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Articles avec actualites

Vatican: l'implacable réquisitoire du pape François contre l'incurie de certains prélats

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Actualités

C'est peu de dire que le souverain pontife veut réformer l'Eglise catholique. Dans un discours, lundi, François n'a pas eu de mots assez durs pour dénoncer l'incurie de la curie romaine allant jusqu'à parler de "fossilisation mentale et spirituelle" ou de "schizophrénie existentielle". Entre autres.

 

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Fronde des évêques au synode sur la famille : un 11 octobre 1962 à l’envers ?

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

publié dans Actualités

La polémique qui avait enflé, l’inquiétude des évêques et des familles sur des morceaux douteux d’un document de travail (la fameuse relatio post disceptationem qui constitue ainsi le rapport d’étape), aussi bâclé que médiatisé, ont débouché sur un statu quo théologique et la mise au grand jour des lacunes doctrinales d’un pontificat axé sur la communication. Les trois passages controversés du rapport final n’ont pas été adoptés lors du vote final, samedi 18 octobre 2014, en raison d’une majorité qualifiée requise. La presse, qui « buzzait » en début de semaine, doit même reconnaître l’échec du François sur cette tentative d’ouverture. Ce qui s’est passé la semaine dernière est peut-être un clin d’œil à l’histoire de l’Eglise. Alors que par le « coup » du 11 octobre 1962, le destin de Vatican II fut scellé grâce (ou à cause de, pour certains…) au refus des schémas préparatoires, le rejet du rapport d’étape devait profondément orienter le synode sur la famille. Examinons à la fois les points marquants et les étapes de cette folle semaine ou la barque de Pierre fut secouée.

 

 

Le rapport d’étape controversé ou comment la pente désagrégatrice fut remontée. Ce document de travail, qui ne devait être qu’un instrument de synthèse de la première semaine des débats, a suscité rapidement des oppositions et des synthèses, ne serait-ce que parce qu’il contenait des positions inacceptables : appréciation théologique positive des unions homosexuelles ; volonté de trouver des « morceaux » de sacrement du mariage dans des unions autres que le mariage chrétien, à l’instar des éléments d’Église présentes dans les communautés non romaines ; mise en cause de la communion spirituelle pour les divorcés remariés, etc. Ce fut une bombe et certainement le geste de trop qui devait non seulement réorienter le synode, mais ternir l’étoile du pontificat du pape François devant les épiscopats, puis devant les médias. Les réactions indignées des évêques et des fidèles ont été nombreuses. Saluons au passage le rôle des laïcs qui se sont exprimés par les réseaux sociaux. Que se serait-il passé si les débats de Vatican II avaient été relayés par Twitter ou Facebook ? Octobre 2014 est un peu le pendant ecclésial de ce qui s’est passé en France à partir de mars 2013 avec la mobilisation contre le « mariage pour tous » : il ne manquait plus que les manifestants dans la rue ! On peut penser que le lundi 13 octobre 2014, François, en s’alignant sur les aberrations théologiques des pays en perte de vitesse, a perdu son crédit auprès de certains évêques, qu’il soient africains, asiatiques ou même des pays de l’Est. On ne sait pas grand-chose de la rédaction de la relatio, mais il semble que sa rédaction ait été antérieure à l’ouverture du synode. Par ailleurs, elle se serait prêtée à une manipulation : le cardinal Erdö se défausse sur Mgr Forte, secrétaire spécial du synode. On ne saurait être aussi léger… Qui a commandité Mgr Forte ? Le cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode ? Formulons la question autrement : le pape François a-t-il lu ce rapport, mais surtout, voulu ? Probablement. Peu importe son degré d’implication et de participation, il voulait faire quelque chose. À ce titre, on peut supposer qu’il ait tenté un ballon d’essai à l’égard du « monde » pour montrer que l’Église changeait sans nécessairement passer par un texte magistériel. On peut le supposer, ne serait-ce que parce que François parlait du « Dieu des surprises » (homélie à Sainte-Marthe, 13 octobre 2014) ou dénonçait, dans son homélie d’ouverture du 5 octobre, 2014 « l’hypocrisie de quelques-uns de ses serviteurs », exhortant les pères du synode à la « la sagesse qui va au-delà de la science, généreusement, avec une vraie liberté et une humble créativité »… Il préparait quelque chose par des messages quasiment explicites. Il pensait que liberté des pères synodaux irait dans un sens. Mais pas dans l’autre. Et c’est là que réside la réelle surprise.

La réaction rapide et directe des cardinaux et évêques. On dit que Rome a failli, mais, en un sens, il y eut une sorte de suppléance exercée par les cardinaux qui réagirent vigoureusement. Avec énergie et adresse, assurance et doigté. Après tout, les cardinaux ne forment-ils pas les héritiers de ce clergé romain qui entourait, dans l’Antiquité, le pape ? On se souviendra des propos du Cardinal Müller décrivant le texte comme « indigne, honteux et complètement erroné ». Le coup de grâce théologique du rapport, son exécution peut-être ratzingérienne et bénédictine. Avec de tels propos méticuleusement choisis, on se demande comment le rapport tel quel pouvait être pérenne et viable. Les cardinaux africains réagirent également de manière ferme. On se souviendra de l’attitude du cardinal Napier (Afrique du Sud) ou du malaise éprouvé par certains épiscopats africains, un évêque allant même jusqu’à confier à un blogueur que le pape était un « agent perturbateur ».

La capitulation de François : la publication des circules minor. Si l’on devait retenir une journée et une seule de ces deux semaines qui ébranlèrent et réconfortèrent l’Église – les deux sont corrélatifs -, c’est bien celle du jeudi 16 octobre où les pères synodaux exigèrent la publication des commentaires des groupes de travail. En acceptant une telle publicité, malgré le refus initial du Cardinal Baldisseri, les pères synodaux ont obtenu la divulgation des divergences exprimées dans les circuli minores, bien éloignées des louanges médiatiques du rapport d’étape. La publication de ces documents, malgré quelques ambiguïtés (admission d’une communion eucharistique sous condition des divorcés remariés, etc.), devait révéler un véritable fossé avec le ton irénique du rapport d’étape. On peut dire que moralement, ce dernier est mort avec la révélation des vives oppositions.

 

 

L’assurance du cardinal Burke. Rétrogradé à une autre fonction, le cardinal Burke a réagi tout aussi sereinement. Prenant ses distances avec le rapport, dénonçant ouvertement le silence du pape François, le cardinal a aussi admis, dans un entretien donné le 17 octobre 2014, l’éventualité que le rapport ne soit pas adopté. Ce qui fut fait dans la mesure où les trois paragraphes les plus controversés n’ont pas obtenu la majorité qualifié (les deux tiers des votes). Si le cardinal a parlé avec autant d’assurance, c’est parce qu’il y a eu certainement quelques raisons. Il bénéficiait assurément d’un « matelas » épiscopal et cardinalice favorable pour mettre en cause certaines ambiguïtés de l’autorité suprême. Corrélativement, la remarque énervée du cardinal Marx (« Je ne suis pas au synode pour que l’on répète les mêmes choses qu’avant ») devait traduire une vive inquiétude dans le camp des « novateurs », peut-être même une perte de vitesse face à la bronca et au scepticisme généralisés.

