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Articles avec politique

Dieu est contre la guerre et aucun système politique ne peut vivre sans le peuple

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

Oui ou non pour le changement de la Constitution ? Le débat passionne les Eglises africaines, de Kinshasa à Ouagadougou. L’Eglise est prophétique: tout en respectant la loi sur la séparation des pouvoirs entre l’Eglise et l’Etat, c’est une question de principe que d’annoncer le danger qui pointe à l’horizon. Mais, revenons à l’essentiel: quel est le sens profond de Dieu et pourquoi faudrait-il, de nos jours encore, s’y intéresser ? On mesure, en effet, la dimension de Dieu comme étant l’Être suprême, créateur et conservateur de l’univers, adoré dans les diverses religions monothéistes.
Pour moi, je me reconnais dans ces mots de Saint-Exupéry: «Je ne suis d’aucune religion, mais la culture chrétienne dans notre tradition occidentale ne peut être occultée». Après avoir affirmé que l’être n’est pas «tout-à-fait»: il n’est ni Dieu ni vérité établie, mais devenir, et donc création toujours renouvelée.
Nietzche proclame que Dieu est mort. Dans ma tradition bantoue, l’option morale des parents, à partir des questions religieuses fondées sur l’invisible, le Tout-Puissant, ressemblait à une doctrine du devoir. La notion de Dieu se transmettait par l’autorité de la coutume. L’aumônier du village concluait que Dieu, par son infinie bonté, sa grande générosité, est la puissance par laquelle le cosmos, dans toute son harmonie, existe avec toutes les forces qui agissent. La thèse, qui passe pour une vérité évidente, est que pour exister, il faut croire en Dieu.
A propos, on peut dire que dans nos villes, dans nos campagnes, il faut être aveugle pour croire que Dieu est mort: les églises traditionnelles y sont présentes. Les églises de réveil ou sectes s’imposent à l’orée de ce 21ème siècle, avec leurs batteries de tam-tams pour chanter haut et fort les louanges du Seigneur, sans pour autant se conformer aux règles de la religion, car la pensée religieuse qu’elles distillent vient brouiller la célèbre pensée du saint philosophe et théologien Augustin: «Ne va pas au dehors, rentre en toi-même. C’est dans l’homme intérieur qu’habite la vérité». Subitement les églises sont en train de devenir à la fois le centre de la cité et la réponse à une crise de l’ordre traditionnel. On revient à la question récurrente: Peut-on se passer de N’Zambi-a-Mpungu, l’omniscient, le «Tout-autre»?
Le comportement des missionnaires religieux triomphants au 18ème siècle vis-à-vis des peuples autochtones a posé un problème singulier, du fait de l’imbrication entre évangélisation et animisme. Mais, une fois que l’évangélisation est en bonne posture, affirmée, l’animisme a déposé ses armes et semble convenir d’une cohabitation comprise et apaisée. Car, l’élévation est une exigence. Et sans doute, aujourd’hui, ne sommes-nous pas suffisamment exigeants vis-à-vis de nous-mêmes, exigeants vis-à-vis de nos concitoyens qui ont en charge de nous représenter dans les organisations religieuses, dans les institutions philosophiques et politiques?
Aujourd’hui, notre société fait l’apologie de l’hyper individualisme. Elle est aussi, hélas, soumise à la tyrannie du paraître. Le pays dans lequel nous devons vivre ensemble nous impose un modèle de médiocrité inacceptable. Pour vivre heureux, il faut s’aliéner de sa liberté, cesser de s’appartenir, devenir esclave des choses. Or, tout le processus d’évangélisation du peuple congolais sous-entendait, naturellement, le salut mondain: tous ceux qui ont été élevés sous les influences de la tradition et de l’évangélisation, se doivent de développer une image positive d’eux-mêmes et d’être fidèles à ce qu’ils croient. Je pense que la croyance en Dieu suscite le changement du chrétien. Pour ce faire, il nous faut donc une autre stratégie qui montre comment nous pouvons occuper une place essentielle dans la culture du progrès: celle qui va permettre d’acquérir des aptitudes nouvelles dans le sens d’une amélioration.

Notre monde d’aujourd’hui est celui de Galilée et de Darwin.

Il est indispensable de rappeler que l’oubli et le mépris sont les causes des malheurs du monde. Si Dieu avait laissé les croisades et les guerres de religions éclater, c’est, paraît-il, pour transmettre le message du nouveau testament avec pour mythe fondateur, le Christ. Ce sont-là des moments qui perturbent autant qu’ils fascinent. D’abord, même lorsqu’elle est justifiée, la guerre fait connaître des infamies. Il y a, là, quelque chose qui paraît contraire aux théologiens: le Dieu de Jésus, c’est le messager de la concorde, de l’absence de conflit entre les hommes et de la paix.
Enfin et surtout, l’Europe actuelle fascine: en effet, elle devient une spécificité. Ce qui procure la paix réelle entre la France et l’Allemagne. Ici, les croisades et les guerres de religions ont laissé la place à la tolérance et à la liberté absolue de conscience. C’est ainsi que les dictatures ont fait la place aux démocraties. «Ainsi me suis-je, par la grâce de Dieu, conservé pur entier, sans agitation et trouble de conscience...». Je dis que tout se résume dans ces paroles de Montaigne, le même qui aimait à dire: «Mon métier et mon art, c’est vivre».
Les ouvrages qui lui sont consacrés racontent que ce philosophe lucide, loin des dogmes de son époque, a cherché une réponse à l’horreur des guerres de religions. Il a considéré qu’en commettant d’abominables massacres, les chrétiens se révèlent pires que les cannibales du Brésil et qu’il présente comme plus humains que ses contemporains européens.
Lévi-Strauss, l’autre ethnologue qui a cherché à mettre en évidence la structure des sociétés, n’en pense pas moins. Morale de tout ça: il faut profiter de la vie, en la rendant bonne. Ne jamais se la gâcher par des tourments inutiles.
Je passe maintenant à la Seconde guerre mondiale. 1940 voit s’affronter deux courants dans l’opinion, chez les chrétiens: d’un côté le courant qui considère que la guerre est une idée qui doit s’éloigner de la sphère religieuse. L’autre courant considère que la guerre, c’est comme un mal nécessaire. On peut s’attendre à ce que l’homme soit appelé à sauver le monde pour se sauver lui-même. Cette méthode radicalise les positions défendues par les Nations unies, selon lesquelles les ennemis d’hier peuvent, dans certains cas, être les alliés d’aujourd’hui, tout en veillant à cultiver et à affirmer leur voie spirituelle propre fondée sur le libre examen et la tolérance.
Aussi, la guerre voit-elle les serviteurs de Dieu bien divisés. Mais, la culture judéo-chrétienne apporte en général un témoignage éloquent en faveur de l’authenticité de la bible sur la vie du Christ. Le christianisme peut se résumer ainsi: croire en Dieu, aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et son prochain comme soi-même par amour de Dieu. Puisque le monde ancien avait failli, il fallait inventer un nouvel homme, un individu neuf, tolérant, dépouillé des carcans idéologiques de son époque.
Jésus-Christ prêche une nouvelle morale. Il le fait dans un esprit d’ouverture qui prétend qu’aucun homme n’est supérieur à un autre, qu’aucune civilisation n’est supérieure à l’autre. C’est pour cette raison que le Christ a passionné les pères fondateurs de l’Eglise, soit l’ensemble de fidèles chrétiens unis dans cette communauté particulière.
La doctrine sociale de l’Eglise incite le triomphe des chrétiens sur les imperfections de leur nature spirituelle, pour progresser vers la justice. Depuis le 4ème siècle, le monde a été profondément marqué par la culture judéo-chrétienne autour de la vie du Christ. Le Christ a cherché à se nourrir de son époque, en brandissant le glaive, symbole du combat: il existe quelque chose comme la vengeance de rendre la Justice. Mais, qu’est-ce-que la justice? Sans donner de la justice une définition qui serait moins claire, je puis la caractériser par son trait le plus apparent: justice signifie d’abord vertu morale. Elle réside dans la reconnaissance et le respect du droit naturel. Le port du glaive par le Christ constitue l’ouverture d’un grand chantier de travail pour la construction, la déconstruction et la reconstruction. Il est donc au pouvoir des hommes de s’abstenir de l’absurdité. En cela, la liturgie constitue un levier au moyen duquel le chrétien peut être amené, par sa puissance intellectuelle, à renverser les entraves de la matière.

Pour tout ce qui précède, je ne crains pas d’affirmer que Dieu est contre la guerre.

La triste histoire du Congo est révélatrice de ce que la guerre est toujours injuste, absurde et abjecte. Je ne suis pas un rêveur. Je sais que les malentendus existeront. Mais comment résoudre nos malentendus sans faire la guerre? Pour que l’idée de guerre s’arrête à jamais, n’est-il pas l’heure de revenir à l’ordre spirituel qui nous donne une nouvelle conception de Dieu et la guerre?
Dans la culture occidentale moderne, le problème philosophique entre la religion et la guerre a été abondamment traité par Karl Barth, théologien protestant suisse. Sa conclusion est on ne peut plus cinglante: Dieu n’a rien à voir avec la guerre; Dieu n’est pas dans la guerre. Il ne reproche pas aux théologiens libéraux d’avoir pactisé avec la démocratie, mais de rechercher Dieu là où ils n’ont aucune chance de le trouver. Cela explique sans doute pourquoi le même Barth a critiqué aussi sévèrement les protestants allemands tentés par l’inhumanité d’Adolph Hitler: «Ceux qui suivent Hitler dans sa volonté de destruction profanent le message biblique».
Pour conclure, je n’ai voulu qu’effleurer un sujet d’actualité qui nécessite, à lui seul, une série de conférences. Mon intention est de relever le fossé qui se creuse entre la vérité divine et le reniement de la justice des hommes au profit de l’absurdité. Pourquoi? Parce que le Congo est dans l’incapacité de faire corps derrière les idées nobles qui encouragent la dignité de la vie et non moins antidote à la violence.
Rarement les solutions sont politiques, loin des intérêts du peuple congolais. Dieu ne peut pas justifier une telle terreur. La paix n’est pas seulement l’absence d’une guerre, mais la possibilité de faire coexister les contraires dans un contexte apaisé. Cependant, chacune de ces constitutions a été rédigée, sinon pour l’éternité, du moins pour une période qu’on espérait très longue. Mais hélas, les pouvoirs ne se sont pas appliqués à en soigner la forme autant que le fond. Mais l’expérience permettra de déclarer si le Congo, enfin, trouvera, comme les nations civilisées, après la Constitution de 2002, une Constitution adaptée à son tempérament, à ses mœurs politiques et capable d’évoluer avec le monde moderne.
Le président de la République, lui qui a remis le pays entre les mains de Dieu au sortir de la guerre de 1997, doit-il laisser à nouveau le pays s’enfoncer dans l’ensauvagement? Il doit prévenir la combinaison des malentendus qui cultivent des penchants nihilistes issus de l’intolérance politique. La crise intellectuelle et spirituelle fait entrer le Congo dans une période de puérilité, symbole d’irresponsabilité dont nous ignorons toujours les conséquences ultimes. Ni le vide intellectuel et spirituel, ni l’intolérance politique partout viscérale ne portent à l’optimisme, en 2016. Nous sommes comme prisonniers du politiquement incorrect. Le mépris de la vie humaine est de la provocation directe aux valeurs que notre société à majorité chrétienne est censée défendre. Il faut dire, après tout ça, qu’aucun système politique ne peut vivre sans le peuple. Il faut, donc, reconstituer le peuple. Ce qui serait la meilleure manière de faire la politique: c’est la démocratie qui triomphera.

