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Articles avec culture

NELSON MANDELA, LEÇONS DE VIE POUR LE MONDE

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans culture

 

 

mandela.jpg A l’heure où le monde entier rend hommage à Nelson Mandela, notre émission dominicale, le Jour du Seigneur, tient elle aussi à évoquer la mémoire de celui qui n’est plus depuis longtemps un citoyen d’Afrique du Sud mais le frère universel de tous ceux qui sont épris de liberté, de paix et de justice. En effet, l’Eglise n’est pas une entité à part, elle est intimement unie, de part son être et sa vocation, aux joies, aux peines et aux espoirs de toute l’humanité. Donc, même s’il ne s’agit pas d’une personnalité religieuse comme ce fut à la mort de Jean-Paul II, les chrétiens, particulièrement en Afrique, s’inclinent devant la mémoire de ce fils de notre terre.

Pourquoi un tel hommage unanime à Nelson Mandela s’élève-t-il des quatre coins du monde ?

La vie de cet homme est fascinante en ce sens qu’il s’est forgé une personnalité exceptionnelle dans une situation sociale et politique extrêmement dramatique et compliquée, celle de l’Afrique du Sud forgée par l’Apartheid. Avec d’autres, Mandela, qui était avocat, s’est engagé à combattre ce système qui déniait aux Noirs, pourtant largement majoritaires démographiquement dans ce pays, d’avoir les mêmes droits politiques et économiques que la minorité blanche. Ce combat se révélera par la suite être un combat pour l’égale dignité de tous les êtres humains et pour la fraternité entre au-delà de l’appartenance raciale ou tribale.

Pour ce faire, Mandela a employé plusieurs moyens. Il s’est engagé dans l’African National Congress (ANC) et a épousé sa lutte armée pour déstabiliser le régime de l’apartheid. Mis en prison, il a continué avec sa force morale, à dénoncer le système et il s’est imposé rapidement et naturellement comme le leader et l’emblème de la lutte des Noirs pour leur liberté.

 

Dans cette lutte, il a fait preuve de :

Ténacité : la prison et d’autres formes de pression ne l’ont pas brisé et détourné de l’idéal auquel il avait consacré son énergie, son intelligence et sa vie.

Esprit de Réconciliation entre Blancs et Noirs, oppresseurs et opprimés, avec corolaire le Pardon (le pardon est une exigence éthique et politique sans laquelle la violence s’installe en permanence et gangrène les relations sociales). La Commission Vérité et Pardon fut pensée dans ce sens.

Lucidité morale et politique : La vengeance ne conduit qu’au chaos, on ne chasse pas la nuit avec l’obscurité, on chasse la nuit avec la lumière. Les Noirs avaient hâte de régler leur sort à ceux qui les avaient exploités, écrasés, massacrés, humiliés. Rompre le cercle infernal de la violence.

Autorité : Mandela ne fut pas seulement une autorité, en plus, il avait de l’autorité. C’est ce qui lui a permis de calmer la soif de vengeance de Noirs et qui a imposé le respect que lui vouaient ses adversaires. Il a continué a avoir cette autorité même quand il s’est retiré du pouvoir.

Liberté par rapport au pouvoir : Il aurait pu, comme d’autres (Mugabé), s’incruster au pouvoir… mais il est conscient de ses limites, c’est aussi une forme de lucidité. Ce qu’il a impulsé, d’autres peuvent le continuer.

 

Leçon aux hommes politiques :On entend dire, depuis sa mort, qu’une lumière s’est éteinte. Je pense et j’espère que non ! Le flambeau que Mandela a allumé par sa lucidité, son humanisme et son courage ne disparaitront pas après sa mort. Après Mandela, on ne peut plus penser la politique comme avant : stratégie d’acquisition du pouvoir et de sa conservation, moyen d’accéder aux richesses matérielles et au confort. L’homme politique Mandela pourfend le Prince de Machiavel et met à bas la politique du ventre. C’est ce qui fait de Mandela l’homme adulé qu’il est même de ceux qui l’ont combattu.

 

Leçon aux chrétiens :Ce ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur, » qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père.

« Celui qui veut être grand, qu’il soit le serviteur de tous »

« Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent… »

« Pardonnez, et l’on vous pardonnera »

 Aujourd’hui, s’accomplit pour Mandela cette béatitude : « Heureux les artisans de paix, le royaume des Cieux est à eux ».

« Si tu dénoues les liens de servitude, si tu libères ton frère enchaîné, la nuit de ton chemin sera lumière de midi ».

 

Nelson Mandela, repose en paix, et que tes œuvres t’accompagnent devant l’Eternel.

 

Abbé Olivier MASSAMBA-LOUBELO

 

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Un Physicien Quantique révèle comment maitriser « La Loi d’Attraction »!!

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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afric.jpg«La Première Fois que j’ai Utilisé Cette Méthode, Ça a Changé ma Vie Pour Toujours»

De: Dr. Eric Amidi, Physicien Quantique

Assurez-vous de lire chaque mot ci-dessous, parce que l’ingrédient secret nécessaire pour recevoir tout ce que vous voulez y est caché.

Si vous pensez que ce que vous avez vu dans le DVD ou le livre « Le Secret » était intéressant, attendez de voir ce que j’ai à vous montrer… «Le Secret Derrière Le Secret». Ceci est pour ceux qui veulent Maitriser La Loi d’Attraction.

Il n’y a que deux sortes de personnes:

1) Ceux qui Maitrisent La Loi d’Attraction et l’Appliquent (Les gagnants du jeu de la vie!)
2) Le reste, incluant ceux qui pensent que la loi d’attraction n’est que des visualisations et des rêves éveillés

Combien de personnes connaissez vous qui peuvent dire honnêtement qu’ils vivent leurs rêves?

Le pouvez-vous?

Même si vous connaissez la puissance du « Secret » et d’autres techniques de manifestation, vous n’en tirez peut-être pas tout ce que vous pouvez.

En fait, la plupart des gens abandonnent leurs essais d’attirer ce qu’ils veulent au bout de quelques mois! Ils ne voient pas les résultats qu’ils cherchent, et jettent le bébé avec l’eau du bain!

«Combien de fois Vous Êtes-Vous Demandé Quand Le Vrai Changement Allait Arriver dans Votre Vie? »

Vous n’avez plus besoin de vous le demander!


Bonjour, je suis le Dr. Eric Amidi. Je suis un Physicien Quantique.

Je faisais partie du groupe qui a découvert Top Quark, la dernière particule subatomique, au Fermi National Laboratory en 1995.

Mes nombreuses années de recherches en Physique, Philosophie et Spiritualité m’ont mené sur le chemin qui a croisé le vôtre aujourd’hui.

Comme la Physique Quantique le dit, et comme vous pouvez le voir dans des expériences réelles, la réalité de l’univers extérieur n’est pas indépendant de vos points de vue.

Ce que je veux partager avec vous aujourd’hui, c’est que, en prenant quelques mesures faciles, vous pouvez…

«Changer Votre Vie Maintenant»

Le problème avec la plupart des guides de manifestations, c’est qu’ils vous enseignent tous les concepts, mais rien de la « chair ».

Si vous êtes resté à vous demander « Qu’est-ce que je vais faire avec toutes ces informations formidables?, » vous savez exactement ce que je veux dire. 

En vérité, la plupart des enseignants de manifestation ne savent pas comment appliquer ce dont ils parlent. Ils ne comprennent pas les principes scientifiques derrière la Loi de L’Attraction, et donc ne peuvent pas vous dire quoi faire lorsque vous vous retrouvez face à des retards ou des problèmes.

Après avoir étudié comment tout ceux qui ont le mieux réussi et les faiseurs de miracles des différentes cultures et religions ont fait des miracles, j’ai réuni mes conclusions dans un livre numérique.

Quand vous lirez mon livre, vous verrez que vous pouvez choisir ce que vous voulez avoir et qui vous voulez être dans ce monde, entre de très nombreuses possibilités.

Quand vous lisez la méthode que je vous montre, vous pouvez manifester tout ce que vous désirez dans votre vie.

C’est exactement comme ça que les Faiseurs de Miracles, les Kahunas et les Chamanes font.

La première fois que je suis tombé sur cette Méthode, elle m’a stupéfait et a changé ma vie pour toujours.

Vous aussi, vous pouvez…

«Créer de l’Abondance Rapidement et Facilement Comme les 1% des Gens les
Plus Riches Le Font»

Ceux qui ont eu le plus de succès dans l’histoire ont attiré l’abondance dans tout ce qu’ils désiraient, sans effort. La plupart des gens pensent qu’ils ont eu de la chance.

Mais voici la nouvelle… tout le monde peut être un faiseur de miracle. Il y a une science là-derrière.

