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Articles avec s.o.s

L'inquiétude d'un pasteur digne de ce nom dans un pays chaud

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans S.O.S

Jubil--d-alb-tre-Koumi-002.jpgMes frères et soeurs, Comment va?

      Par ici, rien de mal sauf que les pluies sont loin d'être satisfaisantes, du moins en ce qui concerne notre paroisse de Tougan. Des champs de maïs entièrement séchés sans aucun épis, des plants de mil, de haricot, d'arachides fanées sont le spectacles désolant qu'il nous est donné de voir au quotidien. Déjà, des dizaines de jeunes de nos différents villages traversent chaque jour Tougan en partance vers des horizons meilleurs. A quoi cette sécheresse peut-elle être dû? Boule de gomme! Les conséquences peuvent être grave pour les paysans, mais aussi pour notre pastorale d'ensemble. Mais nous demeurons confiant en la providence divine qui n'abandonne jamais ses enfants. Porte nous dans tes prières.
A part les petits soucis quotidiens j'espère que tu arrives à cueillir ta part de bonheur à l'arbre de la joie. Que Dieu te soutienne jusqu'au bout et bénisse tous tes projets.
 
                                                                        Fraternellement, Edouard. depuis le Burkina Faso

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Le protocole de Maputo:droits de la femme ou traité contre la vie

par Abbé daleb mpassy

publié dans S.O.S

condoleeza.jpg Le Protocole de Maputo, une libéralisation de l’avortement,
un traité contre la vie.
 