Joseph BADILA

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Le printemps arabe ou les départs négociés des despotes africains

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

La logique n’a pas toujours d’effets objectifs. Des fois, elle relève de points de vue et non de la vérité absolue des faits. Je voudrais dire qu’elle ne fait pas toujours l’unanimité, elle comporte parfois des erreurs d’appréciation. Concernant les orientations des Occidentaux au sujet de la longévité politique des chefs d’Etat de notre continent, il arrive qu’il s’agisse de préjugés racistes et de complexe de supériorité de la part des super-puissants. La position aussi caporaliste des présidents Obama et Hollande que je respecte beaucoup d’ailleurs, est un diktat, car ils s’immiscent, ostensiblement, dans les affaires intérieures de nos Etats, nonobstant le fait que ces Etats sont souverains, même s’il est établi que ces derniers avaient entériné les accords, voire la charte de la Cour pénale internationale (C.p.i).


Dans cette optique, ces dispositions passent de facto pour des conventions. Il est, cependant, demandé à ces chefs d’Etat d’être conventionnels, puisque «les conventions légalement formées tiennent lieu de lois à tous ceux qui les ont faites».
De fait, la politique a des similitudes avec le commerce. En commerce, le service a deux phases: il y a la vente et le service après-vente. Je fais allusion à la destitution desdits despotes, sous quelque forme que ce soit et à la sécurisation du pays, après leur départ.
Ensuite, ces hommes forts font face aux influences exogènes, en l’occurrence les tribunaux internationaux. Sur place, ceux qui s’humilient, en proposant une alternance pacifique avec tous les partenaires politiques (Parlementaires, société civile, chefs traditionnels, notables, etc) sont censés trouver une issue apaisée à l’échelle endogène naturellement.


Dans le cas qui nous intéresse et pour lequel nous épiloguons, il y a des garanties qui s’imposent, c’est-à-dire prévenir les soulèvements hostiles de la part des nationalistes radicaux et des partisans ou fanatiques des chefs d’Etat déchus, pour ne citer que les cas de la Lybie et de l’Irak où les deux camps se rentrent dedans au quotidien, éclipsant la paix, en faveur des troubles sociaux, si ce ne sont des guerres civiles; le tout laisse la place au boomerang.
Il y a, également, aussi subjectif que cela puisse paraître, les garanties qu’exigent certains présidents en exercice, mais menacés et sommés de partir, qui demandent leur protection, celle des parents biologiques et pourquoi pas la sauvegarde de leurs acquis. En tout cas, leur tâche est, pour le moins, herculéenne pour s’en sortir, notamment à l’échelon international.
L’argument avancé et réitéré de l’Union africaine et de certains chefs d’Etat en ce qui concerne le traitement des affaires à la Cour pénale internationale est objectif. En effet, il y a de la partialité voire de l’injustice. Notre continent en fait trop les frais. Par expérience de notre temps, nous constatons, et ce avec consternation, cette ségrégation et l’acharnement exercés par cette institution dont le rôle est certes justicier; qui s’abattent sur l’Afrique et dans certaines contrées arabes, avec comme prétexte le printemps arabe. Ce sont là des subterfuges. On est parfois tenté de proposer des lois d’habilitation ou des amendements, afin que ces affaires soient bien disséqués ou peaufinés, pour agir au cas par cas, si je puis ainsi m’exprimer.
Certes, je parais dubitatif, dans mon exposé, c’est parce que je tiens compte de ce que les ancêtres latins disaient en substance: «Le droit est l’art de la sagesse». C’est ainsi que j’ai eu recours à cette précaution de langage. Je n’entends pas, de peur de me trouver en porte-à-faux, prendre le risque d’être ce primesautier, dans un domaine aussi délicat. Nous apprenons qu’il y a réquisitoire d’une part et plaidoyer d’autre part.
Enfin, à propos de nos guerres civiles, je puis paraphraser Nicolas Machiavel qui disait: «On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut!». Autant proscrire les guerres dans notre beau continent où il fait bon vivre, avec un climat généreux. Car, les guerres entraînent la précarité généralisée qui nous fait obéir à l’instinct grégaire et de surcroit, profitent aux forces étrangères qui pillent aisément nos richesses, pour la circonstance.
Evacuant les critiques, je m’en vais proposer ma contribution: à mon humble avis, les sévices moraux infligés aux anciens présidents ne font pas l’affaire des peuples opprimés. Faisant allusion aux amendements, les juristes internationaux pourraient, dans la mesure du possible, expérimenter des cautionnements très conséquents à verser dans les trésors publics respectifs. De telles dispositions apporteront de véritables bouffées d’oxygène aux économies des Etats africains. C’est cette panacée qui nous aiderait à créer des emplois, pour soulager ces jeunes qui sont les plus grandes victimes et pour construire des écoles et des hôpitaux. Par exemple, les chefs d’Etat qui rembourseraient à hauteur de 80% de leurs butins sans provoquer d’effusion de sang devraient bénéficier de circonstances atténuantes et ne subiraient pas des peines telles que les condamnations à perpétuité. Par contre, on infligerait ces peines à ceux qui s’obstineraient à garder leurs «magots» ou fortunes mal acquises, opposant une résistance abusive, allant jusqu’à provoquer des actes séditieux. Je souhaite que les experts en droit pénal me complètent dans cette approche.


Quant à moi, mon travail n’est qu’un canevas. Voilà des façons qui soulageraient ces peuples pénalisés et abusés, à l’inverse de ces peines qui frisent la vengeance et qui ne changent en rien l’avenir de ces peuples qui croupissent perpétuellement dans la misère, du fait de ces dictateurs.
Un avis: dans ce monde contemporain, la revanche n’est pas nécessaire, car elle entraîne l’autodestruction et la barbarie. La revanche remonte de l’époque médiévale. A l’époque moderne, nous avons besoin de la guerre des idées, pour aller de l’avant et nous élever.
Je ne finirai pas mon propos sans m’incliner devant le frère Compaore, ainsi que tous les Frères Burkinabés, pour avoir fait preuve de cette grande retenue qui honore le continent. J’ai parlé.

François Salomon
DE KODIA «Francos UOMO» pour les intimes;
Directeur de société, consultant international en import-export;
Membre du Comité National du M.C.D.D.I.

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Restructuration du PCT : les femmes invitées à prendre massivement part à l'opération

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

 

Chef de la délégation du Parti congolais du travail (PCT) à l'île Mbamou, Esther Ayissou Gayama, membre du bureau politique, a exhorté, le 26 avril, les femmes du district à participer massivement à la restructuration des organes de base et intermédiaires, en vue d'assurer une présence féminine effective dans les instances dirigeantes du parti

La secrétaire permanente du PCT chargée de la promotion de la femme a également insisté sur la rigueur que devraient observer les militantes, militants et sympathisants dans le choix des camarades qui allaient désormais animer les organes intermédiaires et de base dans le district de l'île Mbamou.

Elle a rappelé l'interpellation du secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo, relative à l'obligation faite au parti de se doter d'un sang nouveau afin d'épouser les orientations du sixième congrès extraordinaire de 2011, qui avait pour objectif de revitaliser et d'ouvrir l'organisation à des formations politiques partageant les mêmes idéaux, d'une part, et d'affronter les futures batailles électorales, d'autre part.

La chef de la délégation a invité les responsables désignés pour conduire l'opération dans les quinze îlots que compte l'île Mbamou à tenir compte de la question du genre en vue de réserver aux femmes la place qui leur revient. Les femmes du district ont salué la préoccupation d'Esther Ayissou Gayama et ont promis en retour de ne pas la décevoir.

« Nous serons debout lors de l'opération de restructuration des organes de base et intermédiaires du parti. Parmi les hommes, nous défendrons les droits de la femme et nous nous battrons pour occuper les postes au niveau du sous-comité, des cellules et des noyaux », a déclaré Pascaline Aninayo.

Esther Ayissou Gayama a présenté à l'assemblée générale les membres des bureaux des délégations locales chargées de conduire l'opération et les a invitées à réaliser le travail dans la transparence, l'équité et l'esprit d'équipe.

Les militantes, militants et sympathisants de l'île Mbamou, par la voix de Madienguela Hamidou, ont salué la « résurrection » du PCT dans leur district. Depuis la mise en place du comité ad hoc, qui gère les affaires courantes, les membres du parti, ont-ils dit, attendent impatiemment la mise en place des instances définitives de l'organisation qui seront installées à la fin de cette campagne de structuration.

Roger Ngombé

Photo : Esther Ayissou Gayama.

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LIBYE : LE BILAN DE LA DICTATURE DU COLONEL KADHAFI !

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

 



Les observateurs occidentaux qualifient le « guide » libyen de « dictateur », information relayée par tous les médias occidentaux dit de « très sérieux ». Pour l'équipe de Nicolas Sarkozy, « nous avons faillit en Tunisie, pour avoir cru, naïvement, aux merveilles de l'économie tunisienne, avoir plébiscité l'économie tunisienne comme modèle de référence en Afrique, cette fois-ci pour le cas de la Libye la diplomatie ne fera plus d’erreur, et elle soutiendra les démocrates libyens (Royalistes, tribus, Al-Qaïda, islamistes) ». L'ambition affichée, est d'installer « la démocratie [1] » et la « liberté d'expression [2] » pour des lendemains meilleurs en Libye. Qu'en est-il réellement de la vie des libyens ?