 

 

Le rôle du pape émérite : Benoît XVI est-il intervenu ? Benoît XVI n’est pas intervenu directement et n’a pas pris parole. Il se défend même de contredire François et lui apporterait même son aide théologique. Mais on peut se demander si certains cardinaux ne sont pas allés le voir discrètement sur les mots à utiliser et l’attitude à adopter. Malgré son retrait, Benoît XVI continue à jouer un rôle. Une sorte de caution morale et intellectuelle dans l’Église, bien plus fine que celle du cardinal Kasper dans le camp opposé, discrédité à cause d’un entretien insultant à l’égard de certaines Eglises « périphériques » (Églises d’Afrique, etc.).

 

L’échec du pape face à la contre-offensive épiscopale et cardinalice : la conséquence d’une gestion autoritaire. Dans ces derniers jours, mis à part invoquer une théologie des signes des temps, François semble avoir perdu la main. Mais ne peut-on pas supposer qu’il l’a perdue surtout en raison d’un isolement patent et de certains comportements révélant une gestion autoritaire et solitaire ? La coupe était pleine depuis quelques mois. Il y eut l’affaire des Franciscains de l’Immaculée – institut traditionaliste mis au pas par des hommes de la curie romaine, dont on se demande qui est le commanditaire –, des nominations curiales et épiscopales, dont certaines frisent la provocation, mais aussi quelques relégations sectaires (le cardinal Burke a été ainsi démis de sa charge de Préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, etc.). Il y avait donc un malaise perceptible au sommet de l’Église, et ce bien avant l’ouverture du synode, malaise ressenti non seulement par la curie, mais aussi par les épiscopats du monde entier. Cela a certainement joué. À cela se sont ajoutées les manœuvres synodales, comme la nomination inopinée et soudaine de six rédacteurs libéraux, proches du pape ou le lancement du rapport tendancieux (supra). La rédaction de la relatio ne devait pas échapper au pape, pour éviter de relater les circonspections des pères synodaux (elles furent nombreuses), ce qui devait justement aboutir au résultat opposé. Sur le fond, on peut aussi ajouter les nombreuses maladresses et bourdes théologiques lancées à tout va dans la presse et entendues depuis le mois de juillet 2013. Tous ces éléments de malaise ont compté pour entraîner la fronde synodale.

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« Pour la première fois depuis quelques décennies, une saine réaction aux prévarications doctrinales s’est faite au sommet, sans forcément passer des éléments périphériques. Dans la crise

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Le lâchage de François par les cercles modérés. Autre aspect perceptible dans la dernière semaine de psychodrame : le malaise ressenti par les « modérés », comme le cardinal Vingt-Trois. On constate ainsi que le malaise dépasse les rangs conservateurs, traditionalistes et du centre-droit pour rejoindre les éléments les plus centristes. C’est ce qui semble s’être passé en milieu de semaine, malgré quelques interventions voulant relativiser la crise (cardinaux Tagle ou Schönborn). En vain.

Un 11 octobre 1962 à l’envers ? Il s’est donc passé quelque chose lors du synode. En protestant vigoureusement, les pères synodaux ont certainement évité l’écueil de la minorité conciliaire lors du concile Vatican II qui ne put, pour cause d’ultramontanisme, enrayer la machine conciliaire. Ne pouvant maintenir la fiction que les textes allaient contre les prérogatives du pape, elle a fini pas se rallier au processus et joua peut-être un rôle dans l’acceptation de Vatican II, se contentant ainsi d’être l’aile modératrice de la marche en avant. Les pères synodaux n’ont pas eu la même pudeur : ne voulant pas se paralyser à cause d’une image de pape de vitrail, ils ont protesté vigoureusement, y compris lorsque la confusion doctrinale pouvait se prévaloir de l’onction pontificale. Sur ce point, cette réaction fera date dans les annales de l’histoire de l’Église.

Le rôle des médias. Les novateurs ont cru compter sur les médias pour adouber leurs thèses. Monstrueuse erreur qui démontre une méconnaissance des buzz et autres coups d’éclat médiatiques. La presse a certes révélé les « bombes » du rapport d’étape, mais elle ne s’est pas attardée sur ces coups d’essai. Les journalistes sont, à l’instar de leurs lecteurs ou auditeurs, déchristianisés et pas toujours intéressés par les controverses ecclésiales. Mieux : la presse semble plus équilibrée dans le traitement de l’information. Elle a non seulement constaté la fronde, mais elle a également révélé l’échec du pape François (comme c’est le cas du JDD). À cet égard, l’attitude de Jean-Marie Guénois, journaliste au Figaro, est honnête en ce sens qu’il a bien constaté une fronde touchant directement le processus mis en œuvre par le pape, parlant ainsi de « tempête » pour qualifier cette fronde, ce qui n’est pas innocent. Désormais, le mot « tempête » ne sera plus réservé épisodes douloureux du pontificat de Benoît XVI, mais désignera aussi les malaises suscités par un pontificat incertain aux lignes aussi brouillonnes qu’équivoques. La popularité dans les médias ne crée certainement pas un tremplin favorable aux actions à venir.

Le silence étrange de la Fraternité Saint-Pie X. Alors que les évènements auraient pu constituer du pain-bénit pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, on retiendra sa discrétion au cours de ces derniers mois. Elle n’a guère participé aux contre-offensives de ces derniers mois, préférant relayer les initiatives des cardinaux ainsi que les mises au points doctrinales de certains théologiens romains ou non. Elle n’a pas lancé d’études théologiques ou de veillées de prière. Entamant des discussions avec le pape François, elle a peu mis en cause ce dernier. Peut-être s’est-elle trop focalisée sur les canonisations des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, quitte à déployer une énergie qui aurait pu être utilisée à meilleur escient ? Dans le passé, elle a beaucoup contesté les enseignements des papes Jean-Paul II et Benoît XVI (on se souviendra des ouvrages dont le titre commence par les mots suivants : « l’étranges théologie de… »). Or, elle semble être mielleuse avec le pape actuel, qui échappe au scalpel théologique d’Ecône. Il y avait pourtant de quoi dire. Pour la première fois depuis quelques décennies, une saine réaction aux prévarications doctrinales s’est faite au sommet, sans forcément passer des éléments périphériques. Dans la crise actuelle, c’est certainement un bon signe.

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Diocèse de Dolisie : L’abbé Toussaint Minkala inhumé au cimetière de la cathédrale Saint Paul

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Mercredi 28 janvier 2015, l’abbé Toussaint Minkala a quitté, brutalement, la terre des hommes, à l’âge de 71 ans, des suites d’un diabète. Alors que trois jours avant son décès, il a partagé le repas avec ses frères prêtres, à l’occasion de la fête patronale de la cathédrale Saint Paul de Dolisie. Ya Toussaint, comme aimaient bien l’appeler les proches, a été inhumé, mercredi 4 février 2015, au cimetière de la cathédrale Saint Paul de Dolisie...() , après la messe des funérailles célébrée en l’église Notre-Dame de Fatima, par Mgr Bienvenu Manamika, évêque de Dolisie, assisté de NN.SS. Miguel Olaverri, évêque de Pointe-Noire et Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, qui ont à tour de rôle prononcé la prière du dernier adieu et de la bénédiction de la tombe. De nombreux prêtres entouraient les évêques.


