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Homélie du 4ème Dimanche de l’Avent C (19 Décembre 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

Frères et Sœurs,

Avec ce 4ème dimanche de l’Avent, nous sommes vraiment à quelques jours de Noël. Comme chaque année, nos villes et nos villages ont déjà pris un air de fête. Toutes ces lumières qui illuminent les rues et les maisons c’est quelque chose de merveilleux. Malgré la pandémie, on se prépare à faire la fête. Des associations s’organisent pour que cette joie soit partagée avec les plus démunis. Noël sera aussi fêté dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les prisons. Même le prêtre qui est souvent seul, commence à recevoir de certaines familles quelques petites attentions, et ne sera pas seul à table pour Noël. Chaque année, des hommes et des femmes de bonne volonté s’organisent pour que cette joie de Noël soit offerte à tous, et non pas qu’à quelques un.

Le seul problème, c’est que chaque année, on oublie de plus en plus le vrai sens de cette fête de Noël. On pense tellement à faire la fête, qu’on ne pense plus à Celui qui devrait être au centre de cette fête. C’est pourquoi les textes bibliques de ce dimanche viennent remettre la fête de Noël “à l’endroit”. Si nous sommes dans la joie, c’est d’abord à cause d’un “heureux événement”. Noël c’est d’abord la naissance du Christ sauveur. En lui, c’est Dieu qui est venu à nous pour nous dire tout l’amour qui est en lui. C’est là le seul vrai cadeau de Noël que Dieu nous fait.

C’est ce message que nous avons entendu, dimanche dernier, dans le livre du prophète Sophonie. Il s’adressait à un peuple démoralisé « qui marchait à travers l’immense désert ». C’est au cœur de cette douloureuse épreuve qu’il lui adressait ces paroles très fortes : “Pousse des cris de joie… Réjouis-toi… Bondis de joie…” La raison de cette joie c’était la présence de Dieu au milieu de son peuple. Oui comme jadis, c’est encore une bonne nouvelle pour ces temps troubles qui sont les nôtres. Et dans la première lecture de ce dimanche, le prophète Michée s’adresse à un peuple humilié par ses ennemis. Il lui annonce le salut par un Messie qui viendrait d’un petit village de rien du tout. C’est ainsi que Dieu donne sa force au plus humble. Et la lettre aux Hébreux nous apporte quelques précisions sur ce Messie dont nous allons célébrer la naissance. Il est l’envoyé de Dieu. En s’incarnant, il accepte une condition humble et faible. Il n’est pas né dans un palais comme les rois de ce monde, mais plutôt comme un SDF, dans une étable. C’est dire que nous sommes loin de toute cette agitation commerciale qui imprègne nos festivités de Noël. L’occasion pour nous de comprendre que Noël c’est d’abord et avant tout une bonne nouvelle pour les petits, les pauvres, les exclus.

C’est dans le même sens que l’Évangile nous parle de Marie qui rend visite à sa cousine Élisabeth, devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va pour l’aider mais aussi pour partager sa joie. Jean Baptiste tressaille déjà d’émotion à l’approche de Jésus. Marie ne s’est pas préoccupée de sa propre fatigue. Elle a beaucoup marché pour rejoindre Élisabeth. Elle a parcouru ce long chemin pour lui apporter son aide sur le plan matériel, psychologique et spirituel. Il lui fallait une aide-ménagère mais aussi quelqu’un à ses côtés pour communier au miraculeux bonheur de la vie.

« Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein et elle fut remplie de l'Esprit Saint » En ce jour, nous pouvons supplier le Christ notre sauveur : « de nous remplir de son Esprit-Saint afin que le monde puisse tressaillir de nos salutations ».

 

 

 

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