Le guide libyen Mouammar Kadhafi.
01 - L’électricité à usage domestique est gratuite (Les entreprises payent l'électricité sauf la population) !
02 - L’eau à usage domestique est gratuite
03 - Le prix d’un litre du carburant est de 0,08 à 0,14 euros
04 - Le « coût de la vie » en Libye est beaucoup moins élevé que celui qui prévaut en France. Par exemple, le prix d’une demi baguette de pain en France est d’environ 0,40 Euros , tandis qu’en Libye il est de 0,11 Euros
05 - Les banques libyennes accordent des « prêts » sans « intérêts »
06 - Les citoyens n’ont pas d’« impôts » à payer, et la « TVA » n’existe pas (Voir également le point 20)
07 - Chaque membre d’une famille reçoit une subvention de 1 000 dollars par an
08 - Les chômeurs sont payés 730 euros par mois (Voir également le point 27)
09 - Le salaire d’une infirmière d’hôpital est de 1 000 dollars
10 - Chaque nouveau-né, on reçoit 7 000 dollars
11 - L’éducation nationale est gratuite
12 - La médecine est gratuite
13 - Les pharmacies offrent des fournitures gratuites
14 - Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1.627,11 Euros par mois
15 - Tout étudiant diplômé reçoit le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouve pas d’emploi
16 - Les nouveaux mariés reçoivent 64 000 dollars pour acheter un appartement (Lorsqu’un couple se marie, l’état paie le premier appartement ou maison (150 mètres carrés)
17 - Pour créer une affaire privée, on bénéficie d’une aide financière de 20 000 dollars.
18 - Les « taxes » et « impôts » lourds sont interdits (Voir également le point 20)
19 - Si quelqu’un veut acheter une voiture, jusqu’à 50% du prix est réglé par l’État, 65% pour les miliciens de la garde
20 - Le prix pour l’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) est au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du sud, Chine, États-Unis…). (Voir également le point 18)
21 - Une « jeep KIA » sud-coréenne neuve pour 7500 dollars
22 - Le système a été appelé « la huitième merveille du monde ». Il fournit cinq millions de mètres-cube par jour à travers le désert et a considérablement augmenté le territoire irrigué. 4000 Km de pipelines sont profondément enterrés pour les protéger de la chaleur
23 - Les Libyens bénéficiaient d’un « crédit » de 20 ans sans « intérêts » pour construire leurs maisons (Voir également le point 06)
24 - Le « PIB » parité nominale est de 96,100 milliards de dollar
25 - Le « PIB » par habitant est de 14 192 dollars
26 - La croissance du « PIB » est de 8,5%
27 - L'inflation « IPC » est de 6,3%
28 - Le « taux de chomage » 30% de la population active (Voir également le point 08)
29 - Population sous le « seuil de pauvreté » 7,4%
30 - Le « déficit public » est nul ( déficit public = Dépenses publiques - Recettes publiques )
31 - La « dette publique » est 4,267 mille millards de dollar US ( Ensembles des engagements pris par l'état et les comités populaires )

32 - La « dette extérieure » est nulle ( dette extérieure = Emprunts extérieurs - Prêts extérieurs )
33 - La Libye est le dernier pays dans la liste des pays endetté ! La « dette publique » est à 3,3% du « PIB » ! En France, elle est à 84,5% Aux US, 88,9% ! Aux Japon à 225,8% !
(référence : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_... ]
34 - Kadhafi est resté avec son grade de « colonel », il ne s'est jamais auto-proclamé « général » comme ailleurs.

NOTE :
[1] En 1977 y a été proclamée la « Jamahiriya » qui est une forme élevée de « démocratie » où les institutions traditionnelles du gouvernement sont abolies, et où le pouvoir appartient directement au peuple à travers ses « comités » et « congrès ». L’« état » est divisé en de nombreuses communautés qui sont des « mini-états autonomes » dans un État ayant autorité sur leur district, y compris l’allocation des fonds budgétaires.
[2] Les libyens peuvent s'exprimer au niveau des comités populaires pour faire des propositions ou débattre sur l'avenir et la gestion de leur « mini-états autonomes ». Cependant la « police politique » veille contre La critique, l'opposition, les manifestations et assure la sécurité.


 


Cordialement,
La Direction du RESEAU NERRATI-PRESS
 

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La fin d'un règne: Kadhafi est mort ce 20/10/2011

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

 

le leader libyen Muammar Kadhafi a été tué aujourd’hui Jeudi 20 octobre 2011 dans le désert libyen, exactement à Syrt, par les forces des rebelles de Mesrata.

 La mort du Colonel El Kadhafi

les libyens célèbrent la mort de Kadhafi

A cet effet les rebelles libyens célèbrent leur victoire qui a duré longtemps par rapport à la Tunisie et l’Egypte.

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le Colonel Muammar El-Kadhafi Mort

le Colonel Kadhafi a été massacré après que les forces du NATO bombardent le caravane de Kadhafi qui a essayé de s’échapper vers le désert, par la suite les frappes du NATO ont obligé Al-Kadhafi de retourner avant qu’il a été intercepté par les rebelles, et après un raccrochage armé qui avait lieu entre l’armée de Mesrata et l’équipe qui accompagnait le colonel libyen El-Kadhafi, et ça s’est finissait par la mort de ces derniers.

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Un peu d'humour: la fonction parlementaire dans la République d'Ugonek

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

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Voulez-vous savoir le rôle d’un parlementaire, plus particulièrement d’un député dans la République d’Ugonek ? Eh bien, dans la République d’Ugonek, les députés, profitant de la défaillance des services publics dans presque tout le pays, agissent plutôt en agents humanitaires qu’en véritables représentants du pouvoir législatif ! Aussi n’est-il pas rare de les voir réaliser des missions qui, dans une République, sont en principe dévolues au pouvoir exécutif, telles que la construction des écoles et des dispensaires, ainsi que le recrutement, l’affectation et la rémunération du personnel devant évoluer dans ces services publics. Ce sont donc des députés qui, dans les circonscriptions où ils ont été élus et avec leurs propres émoluments, font entretenir les routes à travers des « cantonnages routiers », construire des ponts, des écoles et des dispensaires, recruter des enseignants, des infirmiers, etc., et pourvoir en même temps à la rémunération du personnel ainsi recruté. Parfois, ils sont même sollicités pour faire face aux ordonnances médicales ou à l’organisation des obsèques pour certaines familles complètement démunies, les services sociaux de l’Etat étant inexistants dans de nombreuses localités. Donc, être élu député dans ces localités-là, c’est savoir généreusement mettre la main à son porte-monnaie pour pouvoir soulager, tant soit peu, la misère des électeurs.

 

Il faut dire que les députés eux-mêmes s’y donnent à cœur-joie, car c’est, pour eux, une marque de commisération et de solidarité à l’endroit de ces populations marginalisées et dont les voix leur permettent d’avoir accès aux strapontins du pouvoir politique au niveau national. Mais, à leur niveau, l’objectif affiché, c’est plutôt de se présenter devant ces populations en « messies-sauveurs », afin de gagner leur confiance et s’assurer ainsi de leur soutien électoral. Aussi se félicitent-ils – en sourdine - de l’absence de l’intervention de l’Etat dans ces localités, cette absence étant ici synonyme de survie politique pour eux. Car, aussi longtemps que ces populations seront abandonnées à elles-mêmes, les candidats à la députation y seront toujours accueillis en « messies-sauveurs » grâce à leurs actions humanitaires, quelque ponctuelles et opportunistes qu’elles soient. Et il ne serait certainement pas exagéré de dire que l’on assiste dans ces localités, à la naissance d’un nouveau type de fonction publique, à savoir la fonction publique parlementaire, comme suppléance à l’inexistence d’une fonction publique nationale et/ou territoriale. Chaque député crée ainsi sa propre fonction publique dans sa circonscription électorale, qu’il gère lui-même avec ses propres collaborateurs. Il s’occupe alors de tout et de rien : des crèches, des écoles, des collèges, des lycées, du sport, de la culture, des loisirs, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la consommation, du commerce, de l’artisanat, du patrimoine local, des mines, de l’énergie, des impôts et autres taxes douanières, de la circulation routière, de l’armée, de la police, de la gendarmerie, de la milice, des ex-combattants, de la justice, de la paix, des veuves et autres veufs, des orphelins, des femmes, de l’enfance, de la jeunesse, de la vieillesse, de la religion, de la sorcellerie, des chiens, des chats, des vampires, des hiboux, des caméléons, des cafards, des moustiques…

 

Cette fonction publique parlementaire n’est pas seulement présente dans les zones rurales ; on la retrouve aussi dans des circonscriptions électorales se situant dans les quartiers périphériques des grandes agglomérations urbaines. En effet, ces quartiers périphériques ne font pas souvent l’objet d’une sollicitude particulière de la part de l’administration centrale, dont l’action est plutôt concentrée sur l’aménagement des centres-villes et des artères principales qui les relient à des aéroports internationaux qu’abritent les grandes villes ; ces lieux étant considérés comme prioritaires, parce que constituant des véritables vitrines devant refléter l’image parfaite de l’ensemble du territoire national : c’est là qu’atterrissent, circulent et sont logés les invités de marque qui arrivent de tous les quatre coins du monde ! Et là, l’administration centrale est présente et très opérationnelle. Quant aux quartiers périphériques, qui sont de véritables bidons-villes, eh bien, les parlementaires et autres élus locaux n’ont qu’à y faire émerger leurs propres administrations ! En tout cas, ce n’est pas l’Etat qui les empêchera, bien au contraire ! L’Etat s’en frottera les mains d’autant plus que ça sera là un souci de moins dans l’élaboration du budget national d’investissement.

 

En réalité, dans la République d’Ugonek, les circonscriptions électorales sont des circonscriptions territoriales concédées aux parlementaires, qui devront y exercer cumulativement le triple pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, l’administration centrale ne pouvant être présente partout. C’est, entre autres, à cause de cette forme d’organisation démocratique particulière de la cité, fondée sur une décentralisation du pouvoir politique et sur une déconcentration de l’administration publique, le tout consistant dans une absence totale des services publics et des projets de développement de l’Etat dans les zones rurales et les quartiers périphériques des grandes agglomérations urbaines, que ce pays fut surnommé République concessionnaire d’Ugonek. L’Etat avait en effet concédé la majeure partie de son territoire à la gestion des élus et autres humanitaires - tant nationaux qu’étrangers -, lui-même concentrant son investissement sur les principales questions liées au soin de la notabilité de l’image de marque du pays vis-à-vis de l’opinion internationale. De toute façon, l’Etat n’a que faire de l’opinion nationale, qu’elle lui soit favorable ou pas, puisque ce n’est pas elle qui déciderait de ses principaux dirigeants, après tout ! Par contre, il a tout intérêt à s’attirer une réelle estime de la part de l’opinion internationale, pour éviter l’étiquette d’«Etat voyou » ou autre « Etat pas fréquentable ». Et ça, ça ne serait pas du tout bon pour ses dirigeants, qui porteraient du coup cette étiquette comme une vraie corde au coup pouvant vite les asphyxier, et leur pouvoir avec. Ah, si seulement l’opinion ugonekoise avait les mêmes prérogatives d’étiqueter ainsi ses propres gestionnaires de l’Etat!

 

Par contre, les députés et autres élus locaux ne doivent leur survie politique qu’à l’opinion nationale. Ils ont donc intérêt à s’attirer son estime. Voilà pourquoi nombre d’entre eux font feu de tout bois pour pouvoir s’imposer comme de véritables « messies-sauveurs » dans les zones rurales et les quartiers périphériques des grandes agglomérations urbaines. Aussi ne manquent-ils pas d’imagination pour réaliser des actions devant marquer durablement les esprits au sein des populations. Quand certains s’élancent dans la construction des passerelles devant relier deux quartiers séparés par un marigot ou un ravin, d’autres optent pour la réfection ou la construction des bâtiments d’écoles ou d’hôpitaux, ainsi que leur dotation en matériels didactiques, en tables-bancs ou en médicaments de première nécessité. Il n’est donc pas rare de voir un député se transformer en maître d’ouvrage pour la réalisation des oeuvres d'utilité publique. Ce fut, entre autres, le cas du député du cent neuvième arrondissement de la ville-capitale, qui s’était improvisé maître d’ouvrage dans la réalisation d’une passerelle métallique devant relier deux quartiers de cette circonscription séparés par un marigot. Mais la réalisation fut à la milite du risible. Tenez! Ces deux quartiers étaient séparés par une zone marécageuse de près de cent mètres de large, avec, au milieu, un cours d’eau de cinq à dix centimètres de profondeur - selon les endroits -, et de trois mètres de large. Et il n’existait aucun pont reliant les deux quartiers. Ainsi, pour passer d’un quartier à l’autre, il fallait se mouiller les pieds, ou alors se faire transporter au dos par un passeur volontaire, moyennant quelques pièces d’argent. Mais, en période des crues, toute la zone était inondée et le courant d’eau devenait tellement puissant qu’il pouvait provoquer des noyades.

