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Homélie pour le 2ème Dimanche T.Ord C (16 Janvier 2022)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

Le texte qui nous est proposé par la liturgie pour ce 2ème dimanche est tellement connu que nous ne prêtons plus attention aux détails. Constatons que Jésus commence son ministère en prenant part à un repas de noces. L’image des noces exprime l’amour de Dieu pour son peuple. Ce geste nous rappelle l’alliance nouvelle. Donc Dieu invite chacun à vivre une alliance d’amour avec lui.

«Il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus était là. Jésus aussi fut invité, ainsi que ses disciples»… Or, on manqua de vin… » Ce n’est pas surprenant que le vin vienne à manquer car au temps de Jésus, les noces duraient sept jours. D’où l’intervention de Marie : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Notons que dans la Bible, le vin c’est le symbole de la joie et de la bénédiction divine. Le manque de vin exprime alors la détresse des hommes qui sont loin de Dieu. Et Jésus a vu cette détresse et il est descendu parmi nous pour que nous ayons la plénitude de sa joie. Tout cela, il le manifeste à Cana lors de ces noces.

En lisant l’Évangile de ce jour, nous ne devons pas oublier le rôle de Marie, la mère de Jésus. Elle a vu le manque de vin et a dit à son fils. C’est ainsi qu’elle est aussi présente dans notre vie. Elle voit tous nos manques : manque d’amour et de joie, manque d’espérance, manque de paix. Il nous faut toujours l’inviter comme à Cana. Mais il nous faut surtout entendre son invitation à elle : « Faites tout ce qu’il vous dira ».

Et aujourd’hui comme autrefois, Jésus nous invite à puiser. Cette eau qu’il nous faut puiser c’est celle de la vie qui est en Dieu, c’est celle de son amour ; c’est l’eau vive qu’il proposait à la Samaritaine. Le Seigneur ne cesse de vouloir nous combler de cette vie qui est en lui. Il suffit de puiser à la source et il fait tout le reste. L’Évangile nous dit que Jésus « manifesta sa gloire » et que « ses disciples crurent en lui». Le signe de Cana nous annonce alors la joie débordante de Pâques. Ce vin servi en abondance est le signe de la nouveauté et de la puissance de l’Évangile. À Cana, Jésus a remplacé l’eau par du vin. Mais n’oublions pas qu’il veut changer notre vie fade comme de l’eau en une vie bonne et savoureuse comme un grand cru.

« Le 3ème jour, il y eut une noce... » c.à.d. « le surlendemain ». Ce récit a donc un lien avec ce qui précède et la note est importante puisque dans le credo : « Il est ressuscité le 3ème jour ». Cana a donc un rapport avec Pâques. Alors le « 3ème jour », jour de la résurrection, donc le dimanche, nous nous rassemblons près de Marie, mère de tous les disciples, et nous buvons le vin de la Nouvelle Alliance.

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Homélie pour le Baptême du Seigneur C (09 Janvier 2022)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

Aujourd’hui, avec le baptême du Christ, nous pouvons nous rappeler notre propre baptême. La « grâce baptismale » reçue le jour où nous avons été oints, c’est le don que Dieu nous a fait à notre baptême de devenir fils ou fille de Dieu pleinement, dans un lien exclusif à Jésus Christ. Quel don, quelle chance, quelle grâce !

C’est donc une autre manifestation du Seigneur que nous célébrons en ce jour : Jean Baptiste arrive au Jourdain pour inviter les gens à se convertir. Pendant ce temps, les prêtres et les lévites Hébreux cherchent à savoir qui il est. Non il n’est pas le Messie, ni Élie ni le prophète semblable à Moïse. Il affirme simplement être la voix qui crie à travers le désert : “Préparez les chemins du Seigneur”. C’est ainsi que Jean Baptiste exhorte le peuple à se convertir et à recevoir un baptême pour exprimer son désir d’être purifié.

