La crise écologique à Brazzaville.
Avant de parler de la crise écologique à Brazzaville, nous nous proposons de faire en premier lieu, une présentation générale de la situation environnementale en toute la république du Congo.
1)- Présentation générale de l'environnement en république du Congo
La république du Congo figure encore parmi les pays les plus écologiques de la planète, ceci à cause des atouts naturels qu'elle possède (Forets, rivières, fleuves, climat favorable,...). En effet, on y trouve jusque là un véritable équilibre écologique, fruit naturel du don gratuit et total de Dieu. Cependant il sied de louer également, aussi moindres fussent-elles, les quelques initiatives nationales en vue de la bonne gestion de toutes ces ressources. Effectivement, la république du Congo participe depuis quelques années au programme de conservation et utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers en Afrique centrale (ECOFAC) dont l'objectif principal dans le pays est la valorisation du parc national d'ODZALA. Le programme indicatif régional (PIR) signé pour l'Afrique centrale en 2000 permet à l'Ecofac de mettre en place, pour le compte du parc national d'Odzala, un système de gestion de l'aire protégée dont la valorisation permettrait de faire du parc une vraie réserve écologique. La localité d'Odzala est en effet considérée comme l'une des cinq zones de protection les plus importantes sur le plan de la conservation de la faune et de la flore des forets tropicales au niveau Mondial. Mais curieusement tous ces efforts semblent être anéantis par le comportement de certains Brazzavillois, qui ne font aucunement montre d'attitudes de salubrités.
2)- Brazzaville et la crise écologique
D’abord il faut dire que Brazzaville est la capitale du Congo avec environ 990.000 habitants. Tan disque le Congo en a 2,6 millions. Elle fut d’abord un poste, le poste de Mfoa, fondé le 03 octobre 1880 par un explorateur Français Pierre Savorgnan de BRAZZA, dont la ville tire son nom (dans le territoire téké de nkuna). En 1910 Brazzaville devint la capitale de l’Afrique équatoriale Française (A.E.F). C’est en 1980 que la commune de Brazzaville est séparée de la région du Pool et obtient un statut similaire à celui des régions dits aujourd’hui département.
Bien que la conscience écologique ne soit pas encore très développée à Brazzaville, les atteintes écologiques et leurs conséquences n’en demeurent pas moins une réalité. De la forêt la plus reculée du Congo à la ville de Brazzaville, le constat est amer : le milieu environnemental du Congo subit la violence. Pour preuve, plusieurs personnes âgées se demandent présentement où sont passés tous ces animaux qui jadis peuplaient nos forêts, ces lions et hyènes qui chaque soir constituaient un véritable cauchemar pour les autres animaux et mêmes pour les Hommes. Je me rappelle encore des fameuses aventures qu’aimait raconter le père Gallet, ce vieux missionnaire Français venu au Congo en « fideï donum » il y’a belle lurette, et qui avait longtemps servi à la mission de Kibouendé. Il parlait souvent de ses rencontres d’antan avec des lions et des hyènes sur la route de Kindamba par Mayama. Aujourd’hui i, n’en reste plus que des souvenirs. Nous ne pouvons ne pas parler du mythique hippopotame de la rivière Djoué, qui se montrait en vedette aux passants tous les jours sur le bord de la rivière (du côté de la TANAF) mais qui a disparu après la guerre de 1997, sans doute victime de cette bêtise humaine. Et les belles récoltes d’antan, l’air pur et doux qui caractérisait la campagne, tout cela semble s’étioler. Pourquoi ? A quoi est dû ce changement ? Ces interrogations sont encore sans réponse pour les petites gens qui parfois subissent sans le savoir les conséquences de leurs propres actes et surtout celles de personnes avisées.