Comment se fait-il que quelquefois vous pouvez conduire de votre bureau à chez vous, sans vous rappeler de comment vous êtes rentré?

Parce que vous le faites inconsciemment, comme en pilotage automatique.

C’est exactement comme ca que les gens qui réussissent attirent l’abondance. Ils traversent leur vie en prenant tous les bons tournants, sans effort.

Quand vous suivez les étapes de cette méthode, vous vous programmez pour réussir tout ce que vous voulez sans effort.

Comment? Ce livre numérique vous montre exactement « Comment ».

Dans « Le Secret Derrière Le Secret », je vous montrerai comment « Comprendre la science derrière la Loi de l’Attraction. ».

«Quand Vous Saurez Pourquoi Et Comment La Loi d’Attraction Fonctionne,
Ce Sera Simple De L’Utiliser»

Les plus grands esprits de l’histoire savaient pourquoi et comment la loi d’attraction fonctionne.

Ils savaient qu’ils pouvaient changer la réalité de l’univers pour manifester leurs désirs les plus inconcevables dans la vie; c’est ce que les gens ordinaires appellent des miracles.

Voici ce que les plus grands physiciens de l’histoire ont dit à propos de ce Secret…

http://www.lesecretdelaloidattraction.com/media/assets/images/einstein-shadow.jpg

«La réalité n’est qu’une illusion, aussi tenace soit-elle.»

Albert Einstein

«Voici Ce Que Vous Allez Découvrir Peu Après Avoir Commencé À Utiliser Cette Méthode…»

  • Vous allez commencer à faire l’expérience de Synchronicités – des coïncidences significatives liées à ce que vous voulez manifester.
  • Des Heureux Hasards vont commencer à affluer dans votre vie – Soudain, il semble que tout et tout le monde veuille vous aider à recevoir ce que vous désirez.
  • Les gens et les endroits deviennent subitement très accommodants quant à vos désirs.
  • Votre Réalité commence à se transformer, même si vous êtes dans les mêmes endroits et avec les mêmes personnes qu’avant.

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Les trois passoires de Socrate

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Quelqu'un arriva un jour, tout agité, auprès du sage Socrate : - Écoute, Socrate, en tant qu'ami, je dois te raconter ... - Arrête, As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois passoires ? - Trois passoires ? - Oui, mon ami, trois passoires. La première est celle de la Vérité. As-tu examiné si tout ce que tu vas me raconter est vrai ? - Non, je l'ai entendu raconter ... - Bien, bien. Mais assurément, tu l'as fait passer à travers la deuxième passoire. C'est celle de la bonté. Est-ce que, même si ce n'est pas tout à fait vrai, ce que tu veux me raconter est au moins quelque chose de bon ? - Non pas, au contraire ... - Essayons donc de nous servir de la troisième passoire et demandons-nous s'il est utile de me raconter ce qui t'agite tant ... - Utile, pas précisément ... - Et bien, dit le sage, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, oublie-le et ne t'en soucie pas plus que moi.

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Mgr Bienvenu Manamika parmi les 120.000 pèlerins inscrits lors de l’audience générale du Pape à Rome

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Samedi 29 juin 2013, l’Eglise universelle a célébré la solennité des Saints Pierre et Paul, communément appelée «fête du Pape». A cette occasion, Mgr Jan Romeo Pawlowski, nonce apostolique au Congo et au Gabon, a offert une réception, la veille vendredi 28 juin, à la nonciature apostolique, rehaussée par la présence du chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso, des membres du gouvernement et du corps diplomatique. La C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) était représentée par son président, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala et par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville.

On comptait également, à cette cérémonie, les membres du clergé, les religieux et religieuses, le président du C.n.a.l.c (Conseil national de l’apostolat des laïcs), Georges Makosso, quelques fidèles laïcs, etc. Samedi 29 juin 2013, c’était la messe célébrée en la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville par Mgr Anatole Milandou concélébrée par NN.SS Pawlowski et Portella, et une trentaine de prêtres.
Au début, l’archevêque a inscrit l’évènement dans la dynamique de l’année de la foi qui s’étend jusqu’au 24 novembre 2013, en la solennité du Christ-Roi de l’univers. Dans une animation liturgique de la chorale Cardinal Emile Biayenda de la paroisse hôte, et du choeur diocèsain les amis du grégorien, les chrétiens venus nombreux ont loué et chanté les merveilles du Seigneur en cette solennité.
Dans son homélie, Mgr Jan Romeo Pawlowski, après avoir présenté l’actualité liturgique relative à cette fête, a rappelé l’œuvre accomplie par Paul, caractérisée par sa conversion sur la route de Damas. Rendant un hommage aux apôtres Pierre et Paul pour l’œuvre d’évangélisation accomplie, le nonce apostolique a demandé au peuple de Dieu de se joindre à sa voix, afin de rendre grâce à Dieu pour ses merveilles, ses bienfaits, la foi qui nous a été offerte.
Parlant de sa récente visite à Rome, à l’occasion de la rencontre de tous les nonces apostoliques du monde autour du Pape François, le représentant du Saint-Siège a fait remarquer que grande a été son émotion de constater que parmi les 120.000 pèlerins inscrits lors de l’audience générale du Pape, figuraient Mgr Bienvenu Manamika, nouvel évêque de Dolisie qui sera ordonné évêque le 25 août 2013 à Dolisie. Poursuivant son homélie, le nonce apostolique a exhorté les chrétiens à promouvoir la prière pour le Pape, car «j’ai besoin de vos prières», a déclaré le pape François aux nonces apostoliques.
S’adressant aux militaires, représentés à cette messe par les pèlerins de Lourdes, le nonce apostolique a fait remarquer qu’il est toujours bien pour les militaires, lorsqu’ils n’utilisent pas les armes; il est toujours mal pour les militaires lorsqu’ils sont obligés d’utiliser les armes.
Parlant de la paix et de la grâce reçue par l’Eglise du Congo en cette année de la foi, le nonce apostolique a affirmé: «Pour construire la paix, il faut d’abord la construire dans nos cœurs. (…) L’érection des diocèses de Gamboma et de Dolisie, si longtemps attendu par le peuple de Dieu constitue une grâce, mes frères et sœurs. Cela figurera dans les annales de l’histoire d’ici, quelques dix ou vingt ans. En 2013, c’était une année de la foi, l’Eglise du Congo a reçu deux diocèses et trois pasteurs. C’est la foi qui nous sauve, c’est la foi de Jésus qui assure la vie éternelle».
Avant la fin de la messe, l’abbé Alexis Tobangui, curé de la cathédrale Sacré-Cœur, a remercié l’archevêque, le nonce apostolique et le président de la C.e.c, pour le choix porté sur la cathédrale Sacré-Cœur pour comémorer cet évènement. Puis, l’archevêque a remercié tous les participants à cette messe, notamment, le nonce apostolique, le président de la C.e.c, le clergé ainsi que tous les fidèles laïcs et les pèlerins militaires.

Gislain Wilfrid BOUMBA

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Lancement de la vente des billets pour monter au Christ Rédempteur et au Pain de Sucre pendant les JMJ

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Les pèlerins des JMJ Rio2013 sont invités à visiter le Christ Rédempteur et le Pain de Sucre de Rio, les deux incontournables de la « Cidade Maravilhosa » (Ville Merveilleuse). Un dispositif extraordinaire a été mis en place pour les JMJ, afin que tous les pèlerins puissent accéder à ces deux sites connus dans le monde entier.

La vente des billets permettant de se rendre au Christ Rédempteur et au Pain de Sucre s’effectuera uniquement sur Internet, sur des pages conçues spécifiquement à cet effet. Sur ces sites, les pèlerins pourront choisir l’horaire auquel ils désirent effectuer leur visite, sur la période allant du 17 juillet au 1er août 2013. La vente des billets est d’ores et déjà ouverte.

Exceptionnellement, le Christ Rédempteur sera ouvert 24h/24 du 17 juillet au 1er août.

Il existe deux moyens d’y accéder :

- le train du Corcovado. Les billets s’achètent uniquement sur cette page : http://www.ingressocomdesconto.com/rio2013;

- les vans de l’entreprise Paneiras-Corcovado. Les entrées s’achètent uniquement sur cette page : http://www.ingressorapido.com.br/corcovado :

Les horaires de fonctionnement du téléphérique permettant d’accéder au sommet du Pain de Sucre seront également adaptés en fonction de la demande.

Les billets s’achètent uniquement sur cette page : http://www.ingressorapido.com.br/bondinho .

En plus de ce dispositif exceptionnel destiné à répondre à l’afflux des pèlerins, l’entreprise privée Caminho Aéreo Pão de Açúcar, constructeur et gestionnaire du téléphérique, mettra en place de nouveaux panneaux de signalisation, renforcera son système de sécurité ainsi que son service d’information touristique.