Or voilà que Jésus arrive et se fait baptiser. Pourtant, lui, le Fils éternel du Père, n’a pas de péché à se faire pardonner. Il est totalement pur. Un Dieu qui demande à se faire baptiser à la suite des hommes, qui eux confessent leurs péchés, on n’a jamais vu ça. Alors pourquoi demande-t-il un baptême? La réponse, nous la trouvons tout au long des évangiles : ce baptême est une manifestation de sa mission. Jésus, l’envoyé du Père, rejoint le monde pécheur pour lui montrer que Dieu ne l’abandonne pas. Il entre dans les eaux du Jourdain, pur de tout péché. Et en ressort, porteur de tous les péchés du monde. Ces péchés, il les prend sur lui car il veut nous en libérer.

C’est important pour nous aujourd’hui. Car notre vie est souvent polluée par le péché : la colère, l’égoïsme, la rancœur, ... Tout cela, nous devons le donner au Seigneur. Il veut nous en libérer car cela nous empêche de vivre vraiment. Alors, n’hésitons pas à déposer aux pieds de Jésus tout ce qui va mal dans notre vie. Avec sa venue dans notre humanité, c’est la promesse d’Isaïe qui se réalise: « Dieu rejoint son peuple et vient le consoler ».

La voix du Père le révèle à son peuple, aujourd’hui encore : “Tu es mon Fils bien aimé”. Ce qui est merveilleux, c’est que cette parole est aussi pour nous : nous sommes tous les enfants bien-aimés du Père. Son Salut est offert à tous malgré nos peurs et nos fautes. Son règne de Lumière s’étend au monde entier. Rien ni personne ne peut arrêter la Parole de Dieu ni l’empêcher de produire du fruit.

Le baptême de Jean était une annonce du baptême chrétien, donc du nôtre. Ce dernier n’est plus un geste de pénitence mais une immersion totale dans l’amour de Dieu. Il nous renouvelle dans l’Esprit Saint. Que l’Esprit Saint nous donne de reconnaître en Jésus de Nazareth Celui qui a les paroles de la Vie Éternelle et qui nous sauve.

 

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Homélie Epiphanie du Seigneur (02 Janvier 2022) 2021

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

Aujourd’hui, comme les Mages, la fête de l’Épiphanie nous invite vers un long voyage rempli de risques et d’imprévus, vers l’inconnu. Notons qu’une surprise de taille les attendait à Bethléem… Qu’ont-ils vu ? À la place d’un roi dans toute sa magnificence, ils découvrent un pauvre enfant avec ses parents dans une étable. Dieu se révèle à l’humanité en toute simplicité !… C’est cela le vrai sens du mot Epiphanie : Dieu lève le voile qui couvrait son visage, Dieu se montre, il se manifeste. Et les Mages ont su transcender cette scène si humble en reconnaissant en cet Enfant la présence d’un souverain. Ils ont été capables de ‘voir’ au-delà de l’apparence. Un regard intérieur qui ne se laisse pas éblouir par les feux artificiels.

Ces mages venus d’Orient sont nos précurseurs dans une grande procession vers l’adoration. C’est ce que nous fait comprendre le prophète Isaïe dans la première lecture : « Toutes les nations convergent vers cette ville. Mais sa splendeur ne vient pas de son prestige ; sa vraie richesse est dans la présence de Dieu ». Aussi, dans sa lettre aux Éphésiens, l’apôtre Paul nous dit: “Toutes les nations sont associées… au partage de la même promesse dans le Christ Jésus.” Donc désormais tous les hommes sont appelés à entrer dans cette grande famille qui s’appelle l’Église. C’est pourquoi, les mages nous indiquent la route sur laquelle nous sommes invités à marcher. L’Évangile nous dit qu’ils cherchaient la véritable Lumière. Cette fête de l’Épiphanie nous rappelle donc que le Christ est la vraie Lumière qui éclaire notre monde. Après avoir vu le signe de l’étoile, ils l’ont interprété ; ils se sont mis en marche. Ils ont fait un long voyage vers Celui qui est la Lumière du monde. À travers eux, c’est nous tous qui sommes appelés à faire partie de son peuple.

