Nouvel ouvrage sur Emile Biayenda.
Composé de 60 pages, ce livre, comme son titre l’indique, parle de la vie et de l’œuvre du Cardinal Emile Biayenda, né en 1927, dans le district de Vindza, au nord de la région du Pool, de parents païens. Il fut baptisé à la mission catholique de Kindamba, où il commença ses études, pour les poursuivre à Boundji. D’où il partit pour le séminaire de Mbamou.
Elevé dans la rigueur de l’éducation Soundi, le cardinal n’eut pas de mal à s’adapter à celle de ses formateurs spiritains. A chaque étape de sa vie, il a étonné tout le monde, parce qu’il ne se fâchait jamais, même lorsqu’on lui faisait du mal, au point où ses collègues de l’époque ont écrit de lui qu’ils ont eu la chance d’avoir connu et côtoyé un saint.
Le Cardinal Emile Biayenda était, parfaitement, conscient qu’il était Prince de l’Eglise dans un pays «marxiste-léniniste», où des questions posées par la radio nationale étaient, souvent, des questions pièges pouvant donner prétexte au pouvoir, pour arrêter et torturer un innocent, comme cela fut le cas, quand il était jeune prêtre à Saint Jean-Marie Vianney de Mouléké, où, sans s’être mêlé de politique en 1965; il fut arrêté et atrocement torturé pendant 44 jours.
C’est ainsi qu’à une question sur les rapports entre l’Eglise et l’Etat, sa réponse était sans équivoque: la compétence de l’Eglise dans la politique consiste à dire quelles sont les exigences de l’Evangile et quelles sont les limites en dehors desquelles personne ne peut prétendre agir en tant que chrétien.
A la question de savoir ce que pensait l’Eglise devant les comportements de plus en plus déviants des travailleurs congolais, en 1973, Mgr Emile Biayenda répéta, simplement, ce qu’il avait l’habitude de dire: aucun chrétien ne peut être condamné pour manque de conscience professionnelle, pour détournement des fonds ou autres malversations commises au détriment de la communauté nationale.
Malgré tout cela, en mars 1977, il fut enlevé et sauvagement assassiné, sur la route nationale n°2 menant au nord du pays, après le pont de la Djiri. Encore une fois, son corps a subi le martyre pour un acte qu’il n’avait pas commis. .
Comme Jésus, son Maître, son sang, innocemment répandu, contribue à la paix, avait-il souhaité dans un ultime message aux chrétiens. L’avions-nous compris?
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