Au vu des temps de trajets requis pour se rendre d’un point à l’autre de la ville, et afin de pouvoir participer aux Célébrations Principales et Catéchèses, le Secteur Activités Culturelles du Comité Organisateur Local (COL) recommande aux pèlerins d’éviter certaines plages horaires pour acheter leurs entrées. Le but est d’éviter que certains pèlerins se retrouvent dans l’incapacité d’accéder à ces sites aux horaires indiqués sur leur billet d’entrée.

Nous vous déconseillons donc d’acheter des entrées pour les créneaux horaires suivants :
- mardi 23 juillet 15h – 22h
- mercredi 24 juillet 6h – 14h
- jeudi 25 juillet 6h – 22h
- vendredi 26 juillet 6h – 22h
- samedi 27 juillet 14h – 00h
- dimanche à éviter

Plus d’informations sur le site des entreprises responsables de la visite de ces sites touristiques :

1. Train du Corcovado
http://www.corcovado.com.br/
Tel : +55 (21) 2558-1329
Adresse : Rua Cosme Velho, 513 – Cosme Velho

2. Paineiras-Corcovado (vans):
http://www.paineirascorcovado.com.br/
E-mail : jmjc@paineirascorcovado.com.br
Adresse : Estrada das Paineiras, s/nº – Santa Teresa
Lieu de départ des Vans : Place Largo do Machado em face de l’Église Nossa Senhora da Glória (à proximité de la station de métro Largo do Machado)

3. Companhia Caminho Aéreo Pão de Açúcar (téléphérique du Pain de Sucre)
http://www.bondinho.com.br/
Tel : +55 (21) 2546-8400
Adresse : Av. Pasteur, 520 – Urca

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Il y a vingt ans, première Journée mondiale du malade à Lourdes

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Première apparition de Marie à Bernadette, 155e anniversaire

Anita Bourdin

Il y a vingt ans, à l’initiative de Jean-Paul II, la première Journée mondiale du malade était organisée à Lourdes, en la fête de Notre Dame de Lourdes, le 11 février 1993 : Lourdes s’apprête, en cet anniversaire, à accueillir quelque 30 000 personnes, indique un communiqué des sanctuaires.

Lundi 11 février 2013, ce sera en effet le jour anniversaire de la première Apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous et Journée Mondiale du Malade : un jour où « les catholiques du monde entier prient à l’unisson de Lourdes ».

Le message de Jean-Paul II

Dans son message de 1993, mais ne date d’octobre 1992, Jean-Paul II écrivait : « Une telle journée, qui, à partir de février prochain, se célèbrera le jour où l’on fait mémoire de la bienheureuse Vierge Marie de Lourdes, veut être pour tous les croyants « un moment fort de prière, de partage, d’offrande de la souffrance pour le bien de l’Eglise et un appel pour tous à reconnaître dans le visage du frère malade la Sainte-Face du Christ qui, en souffrant, en mourant et en ressuscitant a opéré le salut de l’humanité » (Lettre d’institution de la Journée mondiale du Malade, 13 mai 1992, n. 3) ».

« La Journée, précisait-il, entend en outre impliquer tout homme de bonne volonté. Les questions de fond posée par la réalité de la souffrance, et l’appel à soulager celui qui est malades du point vue physique autant que spirituel ne concerne pas en effet seulement les croyants mais interpelle toute l’humanité, marquée par les limites de la condition mortelle ».

Temple de la souffrance humaine

« En la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie de Lourdes, dont le sanctuaire, aux pieds des Pyrénées, est devenu, concluait le pape polonais, comme un temple de la souffrance humaine, nous nous approchons – comme elle l’a fait sur le Calvaire, où se dressait la croix de son Fils – des croix de la douleur et de la solitude de tant de frères et sœurs pour leur apporter du réconfort, pour partager leur souffrance et la présenter au Seigneur de la vie, en communion spirituelle avec toute l’Eglise ».

Jean-Paul II exprimait ce vœu : « Que la Vierge « Salut des malades » et « Mère des vivants » soit notre soutien et notre espérance, et, par la célébration de la Journée du Malade, accroisse notre sensibilité et notre dévouement envers qui se trouve dans l’épreuve, avec l’attente confiante du jour lumineux de notre salut, quand toute larme sera essuyée pour toujours (cf. Is 25, 8). Qu’il nous soit accordé de jour dès maintenant les prémices de ce jour dans cette joie surabondante, même au milieu des tribulations (cf. 2 Co 7, 4), promise par le Christ, et que personne ne peut nous enlever (cf. Jn 16, 22) ».

C’est le jeudi 11 février 1858, vers la fin de la matinée, que Bernadette Soubirous vient à la Grotte de Massabielle pour ramasser du bois, rappelle le communiqué des sanctuaires. Sentant comme «un coup de vent», son regard se tourne vers la Grotte. Elle y voit «une petite dame a peu près grande comme moi », témoignera-t-elle plus tard. Après sa première réaction de peur, elle fait avec « la Dame » le signe de la Croix, puis récite le chapelet.

Aucune parole n’est échangée durant cette apparition qui dura une quinzaine de minutes. A partir de ce 11 février, dix- sept autres apparitions auront lieu, la majeure partie pendant le carême. Bernadette bénéficiera d’une dernière apparition le 16 juillet 1858, en la fête aujourd’hui de Notre Dame du Carmel.

Un message universel

« Cette solennité de la fête de Notre-Dame de Lourdes pour toute l’Eglise, enseigne que le message de Marie est un message universel : soin des malades, prière pour les pêcheurs, dévotion mariale. Ce que Marie apporte à Lourdes vaut aussi pour le monde », souligne la même source.

Au-delà des célébrations liturgiques, plusieurs propositions pastorales existent pour vivre la fête de Notre- Dame de Lourdes, notamment le «chemin du Jubilé» (fonts baptismaux à l’église paroissiale - Cachot - ancien hospice – Grotte) et le «chemin des signes» qui invite à la découverte des fondements de Lourdes.

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La valeur du pardon !

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Un jour, il y a quelque temps, un homme, qui était très triste, marchait dans les bois.
Comme il réfléchissait à sa vie passée, ce jour-là, il savait qu'il avait fait beaucoup de choses qui n'étaient pas juste. Il réfléchissait à ceux qui lui avaient menti quand il travaillait.
Ses pensées se tournèrent vers ceux qui avaient volé ses objets et l'avaient triché. Il se rappelait les membres de sa famille qui sont maintenant décédés.
Il réfléchit à sa maladie que personne ne pouvait guérir. Son âme se rempli de colère, de ressentiment et de frustration.
Debout, ce jour-là, recherchant des réponses qu'il ne trouvait pas, sachant qu'il ne pouvait compter sur personne, il se mit à genoux au pied d'un vieux chêne pour chercher Celui qu'il a connu et Qui serait toujours là.
Et, les larmes aux yeux, il pria :
«Seigneur, dans cette vie, vous avez fait des choses merveilleuses pour moi.
Vous m'avez dit de faire beaucoup de choses pour vous, et j'ai heureusement obéi.
Aujourd'hui, vous m'avez dit de pardonner. Je suis triste, Seigneur, parce que je ne peux pas et que je ne sais pas comment.
Ce n'est pas juste Seigneur. Je n'ai pas mérité ces malheurs que je subis et que je ne devrais pas devoir pardonner.
Aussi parfaite que soit votre façon d'agir, Seigneur, c'est une chose que je ne peux pas faire, parce que je ne sais pas comment pardonner.
Ma colère est si profonde, je crains que je ne puisse pas vous comprendre, mais je prie pour que vous m'enseigniez à faire cette chose que je ne peux pas faire : m'enseigner à pardonner. »
Comme il s'agenouillait là, dans l'ombre tranquille de ce vieux chêne, il sentit quelque chose tomber sur son épaule.
Il ouvrit les yeux.
Du coin de l’œil, il vit quelque chose de rouge sur sa chemise. Il ne pouvait se retourner pour voir ce qu'il y avait, car là où était le chêne se trouvait maintenant au sol un gros morceau de bois carré. Il leva la tête et vit deux pieds retenus sur le bois par un gros clou.
Il souleva la tête davantage, et les larmes vinrent à ses yeux lorsqu'il vit Jésus accroché sur une croix..
Il vit des clous dans ses mains, une entaille à son côté, un corps déchiré et battu, des épines profondes enfoncées dans sa tête.
Enfin il vit la souffrance et la douleur sur son précieux visage. Pendant que leurs regards se rencontraient, l'homme se mit à sangloter et Jésus commença à parler.
«As-tu déjà dit un mensonge» demanda-t-il ?
L'homme répondit : « Oui, Seigneur.»
« As-tu déjà reçu trop de monnaie et l'as-tu gardée ?»
L'homme répondit :
« Oui, Seigneur.» Et l'homme sanglota de plus en plus.
« As-tu déjà pris quelque chose à ton travail qui n'était pas à toi ? » lui demanda Jésus.
Et l'homme lui répondit: «Oui, Seigneur.»
« As-tu déjà sacré, utilisant en vain le nom de mon père ?»
L'homme, en pleurant, répondit:
« Oui, Seigneur.»
Comme Jésus demanda plusieurs fois «As-tu déjà ?
Il ne contrôlait ses larmes que pour répondre :
«Oui, Seigneur.»
Alors Jésus tourna sa tête d'un côté et de l'autre, et l'homme sentit quelque chose tomber sur son autre épaule.
Il regarda et vit que c'était le sang de Jésus.
Quand il regarda de nouveau vers le haut, son regard rencontra celui de Jésus, et il y avait un regard d'amour que l'homme n'avait jamais vu ou connu auparavant..
Jésus dit :
« Moi non plus, je n'ai pas mérité ceci, mais je te pardonne.''
Il peut être difficile de voir comment tu vas passer à travers quelque chose, mais quand tu réfléchis à ta vie passée, tu te rends compte comme ce fait est vrai.
Lis lentement la première ligne ci-dessous et laisse cette phrase pénétrer en toi.
Si tu es l'un des 7% qui croit en lui, expédie ceci avec le titre le pardon.
93% des gens ne feront pas suivre ceci.
N'aies pas honte. Passes ce message, seulement, si tu croies librement!
C'est le plus simple test. Si tu aimes Dieu, et que tu n'as pas honte de toutes les merveilles qu'Il a accompli envers toi.
Les anges existent mais des fois, ils n'ont pas d'ailes. Nous les appelons alors amis