Les mages ont choisi pour cadeaux ce qu’il y a de mieux : l’or nous dit qu’il est roi ; l’encens nous dit qu’il est Dieu. La myrrhe, qui sert à embaumer les morts, nous dit qu’il est homme, destiné à mourir. Tout cela est révélé à des païens totalement étrangers à la religion juive. Et nous aujourd’hui, qu’avons-nous à offrir au Roi du monde. Que donnons-nous à la quête pour faire vivre son Eglise ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu de Dieu. Et comme les mages, nous pouvons aussi nous poser la question : « Où est le Roi des Juifs qui vient de naître ? » Il est dans le Pain Partagé, dans l’Eucharistie que nous allons célébrer ensemble. « Allez, renseignez-vous avec précision sur l’enfant… » Paradoxalement, Hérode nous donne un bon conseil : Se renseigner sur le Christ, être des chercheurs de Dieu pour mieux le connaître et en témoigner autour de nous. Contrairement à ce qui se fait de nos jours, où les incroyants attendent de nous une foi plus éclairée. Après nous être nourris de la Parole et du Corps du Christ, nous sommes invités à repartir « par un autre chemin » pour rendre compte de l’espérance qui nous anime. Que cette Épiphanie soit la fête de tous ceux qui cherchent Dieu

 

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Homélie de la Sainte Famille C (26 décembre 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

Dans l’euphorie de Noël, nous célébrons aujourd’hui la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Il s’agit d’une famille humaine toute simple mais totalement conduite dans la foi. Jésus, le Fils éternel du Père, s’est incarné dans une famille humaine, celle de Marie et Joseph. Ils sont unis par un amour intense, fondé sur celui qu’ils reçoivent de Dieu. C’est un exemple qui est proposé à toutes nos familles. Elles sont appelées à vivre d’un amour enraciné dans l’amour de Dieu. Bien vivre c’est vivre en aimant. Et cela ne sera possible que si nous puisons à la source de Celui qui est l’amour.

En ce dimanche, nous entendons des lectures qui nous parlent des relations internes à la famille. La première lecture nous donne le témoignage d’Anne. Par ses prières insistantes, elle a reçu de Dieu un fils, Samuel. Et elle l’amène au temple pour le consacrer au Seigneur. C’est une manière de rappeler que les enfants n’appartiennent pas seulement aux parents. Ils sont à Dieu Père de tous les humains. La deuxième lecture insiste précisément sur ce point : nous sommes tous membres d’une famille humaine. Mais au jour de notre baptême, nous sommes entrés dans celle de Dieu. Cela nous confère une extraordinaire dignité.

L’Évangile de ce dimanche nous montre que, pour Marie et Joseph, tout n’a pas été aussi simple qu’on aurait pu l’imaginer. Nous les voyons se rendre à Jérusalem avec Jésus pour la Pâque. Ils y restent huit jours, puis c’est le moment du retour à Nazareth. Le jeune Jésus reste à Jérusalem sans prévenir ses parents. Quant à eux, ils quittent la ville sans vérifier qu’il est du voyage. Cette séparation durera trois jours. Ils sont très inquiets : L’enfant a pu être enlevé par des brigands ou être victime d’un accident. Quand ils le retrouvent, ils lui font part de leur angoisse. Et c’est là que nous entendons l’étonnement tout aussi sincère du Fils : “Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être.”

À travers cette parole mystérieuse, nous découvrons que même des croyants fervents et profonds sont parfois désarçonnés par le mystère de Dieu. Alors, nous ne devons pas être étonnés dans notre vie de comprendre si peu de choses venant de Dieu. Marie elle-même ne comprend pas tout, tout de suite. Mais l’évangile nous dit qu’elle gardait dans son cœur tous ces événements. C’est ainsi que l’évangile de Luc nous montre un chemin à suivre : accepter de ne pas tout comprendre tout de suite, mais prendre le temps de la méditation.

En relisant plus attentivement cet évangile, nous découvrons une contradiction apparente : Jésus répond : “C’est chez mon Père que je dois être”. On aurait pu penser qu’il voulait rester au temple de Jérusalem. Or il revient avec eux à Nazareth. Il y a là un message important. Le véritable temple de Dieu ce n’est pas celui qui est construit avec des pierres. C’est son peuple. C’est chacun de nous. Être chez son Père c’est se mettre au service de tous les hommes. Ce ne sera pas forcément dans l’enceinte du temple ni dans les églises. Nous sommes tous envoyés pour les rejoindre l’Homme là où il se trouve. Car la Gloire de Dieu c’est l’Homme debout.