Le rite du dépôt du cierge sur la dépouille mortelle de l’illustre disparu symbolisant la lumière reçue lors du baptême a été exécuté par l’abbé Désiré Tsouari, vicaire général de Nkayi, alors que l’abbé Marc Mfoutou a prononcé l’homélie. Prononçant l’oraison funèbre, l’abbé Philippe Mabiala a traduit l’émotion des prêtres du diocèse de Dolisie qui attendaient d’accueillir l’abbé Toussaint dans la future Maison des prêtres retraités du diocèse: «Le nouveau diocèse de Dolisie comptait sur son tout premier prêtre retraité, et nous l’avons perdu. L’abbé Toussaint Minkala n’aura plus de chance d’inaugurer la Maison des prêtres retraités, dont les travaux sont en voie d’achèvement», a-t-il affirmé. Le défunt s’était foncièrement opposé à l’idée d’aller vivre chez les Petites sœurs des pauvres à Brazzaville, lorsqu’on lui en avait fait la proposition, et a préféré demeurer en compagnie de ses frères prêtres du diocèse à Dolisie.


Qui était l’abbé Toussaint Minkala?
Né le 15 août 1944 à Mouyondzi, de Raymond Nkouaka et d’Anne Mboyo, Toussaint Minkala est le premier fils d’une famille de deux enfants. Très tôt, la mort de ses parents le contraint de quitter le village natal, pour poursuivre ses études à l’école primaire Saint-François à Pointe-Noire (de 1957 à 1960). Grâce à une formation sur le métier de fer qu’il suit dans la même ville, de 1960 à 1966, Toussaint Minkala réussit à se faire embaucher au garage municipal de Pointe-Noire, en qualité d’apprenti soudeur. Ne pouvant plus contenir son désir de devenir prêtre, il se confie au père Michel Léandre qui, à son tour, en parle à Mgr Jean-Baptiste Fauret. C’est dans cet élan que commence la procédure de son éventuelle entrée au petit-séminaire de Loango.


Dommage, la vocation de Toussaint se heurte au critère de l’âge. A 22 ans, sa vocation est jugée tardive. Finalement, le postulant Toussaint Minkala est orienté au séminaire des aînés de Sindara, au Gabon, où il étudie avec succès de 1966 à 1971. De 1971 à 1973, il entre au moyen-séminaire des aînés d’Otélé, au Cameroun. De 1973 à 1978, il poursuit son cycle de philosophie et de théologie au Grand-séminaire Liberman de Brazzaville, actuel Grand-séminaire Cardinal Emile Biayenda.


Ordonné diacre le 19 février 1978, à la paroisse Saint Charles Lwanga de Mouyondzi, par Mgr Emile Godefroy Mpwati, l’abbé Toussaint Minkala devient prêtre, six mois plus tard, précisément, le 9 juillet 1978 à Loango, en compagnie des abbés Paulin Poucouta et Marc Mfoutou.
Conformément à sa parole de vie: «Je te proclamerai devant le peuple», l’abbé Toussaint Minkala a servi à tour de rôle comme curé dans les paroisses suivantes: Saint Paul de Dolisie, Saint Kisito de Loudima, Sainte Anne de Makabana, Notre-Dame de Fatima, Saint Michel de Madingou, Saint Charles Lwanga de Mouyondzi. De 1985 à 1987, il suit des formations de recyclage qui le conduisent, successivement: au Foyer de charité à Bangui, en République Centrafricaine; à la communauté du Chemin neuf aux Pothières en France; au Centre Sèvres de Paris et à l’Institut Gaudium et Spes de Bruges en Belgique. L’abbé Toussaint s’en est allé vers le Père, mais il laisse une œuvre immense dans l’Eglise-famille de Dieu. Adieu Ya Toussaint!

Eric MAHOUNGOU-NZINGOU
(Correspondant permanent à Dolisie)

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Centre de formation en pastorale de la santé au Congo : Les inscriptions pour l’année 2014-2015 ont déjà commencé

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Le C.f.p.s (Centre de formation en pastorale de santé) est un centre de formation pluridisciplinaire, de partage et d’échanges d’expérience pour le monde de la santé. Etre le bon samaritain de celui qui souffre fait appel aux dispositions extérieures et intérieures à acquérir et à développer, car il s’agit, là, à la suite du Christ, de sauver tout homme et tout l’homme. Cela requiert une formation adéquate et permanente.

 

A travers les formations dispensées, le centre prépare les étudiants à la rencontre de la personne malade dans la totalité de son être, avec ses problèmes existentiels et l’entourage de cette dernière. Le centre est dénommé «Centre de formation en pastorale de santé». Le saint patron du centre est Saint Camille de Lellis, tandis que sa devise est: Accueil, patience, charité.
Les activités du C.f.p.s se déroulent au Centre Sadisana des Sœurs Auxiliatrices de Marie Immaculée qui portent ce projet, au quartier Massengo, dans l’arrondissement 8 Djiri, au numéro 2 de la rue des Auxiliatrices (Arrêt de bus Manguier).

Profil du candidat
La formation donnée est ouverte à toute personne travaillant dans le monde de la santé et du social ou sensible au monde de la souffrance: agents pastoraux, religieux et religieuses, infirmier(ère)s, médecins, membres des mouvements d’apostolats, des conseils pastoraux...
Modalités concrètes:
- personnes attendues: 3 prêtres, 6 religieux et religieuses, 6 laïcs;
- période: une fois par mois du vendredi soir au dimanche midi;
- début de la formation: 9 janvier 2015;
- durée de la formation: 20 mois;
- participation: 50.000 Frs. Cfa par an.
- Paiement en janvier de la moitié ou de la totalité des frais demandés.
Pour s’inscrire, il faut d’abord prendre rendez-vous au téléphone (voir numéro à la fin). Puis, lors de la première rencontre, se munir d’une fiche manuscrite contenant les précisions ci-après: noms, prénoms, date et lieu de naissance, adresse complète, profession.

Qualification en fin de formation et conditions d’acquisition

Le dixième mois de la deuxième année interviendront les évaluations et la cérémonie de remise d’attestation et plus tard un diplôme. Les éléments ci-après seront pris en compte: présence aux cours pendant vingt mois et résultats des devoirs
Il faut retenir que la formation comprend la participation aux cours un weekend par mois, aux sessions, la deuxième année et à l’évaluation de fin de parcours.
Pour de plus amples informations, vous pouvez téléphoner Sr Eliane Julienne  Boukaka au 05.551.08.28. Le calendrier et le programme général des cours et des sessions de formations sont à retirer au siège du Centre Sadisana des Sœurs Auxiliatrices de Marie Immaculée, dans l’arrondissement 8 de Brazzaville, à Massengo, sis au numéro 2 de la rue des Auxiliatrices (Arrêt de bus Manguier).

