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Homélie pour le 33ème Dim du T.O B (14 Novembre 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

 Frères et Sœurs,

Nous approchons de la fin de l’année liturgique. C’est pourquoi l’Église nous propose des textes qui nous parlent de la destruction du temple de Jérusalem et de la fin du monde. Il ne faut pas les lire comme des messages de catastrophe mais plutôt comme un appel à l’espérance en période de catastrophe. La première lecture est un extrait du livre de Daniel. Il s’adresse précisément à des gens qui sont en situation de détresse ; beaucoup se posent des questions : « Comment tenir bon dans sa foi quand la violence s’accélère ? Il semble que Dieu se tait et laisse faire devant le malheur des rescapés ». Notons que le livre de Daniel reflète des questions angoissantes de plusieurs croyants.

Aussi, nous constatons que les catastrophes et la détresse sont toujours d’actualité dans le monde d’aujourd’hui. Dans de nombreux pays, les violences frappent les plus pauvres et les rendent plus fragiles. Et cette dernière semaine, avec la COP26 qui se tient à Glasgow, on a longuement entendu parlé de pollution, de bouleversements climatiques, des inondations… Et nous n’oublions pas aussi tous les dégâts causés par la crise sanitaire qui a frappé le monde entier. Alors face à toutes ces situations catastrophiques, il y aurait certainement de quoi désespérer. Et pourtant, aujourd’hui, le Seigneur a une bonne nouvelle pour nous. Cette bonne nouvelle c’est que Dieu intervient toujours: Il met sur notre route des hommes de bonne volonté qui nous rappellent qu’il y a quand même dans le monde des gens qui font jaillir la vie autour d’eux. Ceux-là brillent comme des étoiles pour la multitude. Mais il nous faut ouvrir les yeux pour vraiment les reconnaître dans le ciel obscur de notre monde.

Tout ceci nous donne de mieux comprendre le discours de Jésus à Jérusalem. Episode qui se situe à un moment précis de sa montée à Jérusalem. Assis sur le Mont des Oliviers, en face du Temple, quelques disciples s’émerveillent devant une telle construction : « Maître, regarde : quelles belles pierres, quelle construction ! » Et la réponse de Jésus n’en est que plus désarmante : « Tout cela sera détruit ! » Et eux de demander : « Quand est-ce que cela arrivera ? ».

De ce discours de Jésus, nous ne lisons aujourd’hui que l’avant-dernière partie, seulement, celle qui concerne la venue du Fils de l’homme, dont l’attente doit tenir les disciples en éveil. Il nous parle de guerres, de famines et de catastrophes naturelles : “Le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière et les puissances des cieux seront ébranlées” (vv 24-25). Il faut savoir qu’à l’époque de Jésus, le soleil, la lune et les étoiles étaient des dieux auxquels on rendait un culte. Avec Jésus, c’est fini : car il a vaincu le mal ; le ciel est comme nettoyé. Nous devons donc recevoir cet Évangile comme une bonne nouvelle. Mais le point central de ce discours c’est la personne même de Jésus, sa mort, sa résurrection et son retour à la fin des temps. Un jour viendra où nous nous trouverons face à lui. Nous devrons nous y préparer chaque jour en vivant le présent et en construisant notre avenir avec sérénité et confiance. Car de même que l’apparition des jeunes pousses annoncent l’arrivée imminente de l’été, de même certaines choses annonceront l’arrivée imminente du Fils de l’Homme. Mais il est hors de question d’avoir peur.

Demandons la grâce d’avoir confiance en Dieu et de persévérer avec joie dans son amour.

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