 

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Homélie Nativité du Seigneur – Messe de la nuit

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

24 décembre 2021 (Année C- St Luc)

Frères et Sœurs,

Cet évangile de Noël, nous le connaissons bien car nous l’entendons chaque année. Il ne faut surtout pas le recevoir simplement comme une belle histoire qu’on se plaît de raconter aux petits enfants. Mais dans ce récit, il y a en effet un message de la plus haute importance, une bonne nouvelle pour le monde entier. En effet, à travers ce petit enfant, c’est Dieu qui se fait tout proche de nous. Il se fait tout petit dans les bras d’une maman ou couché dans une mangeoire. Il est « Emmanuel » ce qui veut dire « Dieu avec nous ».

Notons que les premiers qui ont entendu cette bonne nouvelle, ce sont les bergers. Ils passaient la nuit dans les champs à garder leurs troupeaux. C’étaient des pauvres gens qui vivaient comme ils pouvaient avec de petits moyens. Aux yeux des grands de ce monde, ils ne comptaient pas. Or voici que l’ange du Seigneur vient leur annoncer cette bonne nouvelle : « Aujourd’hui, vous est né un Sauveur ; il est le Messie, le Seigneur… vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».

Cette bonne nouvelle retentit aujourd’hui dans toutes les églises du monde entier : « Aujourd’hui, vous est né un Sauveur. » Malheureusement, ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui ignorent l’origine de cette fête, et je n’ai cessé de le rappelez tout ce temps de l’Avent. On pense à tout, au sapin, au réveillon, aux guirlandes, mais on oublie l’essentiel. Nous chrétiens, nous savons que Noël c’est tout autre chose : L’important c’est de revenir au cœur de la foi et de retrouver Dieu qui se fait l’un de nous pour que nous soyons avec lui.
Avec les bergers, nous sommes tous invités à nous rendre à la crèche, pour accueillir cette lumière qui est en lui pour qu’elle transforme notre vie. Puis nous sommes envoyés pour la communiquer à tous ceux et celles que nous rencontrerons dans notre vie.

Noël, c’est Jésus qui nous invite à travailler ensemble à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel, un monde solidaire, un monde d’amour. Ce qui est premier c’est de regarder ce monde avec le regard de Dieu qui est plein d’amour.

 

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Homélie du 4ème Dimanche de l’Avent C (19 Décembre 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

Avec ce 4ème dimanche de l’Avent, nous sommes vraiment à quelques jours de Noël. Comme chaque année, nos villes et nos villages ont déjà pris un air de fête. Toutes ces lumières qui illuminent les rues et les maisons c’est quelque chose de merveilleux. Malgré la pandémie, on se prépare à faire la fête. Des associations s’organisent pour que cette joie soit partagée avec les plus démunis. Noël sera aussi fêté dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les prisons. Même le prêtre qui est souvent seul, commence à recevoir de certaines familles quelques petites attentions, et ne sera pas seul à table pour Noël. Chaque année, des hommes et des femmes de bonne volonté s’organisent pour que cette joie de Noël soit offerte à tous, et non pas qu’à quelques un.

Le seul problème, c’est que chaque année, on oublie de plus en plus le vrai sens de cette fête de Noël. On pense tellement à faire la fête, qu’on ne pense plus à Celui qui devrait être au centre de cette fête. C’est pourquoi les textes bibliques de ce dimanche viennent remettre la fête de Noël “à l’endroit”. Si nous sommes dans la joie, c’est d’abord à cause d’un “heureux événement”. Noël c’est d’abord la naissance du Christ sauveur. En lui, c’est Dieu qui est venu à nous pour nous dire tout l’amour qui est en lui. C’est là le seul vrai cadeau de Noël que Dieu nous fait.

