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Les disparus du beach de Brazzaville: Polémique.

par Abbé daleb mpassy

publié dans culture

La polémique relancée sur l'affaire des disparus du beach de Brazzaville
CONGO (BRAZZA) - 14 avril 2008 - APANEWS

L'acquittement, par la justice française, du directeur général de la police nationale congolaise, le Général François Ndenget, le week-end dernier, a relancé la polémique sur l'affaire des disparus du beach de Brazzaville que l'on croyait définitivement close.

Divers commentaires ont fusé dans la capitale congolaise, suscités par l'acquittement de l'officier supérieur congolais par la justice française rendant son verdict sur cette affaire qui concerne 350 Congolais réfugiés au Congo-Kinshasa où ils avaient fui les affrontements de 1999, disparus au Beach de Brazzaville à leur retour dans leur pays.

Au cours d'une conférence de presse, le ministre d'Etat congolais de la justice, Gardes des sceaux, .Aimé Emmanuel Yoka, a voulu rassurer l'opinion nationale et internationale en affirmant que «cette affaire est bel bien classée car jugée».

Le ministre de la justice a classé le verdict rendu par la justice française dans le cadre des retombées du procès sur cette même affaire qui s'est déroulé trois semaines durant à Brazzaville, en juillet et août 2005, soldée par l'acquittement des quinze accusés et l'indemnisation de près d'une centaine de victimes, dont le fils du colonel Touanga, pour près de 2 milliards de FCFA.

«Ce qui est jugé est jugé et doit être entendue comme une norme partout», a-t-il déclaré déplorant que l'affaire des disparus du beach fasse l'objet «d'une campagne médiatique politico judiciaire».

«La justice congolaise est souveraine et mature. Sauf si les Congolais veulent se faire recoloniser, il n'est pas admissible que la justice française juge des faits qui se sont passés au Congo après que la justice congolaise se soit prononcée sur ces faits», a-t-il dit, soulignant que «ce serait comme si un père de famille laissait son enfant se faire bastonner chez lui par un autre chef de famille quand bien même cet enfant serait en faute».

L'acquittement du Général Ndenget n'est que la suite logique de cette affaire et il en sera de même pour le général Norbert Dabira qui lui est encore condamné par la justice française et interdit de séjour en France, a expliqué M. Yoka.

Intervenant sur une chaîne étrangère, le Colonel Touanga a plutôt fait preuve d'obstination en souhaitant voir la justice française rattraper tôt ou tard les coupables de cette affaire des disparus de beach de Brazzaville.

Des ONG des droits de l'homme, dont l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH), sont montés au créneau pour dénoncer le verdict de la justice française.

Depuis le début de cette affaire, l'OCDH affirme haut et fort qu'il y a eu des victimes au beach de Brazzaville et que la justice congolaise n'est pas habilité à juger cette affaire des disparus du Beach qui a laissé des séquelles dans la société congolaise.

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