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  • Abbé Wenceslas daleb mpassy
  • La semaine Africaine
  • Homme
  • 08/12/1981
  • culture sport écologie philosophie music
  • Après ses études primaires et secondaires, il rentre en 1999 au grand séminaire Emile Biayenda à Brazzaville puis au séminaire St Jean-Baptiste à ouagadougou pour le compte du Diocèse de Kinkala au Congo.Il est auteur de plusieurs articles dan

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Sciences ésotériques

Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 15:58

La Sorcellerie : mythe ou réalité ?

 

Les sorciers sont sensés placés de manière intentionnelle les substances nocives sur les chemins des victimes. Il montre que l’intention est l’un des principaux critères distinguant la sorcellerie des autres causes de la maladie dans un cadre

des normes culturelles.

Un certain type de pratique est considéré comme licite et dans d’autres comme illicite.

L’autoprotection même au moyen des substances agressives est le droit de chacun.

 

1- Les différentes sortes de Sorcelleries

Nous distinguons trois (3) sortes de sorcelleries :

1-      La sorcellerie nocturne qui est pratiquée uniquement par des hommes crée avec un mauvais cœur, qui font du tord aux gens sans raison et qui ne peuvent être content sans faire du mal.

2-      La sorcellerie diurne (du jour) pratiquer uniquement par des femmes dans le cas de rivalité ou de jalousie chez les co-épouse des familles polygames et les accusations à ce niveau reste généralement à l’intérieur du cercle familiale.

3-      La sorcellerie du segment qui consiste en ce qu’un homme tente de persuader ses ancêtres de le favoriser et de rester leur protecteur à un ou plusieurs autres membres du segment. Cette faveur particulière est obtenue au moyen d’un sacrifice et peut être hérité et pratiquer que par des personnes autonomes capables d’offrir des sacrifices en leur propre nom (les chefs du village).

 

La sorcellerie peut être considérée aussi comme un savoir, une théorie lorsqu’elle est saisie comme l’objet d’une initiation en tant qu’activité pédagogique. Il y a différentes sortes de théories de sorcellerie :

 

N.B. :  

La sorcellerie royale en tant que théorie connais deux (2) branches : la branche sociale et la branche politique.

 

a.       La théorie sociale de la sorcellerie royale

Elle repose dans le parallélisme syntagmatique : les rois existent par le fait qu’il y a le peuple et peuple existe par le fait qu’il y a des rois. Cette théorie s’ouvre sur celle contenue dans ces syntagmes comme étant une connaissance et une pratique sociale. Elle connaît trois (3) étapes :

-          La sorcellerie des femmes, qui consiste à manger les autres

-          La sorcellerie des hommes qui consiste à sauver les personnes victimes de la première (1ère)   forme de sorcellerie.

-          La sorcellerie royale détenue par les dirigeants des peuples. Elle consiste à fournir au roi initié tous les éléments connus des deux (2) premières formes et étapes d’initiation sorcière afin que celui-ci possède toute la connaissance sociale et sache comment combattre les actions nocives.

 

Le syntagme exprime un fait politique mais à caractère sociale : le passage ou la transition de la formation sociale familiale à celle étatique  car la  réciprocité existe entre la nation et le  roi.

 

La connaissance sorcière s’applique socialement à la sauvegarde de  la nation et des vies des gens qui vivent par le fait que toutes les familles et confréries sorcières cèdent leurs pouvoirs au roi, ce qui fait de lui le protecteur de la vie de ses administrés contre les sorciers mangeurs d’hommes et contre les adversités de la nature. Ce qui impose une éthique. Et cet éthique royale fait que le roi en aucune occasion ne peut ensorceler ou manger une personne qui sous son autorité et sa protection ; et il ne peut pas  recourir à cette sorcellerie en tant que pouvoir pour s’accaparer injustement des biens d’autrui.

 

b.       La théorie politique de la sorcellerie :

Elle est une théorie de la direction politique au sens où le terme politique est utilisé pour distinguer la direction des familles, villages, cités ou même des Etats organiser politiquement. Ce pouvoir s’acquiert lors de la période d’initiation précédant l’investiture du roi de sa dignité royale. Le futur roi est lis à l’école de la tradition orale de sa juridiction et apprend l’art de la direction politique, le savoir, la connaissance de l’homme et de ses pouvoirs d’actions d’agir en bien ou en mal sur les membres de la société, apprend les lois de l’univers et leurs relations avec l’homme, la société et sa position en tant que roi dans ses champs de force.

Elle tient à ce que tous les rois  à quelque niveau qu’ils soient situés dans l’initiation puissent être sacré à toutes les dignités sans pour autant mettre en question la structure de l’Etat. Il en va de même des chefs de clan car c’est par la possession de la sorcellerie totale.