Sœur Eliane Julienne
BOUKAKA
Pour la commission santé et le C.f.p.s
Contact: 05.551.08.28.

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Jubilé d’or des Fraternités catholiques du Congo : «Le grain germé par Maman Firmine, arrosé par Maman Mapoumba, a porté du fruit»

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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C’est sous le thème: «La semence des pépinières dans les Fraternités catholiques du Congo, après cinquante ans», que les Fraternités catholiques du Congo ont célébré, du 18 au 22 novembre 2014, le jubilé d’or de leur existence. A cette occasion, un hommage a été rendu à feue Firmine Malekat Lezo, l’une des pionnières de cette première association des femmes catholiques qui deviendra plus tard, Fraternité féminine.

En effet, plusieurs activités ont marqué ce jubilé d’or à travers l’archidiocèse de Brazzaville, parmi lesquelles, le triduum, la conférence débat sur les cinquante ans d’existence et le pèlerinage sur la tombe de Firmine Malekat Lezo, pour culminer à la messe d’action de grâces célébrée, samedi 22 novembre 2014, en la Basilique Sainte-Anne du Congo, par Mgr Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, président de la commission épiscopale de l’apostolat des laïcs, et concélébrée par NN.SS Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) et Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma.

Il y avait également de nombreux prêtres venus de tous les diocèses, parmi lesquels les abbés Brice Armand Ibombo, secrétaire général de la C.e.c, Guy-Noël Okamba et Ildevert Mathurin Mouanga, respectivement, recteurs des deux grand-séminaires (théologat et philosophât), Germain Makouiza, aumônier national des Fraternités féminines catholiques du Congo, Léonard Milongo, vicaire général de l’archidiocèse de Brazzaville, père Nicaise Wilfrid Ossebi, vicaire épiscopal chargé de la vie consacrée, Armand Kiyindou, curé- recteur de la Basilique Sainte-Anne du Congo. Le C.n.a.l.c (Conseil national de l’apostolat des laïcs) était représenté par son président, Georges Makosso. La présidente des Fraternités féminines catholiques du Congo, Joséphine Songuemas Mapoumba, bien qu’affaiblie par le poids de l’âge, était présente à cette fête, ainsi que la famille de feue Firmine Malekat Lezo, l’une des pionnières des Fraternités féminines, d’heureuse mémoire. Le tout dans une animation liturgique de la chorale diocésaine des Fraternités. De même, il y avait des délégations des confessions religieuses sœurs, notamment, l’Armée du Salut et les protestants, ainsi que celles venues du Cameroun, Cabinda et France où les Fraternités catholiques existent déjà.
La première association des femmes catholiques (composées des anciennes élèves de l’école Saint-Joseph de Cluny) deviendra, plus tard, Fraternités féminines catholiques du Congo.
Dans son homélie, Mgr Yves Marie Monot a exhorté les femmes catholiques à vivre une vie chrétienne de famille, de couple, de foyer, en étant un modèle de vie dans le quartier, dans les différents services de la paroisse et en fructifiant les talents reçus de la part de Jésus.
Trois temps forts ont caractérisé la messe de clôture du jubilé d’or des Fraternités catholiques du Congo: la présentation des jeunes filles âgées de 6 à 10 ans, pépinières devant prendre la relève des ainées, venues de huit paroisses de l’archidiocèse, ainsi que du diocèse d’Owando; l’accueil et la promesse de 149 nouveaux membres des différentes Fraternités paroissiales, soit 120 femmes et 29 hommes; le mot de remerciements de la présidente diocésaine et le message de la présidente nationale, Mme Joséphine Songuemas Mapoumba sous forme de témoignage.
Dans son message, celle-ci a invité les femmes catholiques à réfléchir sur trois projets: la formation des membres des Fraternités par des cours d’alphabétisation; l’organisation régulière des conférences-débats sur le mariage et la vie consacrée, et enfin, l’organisation de la campagne d’adhésion des jeunes filles. «En effet, l’œuvre amorcée par les anciennes élèves de Saint Joseph de Cluny ayant à leur tête Firmine Malekat Lezo, en 1964, fut reconnue officiellement dans l’Eglise, le 21 juin 1972, par Mgr Emile Biayenda, alors archevêque métropolitain de Brazzaville, pour scruter l’horizon et poser les jalons d’un futur prometteur. Après quoi, les femmes ont été rejointes par les hommes qui ont créé une Fraternité masculine. Depuis là, les deux Fraternités cheminent et mènent des activités ensemble», a précisé Joséphine Mapoumba. 
Pendant le chant d’action de grâces, l’on pouvait lire sur les banderoles portées par quatre femmes à l’autel de la messe: «1964-2014: voilà cinquante ans, l’œuvre de Maman Firmine est immortelle»; «Le grain germé par Maman Firmine, arrosé par Maman Mapoumba, a porté du fruit».
Enfin, le président du C.n.a.l.c a offert une effigie de Notre-Dame des sept douleurs à la présidente nationale des Fraternités catholiques du Congo, Joséphine Mapoumba, en signe de reconnaissance et de fidélité à l’Eglise de leur mouvement.

Pascal BIOZI KIMINOU

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Communauté d’Inoni Plateau (archidiocèse de Brazzaville) : Ouverture de l’année pastorale et présentation du projet de la nouvelle chapelle

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Dimanche 16 novembre 2014, l’abbé Thierry Wilfrid Dialem-bonsoni, administrateur de la paroisse Sainte Marie-Madeleine de La Léfini, a présidé la messe d’ouverture de l’année pastorale paroissiale sous le thème: «Avec le Christ, fais de ta famille berceau et source de la rédemption d’Inoni plateau et ses communautés».

 

Au cours de cette messe concélébrée par l’abbé Simplice Makambou, vicaire de ladite paroisse dont la juridiction s’étend sur la communauté d’Inoni-Plateau, l’une des sept communautés de cette paroisse, l’administrateur paroissial a présenté le projet pastoral de la nouvelle année. Une quête spéciale a été organisée, à l’issue de laquelle une somme de 851.700 Frs Cfa, a été rassemblée. Cela a été une grande première pour la construction de la chapelle.

 

Dans sa prédication, l’abbé Thierry Wilfrid Dialembonsoni s’est appuyé sur la parabole des talents, pour exhorter le peuple de Dieu à être vigilant dans ses actes. «Le Seigneur, dans ce qu’il nous donne, attends ce que nous produisons, après avoir tout reçu de Lui, gratuitement. Dieu nous donne les charismes, compte tenu de nos capacités», a relevé l’administrateur paroissial.


