| NAIROBI, 5 juin (Xinhua) -- A l'occasion de la journée mondiale de l'environnement célébrée jeudi, le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE) a préconisé l'adoption d'un style de vie respectueux du climat ne requiert ni changements radicaux ni gros sacrifices. Les habitants des pays développés, ainsi que ceux des pays ou des villes en développement sont en mesure de dire "non à la dépendance" au CO2, a indiqué le PNUE dans son communiqué publié jeudi. "Par des mesures simples, une personne peut réduire ses émissions journalières de plus de la moitié; et des réductions encore plus importantes sont possibles si les fabricants d'appareils divers et les secteurs comme l'énergie, l'automobile et l'aviation contribuent plus à l'écologisation des styles de vie ", dit le texte. Des études montrent que si tous les passagers aériens voyageaient avec moins de 20 kg de bagages et qu'ils achetaient le reste de leurs articles dans une boutique hors-taxe, à leur arrivée, cela réduirait les émissions mondiales de gaz à effet de serre de deux millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) chaque année. Selon le PNUE, des choix personnels contribuent à la réduction des émissions de carbone: se réveiller au timbre d'un bon vieux réveil à ressort, plutôt qu'au son d'un appareil électrique, et éviter ainsi l'émission de 48 g de CO2 par jour; faire sécher ses vêtements sur une corde à linge, plutôt que dans un séchoir électrique, une économie de 2,3 kg de CO2; remplacer un entraînement de 45 minutes sur un tapis roulant par un jogging dans un parc, et éviter ainsi la production d'un kilogramme de gaz à effet de serre. Ces recommandations sont compries dans deux documents du PNUE, publiés pour la Journée mondiale de l'environnement 2008, qui a pour thème "CO2 Non à la dépendance! Pour une économie à faible émission de carbone". Le premier document un guide sommaire sur la façon de réduire notre dépendance au carbone. Le second, écrit par des experts en collaboration avec le PNUE et par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), met l'accent sur les défis et les possibilités qui s'ouvrent aux plus grandes industries du monde, dont le transport aérien long ou court-courrier. Le Guide rappelle qu'il y a mille petits gestes sans contraintes qui, collectivement, pourraient réduire de 38 kg à 14 kg les émissions quotidiennes des Australasiens, des Européens et des Nord-Américains - les premiers contributeurs au réchauffement climatique. "Nous pouvons directement agir sur presque la moitié de nos émissions personnelles, comme nos déplacements en auto ou en avion et la façon dont nous chauffons et alimentons nos maisons", dit le guide. Selon le Guide, les ménages et les entreprises sous-estiment les économies qui peuvent être obtenues facilement et simplement. Un sondage auprès de petites et moyennes entreprises (PME) montre que près d'un quart de celles-ci croyaient que leur entreprise ne pouvait économiser qu'entre 1% et 4% sur les coûts en énergie, alors que ce chiffre est de 10% en moyenne. Le Guide souligne qu'une "rechute de carbone" peut oblitérer des économies passées. Un seul vol transatlantique aller-retour rejette autant de gaz qu'une auto pendant une année. Les grands voyageurs contribuent au réchauffement de la planète principalement par leurs déplacements en avion. Sur de courtes distances, les voyages aériens produisent environ trois fois plus de CO2 par passager que le train. En général, les avions engendrent de 2 à 3% des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Le rapport conjoint du PNUE et de l'OMT propose des mesures pour que le tourisme et l'aviation contribuent à la transition vers une économie à faible émission de carbone. A part les limites sur les bagages à main et sur les articles hors-taxes apportés à bord, ainsi que l'attribution de points pour des voyages en train et en autocar, plutôt qu'en avion, les experts proposent d'autres mesures: -- Inciter les voyagistes à offrir des vols directs plutôt que des vols avec escales ou détours ; -- Encourager les lignes aériennes à coopérer davantage pour atteindre un taux d'occupation de 80 pour cent - actuellement, ce taux est de 65 pour cent pour l'Union européenne ; -- Hausser substantiellement les tarifs aériens de la classe affaires pour tenir compte de l'espace supplémentaire inoccupé, qui pourrait être utilisé par d'autres passagers, et ainsi constituer un vol respectueux du climat ; -- Réduire l'âge moyen de la flotte aérienne mondiale. En Suède, l'âge moyen des avions est de dix ans, alors qu'aux États-Unis, un tiers de la flotte a 25 ans en moyenne. Les appareils modernes consomment jusqu'à 30 pour cent moins de carburant par passager- kilomètre que leurs prédécesseurs. Selon le PNUE, certaines compagnies aériennes collaborent déjà avec des compagnies ferroviaires pour l'échange de points de fidélité, comme Continental Airlines et Amtrak (une entreprise ferroviaire américaine), Air France et Tgvair, une filiale de la compagnie française de trains à grande vitesse. La Journée mondiale de l'environnement, célébrée chaque année le 5 juin, a été lancée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1972 afin de marquer l'ouverture de la Conférence de Stockholm sur l'Environnement humain. ================================================================= Le PNUD propose la création de "bureaux verts" pour la protection de l'environnement naturel Des projets du Pérou et du Laos partagent le prix de l'environnement Sasakawa Président: l'Ethiopie fait des efforts considérables pour résoudre les problèmes environnementaux Journée de l'environnement : agir pour réduire les émissions de carbone Le Niger célèbre la journée internationale de l'environnement Les pays baltes vont promouvoir la sécurité de l'environnement et la croissance économique La semaine de l'environnement commence à Madagascar |