L’objectif grandement perceptible du Protocole de Maputo est très louable car il entend défendre les droits fondamentaux de la femme africaine. Cependant au-delà de cela l’objectif réel poursuivi n’est guère noble puisqu’il promeut l’avortement à tout vent. Il légalise de fait « un génocide des enfants à naître », compromettant ainsi l’avenir de notre continent. Car quel continent pourrait se développer si ses enfants sont systématiquement « exécutés » avant même de voir le jour. Et pourtant c’est dans cette dérive que veut nous embarquer le protocole de Maputo dans son article 14, intitulé « droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction »
Cet article est l’épicentre même du traité car il est le quatorzième d’un ensemble de trente-deux articles. Tel que libellé il ne présente apparemment aucun danger ; mais lu avec circonspection on détecte rapidement le mal pernicieux qu’il entend propager : la dépravation des mœurs et la mort. L’article quatorze est comparable à un poison enrobé de sucre. Le bien qu’il porte est infime par rapport au mal qu’il est en lui même. Essayons de découvrir davantage cet article en le présentant et en faisant attention à ces implications.
L’article 14 du Protocole de Maputo, est composé de deux paragraphes subdivisés en de petits points. Le premier en compte six (6) et le deuxième trois (3). Le premier paragraphe :
1- : les Etats assurent le respect et la promotion des droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive. Ces droits comprennent :
a) le droit d’exercer un contrôle sur leur fécondité
b) le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et de l’espacement de leur naissance.
c) le libre choix des méthodes de contraception
d) le droit de se protéger et d’être protégées contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA ;
e) le droit d’être informées de leur état de santé et de l’état de santé de leur partenaire, en particulier en cas d’infection sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA, conformément aux normes et aux pratiques internationalement reconnues.
f) le droit à l’éducation sur la planification familiale.
Que pouvons nous noter de ce paragraphe comme remarque ? De prime abord on peut dire qu’il a une teneur positive car il engage les Etats signataires à promouvoir la santé sexuelle et reproductive de la femme. Cependant en accordant à la femme le droit d’exercer un contrôle sur sa fécondité (cf. a) et de décider de sa maternité, du nombre de ses enfants et de l’espacement des naissances (cf. b), le protocole de Maputo met en danger la stabilité et l’unité de la famille africaine. La femme peut-elle décider tout seule de sa fécondité ou du nombre d’enfants à avoir ? N’est-ce pas en couple qu’on discute d’ordinaire de cette question ? Qu’attend-on donc quand cette question est laissée au seul jugement et appréciation de la femme ? Ce n’est certainement pas l’harmonie ou l’entente dans le couple qui est recherchée. Tout sauf ça !!!
De plus, au point (c) le Traité concède à la femme comme droit le libre choix des méthodes contraceptives, sans prendre le soin de préciser ce qu’il entend par « méthodes de contraception ». Il nous est permis alors de comprendre par « méthodes de contraception » toutes les techniques visant à empêcher toute grossesse en dépit des rapports intimes. En mettant cette expression en lien avec la définition que le protocole donne de la femme vue comme toute personne de sexe féminin y comprise la jeune fille, nous voyons s’afficher en gros plan la perversité que le protocole veut inoculer à la société africaine. Permettre dès lors aux femmes le droit de choisir les méthodes de contraception c’est « bénir » le vagabondage sexuel même juvénile et donner libre cours à l’infidélité dans le couple. C’est aussi s’engager résolument à dépraver nos valeurs culturelles multi séculaires.
De plus parmi les méthodes contraceptives nous n’avons pas que seulement des contraceptifs de barrière. Il y en a qui sont abortifs, sans compter leurs effets secondaires néfastes sur la santé de la reproduction de la femme et même sur sa fécondité. Après on s’étonnera que nos femmes soient incapables de concevoir et que leurs menstrues soient perturbées. C’est bien l’effet des contraceptifs la « voie du bonheur criminel et égoïste » que nous aura imposé le protocole de Maputo.
Parlons des méthodes contraceptives :
Nous avons quatre méthodes de contraception disponibles : les méthodes de barrière, les méthodes hormonales, les méthodes chirurgécales et les contraceptifs mécaniques.
*
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- le blocage de l’évoìution au niveau de l’hypophyse
- le ralentissement de la vitesse de transport du sperme dans le tractus génital
Supérieur.
- l’épaississement de la glaire cervicale pour empêcher le passage des spermatozoïdes.
- Enfin changement du revêtement endometrial pour le rendre inapte à la nidation.
Comme exemple de contraceptifs hormonaux nous avons : les contraceptifs oraux combinés (COC), la pilule à seule progestative (PSP) ou micro-pilule, les injectables, les implants. . .
*
*- La contraception chirurgicale volontaire (CCV) ou stérilisation. Elle regroupe les méthodes contraceptives irréversibles telles qu la vasectomie chez l’homme et la ligature des trompes chez la femme.
Au terme de notre parcours il convient de retenir que les véritables contraceptifs sont ceux qui interviennent avant la fécondation. Peuvent être classés dans cette rubrique, les préservatifs, le diaphragme, la stérilisation. Par contre les contraceptifs agissant après la fécondation sont de véritables abortifs puisqu’ils arrêtent le développement de l’œuf déjà fécondé. Dans la catégorie des contraceptifs abortifs on peut citer rapidement le DIU ou dispositif intra-utérin, la pilule du lendemain, les contraceptifs hormonaux. . . Rendre toutes les méthodes contraceptives accessibles et disponibles aux femmes signifie leur permettre de les utiliser à leur guise.