La quête spéciale organisée au cours de cette messe pour la construction de la chapelle à Inoni plateau a donné une somme de 851.700 Frs. Cfa. Très content, l’abbé Thierry Wilfrid Dialembonsoni a annoncé l’organisation d’une grande quête appelée «nsinsani», au mois de juillet 2015, à concurrence de la somme de 4.716. 000 Frs Cfa, pour débuter les travaux de construction de la nouvelle chapelle.
L’administrateur paroissial a présenté le projet pastoral qui se divise en trois grands chantiers: le premier est celui de l’évangélisation (catéchisme, célébration eucharistique, adoration au Saint-Sacrement, visite des familles, créations des mouvements d’apostolats, etc); le deuxième chantier est celui de la construction des édifices (construction à court terme d’une église provisoire en tôles, d’une grotte, etc) et le troisième chantier concerne la création des unités de production avec «l’opération une communauté, un champ», dès le début du mois de septembre 2015. Les travaux dureront 24 mois.
«Pour que tous ces chantiers puissent voir le jour, nous comptons d’abord sur le Bon Dieu qui est le Maitre du temps et de l’espace, le Maitre de l’histoire de l’humanité, le pourvoyeur de tout. Avec Lui, l’échec n’est pas possible; car, tout ce qui se fait en son nom avec foi, espérance et charité rencontre des succès énormes», a indiqué l’abbé Thierry Wilfrid Dialembonsoni.
Signalons qu’à cette messe, les chrétiens venus des localités environnantes, d’Igné et de Brazzaville, se sont retrouvés dans la chapelle de la communoté d’Inoni plateau, pour rendre grâce à Dieu pour tous ses bienfaits.

Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA

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Paroisse Notre-Dame de l’Assomption (archidiocèse de Paris) : 16ème anniversaire de la mort de l’abbé Jan Czuba à Loulombo

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Dimanche 9 novembre 2014, Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville et Mgr Stanislas Jez, recteur de la mission polonaise de Paris ont conjointement célébré une messe en mémoire du révérend père Jan Czuba, curé, missionnaire polonais assassiné en 1998 par les miliciens ninjas à Loulombo (département du Pool) au Congo-Brazzaville, à l’occasion du 16ème anniversaire de sa mort.

L’archevêque de Brazzaville et le recteur de la mission polonaise étaient entourés des prêtres congolais, notamment les abbés Irénée El-Yhombos et  Eric Paul Goma, ancien curé de Loulombo, tous deux appartenant au diocèse de Kinkala, et un nombre important de prêtres polonais. La communauté congolaise de Paris y a pris part.

Dans l’assemblée, on pouvait remarquer un grand nombre de Congolais venus rendre gloire à Dieu et prier pour l’âme du père Jan Czuba,  qui a donné sa vie pour le Congo, en particulier pour les chrétiens de Loulombo qu’il ne voulait pas quitter pour se réfugier ailleurs, loin des zones de guerre. Avec la communauté polonaise, toujours présente et plongée dans une ferveur de prière, la cérémonie était en deux langues, le français et le polonais. Le célébrant principal, Mgr Anatole Milandou, parlant en français, alors que Mgr Jez assurait la traduction en polonais. Quelque fois, il a parlé en lingala pour s’adresser aux Congolais, car rappelant qu’il a été missionnaire au Congo, pendant plusieurs années, plus précisément à Oyo (département de la Cuvette) et à la paroisse Jésus-Ressuscité et de la Divine Misericorde, à Brazzaville. Une chorale congolaise de circonstance, dirigée par Gabriel Sounga Boukono (Comité), a assuré quelques chants.


Dans son homélie en français, l’abbé El-Yhombos a mis l’accent sur le courage et la bonté du père Czuba, prêtre zélé, plein d’ambitions et de projets, voué à sa mission, qui aimait son peuple et partageait, avec celui-ci, les bons et les mauvais moments. «Nous rendons grâce au Seigneur pour l’avoir donné à l’Eglise. La personnalité de ce pasteur continue à être vivante dans les cœurs des hommes et femmes du Congo Brazzaville et plus particulièrement du diocèse de Kinkala qui  l’avait accueilli comme prêtre fidel donum et curé de Saint-Thomas de Loulombo».


Tandis que, en polonais Mgr Jez, retient un homme plein de joie qui était pressé d’aller au Congo pour sa mission hors de la Pologne. Il faut souligner, qu’avant de gagner le Congo, le père Czuba est resté un moment en France pour l’apprentissage de la langue française.


Dans une ambiance de prière, la cérémonie a pris fin par le mot de remerciements de Mgr Anatole Milandou. Après la bénédiction finale, une projection vidéo des images de la réouverture de la paroisse de Loulombo et quelques réalisations de l’association a été faite par Jean-Baptiste Milandou, fonda-teur de l’Association Père Jan Czuba Développement, en sigle P.j.c.d. La cérémonie s’est terminée par un verre d’amitié entre la communauté congolaise et polonaise.

Yves KIMINOU
Secrétaire de l’association

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Paroisse Sainte-Marie Madeleine de la Léfini (archidiocèse de Brazzaville) : L’abbé Thierry Dialembonsoni installé dans ses fonctions d’administrateur paroissial

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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La paroisse Sainte-Marie Madeleine de la Léfini située à quelques 165 km au Nord de Brazzaville, dans le district d’Igné (département du Pool), a vécu, du 11 au 12 octobre 2014, un triple évènement: la bénédiction de la grotte mariale à la communauté Saint-Vincent de Paul, à Yono, la messe d’au revoir de l’abbé Roland Ghislain Kinkouni, l’accueil et l’installation du nouvel administrateur paroissial, l’abbé Thierry Dialem-bonsoni. Tout a commencé le samedi 11 octobre 2014, avec la bénédiction de la grotte mariale, construite à la communauté Saint-Vincent de Paul à Yono, qui est l’une des plus grandes communautés que compte cette paroisse, avec près de 125 chrétiens, pour la plupart des légionnaires. En effet, la Légion de Marie de cette communauté ecclésiale de base compte en son sein deux présidia: Notre-Dame de la lumière, fondé le 19 novembre 2004 et Notre-Dame de la Visitation, fondé le 23 juillet 2011. La grotte mariale a été construite à l’initiative de l’abbé Roland Ghislain Kinkouni. L’eucharistie qui a débuté à 16h, était présidée par l’abbé Bienvenu Kimbengui, prêtre de l’archidiocèse de Brazzaville, en mission pastorale dans le diocèse de Rabat au Maroc, en vacance à Brazzaville et concélébrée par les abbés Roland Ghislain Kinkouni, administrateur sortant et Simplice Makambou, vicaire. A la fin de la messe une procession a eu lieu jusqu’à la grotte mariale pour la cérémonie de bénédiction. Dimanche 12 octobre 2014, au cours de la messe qu’il a lui-même célébrée au couvent des Sœurs Marie Madeleine Postel, l’abbé Roland Ghislain Kinkouni, a dit au revoir à la communauté paroissiale de la Léfini qu’il a guidée sur le chemin de la foi pendant près de quatre ans de mission pastorale. La messe était concélébrée par les abbés Thierry Dialembonsoni, administrateur paroissial rentrant et Simplice Makambou, vicaire de ladite paroisse. Dans la foule des fidèles, on pouvait noter la présence des Sœurs Marie des Anges, du chef de village de Massina, le représentant du directeur du barrage hydroélectrique d’Imboulou et d’une forte délégation venue d’Igné et de Brazzaville. Par la même occasion, la communauté chrétienne a accueilli avec joie, le nouvel administrateur paroissial, l’abbé Thierry Dialembonsoni. A la fin de la messe, quelques mots de remerciements ont été prononcés tour à tour par M. Dieudonné Likibi, coordonnateur paroissial et l’abbé Simplice Makambou, qui ont reconnu les services rendus et tout le travail pastoral abattu par l’abbé Roland Ghislain Kinkouni, à commencer par les travaux de construction de la grotte Mariale à Yono et ceux du presbytère en cours de réalisation à Inoni Plateau. Ceci, grâce à la sollicitude paternelle de Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville. Pour sa part, l’administrateur paroissial sortant à exprimer toute sa gratitude aux chrétiens de la Léfini. Après quoi, l’abbé Roland Ghislain Kinkouni a remis à son successeur la chasuble comme pour lui passer le témoin, ainsi que tous les documents nécessaires. L’abbé Thierry Dialembonsoni, après avoir remercié l’administrateur paroissial sortant et toute la communauté chrétienne pour le travail abattu ensemble, a remis à chaque communauté ecclésiale de base, le programme pastoral des visites qui s’effectueront très prochainement. Pascal BIOZI KIMINOU (Sur les notes de l’abbé Roland Ghislain KINKOUNI)