 

C’est à cette situation que le député décida de mettre fin, en y faisant construire une passerelle métallique. Mais, au lieu de relier les deux bouts de la terre ferme, la passerelle ne fut posée qu’en pleine zone marécageuse, laissant une bande de  boue de plus de cinq mètres, de part et d’autre. Ainsi, pour accéder à la passerelle, il fallait encore marcher dans la boue, la passerelle ne permettant que de passer au dessus du cours d’eau comme tel. Tous ceux qui espéraient traverser désormais cette zone à pied sec avaient vite déchanté, car il fallait toujours se salir les pieds dans la boue, ou alors se faire - encore et toujours - transporter au dos par des passeurs volontaires, moyennant toujours quelques espèces sonnantes et/ou trébuchantes. Pourtant l’inauguration de cet ouvrage métallique avait été faite en grande pompe, au cours d’une cérémonie officielle, avec coupure de ruban - s’il vous plaît - par le député lui-même, entouré de tous les riverains qui applaudissaient à n’en point rompre, chantaient et dansaient au rythme du ndombolo et du coupé décalé à l’ugonekoise !

 

A la fin de la cérémonie, le député repartit chez lui, à bord de sa grosse cylindrée climatisée et aux vitres fumés, tout heureux d’avoir contribué à la modernisation de sa circonscription électorale et, partant, de son pays. Avait-il conscience que sa réalisation ne fut pas à la hauteur des attentes des populations riveraines qui, elles, devaient encore et toujours continuer à patauger dans la boue pour pouvoir passer d’un quartier à l’autre ? Et si le porte-monnaie du député avait soixante-dix-sept fois sept fois moins d’envergure que les travaux à réaliser pour satisfaire les besoins de ces populations riveraines ? Comme quoi, aucun citoyen, fût-il député titulaire, ne peut à lui seul suppléer à toutes les carences d’un quelconque Etat qui paraîtrait moribond et démissionnaire vis-à-vis des préoccupations de ses propres citoyens. 

 

 
Par Pierre Raudhel
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Israël assouplit son attitude sur la flottille pour Gaza

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

JERUSALEM (Reuters) - Israël est revenu lundi sur une menace d'interdire pour dix ans l'entrée de son territoire aux journalistes étrangers qui embarqueraient sur la flottille internationale "pour la liberté" qui va tenter de briser le blocus maritime de la bande de Gaza décrété par l'Etat juif.

Le chef du bureau de presse du gouvernement, Oren Helman, avait en outre prévenu, dimanche, ces mêmes journalistes qu'ils s'exposeraient à la confiscation de leur matériel et à des "sanctions supplémentaires".

Répliquant à cet avertissement, l'Association de la presse étrangère en Israël s'était élevée contre de telles menaces qui, selon elle, "soulevaient de sérieuses questions sur l'attachement d'Israël à la liberté de la presse".

Le vice-Premier ministre Moshe Yaalon a réagi lundi en indiquant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et lui-même avaient été "pris de court" par les propos d'Helman. Le cabinet de sécurité restreint a débattu du sujet dans la journée et l'a finalement réduit à une simple affaire de zèle administratif.

Benjamin Netanyahu a fait savoir que, non seulement les journalistes accrédités auprès d'Israël n'étaient pas visés, mais encore que, israéliens ou étrangers, ils seraient par souci de transparence invités à bord des bâtiments de la marine chargés d'intercepter la flottille.

Israël a annoncé il y a dix jours qu'il ferait le nécessaire pour neutraliser cette flottille, même si elle ne transportait aucune arme. "Aucun navire n'atteindra Gaza", avait déclaré un responsable militaire.

Il avait déconseillé aux promoteurs de cette entreprise humanitaire de tester la détermination de la marine israélienne, une détermination réaffirmée lundi par le ministre de la Défense, Ehud Barak. "S'il y a des frictions ou des violences ce sera du fait des organisations ou des participants", a-t-il dit.

"RISQUES SÉCURITAIRES"

Tsahal a récemment mis au point de nouvelles tactiques pour éviter de renouveler le drame du 31 mai 2010, lorsque des fusiliers-marins israéliens avaient abordé une flottille de six bateaux parrainée par une ONG turque, faisant neuf morts parmi les militants turcs pro-palestiniens.

Mais, a reconnu Moshe Yaalon, "il n'y a pas de moyens aujourd'hui, à notre époque, d'entraver l'action des médias. C'est mieux de ne pas avoir à les affronter."

Selon des activistes pro-palestiniens, une quinzaine de bateaux transportant de l'aide à destination de la bande de Gaza devraient appareiller de ports grecs dans les prochains jours.

Une première embarcation de 19 mètres, le "Dignité-Al Karama", a quitté l'Ile Rousse, en Corse, samedi matin, avec six personnes à bord. Un second bateau français, le "Louise Michel", s'apprête à partir de Grèce mardi pour rejoindre la flottille.

Ce dernier doit emmener une trentaine de personnalités, élus et journalistes, dont l'ex-leader du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot et la députée européenne verte Nicole Kill-Nielsen. Il devrait atteindre les côtes de Gaza en fin de semaine.

Les navires français, chargés de médicaments, se joindront à une douzaine d'autres bateaux transportant des personnalités d'une vingtaine de nationalités différentes, y compris turques.

Le ministère français des Affaires étrangères a "formellement" déconseillé aux Français d'embarquer à bord de ces navires en raison de "risques sécuritaires". Mais les organisateurs rappellent aux autorités françaises le devoir de protection de leurs ressortissants et de leurs élus.

Israël a annoncé que les marchandises transportées par la flottille pourraient transiter par son port d'Ashdod ou par le territoire égyptien, aux fins de vérification.

Les responsables israéliens arguent que l'aide transitant par Israël et l'Egypte suffit à éviter une crise humanitaire à Gaza et que, s'ils laissaient passer les bateaux, le territoire serait inondé d'armes et de roquettes.

Jeffrey Heller, Marc Delteil et Gérard Bon pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief et Gilles Trequesser

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Kadhafi poursuivi pour crimes contre l'humanité

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

 

 

 

La Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mouammar Kadhafi, pour les crimes commis en Libye depuis le 15 février. Le guide suprême et son fils sont officiellement poursuivis. La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi, lors d'une audience publique à La Haye, la délivrance d'un mandat d'arrêt à l'encontre de Mouammar Kadhafi pour crimes contre l'humanité commis en Libye depuis le 15 février. Les juges ont également délivré des mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité à l'encontre du fils de Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam, et du chef des services de renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait le 16 mai demandé aux juges des mandats d'arrêt contre les trois hommes. "Les preuves recueillies montrent que Mouammar Kadhafi a personnellement ordonné des attaques contre des civils libyens non armés", avait alors affirmé Moreno-Ocampo, lors d'une conférence de presse à La Haye.l La révolte en Libye a fait des milliers de morts, selon le procureur de la CPI. Elle a en outre entraîné la fuite à l'étranger de près de 650 000 Libyens et le déplacement à l'intérieur du pays de 243 000 autres, selon l'ONU.

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Première visite au Congo du président Alpha Condé

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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 Congo/Guinée :

 

Brazzaville, 26 Juin -Le président guinéen, Alpha Condé, a entamé le dimanche 26 juin soir à Brazzaville, sa toute première visite au Congo qui doit durer 72 heures.

 

Le président Alpha Condé qu’accompagne une forte délégation, a été reçu à l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville, par son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.

 

Les deux présidents qui ont pris place à bord d’une limousine ont été salués, le long du parcours menant à la résidence des hôtes située au bord du fleuve, par une foule en liesse. Près de dix mille Congolais arborant des tee-shirts aux effigies des deux présidents, des groupes de danse traditionnels, des orchestres, ont été mobilisés pour la circonstance. La forte colonie guinéenne, habillée en pagne à l’effigie du président Alpha Condé, a également tenu à lui réserver un accueil chaleureux.

 

Les deux présidents ont eu, par la suite, un long tête à tête, sur les questions de coopération bilatérale et internationale, notamment africaine. Ils n’ont fait aucune déclaration à la presse.

 

Un banquet est prévu dimanche soir en l’honneur d’Alpha Condé. Le programme de son séjour prévoit également la visite demain lundi de la centrale hydroélectrique d’Imboulou à 260 km au nord-est de Brazzaville, ainsi que la visite du village agricole de NKouo à 87 km au nord de Brazzaville où des jeunes congolais assistés des experts israéliens font l’agriculture et l’élevage de la volaille avec une production de 8.000 œufs par jour.

 

Alpha Condé se rendra ensuite mardi prochain dans la capitale économique congolaise, Pointe-Noire (sud Congo) où il visitera le port maritime, la centrale électrique à gaz et le terminal pétrolier de Djeno.

 

Il quittera Brazzaville mercredi prochain en matinée pour Malabo en Guinée Equatoriale où il prendra part à son premier sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine (UA). Investi depuis six mois, Alpha Condé est le premier président démocratiquement élu de la Guinée.

 

Les deux pays, le Congo et la Guinée entretiennent de vieilles relations d’amitié et de coopération. Le Congo abrite un nombre important de Guinéens qui ont pour activité commerciale le petit commerce.

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le Chef de l’Etat, Joseph Kabila a fait son discours sur l’état de la nation devant les deux chambres du parlement, réunies en Congrès

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

  joseph_new2.jpgConformément à l’article 119 de la Constitution, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila a fait son discours sur l’état de la nation devant les deux chambres du parlement, réunies en Congrès, le 8 décembre 2010.

 

Le chef de l’Etat a commencé son allocution en remerciant les représentants du peuple congolais ainsi que toute la Nation congolaise et l’a invité à se joindre  à lui pour rendre grâce à Dieu pour sa solicitude particulière en cette année jubilaire à regard de la République démocratique du Congo. Laquelle grâce qui s’est traduite par la celebration avec festes du cinquantenaire de l’ indépendance   du pays dans l’unité et la paix retrouvées.,  par  l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE,  par le deuxième sacre du Tout Puissant Mazembe,  à la Coupe d’Afrique des Clubs Champions et enfin par l’élévation au rang de cardinal de Monseigneur Laurent Mosengwo Pasinya, à qui il a présenté, au nom de tous les Congolais,  ses sincères félicitations.

