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Homélie pour le 24ème dimanche du T.O (11 Sept 2022)

par Abbé Venceslas dia kazé

Frères et Sœurs, Chers paroissiens,

Comme chaque année, le mois de septembre signe le temps de la rentrée : école pour les enfants, activités professionnelles pour certains, activités associatives pour d’autres, activités paroissiales pour d’autres encore, … 

C’est donc le moment de faire des projets, de prendre de bonnes résolutions, de proposer ses services. Et la paroisse en a besoin. Elle n’exclut personne, ne nous juge pas, et ne tient pas compte de notre passé. Ainsi, cette Messe d'ouverture de l'année pastorale est l’occasion de faire connaissance des différents groupes actifs sur la paroisse et de trouver votre place. L’occasion aussi de faire connaissance des personnes de la communauté que vous ne connaissez pas encore ou qui viennent de nous rejoindre !

Notons que l’évangile de ce dimanche vient à point nommé de nous décrire, Jésus se trouvant devant des gens qui viennent à lui pour l’écouter. Parmi eux, il y a, ceux qui ne sont là que pour récriminer : “Tu te rends compte, il va chez des gens de mauvaise vie ! Mais sachant ce qu’ils chuchotent dans leurs têtes, Jésus élève la voix, et se met à leur raconter ces 3 paraboles.

Ces paraboles nous disent l’amour démesuré de Dieu. Il est comme ce berger qui abandonne tout son troupeau pour aller à la recherche d’une seule brebis égarée. Il est comme cette femme qui jubile à la vue de sa pièce perdue. Il est comme ce père qui a les bras grands ouverts pour accueillir son fils perdu. Chaque retrouvaille est source d’une grande joie. Malheureusement, comme le frère aîné de la parabole, certains se révoltent de cette bonté de Dieu qu’ils considèrent comme une injustice. Et Dieu supplie ce fils aîné, que nous sommes parfois, parce que, pour Dieu, la fête n’est pas complète, s’il en manque un. Chacun de nous est donc ce pécheur invité à donner de la joie au ciel par sa conversion. Cependant, notons quand même qu’en envisageant son retour au bercail, la première motivation du fils qui a dépensé toute sa part d’héritage n’est pas l’amour de son père : son intérêt immédiat est de manger à sa faim ! Il ne pense pas du tout à retrouver son rang de fils, mais simplement d’avoir un travail qui le nourrisse. Et c’est déjà une bonne motivation pour Dieu. Ce jeune homme gaspilleur pèse bien les mots de sa reddition, il dit ne plus vouloir être appelé fils, mais pourtant il s’adresse au maître en le nommant père ! Par calcul, il fait vibrer la fibre paternelle qui est toujours sensible. C’est dire qu’aucun homme ne peut tomber suffisamment bas pour que Dieu ne puisse aller le relever en lui proposant son amour.

Ce thème de la miséricorde est présent dans toute la liturgie de ce jour. La première lecture, il nous révèle cette même miséricorde de Dieu à l’égard du peuple de l’alliance. En effet, quand Moïse, descend de la montagne du Sinaï, les tables de la Loi à la main, il est accueilli par des cantiques adressés au Veau d’Or. Et la miséricorde de Dieu sera plus grande que cette infidélité de son peuple. Dieu demeure toujours fidèle à ses promesses. Toute la Bible nous met en face des infidélités de son peuple mais surtout du pardon et de la miséricorde de Dieu. C’est cela l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple.

Mais il nous faut aller plus loin : si Dieu offre son pardon, il offre aussi sa confiance. Saint Paul en est un bel exemple : lui qui allait jusqu’à massacré des chrétiens, lui qui était un grand pécheur, a été pardonné ; et surtout, il a été chargé d’une grande mission : devenir un grand témoin de la foi. Cela, nous le voyons aussi dans notre monde d’aujourd’hui : des gens qui persécutaient les chrétiens se convertissent et se mettent à témoigner de leur rencontre avec Jésus Christ. C’est dire que la miséricorde de Dieu est bien plus grande que tous les péchés de ce monde. Dieu n’enferme personne dans son passé. Il nous prend par la main pour nous sortir des chemins de perdition et nous conduire vers la vraie vie.

Lequel d’entre vous n’irait pas chercher sa brebis perdue...? Ce qui veut dire que, quelque part, nous ressemblons à Dieu, ce qui n’est pas étonnant. Donc chaque fois que nous avons fait la fête pour l’enfant qui revient, chaque fois que nous avons pardonné à l’ami, à l’époux, à l’épouse, (à l’ennemi aussi !), chaque fois que nous avons remué ciel et terre pour essayer d’empêcher quelqu’un de sombrer, physiquement ou moralement, nous avons ressemblé à Dieu ; nous avons été son image : ce qui est, à nous tous, notre vocation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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