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Paroisse Saint Pierre-Claver (archidiocèse de Brazzaville) : Au revoir au père Semo et bienvenue au nouveau curé, le père Ghislain Ludovic Biahoua Massamba

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Le père Nicaise Milandou Semo, curé sortant a passé le témoin à son confrère le père Ghislain Biahoua Massamba, nouveau curé à la tête de la paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo, dimanche 21 septembre 2014. C’était au cours d’une messe présidée par le père Nicaise Milandou Semo, concélébrée par plusieurs prêtres.

Il s’agit de l’abbé Daleb Mpassy, secrétaire Chancelier du diocèse de Kinkala, des deux supérieurs régionaux de la congrégation du Saint Sacrement, pères Edgard Diemé du Sénégal, Brel Malela Daouda du Congo-Brazzaville; père Ghislain Biahoua-Massamba, nouveau curé, les pères Aimé Porret, Jean Jacques Mpassi respectivement vicaires à la paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo.

Au début de la messe, le supérieur régional, père Brel Malela Daouda, représentant de l’évêque, a donné le sens de cette célébration: 

«Cette messe revêt une signification particulière. Elle a l’allure d’un point de ralliement, d’une célébration charnière en ce sens qu’elle voit partir un pasteur et par le même mouvement, on voit venir un autre». Il a rendu un vibrant hommage au curé sortant, le père Nicaise Milandou Semo, pour avoir dirigé la paroisse avec amour, zèle, audace, habileté et compétence.

Dans un dialogue rituel avec le supérieur régional,  le nouveau curé, le père Ghislain Biahoua Massamba, a fait sa déclaration sur l’honneur d’accepter les nouvelles charges à lui confiées par l’archevêque, sur proposition du conseil régional tenu en juin dernier. En acceptant cette charge, le curé a pour mission d’annoncer l’Evangile de Jésus-Christ au peuple de Dieu, d’enseigner fidèlement le peuple chrétien par la prédication, la catéchèse; de prendre soin des petits, des pauvres et des malades. Il exercera cette mission en collaboration des prêtres, diacres, avec l’aide des fidèles laïcs.

Dans son homélie, le Père Nicaise M. Semo a invité le peuple de Dieu à se débarrasser de l’égoïsme qui consiste à s’accaparer des biens de ce monde, pour vivre les vrais valeurs que Dieu nous recommande. «Pour Jésus, la justice n’est pas une loi qui dominerait tout, y compris Dieu lui-même. Mais, Dieu est la justice en la personne lui-même…», a-t-il dit.

Après l’homélie, le père Biahoua Massamba a fait son engagement de foi. Il a béni ensuite les lieux symboliques de l’église, le siège de la présidence à l’autel, le confessionnal, tout en encensant le tabernacle. Après avoir reçu les clés de la paroisse des mains du représentant de l’archevêque, il a donné, à l’aide des clochettes, quelques sons de cloche.


Intervenant en dernier lieu, le secrétaire général du conseil pastoral paroissial a remercié, au nom des paroissiens, le père Nicaise M. Semo, pour ses réalisations durant son mandat. Des présents lui ont été remis. A cette messe, on notait la présence des autorités publiques de la circonscription de Bacongo et les fidèles laïcs venus nombreux pour vivre cet évènement.

Pour la petite histoire, rappelons que fondée autour des années 50, par les missionnaires spiritains, la paroisse Saint Pierre Claver passera sous l’administration de la Congrégation des pères du Saint-Sacrement venus du Canada. Le premier curé fut le père Rameaux. Le père Nicaise M. Semo est le premier congolais à occuper la fonction de curé, tandis que le père Ghislain Biahoua Massamba est le septième curé.

Nathan DANDOU SIASSIA

 

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Deuil : M.l’ Abbé Thomas BICABA, n’est plus !

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Le diocèse de Dédougou a été éprouvé le lundi 13 octobre, par le décès de M. l’abbé Thomas BICABA, à l’ âge de 51 ans. M. l’abbé a été professeur au grand séminaire St Jean-Baptiste de Wayalghin et au grand séminaire St Pierre Claver de Koumi, et ordonné en 1994. Il était en mission en France mais depuis quelque temps, il était souffrant. Requiescat in pace !

 

Le programme des obsèques vous sera communiqué ultérieurement.

 

Union de prière !

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Pour Mgr Louis Portella, la polygamie n’est pas une exclusivité de la famille en Afrique

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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 le-congo---Rome.jpg (RV) La première semaine de l’Assemblée extraordinaire du synode des évêques sur le thème : « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'Évangélisation » s’est achevée avec un sentiment de satisfaction de par la qualité et la liberté des interventions ainsi que par le respect du programme établi.

 

Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Président de la Conférence épiscopale du Congo et de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC) et Vice-président du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM), a lui aussi estimé que les travaux de ce synode respectaient le contenu de l’Instrumentum laboris.

 

Dans un entretien accordé à Radio Vatican, Mgr Portella a évoqué la famille en Afrique dans sa particularité : des traditions qui ont traversé des siècles avec de soubassement social, communautaire, cosmique et même religieux. Le mariage est en effet conçu comme une réalité qui vient du Créateur, à travers les traditions, les ancêtres qui nous ont légué leur expérience. Il y a une certaine cohérence entre cette particularité africaine et la Doctrine de l’Eglise. Et pour l’évêque de Kinkala, malgré la dissonance de cas de polygamie, l’idéal pour l’africain c’est d’abord la monogamie et cela a été attesté. « En Asie, en Europe, la question de la polygamie se pose aussi d’une certaine manière. En Afrique, la polygamie n’est pas la règle générale. Cela relève de cas particuliers. La polygamie s’est installée par un besoin de procréation, mais aussi pour la question (qui a fait rire plusieurs Pères Synodaux) de ce qu’on a appelé ‘la force de travail’, etc. », a estimé Mgr Portella.