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Portrait de la Semaine: ces Hommes qui font le Congo

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Monseigneur Anatole MILANDOU

Né le 18 novembre 1946 à Nsamouna (District de Kinkala), Anatole Milandou est l'avant dernier d'une famille de 8 enfants. Il fait ses études primaires à Goma tsé-tsé et à Mindouli. En septembre 1960, il fait son entrée au Petit Séminaire de Mbamou jusqu'en classe de Seconde.
Le séminaire Saint Jean installé à l'époque à Mafouta, non loin de l'ancienne I.A.D., l'accueille entre 1965 et 1966. Ses études philosophiques et théologiques terminées au Grand Séminaire Libermann de Brazzaville (1967-1973), il est ordonné prêtre par le Cardinal Biayenda le 23 juin 1974 à la Paroisse Sainte Monique de Kinkala. Après le ministère de Vicaire à Mindouli pendant une année, l'abbé Milandou prend la direction du Petit Séminaire de Mbamou entre 1975 et 1979. En 1979, il devient secrétaire du nouvel archevêque de Brazzaville, Monseigneur Barthélémy Batantu.
La période allant de 1981 à 1983, l'abbé Milandou est successivement directeur spirituel du Séminaire Saint Jean, étudiant en droit privé à l'Université Marien Ngouabi et vicaire général de l'Archidiocèse de Brazzaville en 1982. Nommé évêque auxiliaire de Brazzaville chargé de la zone campagne, le 6 août 1983, son Ordination Episcopale a eu lieu au Stade Félix Eboué, le dimanche 28 août 1983 lors de la clôture du Centenaire de l'Evangélisation du Congo. Il a été nommé Premier Evêque résidentiel du Nouveau Diocèse de Kinkala, le 14 octobre 1987 et intronisé le 27 décembre 1987, par le Cardinal Joseph Tomko, Prélat de la Sacré Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples et envoyé spécial du Pape Jean Paul II. Il a été nommé Président de la Conférence Episcopale du Congo cumulativement avec la Présidence de l'Association des Conférences Episcopales de la Région de l'Afrique Centrale (ACERAC) le 27 avril 1997. Pendant 14 ans, il paie les brebis de Kinkala avec abnégation, détermination et conviction pastorale.




Un pasteur déterminé à servir
Tout le parcours de Monseigneur Milandou illustre bien sa parole de vie : " le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon ". Evêque auxiliaire de Brazzaville, Mgr. Milandou s'est employé, par exemple, à dynamiser la pastorale des vocations. Chaque visite pastorale comportait en filigrane une conscientisation des jeunes face à leur avenir. Homme d'écoute, homme de dialogue, caractérisé par une pensée forte et fructueuse, Monseigneur Milandou, devenu évêque de Kinkala, a dirigé son diocèse rural avec beaucoup de détermination en s'attaquant aux problèmes de développement, des vocations et de la moralisation de ses diocésains. En passant en revue toutes ses lettres pastorales, nous pensons à celle écrite sur l'attitude du Chrétien devant la souffrance où il affronte la question de la sorcellerie.
Au coeur de la violence qui a eu comme théâtre d'opération son diocèse (guerre fratricide de 1998), Mgr. Milandou n'a jamais abandonné le gouvernail de son bateau. Devant les difficultés socio-politiques de notre pays, sa pensée est restée sans ambiguïté et son travail pastoral concentré sur la paix, l'unité, l'éducation et l'intégration des jeunes dans les rouages du développement total de la nation congolaise,...



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Que devient… MC Solaar de "qui sème le vent, recolte ..."?

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Pure Charts-19/10/1011

Vingt-ans après l’album phénomène “Qui sème le vent récolte le tempo”, que devient l’un des pionniers du rap français, MC Solaar ? Son dernier album “Chapitre 7″ date de 2007, et l’auteur se fourvoie il y a trois ans dans la comédie musicale “Les Aventures de Rabbi Jacob”. Et maintenant ?

Claude M’Barali aka MC Solaar, est l’un des premiers à avoir réussi à populariser le rap en France en le faisant découvrir au grand public, notamment grâce à ses textes nettement moins violents que ceux de ses confrères, de NTM à Assassin. Car l’inspiration de Claude MC n’est pas la cité, mais plutôt Leonard Cohen ou Serge Gainsbourg (auquel il rend hommage en samplant “Bonnie & Clyde” sur l’album “Prose combat”), les musiques africaines ou les classiques noirs américains de jazz. Dans la catégorie rap français, il est l’un des plus gros vendeurs de disques, avec plus de 5 millions de passages en caisse à ce jour. Tout commence au début des années 90, après des études de philosophie et plusieurs clips réalisés par “RapLine” et diffusés dans l’émission (dont “Quartier Nord”), le jeune homme dévoile “Bouge de là” (un single basé sur un sample de “The Message” du groupe Cymande datant de 1973). MC Solaar l’interprète pour la première fois dans l’émission de Christophe Dechavanne, “Ciel, mon mardi !” et le phénomène est lancé. Un single phare dans sa carrière (Top 22 en 1991), une référence encore aujourd’hui, de par son flow, son humour, et surtout premier tube de rap français.

Suivront “Victime de la mode” (Top 32 en 1991), “Qui sème le vent récolte le tempo” (Top 39 en 1992) et “Caroline” (Top 4 en 1992), prouvant ainsi que “l’as de trèfle qui pique son cœur” pouvait réaliser une chanson d’amour, une ballade d’été, dans un style rap. Les textes de l’auteur sont même régulièrement étudiés à l’étranger (USA, Australie, Grande-Bretagne, Europe de l’Est). Ses albums s’exportent, il collabore avec le groupe américain De La Soul, Guru du groupe Gang Starr sur “Le bien, le mal” (Top 33 en 1993), écoule 400 000 albums et devient en quelque mois seulement, la référence du rap français, forcément décrié par ses confrères de l’époque. Adopté par l’intelligentsia et les milieux cultivés en général, il se voit accusé de compromission avec le système par d’autres rappeurs. Le temps cela dit, fera bien les choses, car aujourd’hui bon nombre de jeunes rappeurs citent NTM, IAM mais aussi MC Solaar dans leurs références ultimes. « J’avais observé les critiques très dures faites sur le rap. Je m’étais dit qu’il fallait lui donner ses lettres de noblesse. Bon, ça a réussi » déclare-t-il en août dernier au magazine “Serge”. « Une fois que j’ai été connu, je ne voulais pas salir le rap. Oh la la ! C’était dur… J’entendais dire à mon sujet “c’est de la variété”, ou bien “ça représente pas”, “c’est mainstream”…J’étais entre les deux à chaque fois. C’était très dur de prendre mon stylo. Quand des balayeurs me saluaient parce que je représentais un truc positif pour leurs fils, je me disais “faut que je sois sérieux, faut pas que je fasse de délits, faut que je me tienne bien”… ».