C’est ce message que nous avons entendu, dimanche dernier, dans le livre du prophète Sophonie. Il s’adressait à un peuple démoralisé « qui marchait à travers l’immense désert ». C’est au cœur de cette douloureuse épreuve qu’il lui adressait ces paroles très fortes : “Pousse des cris de joie… Réjouis-toi… Bondis de joie…” La raison de cette joie c’était la présence de Dieu au milieu de son peuple. Oui comme jadis, c’est encore une bonne nouvelle pour ces temps troubles qui sont les nôtres. Et dans la première lecture de ce dimanche, le prophète Michée s’adresse à un peuple humilié par ses ennemis. Il lui annonce le salut par un Messie qui viendrait d’un petit village de rien du tout. C’est ainsi que Dieu donne sa force au plus humble. Et la lettre aux Hébreux nous apporte quelques précisions sur ce Messie dont nous allons célébrer la naissance. Il est l’envoyé de Dieu. En s’incarnant, il accepte une condition humble et faible. Il n’est pas né dans un palais comme les rois de ce monde, mais plutôt comme un SDF, dans une étable. C’est dire que nous sommes loin de toute cette agitation commerciale qui imprègne nos festivités de Noël. L’occasion pour nous de comprendre que Noël c’est d’abord et avant tout une bonne nouvelle pour les petits, les pauvres, les exclus.

C’est dans le même sens que l’Évangile nous parle de Marie qui rend visite à sa cousine Élisabeth, devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va pour l’aider mais aussi pour partager sa joie. Jean Baptiste tressaille déjà d’émotion à l’approche de Jésus. Marie ne s’est pas préoccupée de sa propre fatigue. Elle a beaucoup marché pour rejoindre Élisabeth. Elle a parcouru ce long chemin pour lui apporter son aide sur le plan matériel, psychologique et spirituel. Il lui fallait une aide-ménagère mais aussi quelqu’un à ses côtés pour communier au miraculeux bonheur de la vie.

« Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein et elle fut remplie de l'Esprit Saint » En ce jour, nous pouvons supplier le Christ notre sauveur : « de nous remplir de son Esprit-Saint afin que le monde puisse tressaillir de nos salutations ».

 

 

 

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Homélie du 3ème Dimanche de l’Avent C (12 Décembre 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

La liturgie de ce 3ème dimanche de l’Avent nous invite à la joie. C’est ce message que nous trouvons dans la première lecture. Le prophète Sophonie profite d’un petit bout de paix retrouvée pour inviter son peuple à faire la fête. Cette accalmie est le signe d’une transformation plus profonde que Dieu accomplira un jour. On n’aura plus à craindre la guerre : l’humanité sera conviée à danser de joie avec son Seigneur. C’est l’amour qui aura le dernier mot sur la terre. Ce sera le triomphe définitif du Sauveur au milieu des hommes. Mais ces paroles du prophète s’adressent aussi à chacun de nous aujourd’hui : Ce dimanche nous invite à la joie car le Seigneur est au milieu de nous. Nous ne devons pas nous laisser aller à la tristesse ni au découragement. Le Seigneur est toujours là au cœur de nos vies. C’est en lui que nous trouverons la vraie joie.

C’est aussi cet appel à la joie que nous retrouvons dans la lettre de saint Paul aux Philippiens (2ème lecture). Il écrit pourtant de sa prison ; on attendrait de sa part un message d’inquiétude ou d’angoisse. Au lieu de ça, il rayonne de joie et invite ses correspondants à partager cette joie ; C’est dire qu’un chrétien doit toujours être joyeux ; c’est là notre meilleur témoignage dans un monde perpétuellement inquiet. La joie chrétienne a sa source dans la certitude que le Christ est proche de celui qui souffre, proche des affligés. Malgré les multiples raisons d’inquiétude, il ne cesse de nous rejoindre pour nous apporter la joie et la sérénité.

Mais pour en arriver là, « que nous faut-il faire » ? C’est la question qui est répétée trois fois dans l’Évangile de ce jour. Toutes les catégories de personnes s’adressent à Jean Baptiste : la foule, les publicains, puis les soldats. Et Jean-Baptiste montre aux uns et aux autres que la vraie conversion doit passer par des actes. Ces actes concernent la vie sociale et professionnelle : partager avec celui qui n’a rien, bien accomplir son devoir d’état, ne pas profiter de la situation de faiblesse des autres.