 

Evaluations de l’œuvre de la reconstruction nationale

 

Faisant sien l’exercice d’informer régulièrement le peuple congolais sur la marche de l’Etat, tel que prévu par l’article 77 de notre Constitution, rappelant à l’assistance l’engagement pris lors de son premier discours, il ya trois ans,  sur l’état de la Nation, devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, dans lequel il affirmait  que: «Avec l’engagement de chacun de nous, et avec l’aide du Seigneur, lentement mais sûrement la réalité est en train de rattraper le rêve. La Nation congolaise se porte mieux qu’il y a un an, beaucoup mieux qu’il y en a quinze, et son état s’améliore chaque jour davantage ».

 

Quel bilan tire-t-il de ces trois ans de gouvernance?

 

Le Président de la République paraphrase la Bible en ces termes, comme Jesus-Christ l’a pu faire en son temps:  « Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez au moins à mes œuvres » !

 Mieux d’ailleurs qu’à l’époque, aujourd’hui, la réalité en atteste la véracité, a-t-il souligné, et le constat fait ne relève d’aucune autosatisfaction, ni de la volonté de minimiser l’ampleur des défis de la reconstruction, mais,  procède de l’obligation morale de toujours rendre honnêtement compte.

 

Les cinq objectifs majeurs du pacte républicain

  1. le rétablissement et la consolidation de la paix ;
  2. la réhabilitation de (‘Etat dans ses prérogatives régaliennes;
  3. l’amélioration de la gouvernance politique, économique et sociale
  4. la relance économique ;
  5. la reconstruction du pays.

 

 

 

 

 

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Que sont devenues nos «Conférences nationales» ?

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Politique

 

dadi-copie-1.jpg[Feu Mgr Isidore de Souza, président du présidium de la Conférence nationale du Bénin] Vingt ans déjà! Le 19 février 2010, alors que l’on saluait,  ici et là, la chute de Mamadou Tandja, fermement déposé  par une junte militaire qui n’en pouvait plus de le laisser  sur son piédestal anticonstitutionnel, au Niger, les  Béninois, eux, se souvenaient avec émotion de leur  Conférence nationale des forces vives. On se rappelle, en  effet, de ce géant arbre à palabres qui réunit, du 19 au  28 février 1990, à l’hôtel PLM Alédjo de Cotonou, la  capitale économique, plus de 500 délégués venus des  quatre coins de la République et de la diaspora pour  réconcilier la nation avec elle-même. Une nation alors  moribonde, en quête d’un nouveau départ pour cesser  d’être «l’enfant malade de l’Afrique».

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette initiative a permis au Bénin de sortir d’un bien mauvais pas, le pays ayant jeté, de façon résolue, les bases d’un renouveau démocratique dont les uns et les autres se vantent encore aujourd’hui, vingt ans après. Il faut reprendre la mesure de la déliquescence socioéconomique du pays, à la veille de ce rendez-vous qui vainquit «la fatalité», selon le mot de son rapporteur général, Albert Tévoèdjrè, pour se convaincre que véritablement, le pays du vaudou, ancien «quartier latin de l’Afrique», revenait de loin. De très loin…

 

C’est vrai, malgré quelques secousses inhérentes à toute action humaine, le processus démocratique béninois se porte plutôt bien, quand on passe à la loupe la carte du continent, ou tout au moins de l’Ouest africain. Trois présidents –Mathieu Kérékou (1990 à 1991, puis de 1996 à 2006), Nicéphore Soglo (1991 à 1996) et Boni Yayi (depuis 2006)- se sont ainsi déjà succédé à la tête du pays depuis ces mémorables assises, qui ont également allumé d’une flamme nouvelle dans l’aspiration des peuples africains à l’émergence démocratique.

 

La Conférence nationale est alors devenue, on le sait, la référence de nombre de leaders, notamment de l’opposition, pour amener les tenants des pouvoirs africains à composer avec le vent de la démocratie qui, telle une onde puissante, a déferlé sur les anciennes autocraties d’Afrique et d’Europe de l’Est. Et si l’on a enregistré un certain nombre sur le continent, avec des fortunes et infortunes diverses, le Bénin reste aujourd’hui, vingt ans après, l’un des meilleurs laboratoires de ce difficile exercice de la démocratie. Non pas que le processus aura été un long fleuve tranquille, mais il aura au moins préservé l’essentiel, toutes proportions gardées, et au-delà des mille et une turpitudes qui l’ont émaillées.

 

Cependant –et le récent coup d’Etat militaire au Niger en atteste- l’Afrique post-Conférence nationale reste une mosaïque hétéroclite, où chacun se bat et se débat dans la mare politique comme dans une arène de bretteurs impénitents. Constitutions au clair et verve oratoire acérée, les nouveaux «démocrates» d’Afrique ne connaissent que la démocratie de leur propre triomphe politique et sont passés, pour certains, maîtres dans le maniement du sabre de l’alternance forcée. Certains autres ont tellement appris à user et à abuser du bistouri constitutionnel, que les filets de protection et de sauvegarde d’une bonne administration de la démocratie, que les peuples se sont donnés, ont purement et simplement volé en éclats!

 

En effet, sur le continent, où l’on croyait que la formule de la Conférence nationale inaugurait durablement un nouveau cycle de gestion politique, les putschs, qu’ils soient civils, militaires ou constitutionnels, ont vite fait de retrouver leur place parmi les instruments de torture et de torpillage des timides processus de démocratisation en cours. Les têtes couronnées changent les règles du jeu pendant le jeu, et étouffent le continent sous l’étau de la «révisionnite aiguë». Donnés partants par les lois fondamentales de leurs pays, ils rechignent à partir, tandis que les autres, qui piaffaient d’impatience, échafaudent de nouveaux plans pour entrer en scène. Et, une fois qu’ils parviennent à leurs fins au nom de la démocratie, qui a décidément bon dos, ils font absolument comme leurs prédécesseurs. Si ce n’est pire.

 

Et si l’on prenait appui sur ce vingtième anniversaire des assises fondatrices du printemps des Conférences nationales africaines pour repenser les forces et les faiblesses de nos processus démocratiques, manifestement en panne, en cette année du cinquantenaire des soleils des indépendances sur le continent? Pour réinventer la République, la démocratie, le développement?

 

Le discours de La Baule (1990)

 

La Baule, le 20 juin 1990

 

ALLOCUTION PRONONCEE PAR M. FRANCOIS MITTERRAND

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A L'OCCASION DE LA SEANCE SOLENNELLE D'OUVERTURE

DE LA 16ème CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT DE FRANCE ET D'AFRIQUE

 

Majesté, Laissez-moi vous remercier pour la présidence que vous avez exercée depuis la Conférence de Casablanca. Je salue ceux qui nous rejoignent dans notre Conférence pour la première fois. Je ne ferai pas de distinction. Mais je noterai cependant la présence de la Namibie, ce qui marque bien qu'il y a aussi des évolutions heureuses : l'accession à l'indépendance est l'une des formes essentielles de la liberté et la Namibie en est le meilleur symbole.

 

Depuis la conférence de Casablanca, beaucoup de choses se sont passées.

Vous avez parlé, Majesté, des maux dont souffre l'Afrique. Chacun le sait, ils sont nombreux. Cela repose sur des réalités difficiles et parfois angoissantes. La crise est d'abord économique. Elle s'aggrave sans cesse. Vous savez que la production par tête diminue chaque année, que la part de l'Afrique dans la concurrence mondiale recule, que les investissements se font plus rares, qu'ici ou là la famine resurgit, que la dette s'alourdit. Bref, on est installé cruellement dans le cycle infernal "dette-sous développement", tandis que la population croit. Comment voulez-vous que les systèmes scolaires et sociaux puissent résister à la poussée de la démographie dans de telles circonstances ?

 

Vous avez eu raison de le dire tout à l'heure, se tourner vers l'Afrique et porter accusation révèle une grande injustice de ceux qui, avec complaisance, parfois même avec satisfaction, dénoncent les moeurs, les traditions, le système politique, la manière de vivre de l'Afrique. Si j'ai moi-même des observations critiques à faire, comme je le ferai à l'égard de mon pays, je refuse de m'engager dans ce procès. Je préfère examiner avec vous la manière dont on pourrait préparer l'avenir immédiat. Car je suis de ceux qui pensent que si responsabilités il y a, on ne peut ignorer celles qui incombent à la société internationale et particulièrement aux pays les plus riches. Sont-ils sans pitié ou simplement indifférents ? Nous attendons encore, en dépit des efforts répétés de la France et de quelques autres, le plan mondial qui permettrait d'examiner, sur une distance de cinq à dix ans, la manière de parer aux maux successifs qui viennent pour une large part des pays riches pour atteindre les pays en voie de développement, pauvres ou moins pauvres, mais en tout cas très endettés.

 

Examinons par exemple, l'effondrement des cours des matières premières. Je me répète d'une année sur l'autre. Mais comment ne pas se répéter ? Nous sommes contraints de tenir le même discours puisque les faits n'ont pas changé. Si on se met à la place des responsables africains, on se dit comment faire ? On établit un budget, on tente de planifier sur deux ans, trois ans, cinq ans et en l'espace d'une semaine, quand ce n'est pas au cours d'une simple séance d'un après-midi dans une ville lointaine, tout s'effondre.

 

Les monnaies de base ont connu des évolutions qui ont constamment dérangé vos prévisions ; vos productions ont connu des évolutions saisissantes vers la baisse. On s'interroge : comment le financier le plus avisé du monde, pourtant si prêt à se faire donneur de leçons, agirait-il ? Quelle solution trouverait-il pour compenser les pertes, arrêter le désastre ? On s'étonne après cela de la fuite des investissements étrangers... Et que penser de la fermeture des marchés en Occident ? Faut-il s'étendre sur le débat au sein du GATT à propos du maintien du protectionnisme, sur les produits agricoles, les produits textiles et combien d'autres ? Il y a là une spirale qui empêche les pays africains de retrouver un équilibre hors duquel tout leur est interdit. Le développement, bien entendu, la prospérité, l'équilibre politique, le temps et l'espace nécessaires pour procéder aux réformes politiques attendues.

 

Il est vrai que l'Afrique est l'oubliée de la croissance, la laissée pour compte du progrès ; je dis ceci d'une façon rapide car, dans tel ou tel pays, on observe des efforts récompensés par le succès. Nous n'allons pas nous attarder pour tenter de désigner le coupable. Les responsabilités sont partagées. Dans mon esprit, elles commencent par l'insouciance ou l'irresponsabilité des pays, qui par solidarité internationale et dans leur intérêt, devraient comprendre qu'une large et audacieuse politique Nord-Sud s'impose. Elles continuent par les défaillances de nombreux pays africains qui n'ont pas pu ou qui n'ont pas su prendre à temps les mesures qui pouvaient leur convenir. Prenons-en acte ; posons-nous ces questions.