MC Solaar retourne en studio en 1994 pour enregistrer la suite, le successeur de “Qui sème le vent récolte le tempo” : “Prose combat”. L’opus se vendra à 100 000 exemplaires dès les dix premiers jours de sa sortie en France. Il devient aussi une des meilleures ventes dans vingt autres pays, porté par les tubes “Nouveau western” (Top 4 en 1994), “Séquelles” (Top 19 en 1994) et “Obsolète” (Top 29 en 1994). Le jeune homme est élu “Artiste masculin de l’année” aux Victoires de la Musique.

Tout bascule-t-il en 1997 ?

En 1997, MC Solaar devenu une référence, est appelé à participer au concert des Enfoirés. Parallèlement, il fait la Une des magazines people de l’époque, suite à son idylle avec… Ophélie Winter. « Maintenant ça va mieux, mais avant, les attachés de presse me disaient ce qu’il fallait dire, et moi je me demandais à quoi tout ça servait. J’observais la situation, et je me disais : “Qu’est-ce que je fous là ?”. Il m’arrivait de dire oui à des trucs, mais il y avait une voix au fond de moi qui me disait : “Laisse, laisse…”. Mais Les Enfoirés c’est un moment essentiel pour moi. Je vois que tout n’est pas noir. Il y a plein d’êtres humains qui se croisent, c’est super… ». Nous sommes à la fin des années 90, et MC Solaar a une discussion avec son patron, Pascal Nègre, PDG d’Universal Music France. L’auteur est en pleine panne d’inspiration. Pascal Nègre lui fait deux propositions : une avance sur royalties et une renégociation à la hausse de son contrat. Rien n’y fait, les deux hommes s’embrouillent, et MC Solaar impose la sortie consécutive de trois disques, pour casser son contrat. Sortiront dans la foulée “Paradisiaque” (1997), “MC Solaar” (1998) et le live “Le tour de la question” (1998). Pourtant, en 2001, sans Universal mais distribué par Warner, son album “Cinquième as” est (là encore) acclamé par la critique (et s’écoule à 600 000 copies). “Solaar pleure” et “Hasta la vista” se classeront tous deux (et pour la première fois) n°1 en France.

Peu après, un procès est lancé par l’artiste envers son ancien label, les accusant d’avoir violé sa signature en ne publiant pas le second disque dans les trois mois suivants la remise des bandes.
« J’observais la situation, et je me disais : “Qu’est-ce que je fous là ?” »En 2004, le verdict tombe, la cour de cassation donne raison au rappeur, mais l’interdit d’exploiter les masters de ses quatre premiers albums, privilège accordé à… Universal. Depuis sept ans, les radios et les télévisions ne peuvent donc diffuser “Caroline” ou “Les temps changent” sans en demander l’autorisation à Pascal Nègre, qui, évidemment, s’y oppose, privant ainsi toute une génération des textes de Claude M’Barali. Il y a trois ans, MC Solaar revisite Rabbi Jacob avec sa chanson “Le rabbi muffin” (Top 20 en 2008), issue de la comédie musicale “Les Aventures de Rabbi Jacob” dirigée par Patrick Timsit, avec Marianne James. Le titre reprend le sample du film composé à l’époque par Vladimir Cosma.

Ça fait quelques années que je n’ai pas fait de musique, je crois que je commence à vraiment aimer (rires). A chaque fois, je laisse passer le temps… je remets toujours à plus tard… Là, je me suis organisé. Je fais des audits : J’écoute des trucs, j’écris… Cet album n’est pas prévu pour 2011, mais ce sera à peu près l’équipe de “Cinquième as” » conclut-il au magazine “Serge”.

Thierry CADET

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venait de paraître: Souffrance et foi chrétienne dans la société congolaise (Essai)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Essai

 

  

Souffrance et foi chrétienne dans la société congolaise DSCF4155

 

Thème : Religion
Genre : Essai / Critique / Chronique
194 page(s) noir et blanc
Format classique 13/20 cm

 

Résumé:

 

Mgr Anatole Milandou est un des évêques qui eut le courage de réagir vigoureusement à la croyance en la sorcellerie. Pour ce faire, il proposa, dans ses lettres pastorales, une solide réflexion chrétienne et invita à des pratiques chrétiennes prophétiques. L'auteur se propose ici de reprendre et de poursuivre cette réflexion, en approfondissant les bases anthropologiques, bibliques, théologiques, pastorales et éthiques du problème, afin de faire ressortir, par un essai d’interprétation, les attitudes fondamentales du chrétien face à la souffrance dans toutes ses dimensions. Plus concrètement, en empruntant la démarche herméneutique, l’auteur nous conduit dans un premier temps à la réflexion anthropologique du problème de la souffrance, tant dans le milieu vétérotestamentaire que congolais. En second lieu, il fait part d’une réflexion biblique et théologique portée sur la valeur rédemptrice de la souffrance. La dernière partie dégage les orientations pastorales qui en découlent.

 

Disponible en librairies et aux  Editions Edilivre

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Vient de paraître: Cri du coeur (Poésie)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Poésie

 

  

Cri du coeur

 

Poésie
70 pages en noir et blanc
Format classique 13/20 cm

 

Réumé:

 

Le Cri du cœur, c’est la rupture du silence et de l’indifférence devant les situations d’angoisse, de xénophobie, de détresse, d’ingratitude, d’illusion, d’injustice, de peur, de révolte, d’hypocrisie, de violence, de destructions, de discriminations… Ces situations qui empoisonnent le climat social et environnemental. Choisir de boucher ses oreilles, de bander ses yeux, de lier ses mains, de coudre sa bouche, pour ne pas entendre, voir, écrire et dénoncer toutes ses expériences dégénérescentes du cosmos et du corps social, c’est être complice de la décrépitude de la civilisation humaine. A travers ces quelques vers, l’auteur se joint au concert de ces voix qui, sous des formes et des modalités d'énonciation variées, ont déjà crié tant leur émerveillement et leur reconnaissance vis-à-vis des expériences généreuses de la nature et de l’homme, que leur indignation et leur stupeur devant les multiples manipulations humaines qui compromettent dangereusement l’avenir de l’humanité.

 

Disponible en librairies et aux  Editions Edilivre


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Vient de paraître: Je dois passer la frontière avant midi (Roman)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Roman

 

  

PHOT0145

 

Genre : Romans

EAN : 9782748353600

160 pages - Edition brochée

 

Résumé:

 

Loumoni, un jeune étudiant vivant dans une société en proie à la corruption et à la violence politique, ne rêve que de quitter son pays pour aller tenter sa chance ailleurs. Pourtant, pour réussir son projet d’émigration, il doit faire face aux différentes démarches administratives qu’exige, entre autres, l’obtention d’un passeport, d’un carnet de vaccination, d’un visa ou d’un laissez-passer. C’est au cours de ces démarches administratives qu’il va découvrir la réalité d’un mal très profond qui minait la vie sociopolitique dans son pays et dont les symptômes les plus saillants sont la corruption et la dégénérescence de l’adversité politique en violence armée et en haine ethnique. Récit de voyage dans lequel alternent dialogues et monologues, où apparaissent des personnages aux profils variés, ce roman est une plongée dans les profondeurs de la réalité sociopolitique d’un pays corrompu et déchiré par la violence politique, et où l’on ne semble pouvoir survivre que par la débrouille. 
                 
Disponible en librairies et aux  Editions Mon Petit Editeur

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Une Phénoménologie du tribalisme dans les societés africaines (conclusion)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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  Conclusion

 

Au terme de notre réflexion, nous pouvons retenir que le tribalisme est une forme d’expression de la conscience tribale. Il s’est exprimé, dans le temps et dans l’espace, à travers une exacerbation des clivages sociopolitiques et culturels dans les relations entre tribus, entre nations et entre classes sociales et/ou politiques. Les manifestations les plus saillantes sont le déni de culture et d’humanité à "l’autre". Ainsi, dans l’antiquité gréco-romaine, ce phénomène avait généré le terme de « barbare », désignant ainsi tous les peuples qui ne se retrouvaient pas dans la sphère culturelle hellénique de l'époque. Il en sera de même à l’époque de l’hégémonie de l’empire romain, où tous les autres peuples seront assimilés à des « sauvages ». Sauvage et barbare seront des épithètes appliquées aux peuples africains à l’époque coloniale, où seule était admise comme culture humaine, la culture occidentale, tout le reste étant du ressort de l’animalité. Enfin, dans les sociétés africaines contemporaines, le tribalisme serait plutôt vécu comme une réactivation des clivages ethniques aux fins des luttes sociopolitiques. Dès lors, il servirait d’idéologie consistant à fonder toute légitimité politique dans le soutien de son propre groupe d’appartenance ethnique ou régionale. A ce niveau, serait-il encore correct de qualifier d’affrontements tribaux ou ethniques, des conflits (armés ou pas) nés d’un différend politique entre acteurs politiques de bords opposés ayant fondé leur légitimité dans ce genre de soutien populaire? Ne faudrait-il pas simplement parler de conflits politiques ?