Un message qui a tout son sens pour chacun d’entre nous aujourd’hui. Car Dieu ne refuse à personne la possibilité de se sauver. Il est un Père qui aime chacun de ses enfants et qui veut le salut de tous. D’où nous devons passer du: « Que dois-je faire » au « Comment dois-je faire »? Ce qui implique radicalement un changement de vie, une conversion. Et ce dimanche nous découvrons que cette conversion est source de joie. Ceux qui s’approchent du Seigneur devraient ressentir de la joie. Certes nous vivons dans un monde qui est accablé par toutes sortes de problèmes : la pandémie, la précarité, la violence. Et de fait, beaucoup craignent pour l’avenir. Eh bien c’est dans ces moments précis que le chrétien doit demeurer une personne joyeuse. Puisque sa joie n’est pas quelque chose de superficiel et d’éphémère. Elle est profonde et durable. C’est un don du Seigneur qui remplit sa vie. Elle vient de la certitude que le Seigneur est proche. Il est proche par sa tendresse, par sa miséricorde, par son pardon et son amour.

Dans quelques jours, nous fêterons la naissance du Christ sauveur, à la suite de Jean Baptiste, soyons nous aussi ses précurseurs dans ce monde où la violence ne cesse de gangrener les relations sociales et familiales. C’est cela, préparer le chemin du Seigneur.

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Homélie pour l’Immaculée Conception (8 Décembre 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

Sur notre route vers Noël, nous trouvons cette fête de Marie “l’Immaculée Conception”. En vertu d’une grâce exceptionnelle, Marie, Mère de Jésus a été préservé du péché. “Elle est celle qui n’a jamais refusé à Dieu la plus petite preuve d’amour”. Elle a été appelée “la toute sainte”. Pour la petite histoire, le dogme de l’Immaculée Conception a été proclamé par Pie IX en 1854. Et quatre ans plus tard, le petite Bernadette Soubirou de Lourdes, qui ne connaissait rien au vocabulaire théologique, recevra une confirmation de cette révélation. Et elle arrivera chez son curé avec cette parole : “Je suis l’Immaculée Conception”.

A l’occasion de cette fête, la liturgie nous fait entendre l’Évangile de l’Annonciation. Ce récit, nous le connaissons bien. L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. Et l’ange a attendu sa réponse. C’est dire que, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun, il attend notre réponse. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : “Comment cela va-t-il se faire ?” L’ange lui répond : “L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre.” Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : “Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole.”

Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il peut aussi nous interpeler par une parole d’évangile ou par un événement particulier. Dans ce monde troublé, c’est plus que jamais nécessaire, le Seigneur a besoin de nos mains pour continuer son action. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Et Marie qui a été la servante du Seigneur ; nous dit aujourd’hui: “Faites tout ce qu’il vous dira”.

En ce jour donc, avec Marie, nos visites deviennent des visitations. C’est à cela que nous sommes appelés quand nous nous rendons auprès d’une personne malade ou dans le besoin. Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Il compte sur nous dans notre paroisse, notre famille, nos lieux de vie et de travail pour être les témoins et les messagers de son amour. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas :

Que Marie nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.

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Homélie du 2ème Dimanche de l’Avent C (5 Décembre 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

« Quitte ta robe de tristesse et de misère et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours ».

Frères et Sœurs,

C’est cet appel à la l’espérance que nous entendons dans la 1ère lecture. Et dans l’Evangile, par la bouche de Jean-Baptiste, l’appel à la conversion retentit dans le désert. Que signifie-t-il? D’abord, les mots (« préparer », « aplanir », « nettoyer ») et la vie au désert de Jean-Baptiste, sa vêture et sa nourriture, un vrai appel à la conversion, un retour à l’essentiel. C’est dire que nous sommes tous invités au désert pour entendre ce que Dieu a à nous dire encore aujourd’hui. Le désert dont Dieu nous parle, il est en chacun de nous. Ce désert est synonyme de silence. Aller dans le désert, c’est donc avant tout trouver le silence. Or nous vivons dans une société où le bruit nous envahit de tous côtés. Nous sommes trop sollicités par ce monde qui va trop vite. Et nous ne prenons pas le temps de nous arrêter, de faire silence pour que nous puissions nous poser la question de savoir si la vie que nous menons est bien accrochée à l’essentiel.