L’initiation est un préalable nécessaire au sacré car la théorie politique traditionnelle est exprimée en langage de religion. Le candidat-roi est soumis à une mort renaissance dans l’initiation afin de pouvoir s’identifier au pouvoir.

 

Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : Sciences ésotériques - Communauté : La belle Afrique
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 14:35

dal-clerg--.JPG  Le CULTE NZOBI : Parole et Justice

 

« Des paroles et des gestes pour que  règnent la justice et la paix ; herméneutique du culte traditionnel NZOBI  dans les régions de la Lékoumou, du Niari et de la Cuvette-ouest au Congo Brazzaville ».

 

Comme tous les citoyens du monde, les habitants des régions de la Lékoumou du Niari et de la Cuvette ouest au Congo Brazzaville aspirent à se réaliser dans une nation où règnent la justice et la paix. Cette aspiration ne date pas d’aujourd’hui mais elle est aussi vieille que le monde. Jadis déjà, elle suscita aux ancêtres des tribus Téké, Kota, Mbamba, Mbéti, Mboko, Ngaré et Nzabi qui peuplent ces régions, d’initier un culte ayant pour but de faire prévaloir la justice parmi les peuples de ladite région. C’est ainsi que vit le jour ce qu’on appelle le culte traditionnel "NZOBI". De prime abord, nous ne pouvons ne pas nous poser quelques questions du genre :

 

-         En quoi consiste vraiment ce culte ?

-         Quelle est la place de la parole dans ce culte ?

-         De ce culte découle-t-il réellement une justice ?

 

Effectivement, le culte traditionnel "NZOBI" est un culte très influent pour les populations des régions de la Lékoumou, du Niari, et de la Cuvette-Ouest au Congo Brazzaville, notamment dans les localités telles que Zananga, Mossendjo, Mbinda,… Il est l’apanage de quelques initiés guérisseurs qui prétendent établir et faire régner la justice dans les villages. Il ne relève donc d’aucune législation ou juridiction sinon que de la mystique africaine. Quand intervient ce culte ? Comment se déroule-t-il et quelles en sont les conséquences ?

Le culte NZOBI intervient lors des conflits, des litiges, ou dans des situations pour lesquelles on veut connaître ou découvrir le coupable. Au lieu de faire recours au conseil des sages bien en place, certaines personnes préfèrent se faire justice elles-mêmes, en se faisant aider par un initié féticheur, « prêtre du culte NZOBI ». Les cérémonies débutent par des sonneries de trompe faite dans une corne de "Bongo", dans l'intention de rassembler les esprits épars dans la nature, avant de pénétrer dans l'enclos sacré pour ne pas les surprendre et éviter que, troublés par une arrivée insolite, ils ne fuient. Les adeptes doivent manifester leur présence par un bruit sec obtenu en tapant avec la main droite sur une feuille placée sur la main gauche formant un cornet. A l’intérieur du sanctuaire ce sont d’abord des chants à plusieurs voix avec réponse des assistants, puis des danses sur un rythme de plus en plus rapide des Tam-Tam, jusqu’à ce que les esprits se manifestent par la bouche de l’un d’entre eux. La communication s’établit en général très vite et la prise de possession de l’esprit du féticheur se traduit selon le cas par des visions de plus en plus nettes des choses ou des personnes, par des paroles prophétiques et dans les cas extrêmes par des transes convulsives. Ensuite le féticheur, après quelques incantations, égorge un coq en sacrifice, puis lance   mystiquement, en prononçant de façon audible, un sort voulu par son consultant sur le prétendu coupable qui ne sera découvert qu’après manifestation des premiers signes du fléau. Il s’agit souvent de maladies visibles et remarquables (extérieurement), sauf pour des cas où le consultant très irrité propose comme sentence la foudre : dans ce cas, c’est la mort qui est au rendez-vous. On se sert également du NZOBI pour obtenir une protection contre tous les autres fétiches.

Ayant des conséquences très néfastes sur le coupable, ce culte provoque une peur inqualifiée chez tous les habitants qui se sentent obligés de bien se tenir  dans le village. Ceci étant, certains maux comme le vol, l’adultère, le viol, le meurtre …, sont très rares dans les localités où ce culte est pratiqué.

