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Homélie pour le 25ème Dimanche du T.O B (19 Sept 2021)

par Abbé Venceslas Daleb Mpassy

 

Frères et Sœurs,

Chacun des trois textes qui nous sont proposés en ce dimanche nous montre deux logiques qui s’opposent. À travers ces trois lectures, c’est Dieu qui nous parle ; le juste qui souffre (1ère lecture) nous renvoie aux chrétiens persécutés qui sont obligés de fuir leur pays. Nous pouvons aussi nous reconnaître à travers l’intriguant dont nous parle saint Jacques dans la seconde lecture. Et dans l’Évangile, le Seigneur nous rappelle que les vrais grands ne sont pas ceux qui recherchent les premières places et les honneurs mais plutôt ceux et celles dont le cœur est ouvert aux autres.

La première lecture est un extrait du livre de la Sagesse. Elle nous renvoie au premier siècle avant Jésus Christ. A cette époque beaucoup de juifs étaient partis à l’étranger. Dans le cas présent, il s’agit de ceux qui vivent désormais à Alexandrie. Ils ont fini par renier leur foi, parce que les grecs les tournent en dérision en prétendant avoir une connaissance particulière de Dieu. Les difficultés et les épreuves de ces croyants sont aussi les nôtres. Nous vivons dans un monde où beaucoup sont devenus indifférents ou hostiles à la foi. Les scandales par les hommes d’Eglise, qui ont été mis en évidence ces dernières semaines ne font qu’alourdir cette souffrance. Mais la parole de Dieu nous dit d’avoir la ferme espérance que le mal et la haine n’auront pas le dernier mot. Toutes ces épreuves qui frappent l’Église sont un appel à nous attacher fermement au Seigneur. Rien ne peut nous séparer de son amour.

Dans la seconde lecture, saint Jacques dénonce « la jalousie et les rivalités ». Selon lui, la soif de s’enrichir justifie l’emploi de tous les moyens, y compris la violence et le meurtre. C’est donc tous ces maux qui sont à l’origine des guerres, des violences et du mal. Et cela reste encore manifeste de nos jours. On peut démontrer que ceux qui fabriquent les armes, doivent les vendre, et pour les vendre il faut des zones de conflits. Logique simple, on crée des zones de conflit, on échange les armes contre les matières premières, et on revient jouer les pompiers en sur-endettant les belligérants, à la fin on est 5 fois gagnant. Malheureusement, après on est compté parmi les pays les plus riches du monde, on a le pouvoir, G20. Et l’Évangile de saint Marc dénonce cette même tentation qui, peu à peu, gagne l’Église ; selon l’expression du pape François, c’est « l’envie mondaine d’avoir le pouvoir », l’envie et le désir « d’aller plus haut ».

En lisant cet Évangile, nous voyons bien que, comme beaucoup d’entre nous, les apôtres n’ont rien compris ; Car leur seule préoccupation c’est d’aller le plus haut possible dans le pouvoir. Ils sont tentés par la façon de penser du monde. Or pour Jésus, c’est l’occasion de faire une mise au point très ferme : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

Cet enseignement de Jésus vaut aussi pour nous tous: « le plus grand est celui qui sert, celui qui est au service des autres. Et non pas celui qui se vante ni celui qui cherche l’argent et le pouvoir ». La vraie grandeur c’est l’accueil et le service des petits. Nous sommes donc appelés à être une Église « au service » des autres, en particulier des plus fragiles. Nous nous rappelons ce que Jésus a dit un jour : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ». Prions Dieu afin qu’il nous donne force et courage pour rester en « tenue de service ».

 

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