 

                                                                                                 Pierre Raudhel Minkala

 

 

Bibliographie

 

CHALLAYE Félicien, Un livre du colonialisme. « Souvenirs de la colonisation », Paris, Les nuits rouges, 2003.

COPANS Jean, « Tribalisme », in Encyclopaedia Universalis, corpus 22, Paris, 1996.

Du DUBOIS Jules et VAN DEN WIJNGAERT Luc, Initiation philosophique, Kinshasa, Centre de Recherches Pédagogiques.

ELIOU Marie, La formation de la conscience nationale en République populaire du Congo, Paris, Antthropos, 1977.

GALLO Max, Les clés de l’histoire contemporaine, Paris, Librairie Arthème Fayard, 2001 et 2005.

GODELIER Maurice, « Tribu », in Encyclopaedia Universalis, corpus 22, Paris, 1996.

HEGEL Georg Wilhelm Friedriech, La raison dans l’Histoire. Introduction à la philosophie de l’Histoire, Traduction et présentation de Kostas Papaioannou, La Flèche, Bibliothèques 10/18, 2004.

ILIFFE John, Les Africains. Histoire d’un continent. Traduction française de Jean-Paul Mourlon. Paris, Flammarion, 1997.

LONSDALE John, « Ethnicité, morale et tribalisme politique », in SOAS Londres – Trinity College (Cambridge). Traduction française par C. Abel [en ligne]: www.politique-africaine.com/numeros/pdf/061098.pdf (consulté le 06/02/2011).

MAMPOUYA Joseph, Le tribalisme au Congo, Paris, Joseph Mampouya et la pensée universelle, 1983.

OSSEBI Henri, Affirmation ethnique et discours idéologique au Congo. Essai d’interprétation, Université Paris-V, Paris, 1982.

MILANDOU Anatole (Mgr), Chrétien, quelle est ton attitude devant la souffrance ? Lettre pastorale  du 11 février 1990.

MULAGO G. C. M., La religion traditionnelle des Bantu et leur vision du monde, Kinshasa, Faculté Théologique de Kinshasa, 1989.

NSAFOU Gaspard, Congo. De la démocratie à la démocrature, Paris, L’Harmattan, 1996.

SMITH Stephen, Négrologie. Pourquoi l’Afrique meurt, Paris, Calmann-Lévi, 2003.


Notes

 

[1] AVONYO Emmanuel op, « L’Atelier des concepts », in L ' A C A D E M O S [en ligne] : http://lacademie.wordpress.com/phenomenologie/ (consulté le 02/02/2011)

[2] Cf. «Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, prononcée à l'Université de Dakar » [en ligne] : http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution_a_l_universite_de_dakar.791 (consulté le 18/06/2008)

[3] Cf. LEPELTIER Thomas, « Le rôle de la violence dans les sociétés primitives », in Revue de livres [en ligne]: http://assoc.wanadoo.fr/revue.de.livres/ (consulté le 18/06/2008).

[4] Cf. LEPELTIER Thomas, Id.

[5] Cf. «Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, prononcée à l'Université de Dakar » [en ligne] : http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution_a_l_universite_de_dakar.791 (consulté le 18/06/2008)

[6] Cf. NGALIBO-YALA Pascal, « Thierry Lezin Moungalla : "Je suis de retour à la maison" », in La Semaine Africaine, n° 2775, du mardi 11 mars 2008, p.4.

[7] Cf. Discours sur l’éloge de la République, prononcé par Placide LENGA, premier président de la Cour suprême [du Congo], le 28 novembre 2010, à Brazzaville, à l’occasion de la journée commémorant la proclamation de la République du Congo.

 

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Une Phenomenologie du tribalisme dans les societés africaines (suite 2)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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2.1. Les principaux types de tribalisme

 

Examinant les différents moments de manifestation de ce type d’expression de la conscience tribale, Jean Copans relève trois sortes de tribalisme. Il s’agit du tribalisme primitif, du tribalisme aux prises avec le colonialisme ou la résistance anticoloniale et du tribalisme dans la société contemporaine.

 

2.1.1. Le tribalisme primitif

 

Ce tribalisme résulte d’une prise de conscience d’un  groupe tribal de sa propre identité, qui le définit et le distingue des autres. Pour Jean Copans, ce « tribalisme désigne à la fois la conscience que ce groupe a de lui-même (par rapport à la définition que ses voisins ont de lui) et le processus dynamique de constitution de ce même groupe en tant qu’entité individualisée sur le plan culturel » (Copans, Loc.cit. : p.950b). Nous sommes là en présence d’un tribalisme comme mouvement d’autodéfinition et d’autodétermination d’un groupe tribal vis-à-vis des autres. Ce type de tribalisme s’est manifesté dans toutes les sociétés primitives où les différents groupes rivaux se sont livrés des luttes terribles pour l’affirmation de leurs identités culturelles respectives.

 

Ce tribalisme est encore présent dans les sociétés africaines, mais ce n’est pas une réalité exclusive qui leur serait exclusive, contrairement aux discours européocentristes en cours. John Lonsdale s’insurge en effet contre cette approche réductionniste de l’expression du tribalisme dans l’histoire : « Après avoir vu certaines tribus européennes faire preuve d’une bien plus grande sauvagerie, on commence à être moins circonspect. Il n’en demeure pas moins que le problème est complexe. L’appartenance ethnique est un fait social universel : tout être humain crée sa culture à l’intérieur d’une communauté qui se définit par opposition aux "autres"» (Lonsdale : 99). Ce sont ici des groupes rivaux voisins qui partageraient le même espace géographique. La cause de ce tribalisme est donc interne ; il s’agit de contradictions nées au sein de ces groupes tribaux  repartis sur un espace géographique déterminé. Il peut s’agir de la prédominance d’un groupe sur d’autres, de la dispute des terres ou de tout autre litige intertribal.

 

L’exacerbation de ces contradictions peut conduire à des luttes armées entre tribus. C’est alors que l’on peut parler de guerres tribales ou intertribales, claniques ou interclaniques, dans l’hypothèse qu’une tribu serait constituée de plusieurs clans. En ce sens, une guerre tribale ne serait rien d’autre qu’un tribalisme armé, qui est en lutte contre un autre tribalisme armé, ou encore le rapport de forces armé entre deux extrémismes adverses de la conscience tribale. En effet, dans son livre Archéologie de la violence. La guerre dans les sociétés primitives, Pierre Clastres voit dans la recherche de la conservation de l’identité de chaque groupe tribal (qu’il appelle société primitive) le mobile principal des guerres tribales. Pour lui, l’autonomie et l’homogénéité de chaque groupe sont capitales dans les sociétés primitives : « Ce que la société primitive recherchait c’est à maintenir son indépendance et son homogénéité. La guerre en serait un moyen qui, pour ne pas présenter trop d’effets néfastes, exigerait que soient contractées des alliances. L’échange ne serait donc qu’un mal nécessaire »[3], affirme Thomas Lepeltier, dans un article consacré à la présentation du livre de Pierre Clastres.

 

Ce repli sur soi pousse à considérer l’autre comme une menace qu’il faut écarter par tous les moyens. D’où le recours à la violence armée pour neutraliser l’autre et, finalement, conserver son identité culturelle et territoriale : « La société ne peut se penser comme totalité qu’en excluant l’Autre (de la dimension territoriale, économique, politique) et ne peut lutter contre ses propres tendances à la division qu’en se ressoudant dans le conflit armé »[4]. Bref, la survie du groupe tribal, qui passe par son autonomie économique, culturelle, politique et territoriale, ainsi que par son homogénéité, est considérée ici comme la cause principale des guerres tribales dans les sociétés primitives. Le tribalisme devient alors une idéologie mobilisatrice pour les membres de la tribu, afin de défendre leur autonomie et leur homogénéité contre toute tentative de division, d’assujettissement ou d’assimilation.

