Sidney 2008, pensons-y déjà en nous souvenant du passé!
La Croix de JMJ avait parcouru l'Afrique en 2006 et encouragé le renouveau des jeunes catholiques
Bientôt d'autres JMJ à Sidney, mais avant tout, faisons un retour en arrière. Des JMJ à l’enseigne de la communion et de la solidarité envers les jeunes des pays les plus pauvres du monde
La Croix des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) parcourue l'Afrique. Une grande icône de la Vierge s'était déplacée depuis le Rome jusqu'en Afrique, avec Marie, pour encourager les jeunes catholiques à répondre à l'appel du Seigneur.
Dans son pas vers le Togo, l'Archevêque de Lomé, Mgr Philippe Kpodzro, avait souligné que les jeunes de ce pays espèrent de ce pèlerinage que "le Christ s'enracine dans nos coeurs, notre culture, nos traditions et notre société, pour que tous les habitants de notre pays nous entendions que nous sommes tous frères et vivions en harmonie ".
Pour les jeunes du Burkina Faso, l'une des activités principales où la croix des JMJ avait été présente, avait été la Troisième Journée Nationale de la Jeunesse entre le 4 et 6 août de l'année 2006, où des milliers de fidèles de ce pays et de la Côte d'Ivoire, du Mali, Niger et du Togo avaient réfléchi sur le sujet les "Jeunes africains, des constructeurs de la paix".
Le 8 août la Croix était arrivée au Cameroun et y était restée jusqu'au 28 du mois. Des milliers de jeunes avaient attendu son arrivée à l'aéroport de Douala, en dépit de la pluie torrentielle qui tombait ce jour. À la fin du mois, la Croix avait été transférée au Gabon, où les prisonniers de la prison de Libreville avaient aussi pu lui rendre les honneurs.
En septembre, la destinée suivante de la Croix des JMJ, avait été le Congo où de pointe-noire, kayi, kinkala, brazzaville, ouesso, owando, tous les jeunes du Congo l'avaient accueilli avec joie.A KINKALA, c'est par Mindouli que s'était effectué cet accueil en présence du Vicaire général Mr l'abbé bienvenu Manamika (car l'évêque était absent). Et un mois plus tard, le 13 octobre, elle était arrivée à Burundi, où avait eu lieu une cérémonie à laquelle avaient assisté les plus hautes autorités du pays. À cette occasion, l'Évêque de Bujumbura, Mgr Evariste Ngoyagoye, avait demandé pardon à Dieu pour tout le mal qui avait été fait dans le pays. Ce geste avait ouvert le pas à d'autres événements où des fidèles de différentes confessions chrétiennes avaient accompagné les Catholiques à rendre grâce au Seigneur.
Trois semaines après, la Croix des JMJ était passée au Rwanda. Elle avait là présidé une procession pour toutes les victimes du génocide à Kiziguru et avait été présente pendant le Forum National de la Jeunesse qui avait eu lieu du 22 à au 26 novembre.
Le Rwanda, comme le Burundi, un pays sortant d'une situation de guerre récente, avait accueilli la Croix et l'Icône pendant trois semaines à partir 2 novembre. Les rwandais l'avaient accueillie dans l'espoir qu'ils supporteraient et encourageraient un retour progressif à la paix. Ce n'était pas par hasard si un des premiers événements était une procession au mémorial du génocide de Kiziguru. Pendant la cérémonie on avait demandé aux jeunes de se rappeler toutes ces vies innocentes perdues pendant cette période tragique de l'histoire humaine et d'avoir le courage de s'écrier : "plus jamais!". C'était un cri perçant, crié avec toute la force et la droiture avec laquelle les jeunes sont capables, dans une cérémonie communautaire dont au centre, la Croix du Christ était debout comme un signe puissant de pardon.
Les jeunes avaient aussi voulu contribuer à la naissance d'un nouveau Rwanda par des actions concrètes et le font en aidant à la construction de maisons pour les veuves du génocide. Une autre étape importante dans le pèlerinage de la Croix et de l'Icône au Rwanda était sans aucun doute le 5ème Forum des Jeunes (le 22-26 novembre 2006). Les participants avaient aussi invité un grand nombre de jeunes du Congo DCR et du Burundi à se joindre à eux. La signification de cette réunion n'était pas passé inaperçue. Les jeunes participant côte à côte à la réunion étaient tous venus d'une région tristement frappée par le fléau de la haine et de guerres ethniques. Nous pouvons comprendre l'espoir exprimé par l'Évêque Philippe Rukamba de Butare quand il a dit que cette occasion pourrait s'avérer être un foyer de paix et une école d'amitié et d'amour. A bientôt pour Sidney, un rendez-vous autour de Bénoît XVI.