 

A l’exemple de tous les cultes, le culte NZOBI est constitué également d’un rite fait  de paroles et des gestes (incantations, mouvements et danses); comme nous venons de le voir tantôt. Mais la parole revêt un caractère très spécifique dans le culte NZOBI en ce sens que c’est elle qui détermine le but qu’on veut atteindre. Ainsi, on peut se tromper dans l’exécution d’un geste rituel, peu importe, mais on ne se trompera pas dans la prononciation d’une telle parole rituelle sous peine d’obtenir des résultats indésirés ou inattendus. C’est donc la parole qui fait exister le culte NZOBI et sans elle, il   n'y a pas de culte NZOBI ; par conséquent, sans NZOBI, pas de justice pour les adeptes qui traitent d’incompétente la justice des sages du village. Et pourtant, loin de résoudre les situations qui opposent les deux parties, le culte NZOBI se contente et se limite à retrouver le fautif ou le coupable dans l’affaire soumise en lui attribuant une sanction mystique selon le désir de la partie qui fait recourt. Vu de la sorte, peut-on vraiment parler de justice ? Qu’est-ce que finalement la justice ? Mieux encore, quelle est la fin de la justice ?

 

            Pour tenter de répondre à ces questions, il faut qu’au préalable nous prenons connaissance  des termes tels que : justice, injustice et paix. Sur ce, le terme justice peut désigner une vertu morale : « Suum cuique tradere » (Donner à chacun ce qui lui revient)[1].

C’est la qualité de l’âme relative au souverain bien. La justice facilite donc la vie en société en ce sens que grâce à elle autrui accède aux privilèges qui sont les siens. Ainsi, le terme justice peut désigner aussi l’institution chargée de dire le droit au justiciable. Celui-ci attend d’elle de savoir qui a raison ou tort dans un cas de litige. Tandis que l’injustice est le contraire de la justice c’est-à-dire, le manque de respect pour les droits individuels et collectifs. La paix par contre est selon saint Augustin « quelque chose de plus que la simple absence de la guerre et du sang versé. C’est la tranquillité dans l’ordre »[2].

S’il faut se limiter à cette conception de la justice, nous pouvons sans aucun risque déduire que le culte NZOBI est plus ou moins dans la logique de la justice en ce sens que même lorsque le vrai coupable, voulant tromper la vigilance de tous, arrive à faire recours en premier au culte NZOBI, le résultat est le même. Ayant fait recours lui-même, il est frappé sans aucune restriction. Cela fait que de moins en moins ce culte est pratiqué de nos jours. Car, ne sachant pas qui est vraiment coupable, on a peur de découvrir que ce soit un proche parent qui serait frappé de la sanction et qu’on ne puisse plus rien faire. Face à tout cela, que nous dit la Bible ? DIEU, partage-t-il le même sens de la justice que les Hommes ?

 

La justice selon la Bible, c’est la relation juste entre les humains et avec Dieu. Elle est une réalité essentielle dans l’Ancien Testament.

Dans le Nouveau Testament, elle est beaucoup plus qu’une institution « Palais  de justice ». C’est la relation personnelle que le Dieu de Jésus offre à chacun, quel qu’il soit, pour transformer sa vie et ses relations. Loin d’être punitive, la justice de Dieu devient salvifique. On y retrouve la double appellation vétérotestamentaire « Dieu fidèle et juste » (Cf. Dt 32, 4). Jadis on attendait que Dieu manifeste sa justice en récompensant ceux qui s’étaient montrés fidèles à la Torah et en châtiant les impies. Mais Dieu fidèle et juste, pardonne aux pécheurs qui confessent leurs péchés. La justice de Dieu contrairement à celle des hommes, débouche toujours sur la miséricorde.

             C’est à cela que nous voudrions aboutir pour montrer que toute justice qui ne prendrait pas en compte la notion de miséricorde est d’ores et déjà une justice purement humaine, et de ce fait limitée. Car il n’y a point d’hommes justes mais des hommes qui savent et peuvent se repentir. Tenant compte de cela, la justice rendue par le culte traditionnel NZOBI est une justice ‘’barbare’’ qu’il faudrait dépasser et remplacer par une justice plus ou moins réparatrice, inspirée de Dieu.

 

Somme toute, il faut reconnaître que la notion traditionnelle de Dieu chez les Téké, les Mbamba, les Mbéti, les Mboko, les Ngaré, les Kota et les Nzabi ne donne pas lieu à un culte. Celui-ci est réservé aux génies et aux dieux de la terre, de la maison, des morts, des ancêtres … Dès lors, comment faire intégrer la notion de justice de Dieu dans les us et coutumes de ces peuples. C’est sur ce chantier que nous terminons en faisant percevoir la pressente nécessité d’une nouvelle évangélisation, mieux d’une évangélisation en profondeur, sans quoi nous ne pouvons être façonnés par la parole de Dieu et œuvrer pour la ‘’vraie justice’’ et la paix.                                                                                        

           Abbé Venceslas Daleb MPASSY
      diocèse de Kinkala(Congo-Brazzaville).

                                                                                                                      



[1] St Augustin, cité in relations humaines et sciences contemporaines, St Paul, Fribourg, 1956, p. 1774

[2] St Augustin, Idem

Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : Sciences ésotériques - Communauté : Congo Actu
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