 

La première question est sous-jacente dans les campagnes qui se développent, un peu partout dans le monde, contre la politique de la France faut-il que la France renonce afin de ne plus être exposée aux critiques nombreuses qui la frappent ? Faut-il qu'elle rapatrie chez elle tous les moyens et qu'elle les consacre à ses ressortissants nationaux ? Faut-il qu'elle se replie, faut-il qu'elle cherche en elle-même ses seules ambitions. Je vous dirai ce que je pense de la politique de la France et de la manière dont elle est conduite. Mais je répondrai par avance à cette question : la France est décidée à poursuivre sa politique et donc à aider l'Afrique, quoi qu'il en soit et quoi qu'on en dise. Elle ne se retirera pas de l'oeuvre engagée depuis si longtemps et qui, sous des formes différentes au travers de l'histoire, l'a associée à un grand nombre de ces pays. La France restera fidèle à son histoire dont, d'une certaine manière vous êtes, et à son avenir dont vous serez, je l'espère aussi.

 

Permettez-moi quelques rappels simples. La France est toujours le premier des pays industriels avancés dans l'aide aux pays en voie de développement. Le premier, nettement, devant tous les autres. C'est vrai que des pays comme le Canada ou l'Allemagne font un effort tout à fait estimable. Mais, c'est vrai que d'autres grandes puissances restent à quelque distance et même parfois à une longue distance. Notre aide à l'Afrique en 1990 est supérieure à celle de 1989 qui, elle-même, était en accroissement par rapport aux années précédentes.

 

La quatrième Convention de Lomé, à laquelle nous avons pris une part si évidente, a permis d'augmenter de 45% les engagements financiers de la Communauté. Dans toutes les enceintes internationales, j'ai plaidé pour le développement que je considère comme un élément indissociable des progrès de la démocratie. Nous sommes allés partout, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'Economie et des Finances, le ministre de la Coopération, le ministre de la Francophonie notamment, pour plaider le dossier de l'Afrique. Et nous devons répéter, encore une fois, les mêmes choses simples. A Toronto, nous avons mis au net un plan qui permettrait de réduire ou d'abolir la dette des pays les plus pauvres et nous avons préconisé trois façons de faire en annonçant aussitôt celle que nous avions choisie. A Dakar, peu de temps après, nous avons annulé nos créances publiques à l'égard de trente-cinq pays d'Afrique. Cet exemple a été suivi par quelques uns. A la tribune des Nations Unies, j'ai demandé qu'un plan fut élaboré et décidé en faveur des pays dits intermédiaires, ceux qui sont peut-être moins pauvres, mais si endettés que le bénéfice de leur travail est absorbé par le service de la dette.

 

