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La protection de la nature un devoir pour tous

par Abbé daleb mpassy

publié dans culture

 

      

3)- la protection de la nature, un devoir pour chaque chrétien.

L’Eglise étant une communauté de chrétiens, sa mission dans le monde ne saurait être effective sans la participation communautaire et personnelle de tous ses membres. C’est pourquoi chaque chrétien doit se sentir indispensable dans la lutte de l’Eglise en faveur de la création.

En effet, le chrétien doit combattre tout ce qui empêche son épanouissement et celui des autres. A cela, d’aucun se demanderont si la nature elle aussi est notre prochain. A ceux-là nous répondons que la nature est notre sœur. Car, bien qu’elle ne soit pas de la même nature que nous, elle demeure cependant notre prochain du fait de notre origine commune. D’où la nécessité pour l’homme d’être toujours le bon samaritain pour la nature chaque fois qu’elle se trouve dans une situation de crise. Sur ce, chaque chrétien, mieux encore chaque citoyen, en dehors de ses propres initiatives, doit aider et participer à la réalisation des initiatives communautaires en faveur de la nature. C’est dire que face à ce phénomène de crise écologique, l’établissement d’une législation rigoureuse s’impose. Car il est injuste que l’effort de la majorité n’aboutisse pas à cause de l’égoïsme et la rapacité de certaines personnes comme certains propriétaires de terres disposant de forêts mais qui abattent des arbres sur plusieurs dizaines d’hectares sous prétexte qu’ils veulent se procurer du bois.

 

 

Conclusion.

Somme toute, il sied de dire que la « fraction du pain » comme était appelée l’Eucharistie aux origines, est depuis toujours au centre de la vie de l’Eglise. Par elle, le Christ rend présent, au long du temps, son mystère de mort et de résurrection. En elle, il est reçu en personne comme « pain vivant descendu du ciel » (Jn 6,51)  et, avec lui, nous est donné le gage de la vie éternelle, grâce auquel on goûte par avance au banquet éternel de la Jérusalem céleste.

C’est pourquoi, chaque chrétien doit se sentir indispensable dans la lutte de l’Eglise en faveur de la création. Certes, « les hommes sont appelés, par le développement, à assurer leur croissance humaine »[1]. C’est un devoir pour eux que de travailler à leur propre épanouissement. Mais ce devoir de l’homme peut-il légitimer toute exploitation aveugle de la nature ?

 

 

 

 



[1] Paul VI, Populorum progressio, n°15-17.

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