Mgr Portella s’élève aussi contre le matraquage médiatique qui impose aux familles africaines des valeurs occidentales, tout comme l’agression culturelle dont sont sujets les africains à qui on voudrait imposer, à travers les puissances occidentales, la pensée unique de  la contraception, de la théorie du genre.

En sus, Mgr Portella affirme que les africains sont comme écartelés entre le mariage coutumier, civil et religieux qu’il faudrait un jour harmoniser avec la doctrine de l’Eglise. « C’est un travail nécessaire et urgent pour nos familles », a-t-il souligné.

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Inauguration à Rabat de l'Institut Al Mowafaqa : une illustration de la vocation du Maroc en tant que terre de dialogue interreligieux

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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La vocation du Maroc en tant que terre d'ouverture et de dialogue interreligieux et interculturel s'est, une nouvelle fois illustrée, samedi, à travers l'inauguration à Rabat de l'Institut œcuménique de Théologie Al Mowafaqa.

Créée à l'initiative des Eglises catholique et protestante au Maroc pour répondre à leurs besoins de formation, cette institution se veut être un lieu de formation, de réflexion et de promotion du dialogue interculturel et interreligieux.

Lors de la cérémonie d'inauguration, le ministre des Habous et des Affaires religieuses, Ahmed Toufiq, a fait part de sa "haute appréciation" de la mission de cet institut, dont le nom "traduit l'harmonie ou la concordance qui existait au commencement, entre le tracé de Dieu et l'action de ses créatures avant l'Histoire".

Dans une allocution lue en son nom, le ministre n'a pas manqué de souligner le rôle qui incombe aux "théologiens et aux hommes de Dieu", qui consiste, entre autres, à "aider les gens à voir clair dans ce qui se passe à un moment donné", "dissiper les confusions" et à "s'aligner contre toute sorte de terreur, d'extrémisme, de supercherie et de manipulation".

Pour sa part, la directrice de la direction de la coopération et de l'action culturelle au ministère des Affaires étrangères et de la coopération, Lamia Radi, a relevé que le choix du Maroc pour abriter un institut œcuménique des églises chrétiennes "témoigne de la qualité des relations que nous entretenons ainsi que de la confiance mutuelle qui est la clé de voûte de nos liens fraternels".

"En ces temps troublés que nous vivons, où des peuples sont pris en otage et massacrés au nom d'une idéologie violente et extrémistes, la création de cet institut constitue un acte politique fort afin de témoigner d'agir et de défendre notre condition commune et notre capacité de vivre ensemble et de se respecter dans la paix", a-t-elle dit à l'adresse d'un parterre de diplomates, de théologiens et de personnalités marocaines et étrangères.

"Nous sommes sensibles à votre volonté d'aller au-delà d'une formation interne destinée uniquement à des chrétiens pour vous ouvrir à une meilleure compréhension religieuse en général mais aussi à l'enseignement de l'arabe et de l'islam", a relevé la responsable.

De son côté, l'archevêque de Rabat et co-président fondateur de l'institut, Mgr Vincent Landel, a passé en revue les étapes ayant précédé la création de cet établissement qui se veut de "continuer dans cette démarche de réflexion et de rencontres pour mieux se connaitre".

Même son de cloche chez le pasteur Samuel Amedro, président de l'église évangélique au Maroc et co-président fondateur de cet établissement, qui s'est dit honoré d'avoir la chance d'ouvrir au Maroc un lieu unique au monde.

"Nous offrons ce lieu au Maroc pour son rayonnement international", a-t-il dit, notant que cet espace "unique au monde et nous voulons l'offrir en tant que lieu d'excellence d'ouverture et d'intelligence".

Les différents intervenants dont des théologiens et des hommes d'église d'Afrique et d'Europe ont, pour leur part, estimé que l'inauguration d'un tel institut au Maroc dénote de l'esprit d'ouverture qui fait la particularité du Royaume.

A ce titre, le ministre de la culture du Vatican, le cardinal Gianfranco Ravasi, a salué dans un message "la clairvoyance et la sagesse" de SM le Roi Mohammed VI au service de la paix et de la compréhension mutuelle.

Les participants ont en outre salué la politique d'ouverture du Royaume sur son environnement africain, en affirmant, dans ce sens, que l'institut Al Mowafaqa est l'illustration de la volonté du Maroc de rapprocher le Nord et le Sud, mais aussi d'ouvrir un dialogue constructif entre toutes les religions.

A cette occasion, la directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova, a adressé un message de soutien à cet institut à la mission "particulièrement noble".

L'institut Al Mowafaqa prodigue une formation universitaire en théologie en langue française, enracinée dans le contexte marocain, ouverte sur l'œcuménisme et le dialogue avec la culture et l'islam.

Outre un pôle universitaire (théologie et sciences des religions), l'institut Al Mowafaqa comporte un pôle culturel destiné à promouvoir la rencontre des cultures, ainsi qu'une bibliothèque spécialisée.

Installé à Rabat dans les locaux de l'ancien centre de documentation La Source, l'institut accueille 21 professeurs visiteurs venus d'Afrique subsaharienne, de France, du Maroc et du Moyen-Orient, ainsi que 81 étudiants issus d'Afrique, d'Europe, d'Amérique et d'Asie.

La cérémonie d'inauguration a été précédée par un colloque international, organisé sous le thème "penser avec l'autre, la foi et les cultures : les conflictualités créatives" et animé par une vingtaine d'experts.

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Congo-Brazzaville : Pourquoi la plus grande mosquée d’Afrique en terre chrétienne et animiste ?

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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Par Dominique Ngoïe Ngalla et Philippe Cunctator qui nous livrent leurs réflexions sur le monde d’aujourd’hui : de l’Afrique clopinant sur le chemin de la modernité au reste du monde, de la complexité des enjeux politiques aux péripéties du fait religieux, nous découvrons sous la plume de Dominique l’âme du poète qui rêve d’un autre monde, mais n’oublie ni les brûlures de l’histoire ni la dure réalité du temps présent…


Pourquoi la plus grande mosquée d’Afrique en terre chrétienne et animiste? Le Congo s’enorgueillit, déjà en cours de réalisation, parait-il, du projet de construction, à Brazzaville, de la plus grande mosquée d’Afrique. Que le Sénégal et Dakar, le Maroc et Rabat, l’Algérie et Alger, la Tunisie et Tunis, le Mali et Bamoko, l’Egypte et le Caire, le Soudan et Khartoum, la Mauritanie et Nouakchott, à la limite, le Tchad et Ndjamena se parent d’un tel bijou, on pourrait le comprendre, puisque tous ces pays sont de confession musulmane, à près de 99%, pour certains d’entre eux.

