l’avenir semble bouché. Oui, ils sont nombreux ceux et celles qui ont perdu confiance en eux, face à la maladie, le chômage, et difficultés de tous genres.

Devant de telles souffrances, nous entendons régulièrement cette question : “où est-il ce Dieu dont vous nous parlez” ? Il est bien là, présent au cœur de nos vies. Mais le problème c’est que nous sommes ailleurs. Le Christ ressuscité n’est plus visible à notre regard depuis ce jour où il s’est élevé au ciel, mais le monde doit pouvoir contempler son visage à travers nous chrétiens, ses disciples ; le monde doit pouvoir entendre son message à travers nos paroles et toute notre vie. Et surtout, ils doivent y découvrir quelque chose de l’amour passionné pour tous les hommes. C’est cela la confiance que Jésus nous fait. C’est à chaque instant que nous avons à rayonner cette lumière qui vient de Dieu.

L’Ascension de Jésus fait naître en nous une grande espérance. C’est une joie très forte que nous ne pouvons pas garder pour nous seuls. C’est avec joie que nous devons nous engager activement à l’épopée de l’évangélisation. Il n’est pas question de conquérir le monde mais plutôt de servir et d’aimer au nom du Seigneur qui nous envoie. Nous sommes tous appelés à vivre en ce monde en témoignant de cette Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu. Qu’il nous garde toujours unis à lui pour que nous soyons toujours fidèles à la mission qu’il nous confie.

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Homélie pour le 6ème Dimanche C (22 Mai 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Ce dimanche prépare déjà nos communautés chrétiennes à la Pentecôte. En ce sens que les textes bibliques nous annoncent ce que sera l’œuvre de l’Esprit Saint. Et l’Évangile que nous venons d’écouter se présente comme le testament de Jésus. C’est un peu comme un parent qui fait part de ses dernières volontés à ses enfants avant de mourir : il leur recommande surtout de bien s’entendre entre eux. Jésus laisse également « la paix » à ses amis. Elle est le gage de sa présence avec eux.

La première lecture, extraite du livre des actes des apôtres, nous montre que des problèmes se posent dans la première communauté chrétienne. De nombreux étrangers viennent frapper à la porte de cette communauté. Faut-il leur imposer les traditions juives ? Cette question a été réfléchie lors du premier concile de Jérusalem. Il était hors de question d’imposer une Église fermée sur elle-même en obligeant les nouveaux venus à suivre des traditions qui ne sont pas les leurs. C’est dire que l’église doit être ouverte au monde et aux nouveaux convertis. Ces derniers n’ont pas besoin de se dépouiller de leur originalité culturelle. Les différences sont une source d’enrichissement. Or il se trouve des esprits qui estiment que l’ouverture au monde est un abandon de la foi. Ils pensent que la pluralité des cultures est une entorse à l’unité. Conduits par l’esprit Saint, les responsables de l’Église primitive n’en ont pas jugé ainsi. C’est pour toutes les cultures que le Christ a livré son Corps et versé son sang en rémission des péchés.

C’est aussi ce message que nous adresse saint Jean dans la deuxième lecture. Cette « nouvelle Jérusalem » qu’il nous présente, c’est le Peuple saint. Dieu y habite comme dans un temple. Le Christ demeure parmi les siens. C’est un peuple ouvert aux quatre points de l’horizon. Il ne doit jamais perdre de vue sa perspective universelle. N’oublions pas que “catholique” signifie “universel” ; Notre mission d’aujourd’hui c’est d’être les messagers de la paix et de la joie du Christ. Il faut que cela se voie dans notre vie. Si nous voulons être fidèles à l’Évangile, il nous faut rejeter le poison de la médisance, les paroles blessantes qui font du mal. C’est avec nos pauvres moyens que le Christ veut construire une église plus missionnaire et plus engagée au service des autres.

En ce jour, nous te prions Seigneur : « Envoie ton esprit qui renouvelle la face de la terre ». Fait que notre humanité s’ouvre à la paix et à la joie

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Homélie pour le 5ème Dimanche de Pâques C (15 Mai 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

« Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. »

Frères et Sœurs,

Ce sont là les paroles de Jésus au soir du Jeudi Saint, c’est-à-dire quelques heures avant sa Passion et sa mort sur la croix. En fait, ce commandement est ancien et était déjà connu du temps de Moïse. Ce qui est donc nouveau c’est cet appel à aimer « comme » Jésus. Et tout l’Évangile nous dit qu’il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ».

Paul et Barnabé, dans le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture), ont travaillé avec ardeur à l’annonce de la bonne nouvelle. Ils se sont efforcés de rester en relation avec ceux qui se sont convertis au Christ. Il s’agit maintenant d’organiser leur vie communautaire. Grâce à leur témoignage, la bonne nouvelle se répand de plus en plus. Et la seconde lecture tirée de l’apocalypse de Saint Jean, est écrite pour des chrétiens persécutés. C’est un message très fort et très solennel qui annonce la victoire de l’amour sur toutes les puissances du mal.

Notons que le livre des Actes des Apôtre et l’Apocalypse nous disent que  l’amour de Dieu est offert à tous ; il n’exclut personne ; C’est pourquoi Dieu veut faire sa demeure parmi les hommes ; Cela implique que comme Dieu, nous sommes invités à aimer le monde entier. Cet amour dont nous parle Jésus, ne juge personne ; il accueille la Samaritaine, la femme adultère, les publicains et les pécheurs. En agissant ainsi, Jésus va à l’encontre des règles sociales de l’époque. Ses paroles n’enferment pas le pécheur dans son passé. Sa mission est de guérir et sauver ceux qui étaient perdus.

C’est dire que ce dimanche, nous sommes invités à aimer comme Jésus nous a aimés… Mais en nous regardant, nous voyons bien que nous sommes loin du compte. Nous vivons dans un monde qui juge et qui condamne. Ils sont nombreux ceux et celles qui s’enferment dans la haine et la rancœur ; c’est des contres témoignages.

C’est en nous nourrissant de la Parole de Dieu chaque jour que nous apprenons à aimer comme Jésus. Cet amour va jusqu’au don de sa vie. Sur la croix, Il nous révèle qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Par sa mort et sa résurrection, il nous a ouvert un passage vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu ; c’est de cela que nous avons à témoigner. Nous sommes envoyés dans le monde pour annoncer la bonté de Dieu, sa tendresse et sa miséricorde. Or il faut que cela se voie dans notre vie : par nos paroles et nos actes.

Chaque dimanche, le Christ nous rassemble pour nous nourrir de sa parole et de son eucharistie. De fait, il nous donne force et courage pour aimer comme lui. « I have a dream » disait Matin Luther King. On pourra alors dire que jésus aussi avait fait un rêve : Que tous ceux qui regardent nos communautés chrétiennes puissent dire : “voyez comme ils s’aiment”. Travaillons ensemble à ce que ce rêve devienne réalité.

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