A Toronto, à Dakar, à New York, j'avais déjà indiqué que la France ne s'en tiendrait pas là. Je pense que dès maintenant, il convient de ne plus faire que des dons à 100% aux pays les moins avancés. Une conférence de ces pays se tiendra à Paris, cet automne, j'aurai l'occasion d'y revenir. Je pense qu'il convient de limiter à 5%, ce qui revient à une réduction de 50%, les taux d'intérêt de tous les prêts publics aux pays dits intermédiaires de l'Afrique sub-saharienne. C'est une décision unilatérale de la France. Elle n'a pas été négociée, ni avec vous, ni avec nos partenaires de ce fameux club des pays les plus riches qui se réunira dans quelques semaines à Houston. Mais j'ai l'intention, à Houston précisément, de demander à nos partenaires, aux six autres pays industrialisés, d'aller plus loin. J'ai l'intention de leur demander d'abord s'il leur est possible de reprendre à leur compte des dispositions du type de celle que je viens d'énoncer ; ensuite, d'allonger de toute façon les délais de remboursement des pays les plus endettés par des moyens divers qu'il conviendra de choisir. Et j'en reviens à ce projet dix fois traité et dont il faudra bien comprendre qu'il est nécessaire, celui d'un fonds spécial mondial. J'avais proposé qu'il fut financé par des nouveaux droits de tirages spéciaux. Je pense que les pays peuvent renoncer à certains de leurs droits pour alimenter une sorte de fonds mondial de garantie qui servirait à amorcer la pompe pour que, désormais, un nouveau cours des choses préside à la marche des affaires internationales. Mais, rien ne se fait au hasard. Peut-être à certaines époques l'argent se répandait avec prodigalité, sans contrôle. Moi, je n'ai pas connu ce temps-là. Je veux dire que je n'étais pas responsable au temps ou ces pratiques ont pu exister. Vous savez bien, Madame et Messieurs, comment les choses se passent, comment les décisions sont prises. Il peut même arriver que des difficultés naissent à ce propos entre nous. Pas exactement entre vous et moi, mais entre nos hauts fonctionnaires lorsqu'ils discutent âprement de la valeur de tel projet, de son financement, de ses modalités. Il vous arrive même parfois de reprocher à la France, par ses exigences et par sa rigueur, d'exprimer je ne sais quel relent de l'époque coloniale, bien que nous ne prétendions pas, et vous le savez bien, dicter la politique que vous avez à faire. Les crédits du Fonds d'aide et de coopération qui sont placés sous la tutelle du ministre de la Coopération et qui servent à développer des projets font l'objet d'une instruction interministérielle, avec un luxe de précautions de toutes sortes. Les crédits sont alloués au fur et à mesure des réalisations. On constate, sur place, ce qui se fait, en collaboration avec les responsables de chacun de vos pays. Il en est de même pour les crédits, prêts et dons gérés par la Caisse centrale de coopération économique. Ce sont des institutions sévères ou des organismes parfois rébarbatifs qui accumulent les étages administratifs, mais qui sont quand même bien nécessaires. Ils permettent en tout cas d'avoir la conscience tranquille. Pour vous comme pour nous cette aide est menée avec la rigueur necessaire, pour qu'elle soit utile à vos peuples. A tout cela, Madame et Messieurs, vos Etats participent et contribuent. Ils font entendre leurs voix, ils font connantre aussi leurs objections et ils acceptent parfaitement tout ce qui leur permettra de mener leur action sous le contrôle de chefs d'Etat dont je peux dire que j'ai souvent constaté le scrupule sur la manière dont ils devaient gérer les crédits qui doivent servir au développement de leur peuple. Si l'on doit constater un certain nombre de défaillances à travers le temps, je ne vois pas, ayant fait un examen approfondi de cette situation, ce qui pourrait être vraiment remarqué au cours de ces dernières années. Pour la balance des paiements, il arrive qu'une contribution soit consentie par la France aux Etats lorsqu'ils ont constaté que leur programmation se heurte à des décisions souvent spéculatives qui ruinent, en l'espace de quelques heures, la patience et la prévision de plusieurs années. Là encore, c'est notre ministère des Finances qui intervient. Il a des instructions financières pour chaque pays. Le ministère des Affaires étrangères et celui de la Coopération y prennent part : dans un système aussi précis, par où serait passée cette "évaporation", dont on parle sans arrêt, dans un procès de type cartiériste, comme une sorte d'invitation en sourdine à voir la France arrêter, cesser de pratiquer la politique qui nous rassemble aujourd'hui et qui fait de nous des pays amis et solidaires, nous qui représentons ensemble, sur la scène internationale, un front de quelque 30, 35 pays. Mais sur ces 35 pays, presque tous sont sous-développés. Peut-on dire : que c'est de leur faute, et oublierait-on cette indifférence des peuples riches ou plutôt de leurs dirigeants, cet oubli de leur responsabilité et de leur intérêt, car c'est du développement des termes de l'échange qu'eux mêmes tireront les moyens de leur prospérité ? Je n'ignore pas les interrogations que suscitent chez vous les événements qui ont bouleversé l'Est de l'Europe. Vous craignez que bien des capitaux ne se détournent de l'Afrique. C'est une inquiétude que l'on peut comprendre, car les moyens des pays qui sont vos amis ne sont pas illimités. Eh bien, il dépend de nous qu'il n'en soit pas ainsi. La France fait son devoir. C'est vrai que si l'on ne rétablit un climat de confiance dans la marche en avant des pays de l'Afrique, il est difficile d'espérer la venue d'investissements étrangers, privés. On peut prendre des mesures de toutes sortes, notamment fiscales, mais ne s'agit-il pas aussi d'un problème politique ? Si l'on veut redonner confiance dans les chances de l'Afrique ce sera par une stabilité retrouvée, avec des administrations en bon état de marche, avec une gestion scrupuleuse et un certain nombre de dispositifs, soit anciens, soit nouveaux qu'il conviendra de déterminer au cours des heures de travail que nous aurons cet après midi et demain. Prenons un cas : celui de la zone franc. Je crois que l'on peut considérer que cette zone franc est un facteur de stabilité pour l'Afrique noire. Je crois que les pays qui participent y sont très attachés. Eh bien, la France aussi. Périodiquement, l'idée d'une dévaluation du franc CFA est relancée par de grandes institutions internationales. On dit que vous y êtes hostiles, moi aussi. Cela ne réglerait aucune de vos difficultés. Je crains que cela ne puisse aboutir qu'à alourdir les charges de vos dettes et à renchérir vos importations. Certains d'entre vous se posent la question de savoir si l'Union économique et monétaire européenne ne modifierait pas la relation du franc CFA avec les autres monnaies de l'Europe. Je vous dis dès maintenant que ce qui vaut pour le franc CFA par rapport au franc vaudra demain par rapport à la monnaie européenne si celle-ci, comme nous l'espérons, voit le jour. Je puis m'en porter garant. Ainsi disposerez-vous d'une vaste zone qui vous apportera certaines formes de sécurité dans le trouble général qui s'empare de l'Afrique. Vous savez que l'Europe dispose d'un Marché commun et qu'elle est à la recherche d'une monnaie unique. Or la zone-franc a une monnaie mais elle n'a pas de Marché commun. Il y a pour l'instant d'un côté un marché commun sans monnaie et de l'autre une monnaie sans marché commun. Il y a là peut-être une situation dont la contradiction pourrait toucher à l'absurde. Ne devriez-vous pas, Madame et Messieurs, rechercher l'unification de vos marchés et l'harmonisation de règles administratives, juridiques, fiscales et douanières dans des ensembles suffisamment vastes ? Il serait peut-être trop ambitieux de considérer l'ensemble de l'Afrique noire. La réalité historique et géographique devrait aboutir à plusieurs ensembles et ce serait déjà un grand progrès. En tout cas, nous sommes prêts à vous aider pour mettre en oeuvre ce mouvement que je crois indispensable si l'on veut pouvoir disposer de l'instrument politique, géographique, économique qui nous permettra d'avancer dans la lutte contre la crise. Mais je tiens à dire ceci : de même qu'il existe un cercle vicieux entre la dette et le sous-développement, il existe un autre cercle vicieux entre la crise économique et la crise politique. L'une nourrit l'autre. Voilà pourquoi il convient d'examiner en commun de quelle façon on pourrait procéder pour que sur le plan politique un certain nombre d'institutions et de façons d'être permettent de restaurer la confiance, parfois la confiance entre un peuple et ses dirigeants, le plus souvent entre un Etat et les autres Etats, en tout cas la confiance entre l'Afrique et les pays développés. Je reprends à mon compte l'observation, à la fois ironique et sévère, de Sa Majesté le Roi du Maroc lorsqu'il évoquait la manière dont la démocratie s'était installée en France. Cela n'a pas été sans mal, ni sans accidents répétés. Elargissant le propos, je reprendrai les termes de l'un des chefs d'Etat avec lequel nous dnnions hier soir : l'Europe dont nous sommes, nous Français, avait à la fois le nazisme, le facisme, le franquisme, le salazarisme et le stalinisme. Excusez du peu... Etait-ce les modèles à partir desquels vous aviez à bâtir vos Etats, vous qui n'avez disposé, dans la meilleure hypothèse que d'un quart ? Il nous a fallu deux siècles pour tenter de mettre de l'ordre, d'abord dans notre pensée et ensuite dans les faits, avec des rechutes successives ; et nous vous ferions la leçon ? Il nous faut parler de démocratie. C'est un principe universel qui vient d'apparantre aux peuples de l'Europe centrale comme une évidence absolue au point qu'en l'espace de quelques semaines, les régimes, considérés comme les plus forts, ont été bouleversés. Le peuple était dans les rues, sur les places et le pouvoir ancien sentant sa fragilité, cessait toute résistance comme s'il était déjà, et depuis lontemps, vidé de substance et qu'il le savait. Et cette révolution des peuples, la plus importante que l'on eut connue depuis la Révolution française de 1789, va continuer. Je le disais récemment à propos de l'Union Soviétique cette révolution est partie de là et elle reviendra là. Celui qui la dirige le sait bien, qui conduit avec courage et intelligence une réforme qui, déjà, voit se dresser devant elle toutes les formes d'opposition celles qui s'y refusent, attachées au système ancien et celles qui veulent aller plus vite. Si bien que l'histoire reste encore en jeu. Il faut bien se dire que ce souffle fera le tour de la planète. Désormais on le sait bien : que survienne une glaciation ou un réchauffement sur l'un des deux pôles et voilà que le globe tout entier en ressent les effets. Cette réflexion ne doit pas rester climatique, elle s'applique à la société des hommes !... Enfin, on respire, enfin on espère, parce que la démocratie est un principe universel. Mais il ne faut pas oublier les différences de structures, de civilisations, de traditions, de moeurs. Il est impossible de proposer un système tout fait. La France n'a pas à dicter je ne sais quelle loi constitutionnelle qui s'imposerait de facto à l'ensemble de peuples qui ont leur propre conscience et leur propre histoire et qui doivent savoir comment se diriger vers le principe universel qu'est la démocratie. Et il n'y a pas trente six chemins vers la démocratie. Comme le rappelait M. le Président du Sénégal, il faut un Etat, il faut le développement et il faut l'apprentissage des libertés... Comment voulez-vous engendrer la démocratie, un principe de représentation nationale avec la participation de nombreux partis, organiser le choc des idées, les moyens de la presse, tandis que les deux tiers d'un peuple vivraient dans la misère. Je le répète, la France n'entend pas intervenir dans les affaires intérieures des Etats africains amis. Elle dit son mot, elle entend poursuivre son oeuvre d'aide, d'amitié et de solidarité. Elle n'entend pas soumettre à la question, elle n'entend pas abandonner quelque pays d'Afrique que ce soit. Ce plus de liberté, ce ne sont pas simplement les Etats qui peuvent le faire, ce sont les citoyens : il faut donc prendre leur avis et ce ne sont pas simplement les puissances publiques qui peuvent agir, ce sont aussi les organisations non gouvernementales qui souvent connaissent mieux le terrain, qui en épousent les difficultés qui savent comment panser les plaies. Nous ne voulons pas intervenir dans les affaires intérieurres. Pour nous, cette forme subtile de colonialisme qui consisterait à faire la leçon en permanence aux Etats africains et à ceux qui les dirigent, c'est une forme de colonialisme aussi perverse que tout autre. Ce serait considérer qu'il y a des peuples supérieurs, qui disposent de la vérité, et d'autres qui n'en seraient pas capables, alors que je connais les efforts de tant de dirigeants qui aiment leur peuple et qui entendent le servir même si ce n'est pas de la même facon que sur les rives de la Seine ou de la Tamise. Voilà pourquoi il faut procéder à une étude méthodique de tout ce qui touche à la vie économique. Il faut mettre en place des dispositifs douaniers qui empêcheront des évasions de capitaux qui viennent souvent justifier les critiques entendues. De ce point de vue encore, la France, si vous le souhaitez, est prête à vous apporter l'aide humaine et technique, à former des fonctionnaires, à se trouver auprès d'eux. J'ai vu nantre la plupart de vos Etats, j'ai connu vos luttes pour en finir avec l'état colonial. Ces luttes vous opposaient souvent à la France, et seule la sagesse des dirigeants français et africains a évité, en fin de compte, le drame d'une guerre coloniale en Afrique noire. Il fallait bâtir un Etat, une souveraineté, avec des frontières garanties internationalement, telles que les avaient dessinées les compas et les règles des pays coloniaux, dans les salons dorés des chancelleries occidentales, déchirant les ethnies sans tenir compte de la nature du terrain. Et voilà que ces Etats nouveaux, doivent gérer les anciennes contradictions héritées de l'histoire, doivent bâtir une administration centrale, nommer des fonctionnaires après les avoir former, gérer des finances publiques, entrer dans le grand circuit international, souvent sans avoir reçu des anciens pays coloniaux la formation nécessaire. Et on aurait à raisonner avec ces Etats, comme on le ferait à l'égard de nations organisées depuis mille ans comme c'est le cas de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Espagne ou du Portugal ! Les moeurs, les traditions aussi respectables que les vôtres, l'histoire et la nature de ces peuples, leur propre culture, leur propre façon de penser, tout cela pourrait se réduire à une équation décidée dans une capitale du nord ? Vraiment, je fais appel à votre raison, et je pense que nous nous connaissons assez pour savoir que rien ne sera fait entre nous en dehors du respect et de la considération que nous nous devons. S'il y a contestation dans tel Etat particulier, eh bien ! que les dirigeants de ces pays en débattent avec leurs citoyens. Lorsque je dis démocratie, lorsque je trace un chemin, lorsque je dis que c'est la seule façon de parvenir à un état d'équilibre au moment où apparant la nécessité d'une plus grande liberté, j'ai naturellement un schéma tout prêt : système représentatif, élections libres, multipartisme, liberté de la presse, indépendance de la magistrature, refus de la censure : voilà le schéma dont nous disposons. Nous en avons discuté plusieurs fois et hier soir encore en particulier. Je sais combien certains défendent scrupuleusement leur peuple et cherchent le progrès y compris dans les institutions. Plusieurs d'entre vous disaient : "transposer d'un seul coup le parti unique et décider arbitrairement le multipartisme, certains de nos peuples s'y refuseront ou bien en connantront tout aussitôt les effets délétères". D'autres disaient : "nous l'avons déjà fait et nous en connaissons les inconvénients". Mais les inconvénients sont quand même moins importants que les avantages de se sentir dans une société civiquement organisée. D'autres disaient : "nous avons commencé, le système n'est pas encore au point, mais nous allons dans ce sens". Je vous écoutais. Et, si je me sentais plus facilement d'accord avec ceux d'entre vous qui définissaient un statut politique proche de celui auquel je suis habitué, je comprenais bien les raisons de ceux qui estimaient que leurs pays ou que leurs peuples n'étaient pas prêts. Alors qui tranchera ? Je crois qu'on pourra trancher en disant que de toute façon, c'est la direction qu'il faut prendre. Certains ont pris des bottes de sept lieues, soit dans la paix civique soit dans le désordre, mais ils ont fait vite. D'autres marcheront pas à pas. Puis-je me permettre de vous dire que c'est la direction qu'il faut suivre. Je vous parle comme un citoyen du monde à d'autres citoyens du monde : c'est le chemin de la liberté sur lequel vous avancerez en même temps que vous avancerez sur le chemin du développement. On pourrait d'ailleurs inverser la formule : c'est en prenant la route du développement que vous serez engagés sur la route de la démocratie. A vous peuples libres, à vous Etats souverains que je respecte, de choisir votre voie, d'en déterminer les étapes et l'allure. La France continuera d'être votre amie, et si vous le souhaitez, votre soutien, sur le plan international, comme sur le plan intérieur. Vous lui apportez beaucoup. Quand je constate, par exemple, que le flux de capitaux qui va du Sud pauvre vers le Nord riche est plus important que le flux de capitaux qui va du Nord riche au Sud pauvre, je dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Le colonialisme n'est pas mort. Ce n'est plus le colonialisme des Etats, c'est le colonialisme des affaires et des circuits parallèles. Nous parlons entre Etats souverains, égaux en dignité, même si nous ne le sommes pas toujours en moyens. Il existe entre nous des conventions de toutes sortes. Il existe des conventions de caractère militaire. Je répète le principe qui s'impose à la politique française chaque fois qu'une menace extérieure poindra, qui pourrait attenter à votre indépendance, la France sera présente à vos côtés. Elle l'a déjà démontré, plusieurs fois et parfois dans des circonstances très difficiles. Mais notre rôle à nous, pays étranger, fut-il ami, n'est pas d'intervenir dans des conflits intérieurs. Dans ce cas-là, la France en accord avec les dirigeants, veillera à protéger ses concitoyens, ses ressortissants mais elle n'entend pas arbitrer les conflits. C'est ce que je fais dans le cadre de ma responsabilité depuis neuf ans. De la même manière, j'interdirai toujours une pratique qui a existé parfois dans le passé et qui consistait pour la France à tenter d'organiser des changements politiques intérieurs par le complot ou la conjuration. Vous le savez bien, depuis neuf ans, cela ne s'est pas produit et cela ne se produira pas.

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Quelle grille salariale pour les fonctionnaires congolais en 2011

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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L'Afrique selon Marie-Cadroe: T’as pas connu ça ?

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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T’as pas connu ça ?

T’as pas connu ça toi, l’envie de tout faire mais tout te manque ; s’asseoir et avoir les larmes qui coulent sans que tu ne le décides, t’as pas connu ça toi. T’as pas connu l’envie de vivre dans un monde où tout te ressemble et tout se fait à ton goût, rien ne tombe du ciel ou ne se meut sans que tu en aies donné l’ordre.

T’as jamais connu ça toi, avoir l’estomac vide et l’esprit bien rempli de désirs, mais rien ne s’offre à toi pour assouvir ta faim qui te range depuis des semaines. Dis moi si t’as jamais connu ça : être au milieu des gens qui ne savent que satisfaire leur insouciance tout en fermant les yeux au monde qui pleur.

Dis moi si jamais t’as connu la joie et la tristesse au même moment quand tu viens de manger et soudain les infos annoncent que des centaines d’enfants meurent de faim à travers le monde.  Maintenant tu le sais ou ça te revient peut-être.

Mais, dis-moi d’abord si t’as jamais connu cette flamme et cette envie de justice qui naissent au fond du cœur face à un traitement macabre qu’on afflige à l’orphelin. Et quand de pauvres innocents succombent dans des conflits et attentats où seule une portion de personnes trouve leur compte, dis-moi ce que ça te fait ; hein, cette envie de vouloir changer la face du monde, t’as jamais connu ça. Mais que fais-tu.