C’est pour cette raison que Jean va au désert. Pour être seul à seul avec Dieu, pour mieux entendre la parole de Dieu. Car c’est dans le silence que se laisse entendre celui qui ne demande qu’à parler au cœur de chacun. Mais ce désert dont parle saint Luc nous renvoie aussi à tous les déserts que nous subissons parfois: le désert de la pandémie qui est toujours d’actualité… le désert terrible de la maladie… le désert du vide crée par la mort… le désert glacial de la solitude… le désert aride de l’échec professionnel ou du chômage… C’est donc dans tous ces déserts que les paroles de Jean Baptiste nous rejoignent : « Préparez les chemins du Seigneur… Aplanissez sa route ! » Certes cet homme paraît bien étrange dans sa radicalité de vie. Il est l’hôte du désert par son choix de vie, mais Dieu ne cesse pas aujourd’hui de nous envoyer des témoins qui nous accompagnent sur ce chemin de Conversion.

Ils sont nombreux dans le monde ceux et celles qui se préparent à fêter Noël. N’y aurait-il pas alors à choisir ces prochains jours un temps et un lieu propices pour nous préparer à l’accueil de Dieu en son Fils Jésus ? C’est bien de songer à la préparation de la crèche. C’est bien aussi de préparer mon cœur à l’irruption de Dieu dans mon histoire personnelle, familiale, ecclésiale. Car Jean le Baptiste a pour mission d’appeler les hommes à un retour aux sources de la foi, et son cri retentit à nos oreilles. L’entendrons-nous ?

« …convertissez-vous… » Ce qui veut dire en termes bibliques : changez de chemin, ou « revenez au Dieu de l’Alliance »

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Mgr Bienvenu Manamika a pris possession canonique du siège métropolitain de Brazzaville (CONGO)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Nommé le 18 avril 2020, comme archevêque coadjuteur de Brazzaville avec droit de succession, Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou est désormais archevêque métropolitain de Brazzaville. Il a été installé dans ses fonctions, dimanche 21 novembre 2021, en la solennité du Christ-Roi de l’univers, au cours d’une messe au stade Félix Eboué, en présence du chef de l’Etat congolais. Sixième archevêque de Brazzaville après NN.SS. Michel Bernard, Théophile Mbemba, le cardinal Emile Biayenda, Mgr Barthélemy Batantu, Mgr Anatole Milandou, Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, avec ses 8 ans d’épiscopat et ses 28 ans de sacerdoce, est désormais le 5e archevêque congolais de Brazzaville, et le pasteur propre de l’Eglise de Brazzaville, conformément à la volonté de l’Eglise et du Saint-Père, le Pape François.

Présidée par Mgr Anatole Milandou, archevêque sortant de Brazzaville, qui a cédé le témoin à son successeur, Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou dès le début, la messe a été concélébrée par leurs éminences les cardinaux Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en République centrafricaine (RCA), et Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, en (RDC), Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble, en France, Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, au Cameroun, Mgr Juan Domingo Beka Esono, évêque de Mongomo, en Guinée Equatoriale, NN.SS. Edouard Kisonga et Charles Ndaka évêques auxiliaires de Kinshasa, Mgr Jean Vincent Ondo Eyene, évêque d’Oyem, vice-président de la Conférence épiscopale du Gabon, Mgr Andrea Giovita, légat du Pape, chargé d’affaires à la Nonciature apostolique du Congo, les évêques membres de la Conférence épiscopale du Congo (CEC) conduits par Mgr Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi, président de la CEC, NN.SS. Victor Abagna Mossa, archevêque d’Owando, Miguel Angel Olaverri, archevêque de Pointe-Noire, Mgr Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, Daniel Nzika, évêque d’Impfondo, Ildevert Mathurin Mouanga, évêque de Kinkala, Louis Portella Mbuyu, évêque émérite de Kinkala. Parmi les concélébrants, il y a eu le père Alain Mayama, supérieur général des spiritains, de nombreux prêtres venus aussi bien des différentes structures de l’Eglise, de l’archidiocèse de Brazzaville, des différents diocèses du Congo et de l’étranger dont les abbés Brice Armand Ibombo, Antonio Mabiala, secrétaires généraux de la CEC, de l’ACERAC, Michel Ange Bengone, secrétaire général de la Conférence épiscopale du Gabon, Alain Loemba Makosso, vicaire général de Poinrte-Noire, Félix Maboundou, vicaire général de Kinkala, Gervais Protais Yombo, curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption d’Oyo, dans l’archidiocèse d’Owando, et bien d’autres.

