Ecologie par tous, pour le bien de tous.
1)- la prudence dans les choix scientifiques et économiques
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » dit-on souvent en l’attribuant au philosophe Rabelais. En effet, une science ou une technique mal contrôlée constitue un danger permanent pour l’homme. Il s’agit ici d’une vérité incontestable dans la mesure où nos propres découvertes scientifiques ou techniques se retournent trop souvent en ennemis redoutables contre nous et parfois même nous conduisent sur des voies sans issues. Loin s’en faut, nombreuses sont les découvertes qui, aujourd’hui, posent question. Pourtant, il ne devait pas en être ainsi, puisque la volonté de Dieu est que la création serve à l’homme.
Comment se fait-il que ce pouvoir de domination donné à l’homme se retourne-t-il contre lui et en fait son esclave ? Sans doute à cause du caractère pervers qu’il a pris. Et c’est pourquoi il est temps d’affirmer que toute recherche ne saurait être commandée par le simple plaisir de la recherche aveugle qui ne tient pas compte de son impact sur la vie des populations et leur milieu vital. Il faut donc qu’elle s’oriente toujours dans le sens du bien, c’est-à-dire de la promotion de la personne humaine. D’où la nécessité pour les chercheurs et tous ceux qui interviennent dans la nature d’une manière ou d’une autre, de toujours peser le pour et le contre avant de prendre des décisions définitives.
3)- gouvernement, département, commune : quel rôle.
La crise écologique étant un problème qui nous concerne tous, nous pouvons dire à l’instar du président Pascal Lissouba[1] sur la gestion du pétrole de la plate forme de Nkossa (pointe-noire/Congo) que : « chacun aura sa part ». En effet, chacun a sa part de responsabilité dans la résolution de la crise écologique. Et en tant que garant du bien, l’Etat a un rôle de premier plan à jouer dans la lutte contre cette crise. C’est à lui que revient premièrement l’élaboration des stratégies de lutte qui soient applicables par tous et à tous les niveaux.
Outre cela, le gouvernement doit accorder une place prioritaire dans les programmes d’études financées par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en faveur de la recherche de techniques nouvelles susceptibles de réduire les ravages provoqués par le bruit des machines, le gaz s’échappant des voitures et des usines, les rejets des eaux usées dans les cours d’eau, etc. C’est donc un devoir moral pour lui que de veiller sur la santé et la sécurité des populations que Dieu a placées sous son autorité. Pour cela, des moyens plus grands, doivent-ils être mis pour cette fin.
Aussi, avons-nous vu que dans un même écosystème, il existe des interdépendances entre les différents règnes, par exemple certaines espèces qui se nourrissent des déchets d’autres espèces. De la même manière on pourrait penser un processus du même genre entre les entreprises dans la valorisation mutuelle et systématique de leurs déchets. Concrètement, il s’agit pour l’état de veiller à ce que les différentes entreprises se créent des réseaux d’utilisation des ressources et des déchets dans les écosystèmes industriels de sorte que tout résidu devienne une ressource pour une autre entreprise.
En définitive, disons qu’avec l’écologie industrielle, « nous pouvons aboutir généreusement à un système industriel capable de générer beaucoup de richesses et plus de bien-être avec moins d’impact sur la biosphère »[2]. Toutefois, il faut noter que l’application et la réussite des programmes d’action nationale dépendent plus des instances que sont les communes et les départements. Il revient donc aux maires et aux préfets en tant qu’ils sont plus près des gens, de veiller à ce que la population ne vive pas dans l’ignorance de certaines règles sur la protection de la nature mais bien au contraire qu’elle s’attelle à respecter et à faire respecter celles-ci pour le bien de tous.