Bill Richard Samba: C’est le nom du meilleur sapeur.
Bill Richard Samba. C’est le nom du meilleur sapeur, entendez adepte de la Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes) de Pointe-Noire, la capitale économique congolaise. Il a été désigné à l’issue de la première édition du Concours du meilleur sapeur de cette ville, qui a eu lieu, le 15 août 2008, au Temple Rouge Sami-Cointro. Un événement organisé en marge des activités officielles marquant le 48ème anniversaire de l’indépendance du Congo, par l’association politique Club 2002-Pur de Pointe-Noire (sous la présidence de Ngoma Kick), en partenariat avec l’international orchestre populaire Les Makanda, du président Etienne Babingui, alias Babin, et la Direction départementale de la culture de Pointe-Noire. Au total, dix candidats dont sept hommes et trois femmes, tous tirés à quatre épingles, ont pris part au coup d’essai, doté de nombreux prix. Suivant le règlement intérieur du jeu, chaque sapeur, sous les airs distillés par l’international orchestre populaire Les Makanda, a, pendant trois minutes, présenté, avec frime, au jury et au public estimé à trois mille personnes, ses vêtements. Avant la séance de questions orales du jury. Après près d’une heure, Dimonekene Diwazola, président du jury, a mis fin au suspense, en déclaré Bill Richard Samba, 46 ans, comptable de son état, agent commercial du Comptoir Multiservices, section de Pointe-Noire, vainqueur de la première édition du Concours du meilleur sapeur de la ville océane congolaise. Sous les applaudissements du public. Interrogé sur son sacre, le lauréat a dit: «Je ne sors pas du néant, je viens de l’école de la sapologie (N.d.l.r (science qui étudie la Sape) de Makélékélé, à Brazzaville, encadrée par les grands noms de la sape congolaise comme Franck Nkodia, Guy Barros, Marcel Durand, Djo Ballard, et Chiden de Mbouta. Ce n’est donc pas un hasard, pour moi, de gagner ce trophée, ce soir. Les habits et les couleurs sont mon créneau. Je suis né dans les couleurs. Aujourd’hui, si j’ai été sacré, c’est par rapport au mixage des couleurs des tenues que j’ai portées: un demi-Dakar en règle de trois. La couleur que la plupart des sapeurs n’arrivent pas à marier. J’étais habillé en Smalto, chaussures Jean Marc Weston pointues, dernier cri »Dionga» et j’ai une culture générale bien fournie. Je demeure dans la religion de la sapologie, non seulement pour moi-même, mais pour encadrer les jeunes sapeurs. On aime la science de la sapologie, on la glorifie, au jour le jour».