37ème assemblée plénière annuelle de la Conférence épiscopale du Congo
37ème assemblée plénière annuelle de la Conférence épiscopale du Congo
Les évêques envisagent l’élaboration d’un directoire devant régir le ministère et la vie du prêtre congolais
Ouverte lundi 20 avril 2009, sur le thème: «Le prêtre dans la société et dans l’Eglise au Congo», la 37ème assemblée plénière annuelle de la Cec (Conférence épiscopale du Congo) se poursuit au Cio (Centre interdiocésain des œuvres), à Brazzaville. Les assises de cette session prendront fin, au cours de la messe dominicale que les membres de la Cec concélébreront, le 26 avril 2009, en la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo. Messe qui coïncidera avec la clôture de la semaine culturelle dédiée à Mgr Barthélemy Batantu, archevêque émérite de Brazzaville, à l’occasion du 5ème anniversaire de sa mort.
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| Les membres de la C.e.c à l’ouverture des assises. |
La première journée de ces assises a été, essentiellement, dominée par les allocutions de l’abbé Alphonse Taty-Mboumba, secrétaire général de la Cec; M. Georges Makosso, président du Cnalc (Conseil national pour l’apostolat des laïcs du Congo); NN.SS. Daniel Mizonzo et Louis Portella Mbuyu, respectivement, évêque de Nkayi, président de la Commission épiscopale chargée du clergé et évêque de Kinkala, administrateur apostolique d’Owando, président de la Cec, qui a ouvert ces travaux.
Outre les huis clos des évêques et ordinaires, les journées du mardi et du mercredi ont particulièrement été consacrées à l’examen du thème proprement dit, de façon approfondie, rigoureuse et réelle. Car, les évêques du Congo, les vicaires généraux de chaque diocèse et les recteurs des séminaires ont tenté de passer au peigne fin les difficultés majeures que rencontre le prêtre congolais, celles qui le minent et le ruinent, allant jusqu’à le rendre inefficace dans l’exercice de son ministère. Tandis que jeudi, en matinée, comme dans l’après-midi, il a été question de procéder à la rédaction des principaux messages, notamment, celui au peuple de Dieu et aux hommes et femmes de bonne volonté.
In fine, il a été surtout question pour les évêques et les vicaires généraux de voir comment promouvoir des stratégies susceptibles de faciliter ou générer des moyens économiques, notamment, pour aider le prêtre congolais à s’assumer, à se régénérer, spirituellement et devenir autonome, tout en lui garantissant son «l’opus securitatis» (sécurité sociale du prêtre) ou la juste rémunération. D’autant plus qu’il a été, unanimement, constaté que les prêtres exerçant en zones urbaines ne rencontrent pas forcément les mêmes difficultés et peines que leurs confrères appelés à vivre ou à mener leur pastorale en campagne.
Par ailleurs, il faut noter qu’en dehors des diocèses de Brazzaville et Pointe-Noire qui sont situés en ville, le reste des diocèses, à savoir: Nkayi, Owando, Kinkala, Ouesso et la préfecture apostolique de Ia Likouala ne sont, pour la plupart, que ruraux. Ils présentent quasiment des réalités identiques, et souffrent des mêmes problèmes au quotidien. Cependant, même les diocèses dits de ville ou urbains, comportent aussi chacun une ou des zones rurales. D’où, pour parvenir à une gestion sûre, autonome et efficace de leurs différents diocèses, les évêques du Congo ainsi que les vicaires généraux qui ont fait office de secrétaires presbytéraux, ont planché sur la mise place d’un directoire qui, à terme, devra régir le ministère et la vie du prêtre congolais, où qu’il se trouve.
En attendant la clôture de ces assises, dimanche prochain, nous pouvons, tout de même, nous interroger: de quelles richesses, de quelles potentialités les diocèses du Congo ne disposent-ils pas pour stopper la pratique de la main tendue et pour une réelle prise en charge?
Aristide Ghislain NGOUMA