Le deuxième paragraphe de l’article est libellé comme suit :
2- Les Etats prennent toutes les mesures appropriées pour :
assurer l’accès des femmes aux services de santé adéquats, à des coûts abordables et à des distances raisonnables, y compris les programmes d’information, d’éducation et de la communication pour les femmes, en particulier celles vivants en milieu rural ;
fournir aux femmes des services pré et post natals et nutritionnels pendant la grossesse et la période d’allaitement et améliorer les services existants
protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus.
Dans cette deuxième partie de l’article, le protocole indique ce que les Etats doivent faire pour améliorer la condition de la femme : rendre proches les services de santé de qualité à moindre coût, rendre accessible l’information, l’éducation . . . tout ceci est bien louable mais ce que le traité en lui-même se refuse d’aborder c’est la question des moyens financiers, techniques et humains qui doivent accompagner ces décisions. Comment les ‘Etats arriveront-ils à mettre en application les décisions de ce traité. Nous pensons que tous les Etats assez conscients de leur rôle sont déjà pleinement engagés quant à la santé de leur population. Etait-ce alors nécessaire d’aller signer un protocole pour s’en rappeler. Mais le problème n’est pas là. Il réside dans le fait qu’on oblige les Etats signataires du protocole à libéraliser l’avortement, un engagement dangereux pour l’avenir moral et éthique de nos sociétés.
En ce sens le point (c) de ce deuxième paragraphe de l’article 14 du protocole est le plus pervers. Car il autorise l’avortement qu’il traite savamment de « médicalisé » pour en atténuer l’effet assassin et criminel. Aussi le protocole s’arroge le titre de « défenseur de la vie » en donnant l’impression d’être sensible aux situations dramatiques de forte détresse comme le viol, l’inceste, l’agression sexuelle . . . qu’il invoque d’abord pour émouvoir et toucher les âmes sensibles et ensuite pour justifier la légalisation de l’avortement. Sans avoir un « cœur de pierre », nous croyons que ces situations dramatiques ne peuvent en aucun cas ni justifier ni soutenir une légalisation voire une libéralisation de l’avortement, ce qui serait synonyme d’une institutionnalisation de la suppression systématique de millions de vie humaines innocentes. Nous affirmons seulement que les victimes de ces situations sus-citées doivent pourvoir bénéficier de la sollicitude de leurs familles et de la société.
Pailleurs le protocole ne s’est pas embarrassé de préciser les situations dramatiques qu’il invoque. Pourtant les laisser dans un tel flou conceptuel c’est laisser libre cours à toutes les interprétations possibles et à tous les abus possibles. Que peut-on entendre par exemple par « viol » ? Le viol en lui-même est une agression sexuelle, un acte de violence par lequel une personne non consentante est contrainte à une pénétration sexuelle. Généralement l’auteur du viol est une personne autre que le conjoint. Cependant nous ne sommes pas sans ignorer que même dans la vie de couple on assiste souvent à des cas de viol. Cette fois-ci le viol est exercé par le conjoint lui même. S’il y a grossesse, la femme doit-elle avorter par ce qu’elle a été victime d’un viol ? Soyons un peu sérieux !!!
De même qu’est-ce que le traité veut-il nous faire comprendre en autorisant l’avortement dans les situations où « la grossesse met en danger la santé mentale et physique » de la mère. Le protocole aurait eu le mérite d’élucider ces situations. Car une mauvaise compréhension « ouvre la porte » à toutes sortes d’abus et de crimes. Un médecin avorteur pourrait alléguer pour justifier son acte que sa cliente aurait été dépressive ou anxieuse s’il lui avait refusé l’avortement demandé. Et ainsi pour se faire de l’argent il offrira son service à qui veut se débarrasser de sa grossesse et en a les moyens (financiers). Nous avons l’exemple aussi des grossesses pathologiques. Ces femmes qui en portent, doivent-elles les interrompre parce que leur santé physique est en danger? En réalité en ce qui concerne les cas de grossesses où la santé mentale ou physique de la mère ou du fœtus sont en jeu, notre pays s’est déjà doté d’une législation. Il s’agit de la loi 23/94/ADP du 19 mai 1994 en son article 93 portant sur le code de santé publique, et, qui définit et détermine les conditions de l’avortement thérapeutique considéré comme un avortement provoqué dans le but de sauver la vie d’une mère menacée par la poursuite d’une grossesse. Les cas avérés où l’avortement thérapeutique s’impose sont ceux par exemple des grossesse ectopiques ou extra-utérines ou des grossesses survenant chez une femme victime d’un cancer de l’utérus. On n’avait donc pas besoin d’autre instrument juridique pour réglementer la question ?
En définitive nous pouvons retenir que le protocole de Maputo veut en son article 14 combattre un moindre mal par un mal encore plus grand et dont les conséquences sont très néfastes. L’avortement ne doit pas être un passage obligé dans la lutte pour l’amélioration de la condition de la femme. Nous ne percevons pas le rapport; d’autant plus que tous, nous savons l’avortement immoral et contre les valeurs de nos sociétés africaines qui pourtant promeuvent et célèbrent la vie comme sacrée et don de Dieu, qui ont en estime la famille et l’amour des enfants. L’objectif inavoué du protocole de Maputo que nous dénonçons haut et fort c’est sa volonté de promouvoir la culture de la mort dans la l’institutionnalisation de l’avortement à l’échelle continentale.

