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La vie chère en Afrique: constat.

par Abbé daleb mpassy

publié dans Actualités

 
  
AFRIQUE: Avec l’augmentation effrénée du prix du pétrole.
 Avec l’augmentation effrénée du prix du pétrole et par effet de ricochet, du prix de gaz, il était prévisible que ces augmentations apporteraient des conséquences dans le monde entier, avec comme conséquence : l’augmentation des prix du panier de la ménagère. La récente flambée des prix du pétrole, vient de prouver la vulnérabilité alimentaire en Afrique. Appolinaire Noêl KOULAMA fait la synthèse et des propositions, à partir de l’article de Prao Yao Séraphin [1] intitulé « Le choc alimentaire »..


1) CONSEQUENCES A TIRER:

Prao Yao Séraphin commence par expliquer les besoins physiologiques, selon la théorie de la pyramide des besoins schématisés par le psychologue Abraham Maslow [2] : « Pour sa survie, l’homme a besoin de respirer, boire, manger, dormir, se réchauffer, tout ceci avant toute autre chose ».

La théorie du psychologue Abraham Maslow est une évidence, en somme, pour réussir à remplir cette survie vitale pour l’homme, les pays ont tout intérêt de s’investir dans l’agriculture. Les pays développés se sont en effet, penchés sur cette question vitale, après la crise alimentaire qui a sévit en Europe, après les guerres mondiales. Ainsi, une politique volontariste agricole sera soutenue pour nourrir toute une population.

Si nous regardons autour nous, on constate que, le nouvel Etat d’Israël avait tiré cette même conséquence (Etat qui était crée après la seconde guerre mondiale, par la Communauté des Nations en 1946). Ainsi le retour des Juifs vers la terre promise (la Shoah) confrontera les israéliens par une problématique, qui met en exergue leur survie alimentaire sur un territoire, relativement, désertique, où l’eau n’est pas une denrée à la porté facile. L’Etat d’Israël, va, donc, privilégier le développement de l’agriculture avant le développement de l’Industrie.

Par suite Prao Yao Séraphin tire des boulets rouges, sur l’amateurisme et l’incompétence des dirigeants africains et rappelle, que « les dirigeants africains viennent enfin, de comprendre la nécessité de développer l’agriculture de base ».

En effet, pour aller dans le sens de l’amateurisme et l’incompétence, imputés aux dirigeants africains par l’auteur, disons le clairement, les pays africains n’ont pas investis dans l’agriculture, aucune politique d’anticipation n’est constatée, qui pouvait permettre de prévenir, de façon efficace, des crises alimentaires. L’agriculture a été abandonnée au triste sort des paysans, sans accompagnement de formation et de technologie nécessaire, rendant ainsi l’agriculture africaine au niveau rudimentaire.

D’autre part : Bien que l’agriculture a, toujours, été reconnu, une priorité, mais, dans la réalité, les dirigeant africains se sont remarqués aux complexes liés au sous-développement, face au progrès technologique et industriel dans les pays riches, d’où leur boulimies de constructions pharaoniques : la résultante est l’endettement, la négligence de l’agriculture vivrière, à l’exception des pays comme le Burkina-Faso, le Mali etc.…. Ceci étant, l’Afrique a, aussi, pensé résoudre les problèmes du développement, du chômage, en misant sur les petites et moyennes industries, devant l’agriculture et la pisciculture de survie, afin de donner du pouvoir d’achat et booster les économies. On est bien en face du chemin inverse poursuivi par l’Etat hébreux.

Or, le piège de l’industrialisation par rapport à l’agriculture et à la pisciculture, c’est qu’elle nécessite à la base, une main d’œuvre qualifiée abondante et une main d’œuvre instruite, avant tout investissement. Or, comme le démontre le Président brésilien Monsieur Lula, lors de son discours sur les biocarburants : « l’agriculture est une technologie simple, Il suffit de planter une graine d’un oléagineux, pour obtenir une plante ». Il est tout à fait certain, si les dirigeants africains étaient sérieux, dans les conditions de l’hydrologie et de la fertilité de nos terres, l’Afrique seraient exportatrice de l’agriculture, que de sa dépendance actuelle.

L’industrie agro-alimentaire, autrement dit, la conservation des aliments destinés pour l’alimentation vivrière, n’est pas mauvaise en soi, mais, dans ce créneau porteur, les pays africains vont être confrontés à une faible agriculture locale, incapable de fournir en quantité suffisantes, les matières premières nécessaires pour le fonctionnement de l’industrie agro-alimentaire, sans éviter un recours à l’agriculture extérieure. Deux inconvénients majeurs se dégagent : production insuffisante ou le recours au complément extérieur, avec des conséquences sur les prix à la consommation et sur le risque de faillite.

Dans tout état de cause, si les Etats africains veulent avoir une indépendance économique, il faut développer en amont, l’agriculture vivrière et la pisciculture, en effet, l’agriculture vivrière et la pisciculture sont des armes efficaces, que les occidentaux avaient déjà brandi, lors de l’invasion du Koweït par l’Irak, avec comme message : « Si Saddam Hussein augmente le prix du pétrole, nous augmenterons les prix des produits finis alimentaires et industriels ». Il nous faut, donc, sortir de la spirale de la dépendance alimentaire et de l’éventuel chantage de cette arme, ainsi d’être aussi capable de répondre aux famines dans les régions frappées de calamités naturelles, en Afrique.

Ainsi, nous pourrons éviter, la politique du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) qui déversent, les surplus des pays occidentaux, dans le continent, dont la conséquence est le maintien de la dépendance des africains, et une arme fatale, qui est susceptible de nous empêcher de penser à survivre de nos propres moyens agricoles.
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