Rehaussée de la présence de M. Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, chef de l’Etat congolais, la messe a connu la participation de M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du Gouvernement, de MM. Isidore Mvouba et Pierre Ngolo, présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, des membres du Gouvernement et des autres corps constitués de la République dont les parlementaires, les ambassadeurs et chefs de mission diplomatique, et de plusieurs autorités civiles et militaires de divers rangs.


Les chrétiens de l’archidiocèse de Brazzaville ont accueilli dans la joie et l’allégresse générale leur nouveau pasteur, Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, succédant à Mgr Anatole Milandou après 20 ans de service pastoral et ayant atteint 75 ans, l’âge requis pour la retraite selon le canon 401 paraphe 1 du Code de Droit canonique. La messe d’installation du nouvel archevêque a eu pour cadre l’enceinte mythique du stade Félix Eboué où se déroulent souvent les grands événements religieux, à l’instar de l’intronisation de Mgr Théophile Mbemba, l’accueil du cardinal Emile Biayenda après son élévation et le port de la barrette cardinalice. Ce dimanche de la solennité du Christ, Roi de l’univers, avec un temps un peu ensoleillé, les chrétiens de l’archidiocèse de Brazzaville étaient très nombreux qui ont fait le déplacement du stade Félix Eboué, mais contraints aux mesures sanitaires de la Covid-19, puisque le ministère de l’intérieur n’avait autorisé que 1000 participants à cette messe. Nombreux des fidèles étaient obligés de rester dans l’enceinte de la basilique Sainte Anne.

Des religieux, religieuses de diverses congrégations aux côtés des laïcs venus de différentes paroisses de l’archidiocèse, des délégations venues de Kinshasa en RDC, de Bangui, en RCA, de Dolisie, Nkayi, Pointe-Noire, et d’ailleurs, aux côtés des membres de la famille biologique du nouvel archevêque conduits par M. Abel Manamika, frère aîné du prélat à l’honneur, ont participé à cette messe animée par la chorale diocésaine Mgr Barthélemy Batantu, les chœurs diocésains de la Schola Populaire et des Amis du Grégorien.

Au début, l’abbé Brice Armand Ibombo a présenté les hôtes de l’Eglise du Congo ayant concélébré cette messe et a salué la présence du chef de l’Etat à cette messe. Dans son allocution de circonstance, Mgr Anatole Milandou a dépeint ce à quoi devait ressembler la fin de son mandat épiscopal.

«L’archevêque émérite ne cogère pas le diocèse. Il n’est pas non plus un recours ni une alternative ». Il est fini le temps de Mgr Milandou. Il n’y a pas de doublon. Aujourd’hui commence le temps de Mgr Bienvenu Manamika-Bafouakouahou!», a lancé l’archevêque sortant peu avant de remettre son tablier à son successeur. Puis a suivi le rite d’installation de Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou sur la cathèdre avec remise de la crosse comme bâton et symbole du gouvernement pastoral. Ce rite a été marqué par la lecture de la bulle par le chargé d’affaires à la Nonciature apostolique du Congo, la récitation de la profession de foi et du serment de fidélité par le nouvel archevêque. Après avoir salué les cardinaux, ses confrères évêques, le nouvel archevêque est allé saluer le Président de la République et les autorités du pays ainsi que le Peuple de Dieu. Puis a suivi la présentation des obédiences des prêtres exerçant dans l’archidiocèse de Brazzaville au nouvel archevêque.

 

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