 


Mais que, de tradition chrétienne, depuis plus d’un siècle, et par-dessous le christianisme, un animisme vivace, le Congo, soudain, consente que, sur son sol, soit élevé à l’Islam auquel le plus gros de sa population s’est jusqu’ici gardé d’adhérer, un habitacle de telles dimensions, est, pour nous, une belle énigme et un sujet d’étonnement. Par fanfaronnade, comme il y a quelques décennies, au virage de 1970, il se piqua d’orgueil d’être le premier parti marxiste en Afrique? Ou par calcul commercial et marchand: faire de Brazzaville, la Mecque de l’Afrique où afflueraient en pèlerinage, les musulmans de toute l’Afrique noire, avec, en perspective, des retombées économiques mirifiques pour le Congo qui roule déjà sous le poids des milliers de milliards du pétrole? L’argent, c’est bien connu, appelle l’argent!

 


Or, à la place d’une chose qui ne serait pas sans intérêt pour Al Qaïda et tous les fous de Dieu, le petit peuple famélique des bidonvilles crasseux et malodorants des «Brazzavilles noires» aurait voulu des hôpitaux modernes et des structures d’éducation modernes aussi, les tremplins d’où, toujours, s’élance un peuple pour sonner aux portes du futur, conformément aux exigences du corps et de l’esprit. Mais qui ignore, à moins d’être bien distrait, bien imprudent et médiocrement patriote qu’une telle mosquée serait juste le lieu où des centaines d’imams peu soucieux de l’avenir de notre pays, inculqueraient à des milliers d’adolescents congolais, les préceptes d’un islam de vulgate qui n’a jamais élevé la conscience citoyenne de personne? Qui fait se jeter les uns sur les autres des peuples entiers, au nom de la foi, comme en Occident, au Moyen-Age, quand l’Eglise faisait brûler sur des buchers hérétiques et sorciers, traquait les païens? Qu’on nous montre les cohortes des savants nègres sortant de Tombouctou pour éclairer l’Afrique de leurs immenses connaissances scientifiques.

 


Existe-il un seul «ancien» de Tombouctou, et nègre noir, de la stature intellectuelle d’un Ibn-Battuta ou d’un lbn-Khaldun, son homonyme, blancs et arabes, tous deux du Maroc et de la Tunisie, dans le Maghreb voisin? Or, à Tombouctou, les nègres qui y étaient admis, étaient juste islamisés à fin que, esclaves, ils fussent d’une totale soumission à leurs maîtres arabes et blancs. Lorsqu’on est nègre bon teint, on frémit d’horreur et de honte à la pensée qu’aujourd’hui encore, des Mauritaniens blancs règnent sur des troupeaux d’esclaves nègres.

Dominique NGOIE-NGALLA

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Education pour tous: l’Unesco pointe du doigt la qualité de l’enseignement et le gaspillage financier

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

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L'Unesco a publié, ce mercredi 29 janvier, son rapport mondial sur l'éducation pour tous et ce n’est pas brillant. Même après plusieurs années passées à l'école, 250 millions d'enfants n'ont pas les compétences de base en lecture et en calcul. Dans les pays les plus pauvres, 40% des jeunes sont incapables de lire ne serait-ce qu'une seule phrase. L’Unesco pointe également l’énorme gaspillage des investissements financiers dans le secteur.

Par Gwendoline Sauzeau


Malgré les efforts faits pour scolariser de plus en plus d'enfants, le réel problème c'est la qualité de l'enseignement. Aujourd'hui, près de 250 millions d'enfants - scolarisés pendant au moins quatre ans - ne savent ni lire, ni écrire, ni compter à cause d'un enseignement de mauvaise qualité.

Ce que pointe également ce rapport de l'Unesco, c'est l'énorme gaspillage des investissements financiers dans le secteur. Chaque année, des milliards de dollars sont investis à travers le monde mais une partie de cet argent passe dans un enseignement qui ne porte pas ses fruits. Ainsi, dans 31 pays d'Afrique subsaharienne, la moitié de l'argent consacré à l'enseignement primaire est mal investi et les enfants sortent de l'école sans compétence. Au Burundi, c'est 70% de l'argent qui va dans une éducation de mauvaise qualité. Finalement, le choix du modèle éducatif est aussi important que l'argent mis sur la table.

 

Miser sur la formation des professeurs 

Pour l'Unesco, la priorité c'est clairement le sort des professeurs. Pour commencer, il faut qu'il y en ait suffisamment, notamment dans les régions les plus reculées, mais il faut surtout qu'ils soient convenablement formés !

Aujourd'hui encore, dans près d'un tiers des pays dans le monde, moins de 75% des enseignants du primaire reçoivent une formation conforme aux normes de leur propre pays.

La rémunération des enseignants figure parmi les problèmes pointés par ce rapport. Dans les pays les plus pauvres où les difficultés sont donc les plus grandes, les professeurs sont souvent mal payés. Ils doivent travailler à côté et consacrent par conséquent beaucoup moins de temps aux enseignements.

Si rien ne change, « la crise de l’apprentissage durera plusieurs générations », prévient l’Unesco, surtout dans les régions du monde les plus en retard dans ce domaine.

 

Des disparités importantes entre les différentes régions du monde

Sans grande surprise, le rapport fait le lien entre pauvreté et qualité et l'enseignement.

La région la plus touchée est ainsi l'Afrique subsaharienne, suivie de près par l'Asie du Sud et de l'Ouest.

En Afrique subsaharienne, par exemple, plus de la moitié des enfants n'ont pas les bases en lecture et en mathématiques, qu'ils aillent ou non à l'école. Mais il y a aussi de grandes disparités à l'intérieur de ces pays. Ainsi, dans cette région, l'Unesco estime que ce qu'on appelle l'« enseignement primaire universel » sera atteint pour les garçons des milieux les plus aisés en 2021. Cependant, pour les filles les plus défavorisées, ce sera en 2086 ! L’influence du milieu social mais aussi le sexe est très nettement visible.

On notera tout de même que les pays à revenus élevés ne sont pas exemplaires pour autant. En France par exemple, moins de 60% des immigrés ont atteint le niveau minimum en lecture, ce qui montre que le système éducatif ne répond pas aux besoins des minorités.

 

Assurer des retombées positives dans tous les domaines de la société 

Au premier plan, cela joue sur l'économie. Le rapport estime qu'une éducation équitable et de qualité fait augmenter de 23%, en quarante ans, le produit intérieur brut par habitant. C'est donc un véritable investissement.

Et puis il y a aussi des effets bénéfiques sur la santé des populations. Etre éduqué, c'est mieux comprendre les maladies, mieux connaître les mesures d'hygiènes. On estime ainsi qu’entre 1990 et 2009, plus de 2 millions d'enfants de moins de cinq ans ont eu la vie sauve grâce aux progrès de l'éducation des femmes. L'Unesco estime d'ailleurs que si toutes les femmes des pays les plus pauvres achevaient au moins l’enseignement primaire, le taux de mortalité infantile reculerait de 15%.

Sans compter que l’éducation encourage la tolérance et la participation à la vie politique. Miser sur l'éducation, c'est donc investir pour toute la société. 

 

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