T’as pas connu ça toi, le manque d’eau potable et l’incertitude de trouver un bout de pain pour boucler ta journée, te confiant à la seule volonté de Dieu qui sait te donner le souffle de vie sans conditions. T’as jamais connu ça, se trouver devant un octopuce[1] qui tient braqué vers toi un AK 47[2], et te réclame une maigre somme que tu ne peux pas avoir parce que tout t’a été dévalisé, tu vois alors ta vie dépondre d’un gamin à qui on doit encore tout apprendre même sur la façon d’enfiler son pantalon.

Alors, dis-moi où t’as vécu pour ignorer tout ça ? Dis-moi ta contribution car avec un seul signe de ta volonté tout ira comme tu le souhaites.

 

 

 

 

Marie-Cadrœ MLD

Tous droits réservés !

 



[1] Jeune enfant de huit (8) ans

[2] Arme de guerre du génie Russe, plus en circulation dans la majorité des conflits africains

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Qui prendra la place d'Omar Bongo ?

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Qui prendra la place d'Omar Bongo ?

Dans la perspective de la succession, les ténors du régime prennent discrètement position. Reste à savoir quel rôle joueront l’armée et le parti au pouvoir.


« Avant de s’éteindre, je suis convaincu que, prévoyant comme il l’était, le président a pris soin de mettre en place un scénario susceptible d’assurer une succession sans heurts », prophétise un vieux militant du Parti démocratique gabonais (PDG). Pourtant, bien malin celui qui pourrait dresser le portrait de l’homme, ou de la femme, qui sera investi par les instances du mouvement créé par Omar Bongo Ondimba en 1968 pour le représenter lors de l’élection présidentielle. Conformément à la Constitution, le scrutin doit se tenir dans les quarante-cinq jours qui suivent la date du début de la vacance du pouvoir, le 10 juin 2009. Longtemps taboue en dépit des ennuis de santé du président, la question de sa succession va devenir centrale à l’issue de la période de deuil. Derrière le calme apparent et le silence recueilli des principaux acteurs politiques, suspicion et rumeurs font monter la température. Pour les plus pessimistes, l’orage couve, entretenu par les solides inimitiés qui se sont développées au sein de la galaxie Bongo. En dépit de sa volonté de garder le contrôle du pouvoir et de rester le seul maître du jeu, le chef de l’État disparu n’a pas réussi à neutraliser les réseaux qui se tissaient dans l’ombre en vue de sa succession. Alors que la vie politique gabonaise est largement dominée par le PDG, le choix du candidat que ce parti investira pour le représenter à la prochaine élection sera déterminant pour l’avenir du pays. Face à une opposition qui, si elle reste pour l’instant silencieuse, n’en est pas moins en embuscade, qui sera le candidat du PDG ?

L’une des grandes batailles pour être en pole position dans la course au fauteuil présidentiel s’est jouée lors du dernier congrès du PDG, en septembre 2008. Certains observateurs pariaient sur la création d’un poste unique de vice-président du PDG, confié à Ali Bongo Ondimba, le fils du président. Dans l’esprit des Gabonais, cela aurait été interprété comme la désignation officielle du dauphin. Il n’en a rien été. « Ali », qui est aussi ministre de la Défense, a bien été nommé au poste mais avec six autres vice-présidents, diluant ainsi la portée symbolique de l’acte. 

Parer à toute éventualité

Depuis, on le soupçonne de tout. Et lui-même ne fait rien pour rassurer ses adversaires : fin avril, des militaires armés ont érigé des barrages routiers et ont fouillé pendant deux jours les véhicules administratifs attribués aux cadres de la fonction publique, suscitant la colère des autorités locales de Libreville et de Port-Gentil. Tableau surréaliste pour un pays en paix. Pour justifier l’opération, le ministre de la Défense a déclaré que celle-ci avait été décidée sur la base de renseignements solides et qu’elle visait à empêcher des « infiltrations » d’armes sur le territoire. En revanche, pour ceux qui soupçonnent – et dénoncent – l’idée d’une succession de père en fils, cette intervention militaire ne serait que « la répétition générale d’un scénario de prise du pouvoir ». Ou, du moins, elle traduirait la volonté de recourir à cette « arme » pour frapper les esprits et peser sur l’échiquier politique.

Plus largement, ses détracteurs accusent Ali Bongo Ondimba d’avoir reconfiguré le système pour parer à toute éventualité. Ainsi, le 28 novembre 2008, tout le commandement de l’appareil sécuritaire a sauté, sans grande publicité. Le général Jean-Claude Ella Ekogha, 55 ans, ancien commandant de la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) en République centrafricaine en 2004, a été promu commandant en chef des forces armées gabonaises. Quant à Samuel Mbaye, qui fut le tout-puissant secrétaire général du Conseil national de sécurité à la présidence, il a été remplacé par le colonel-major Jean-Philippe Ntumpa Lebani, désormais patron du renseignement. Au poste sensible de chef d’état-major particulier du président de la République officie dorénavant le général de brigade Augustin Bibaye Itandas. Les grands corps de la sécurité ont également connu un changement avec le départ du général Honoré Oléry, remplacé par Abel Sougou à la tête de la gendarmerie nationale, tandis que la marine est passée sous les ordres du contre-amiral Hervé Nambo Ndouany. Mais, selon d’autres sources, les hommes les plus influents de l’armée seraient toujours des proches du général Idriss Ngari, actuel ministre de la Santé, qui occupa par le passé les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur notamment. En cas de coup de force, ce sont donc les deux pôles qui auraient pu être amenés à s’affronter. Mais on en est loin. Jusqu’ici, la transition se déroule dans le respect strict et scrupuleux de la Constitution.

Ce qui laisse la porte ouverte à d’autres postulants. Cité par la presse, le gendre Paul Toungui, dont l’ambition se profile derrière la figure emblématique de Pascaline Bongo Ondimba, sa compagne, n’a jamais manifesté publiquement son intérêt pour la magistrature suprême. Son silence déconcerte jusqu’à ses proches, qui en sont à se demander si le chef de file du courant des « appellistes » au sein du PDG en a encore envie. Éloigné des dossiers économiques qui lui étaient familiers en tant que ministre de l’Économie et des Finances, Toungui ronge son frein au département des Affaires étrangères. D’autant que le président semblait lui préférer des personnes ayant travaillé au cabinet présidentiel, telles que Laure Olga Gondjout, qui entretient un précieux carnet d’adresses confectionné du temps où, régnant sur le secrétariat du chef de l’État, elle filtrait les entrées des visiteurs du bureau présidentiel. Certains, au sein du PDG, font de Jean Ping, actuel président de la Commission de l’Union africaine, une solution idéale de compromis, qui permettrait à la fois d’éviter une lutte fratricide et de ne pas écorner l’image du pays. Apprécié d’Omar Bongo Ondimba, qui l’a propulsé à Addis-Abeba, Ping a également été le compagnon de sa fille Pascaline, avec laquelle il a deux enfants. Consensuel et bénéficiant d’une réputation internationale que les autres prétendants potentiels n’ont pas, cet ancien ministre des Affaires étrangères pourrait fédérer les clans rivaux. À moins qu’une surprise ne survienne avec l’irruption de personnalités du secteur privé. Dans cette catégorie, on cite fréquemment le nom de Marcel Abeké, PDG de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog). Conseiller spécial particulièrement apprécié du chef de l’État décédé, il apparaît comme un homme neuf aux yeux de l’opinion, et sa réputation est sans tache. Mais son expérience politique est sommaire et son ambition peu lisible.

En revanche, d’autres personnalités « pédégistes » de premier plan semblent d’ores et déjà hors contexte, « carbonisées » pour avoir été trop longtemps aux affaires ou pour être tombées en disgrâce. C’est le cas de l’ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba, en dépit de son retour sur le devant de la scène observé depuis deux ans. Il est actuellement à la tête du ministère stratégique du Pétrole et des Mines. C’est également le cas de Jean-François Ntoutoume Emane, lui aussi passé par la primature, qui a retrouvé un mandat en se faisant élire à la mairie de Libreville. 

L’opposition veut saisir sa chance

Dans la même veine, l’ex-jeune premier Richard Auguste Onouviet, ancien ministre des Mines, a lui aussi disparu des écrans radars de la succession. Selon ses détracteurs, le très francophile Onouviet aurait fâché le président par son manque d’enthousiasme dans la mise en œuvre du projet d’exploitation du gisement de fer de Belinga, en partenariat avec la Chine.

Face à eux, on retrouve une opposition qui rêve de prendre sa revanche sur le système PDG. « Si on organise une élection régulière et transparente, le candidat du PDG ne gagnera pas », pronostique un chroniqueur politique. « Il n’y a qu’à voir le taux d’abstention (70 %) enregistré lors des dernières consultations électorales pour se rendre compte que les Gabonais ne veulent plus de ce système. L’opposition a une belle carte à jouer. » Mais en aura-t-elle la possibilité ? Ceux des opposants qui ont rallié la majorité présidentielle, à l’instar du vice-
Premier ministre Paul Mba Abessole ou du vice-président Didjob Divungi, pourraient bien être comptables d’une part de l’inventaire de quarante ans de « pédégisme ». De la même manière, Zacharie Myboto, qui est passé de la majorité présidentielle à l’opposition radicale en 2001, n’a pas fait oublier qu’il servit pendant plus de trente ans un régime dont il dénonce avec fougue les abus.

Quant à Pierre Mamboundou, si sa base électorale a légèrement diminué depuis qu’il a modéré son opposition à Omar Bongo, il demeure un adversaire redoutable pour le PDG. Toutefois, le parti au pouvoir reste une formidable machine électorale. De tous les mouvements politiques gabonais, il est le seul à disposer à la fois d’une solide implantation sur l’ensemble du territoire national, d’un très grand nombre de représentants au sein de l’administration et de moyens colossaux. Bref, le PDG semble, de loin, le mieux placé pour donner au Gabon son quatrième président de la République. Encore faut-il qu’il surmonte ses rivalités internes.

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Découvrir le Congo Brazzaville: carte d'identité et Chiffres clés

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Le Congo Brazzaville: Chiffres clés


  • Superficie
    342 000
  • Environnement Climat subéquatorial chaud et humide. Saison sèche entre mai et septembre dans le centre et le sud. La forêt équatoriale couvre l’essentiel du pays, tandis que plateaux et vallées sont occupés par la savane.
  • Population3 999 000 millions d'hab.
  • Projection 205013 721 000 millions d'hab.
  • Croissance démographique2,6 %
  • Population de -15 ans46,9 %
  • Densité de la population11 hab./km²
  • Population urbaine53,5 %
  • Espérance de vie52 ans
  • Mortalité infantile8,1 %
  • Alphabétisation82,8 %
  • Scolarisation47 %
  • Indice de développement humain (2003)Indicateur : 0,512

    Rang : 142 (sur 175 pays)

  • Langues usitéesKongos, Tékés, Laris, Mbochis...
  • ReligionsChrétiens, musulmans..

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