- Pour la méthode contraceptive mécanique nous avons le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU). Le stérilet est un appareil en matière plastique et/ou en métal flexible contenant du cuivre de l’argent et de la progestérone. Il peut être introduit dans la cavité utérine pour une durée de deux à dix ans. Il a pour objectif d’empêcher la grossesse. Son mécanisme d’action consiste à provoquer des troubles de la contractilité utérine et une inflammation locale de l’endomètre. Cette irritation locale de la muqueuse utérine rend l’endomètre impropre à la nidation de l’œuf éventuellement fécondé- Les méthodes hormonales regroupent les contraceptifs composés à base d’oestrogènes et progestérones. Les contraceptifs hormonaux ont Quatre mécanismes d’action :- Les méthodes contraceptives de barrière ont principalement pour mécanisme d’action d’empêcher les spermatozoïdes de pénétrer dans les cavités utérines lors de l’acte sexuel. Le plus connu est le préservatif masculin.

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Attention à la culture de la mort (Abbé Daleb)

par Abbé daleb mpassy

publié dans S.O.S

 

Les séminaristes renforcent leur capacité sur la culture de la mort

 pour mieux défendre la vie par l'aide de Human Life International

 

Du 04 au 07 juillet 2007, Human Life International (H.L.I.,) a organisé un institut de formation à l'intention de séminaristes de l'Afrique Francophone sur la problématique de la culture de la mort en Afrique. Nous avons eu la joie de représenter le Grand Séminaire Saint Jean-Baptiste à cette grande rencontre. A présent, nous voulons vous faire un bref aperçu des travaux :

Objectif de l'institut : Renforcer les connaissances des séminaristes sur la culture de la vie et de la mort pour leur permettre de mieux appréhender les stratégies des promoteurs de la culture de la mort en vue d'apporter une réponse conforme à l'Evangile de la Vie.

Stratégie utilisée: Les conférences-débats et la projection de films.

Contenu : Les diverses communications s'articulaient autour du thème de la sauvegarde de la vie naissante à travers l'étude de la contraception, du drame du SIDA face au complot du préservatif et enfin du protocole de Maputo.

- Il nous a été donné de découvrir que le protocole de Maputo utilise quatre stratégies pour parvenir à ses fins : à savoir la stratégie de l'ivraie et du bon grain, du flou conceptuel, du leurre et enfin du cynisme. Aussi, nous faut-il nous former pour pouvoir déceler ce qui est implicitement dit dans cet accord qui ne vise rien d'autre que la légalisation de l'avortement.

- L'analyse scientifique des différentes méthodes contraceptives nous a révélée que bon nombre de contraceptifs sont de véritables contragestifs.

- L'étude du préservatif comme moyen de lutte contre le SIDA nous a permis de nouveau d'affirmer que le SIDA n'est rien d'autre qu'une maladie du comportement humain comme le cancer du poumon propre aux fumeurs et le cancer de foie propre aux éthyliques. Il ne peut être prévenu que par une modification du comportement, une attitude plus responsable à travers l'abstinence avant le mariage et la fidélité au sein du couple.

 

Appréciation personnelle : La manière d'appréhender la culture de la mort par H.L.I., constitue un complément substantiel au cours de bioéthique à plus d'un titre. En effet, non seulement elle réaffirme la position traditionnelle de l'Eglise sur les problèmes éthiques en question, mais aussi et surtout, offre des bases scientifiques pour mieux fonder et faire accepter cette position de l'Eglise. Aussi, cet institut nous a-t-il permis de percevoir la face séduisante de la culture de la mort qui utilise souvent les œuvres de bienfaisances comme stratégie se traduisant par les partenariats avec les religions, les subventions,…

 

Suivi ou perspective d'avenir : Toute personne de bonne volonté de façon naturelle fait partie du mouvement pro-life en ce sens qu'elle est appelée à défendre et à protéger la vie depuis la conception jusqu'à son terme naturel. Toutefois, pour donner une expression plus visible du mouvement pro-vie, tel que le conçoivent les responsables de H.L.I., chaque Séminaire est invité à créer le mouvement Séminariste pour la vie en son sein dont les activités se résumeront à :

 

-Prier pour toutes les personnes qui promeuvent la culture de la mort,

 

-Se former pour mieux maîtriser les différentes manifestations de la culture de la mort,

 

-Organiser des causeries sur divers thèmes : avortement, contraception, euthanasie, SIDA,…

 

-Projeter des films à thème dans les milieux des jeunes (lycées et collèges),

 

-Encourager la création des mouvements pro-vie dans la société civile dans leur ministère futur.

 

 

En somme, l’institut de Brazzaville a été une véritable école de partage d'expériences et d'apprentissage pour nous sur plusieurs points. Aussi, les dangers du protocole de Maputo ont-ils retenu l'attention des participants qui ont rédigé une déclaration à la destination de tous les évêques d'Afrique.

 

 

Saint Jean-Baptiste ce 29 novembre 2007

 

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