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Homélie pour le 33ème dimanche du T.O (13 Novembre 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs,

Nous approchons de la fin de l’année liturgique. Et comme chaque année, la liturgie nous annonce le basculement vers un monde nouveau. C’est dans ce sens que le prophète Malachie (1ère lecture) s’adresse à des croyants qui sont persécutés: Le mal n’aura pas le dernier mot. En effet, les croyants ne doivent pas désespérer. Car un jour, Dieu manifestera qu’il sait faire la différence entre les bons et les mauvais. Ce sera l’établissement tant espéré de la justice de Dieu. Elle marquera sa victoire sur les ténèbres, sur le mal et sur la mort. Mais en attendant, le Seigneur espère patiemment que tous se convertissent à son amour.

Ainsi, à l’époque de saint Paul, on pensait que ce retour du Seigneur était imminent. Et chez certains, c’était devenu un prétexte pour ne rien faire. On estimait que cela ne servait à rien de faire des projets, d’entreprendre ou de travailler. Paul écrit donc pour recadrer cette mentalité: “Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.” Lui-même se donne en exemple : il a toujours exercé une activité pour ne pas peser sur les ressources de la communauté. C’est dire que les chrétiens doivent être présents dans le monde par une vie de travail exemplaire.

Et, à entendre parler des catastrophes dans l’évangile, on croirait que la fin annoncée est arrivée: il y aura la ruine du temple de Jérusalem, des guerres, des famines, des persécutions. On sait que la guerre en Ukraine est venue s’ajouter aux guerres régionales qui sèment la mort et les destructions. À cause d’une superpuissance qui entend imposer sa volonté, des millions de gens sont déracinés… Ceux qui restent dans les zones de conflit vivent chaque jour avec la peur, le manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux. Mais c’est pourtant comme ça depuis des décennies dans plusieurs coins du monde. Nous nous sommes sentis plus concernés avec l’Ukraine parce que c’est à notre porte.

Dans ces temps difficiles, le Seigneur nous rassure qu’il est toujours présent au cœur de nos vies. Qu’aucune épreuve ne peut nous séparer de son amour. Certes, nous aurons à lutter contre les forces du mal qui cherchent à nous détourner de lui. “Prenez garde !” nous dit Jésus. La seule attitude qui convient, c’est celle du veilleur. Nous sommes appelés à être ceux qui guettent l’aube du jour du Seigneur.

Chaque dimanche, le Seigneur nous donne rendez-vous pour l’Eucharistie. Puis il nous envoie pour agir comme lui et avec lui dans le monde, au service des autres. C’est donc avec lui que nous pourrons rester en éveil pour témoigner de l’espérance qui nous anime.

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