 

A propos de l’Afrique, ce qui précède ne veut pas dire que les sociétés primitives vivaient perpétuellement en conflits les unes contre les autres, comme l’ont fait croire certains auteurs. John Lonsdale s’insurge contre cette fallacieuse considération de l’histoire africaine. Pour lui, tout comme dans l’Europe préindustrielle, la majeure partie de l’Afrique précoloniale, à l’exception des zones – étendues, il est vrai - réservées par les Etats à l’approvisionnement en esclaves, voyait les ethnies cohabiter pacifiquement à l’intérieur d’économies décentralisées dans lesquelles le pouvoir étatique était soit inexistant, soit peu exigeant. La théorie de la modernisation se fondait sur l’hypothèse erronée suivant laquelle les Africains avaient vécu dans l’isolement créé par leurs tribalismes respectifs. Or, de même qu’en Europe, centrale ou orientale, les dirigeants pouvaient bien parler une langue (l’Allemand), l’Eglise une autre (le Latin), les commerçants une autre encore (le Yiddish) et les paysans s’exprimer dans une autre multitude de dialectes locaux tirés de plusieurs vernaculaires, en Afrique, les différences culturelles et linguistiques fonctionnaient en complémentarité plutôt qu’en compétition pour le pouvoir. Les Africains se distinguaient entre les agriculteurs des hauts plateaux, les éleveurs des plaines, les pêcheurs, et souvent des immigrants spécialisés dans l’art de gouverner (Lonsdale : 104). C’est autant dire que les rapports entre les différentes tribus n’étaient pas toujours conflictuels :

 

Plutôt que des rapports de domination, le trait caractéristique de leurs relations était l’échange de produits spécialisés, y compris des systèmes de gouvernement. Les groupes ethniques ne s’entrechoquaient pas comme des boules de billard ; ils se modelaient sans cesse par fission et par fusion, un peu à la manière des morceaux de verre d’un kaléidoscope. L’Afrique était un continent de souverainetés partagées, pour ne pas dire de sociétés sans Etats (Lonsdale, Id.). 

 

Cette hypothèse est aussi soulignée par John Iliffe, dans son ouvrage Les Africains, histoire d’un continent. En effet, abordant l’impact de la métallurgie dans les sociétés antiques de l’Afrique du Nord, cet auteur relève l’existence de plusieurs groupes ethniques dans cet espace géographique de l’époque. Les Egyptiens traitaient avec les pasteurs « libyens » (ancêtres des Berbères) de Cyrénaïque et des oasis, qu’ils considéraient comme des barbares ; ils s’offusquaient de les voir s’infiltrer dans la vallée du Nil, soit chassés par la famine, soit comme des mercenaires – et pour finir (à partir de 945 avant J.-C. environ), comme maîtres des Etats du delta. Plus à l’ouest, le Maghreb était également dominé par les précurseurs des Berbères (Cf. Iliffe, 1997 : 52). Malgré cette diversité démographique, faite de populations autochtones et d’immigrés, la région a connu aussi bien des moments de conflits que de cohabitation pacifique (Cf. Iliffe, Op.cit.: 52-53). Ce qui est mis en relief dans ici, c’est le constat d’une coexistence pacifique entre plusieurs groupes ethniques dans l’Afrique précoloniale.

 

2.1.2. Le tribalisme aux prises avec le colonialisme : la résistance anticoloniale

 

Le second type de tribalisme est aussi appelé résistance anticoloniale. Il est l’expression de la révolte d’un groupe tribal contre une invasion étrangère. Il naît de la prise de conscience par des peuples colonisés de leur propre identité culturelle, qui a été niée et sabordée par le colonisateur. En effet, la colonisation des peuples, intervenue au XIXème siècle, s’est réalisée dans un contexte à la fois d’affirmation de la supériorité de la culture des colonisateurs et d’assimilation des peuples colonisés à cette même culture. Autrement dit, c’est l’ethnocentrisme européen qui aura donné naissance à la résistance anticoloniale. Car, accepter la colonisation, c’est, pour les groupes colonisés, être assimilés à la culture des colonisateurs et cesser d’exister en tant que groupes tribaux  différents ; c’est la mort de la conscience tribale des peuples colonisés, qui suppose la destruction de tout le patrimoine culturel et religieux légué par leurs ancêtres.

 

Au niveau de l’Afrique, cette colonisation a provoqué un désenchantement du continent, comme l’a reconnu Nicolas Sarkozy dans son allocution à l’Université de Dakar : 

 

Mais il est vrai que jadis, les Européens sont venus en Afrique en conquérants. Ils ont pris la terre de vos ancêtres. Ils ont banni les dieux, les langues, les croyances, les coutumes de vos pères. Ils ont dit à vos pères ce qu'ils devaient penser, ce qu'ils devaient croire, ce qu'ils devaient faire. Ils ont coupé vos pères de leur passé, ils leur ont arraché leur âme et leurs racines. Ils ont désenchanté l'Afrique [5].

 

La colonisation est donc une déclaration de guerre de la conscience tribale européenne contre la conscience tribale des peuples colonisés, comme l’affirme Michel Dreyfus : « Challaye s’oppose à toute notion de colonisation qui, selon lui, bafoue le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ne peut être qu’un instrument au service des puissances financières et maintenir un état de guerre larvée » (Challaye, 2003 : 13-14). C’est elle qui a occasionné ce deuxième type de tribalisme et créé à son tour des mouvements de résistance à l’occupation coloniale, qui ont culminé dans des mouvements politiques indépendantistes :

 

[…] c’est une cause externe, visant à supprimer ou à contrôler les structures sociales tribales, qui suscite ce tribalisme. Dès lors, celui-ci n’est plus qu’un instrument de mobilisation politique ou de simple survie sociale (et donc physique en un sens). Ce n’est plus la logique des contradictions internes qui s’exprime, c’est la confrontation avec un processus de domination, comportant destruction de la culture traditionnelle et acculturation systématique par l’Occident (Copans, Loc.cit. : 950c).

 

Pour survivre en tant qu’entité socioculturelle et/ou religieuse autonome, les peuples colonisés sont obligés de lutter contre l’occupant étranger, qui leur impose sa culture manu militari. C’est la résistance anticoloniale, qui a parfois pris des formes armées. Dès lors, l’on parle de guerre de résistance, de guerre d’autonomie ou de guerre d’indépendance. Car ces luttes armées ont abouti à l’indépendance des peuples assujettis par l’Occident. La tristement célèbre guerre d’Algérie (pour ne citer que celle-là), qui a opposé la France au Front de libération national algérien (F.N.L.), entre le 1er novembre 1954 et mars 1962, peut être comprise dans cette catégorie.

 

Ce type de tribalisme dépasse le cadre étroit des considérations tribales pour se muer en un vaste mouvement à la fois culturel, idéologique et politique, sensé défendre les intérêts fédérés de plusieurs groupes tribaux vivant sur un territoire donné et aspirant à la réalisation d’un idéal commun. Dans son livre Un livre du colonialisme. « Souvenirs de la colonisation », Félicien Challaye raconte comment, dans les années 1900, la domination anglaise en Inde a fait prendre conscience aux jeunes Indiens de leur situation de colonisés et leur détermination à la lutte pour l’indépendance, estimant qu’une organisation nationale serait la condition de leur liberté politique (Cf. Challaye, Op.cit. : 28). Afin de lutter contre l’envahisseur étranger, les antagonismes traditionnels internes sont alors fédérés pour ne former qu’un seul front commun. Ce qui vaut à ce mouvement l’attribution d’un caractère national car ces peuples ont abandonné la petite entité tribale « pour prendre leur place dans le vaste monde » (Lonsdale : 100). L’on assiste ici à la naissance d’une conscience nationale dont l’exaltation aboutit au nationalisme. Dans ce cas de figure, l’on parle de mouvement nationaliste ou indépendantiste, catégorie dans laquelle on place tous les mouvements politiques ayant lutté contre la domination coloniale et revendiqué la souveraineté nationale. C’est à ce titre que le Congo-Brazzaville, par exemple, avait vu naître le mouvement d’André Grenard Matsoua, que l’on baptisera plus tard le Matsouanisme.

 

2.1.3. Le tribalisme dans les sociétés contemporaines : les luttes sociopolitiques 

 

Le troisième type de tribalisme se réfère aux antagonismes nés des contradictions sociales internes dans les sociétés postcoloniales. Pour nombre d’auteurs, ce tribalisme est l’expression des luttes sociales au sein de nouveaux Etats africains indépendants. Ainsi, d’après J. Lombard, les contradictions sociales risquent de prendre et d’utiliser une forme tribale lorsqu’il y a deux ou trois grandes ethnies majoritaires à l’intérieur du cadre national. Certains anthropologues pensent même que le tribalisme offre à l’heure actuelle un des moyens les plus efficaces de domination idéologique à certaines classes sociales – bourgeoisie naissante, bureaucratie. Ce tribalisme s’intègre à leur tactique politique ; il mobilise une masse de manœuvres et fait diversion ; il est mystificateur et vient du fait que seul le tribalisme peut toucher des groupes et classes dominés (Cf. Copans, Op.cit. : p.951b).  Il s’agit là d’une idéologie basée sur une certaine conscience tribale au service d’une classe sociale donnée, pour se défendre contre une autre classe sociale. Le recours à la conscience tribale devient comme un moyen de défense des intérêts, non plus de la nation en général, mais d’un groupe social particulier.

 

C’est ce que John Lonsdale appelle le « tribalisme politique, pour qualifier son utilisation par un groupe dans sa lutte avec les autres groupes » (Lonsdale, Id.). C’est un tribalisme construit par des individus appartenant à une classe sociale dominante, en vue de la sauvegarde de leurs intérêts personnels. Il est un instrument de conquête et de conservation du pouvoir politique et/ou économique par le groupe qui s’en sert : « Alors que, pour Balandier, la tribu était un moyen moderne de trouver refuge, elle fut assimilée à une entreprise moderne, à une région économique ou une profession et non à un héritage culturel ethnique » (Lonsdale : 102-103). Ici, la conscience tribale est détournée aux fins des intérêts de classe, comme le soutient toujours John Lonsdale, pour qui « le tribalisme devait être une manière de manipulation idéologique, liée à l’appareil hégémonique, que la nouvelle bourgeoisie africaine, maintenant arrivée au pouvoir, utilisait pour défendre les intérêts de classe », les « liens de parenté » permettant « aux gouvernants et employeurs africains de masquer leur identité réelle d’exploiteurs des classes ouvrières et paysannes derrière leur fonction de leaders des circonscriptions tribales » (Lonsdale, Id.).

 

Suivant la théorie dite de la « modernisation », on a longtemps cru que la colonisation a eu pour effet, entre autres, la détribalisation des sociétés africaines, avec la formation des Etats centralisés. Mais, pour John Lonsdale, il s’agit bien d’une « détribalisation à rebours », la colonisation ayant entraîné un durcissement « des positions ethniques à cause de l’existence même du débat civique sur la manière de maintenir une réputation dans une société en mutation » (Lonsdale : 106). Aussi la colonisation paraît-elle ici comme un facteur déterminant dans l’exacerbation du tribalisme.

 

John Lonsdale relève trois processus principaux qui auraient conduit à cette situation. Il y a d’abord la généralisation du marché du travail à l’intérieur de toutes les colonies. En effet, les Africains étaient maintenant en compétition pour les mêmes besoins d’emploi, de logement en ville et de sécurité : c’est la course à l’emploi, au logement et à tout autre avantage social dans laquelle les différences linguistiques et culturelles ont une importance non négligeable. Certains proverbes africains traduisent bien cette réalité : « Celui qui a un frère monté sur un arbre de karité ne mange pas de fruit vert » (proverbe ouest-africain), ou encore : « Pour avoir accès au ciel, il faut d’abord y avoir un parent » (proverbe congolais). Ce qui veut dire que l’on ne peut obtenir un quelconque avantage social ou économique que si l’on a un parent ou un membre de la même tribu, de la même région ou du même village qui soit haut placé dans l’administration publique ou dans une entreprise.

 

Il y a ensuite le fait de la création, par l’empire colonial européen, d’un nouveau type d’Etat dans lequel certains Africains se voient déléguer une autorité sur d’autres Africains ; ce qui avait rarement existé auparavant. Un mauvais exercice de cette autorité crée des frustrations et le repli sur soi. Cela peut se ressentir, à l’intérieur d’un Etat, dans l’état d’esprit d’une entité territoriale qui ne serait pas représentée dans les arènes de la classe politique au pouvoir. C’est ainsi que l’on pourrait interpréter ces propos, rapportés par la presse congolaise et tenus par un citoyen congolais, qui remerciait le président de la République d’avoir nommé un des fils originaires de son département à un poste ministériel : « Il a remercié le président […] d’avoir élevé au rang de ministre, un des leurs. Pour lui, cela traduit toute l’attention du président de la République au département […] C’est une fierté pour les parents, d’avoir bénéficié d’un fils, jeune cadre, au gouvernement de la République, a-t-il dit en substance »[6]. Ce qui signifie que l’absence au gouvernement d’un cadre de ce département du pays serait vécue comme une frustration par leurs ressortissants.

 

Les citoyens qui se sentent lésés se replient alors sur leur identité locale et s’opposent à l’autorité étatique. Car l’embourgeoisement individuel, le favoritisme et le népotisme, qui caractérisent souvent la gestion du pouvoir politique dans la plupart des Etats africains, engagent la société dans une course effrénée à l’occupation de postes stratégiques, afin de pouvoir servir les membres de son groupe tribal : « La complémentarité des moyens de subsistance de l’Afrique précoloniale avait fait place à la diversité des niveaux de pouvoir, ce qui aiguisait la conscience des différences […] », soutient John Lonsdale, dans l’article sus-mentionné.

 

Le troisième processus est relatif à la christianisation du continent, qui, avec l’innovation culturelle apportée par l’enseignement confessionnel, aurait créé des élites tribales et des « bibles tribales » :

 

Dans l’Afrique coloniale, les écoles des missionnaires ont favorisé les langages locaux au détriment d’une lingua franca. Aucune colonie n’a essayé de se doter d’une langue politiquement nationale. On a seulement cherché à séparer, dans les faits, une élite, qui parlait la langue du colonisateur, de la masse des locuteurs séparés par la diversité de leurs langues vernaculaires (Lonsdale : 104-105).

 

Il sied toutefois de faire remarquer que la promotion de certaines langues africaines au détriment des autres n’est pas le seul fait de l’action de l’évangélisation. C’est plutôt un fait de l’éducation scolaire en général, qui, dans toute société, crée toujours un clivage entre des élites lettrées et des masses illettrées. A l’heure actuelle, il existe bien des pays africains qui ont leurs propres langues nationales. Le problème qui se pose est effectivement celui de l’enseignement de ces langues nationales dans les écoles, au même titre que les langues héritées du colonialisme. Et la mondialisation, avec sa tendance d’uniformisation culturelle induite par la globalisation des échanges, ne ferait que rendre le problème encore beaucoup plus complexe. Car, aujourd’hui, ne pas avoir la maîtrise orale et écrite de la langue de Shakespeare (mais non pas de Molière), semble assimilable à un illettrisme moderne ; les offres d’embauche dans les entreprises sont souvent - pour ne pas dire toujours - accompagnées d’un critère de sélection relatif à la maîtrise de la langue anglaise, y compris dans les pays les plus francophones, lusophones, hispanophones ou arabophones du monde. 

 

Bref, pour John Lonsdale, ce sont ces trois causes fondamentales énumérées ci-dessus qui auraient conduit à l’exaltation de la tribu dans les sociétés africaines postcoloniales. A ces trois processus, l’auteur ajoute un quatrième, qu’il appelle « une nouvelle compétition sociale » (Lonsdale : 106), c’est-à-dire la course à l’enrichissement personnel, au détriment des autres membres de la société. Or, il s’avère que l’éthique communautariste antique obligeait le riche à partager ces biens avec les pauvres de sa communauté tribale. La richesse d’un membre est considérée alors comme une propriété de toute la communauté tribale, qui peut donc s’en réjouir. C’est ainsi qu’une compétition tribale serait engagée à travers cette course à l’enrichissement individuel, la richesse d’un membre de la tribu étant considérée comme une richesse commune à tous les autres membres de la tribu.

 

C’est la perpétuation de cet héritage colonial dans les jeunes Etats africains qui expliquerait le tribalisme dans les sociétés contemporaines, celles-ci n’étant en réalité que des reproductions masquées des empires coloniaux, dont la gestion est confiée à des élites locales qui s’en serviraient pour renforcer leur ascendance socioculturelle et politique sur les autres citoyens. Ici, les « solidarités traditionnelles » seraient « coulées dans le moule des solidarités partisanes modernes », les dernières devant « s’appuyer sur les premières pour assurer leur propre existence », d’autant plus que les « solidarités traditionnelles » constitueraient « la matière réelle des solidarités partisanes »[7]. Et l'on assisterait à l'effritement de la conscience nationale au profit des "solidarités partisanes modernes"

 

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Côte d'Ivoire : la célèbre comédienne ivoirienne Marie-Laure est décédée

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans culture



Le monde des artistes ivoiriens est en deuil. Rogine Zouzouo alias Marie-Laure a tiré sa révérance dimanche dernier en début de soirée  

 

Révélée  lors d'une émission intitulée Dimanche Passion où elle fit ses débuts sur le grand écran, Marie-Laure fut consacrée grâce à son passage dans la série Ma famille. Dotée d'un humour naturel, la comédienne avait rapidement appris à accrocher le public.  

Mais rattrapée par la maladie, « la bonne de Clémentine et Gohou » a connu de longs mois de calvaire. C'est au Centre hospitalier et universitaire de Treichville à Abidjan, capitale ivoirienne, que la jeune artiste s'est éteinte, des suites d'une longue maladie. Paix à son âme ! 

Jean Dany Ébouélé 

Photo : La comédienne Marie-Laure.

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