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  • : Abbé Wenceslas daleb mpassy
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  • : Après ses études primaires et secondaires, il rentre en 1999 au grand séminaire Emile Biayenda à Brazzaville puis au séminaire St Jean-Baptiste à ouagadougou pour le compte du Diocèse de Kinkala au Congo.Il est auteur de plusieurs articles dan

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Théologie

Dimanche 25 octobre 2009

Le droit à l’objection de conscience précède la loi

Affirme un expert durant un congrès de juristes catholiques en Espagne



Bien qu'aucune loi ne le reconnaisse spécifiquement, n'importe qui peut avoir recours à l'objection de conscience, souligne Rafael Navarro Valls, professeur de droit ecclésiastique et membre de l'Académie royale de jurisprudence et de législation espagnole.

L'expert est intervenu samedi dernier aux travaux du premier Congrès des juristes catholiques, organisé les 18 et 19 septembre par l'Association catholique des propagandistes et par la Fondation universitaire Saint Paul CEU, sur le thème « Droit et Morale ».

Rafael Navarro Valls est intervenu sur le droit à l'objection de conscience partant d'un débat actuellement en cours en Espagne.

« Il a été mis dans la tête de quelqu'un au Tribunal Suprême que pour que l'objection de conscience soit efficace et nécessaire il fallait qu'il y ait une loi qui la reconnaisse expressément », a-t-il affirmé évoquant ensuite d'autres thèmes sensibles comme la nouvelle loi sur l'avortement que le gouvernement est en train de préparer et qu'il a qualifié d' « anticonstitutionnelle ».

Pour le juriste, le projet de loi sur l'avortement du gouvernement socialiste annule le principe selon lequel la vie du nouveau-né mérite protection, décidé par le Tribunal Constitutionnel en 1985.

Navarro Valls relève que dans le projet du gouvernement l'avortement n'apparaît pas comme un conflit d'intérêt, mais comme « l'imposition d'une volonté ».

Et il ajoute que si le gouvernement essayait vraiment de défendre la volonté de la femme enceinte il faudrait que les autorités publiques offrent, en plus de la possibilité d'avorter, une série de prestations visant à aider la femme à poursuivre sa grossesse.

Avec ces aides, que l'on pourrait canaliser à travers la sécurité sociale, a-t-il dit, « le législateur montrerait que son intention n'est pas de massacrer des milliers de fœtus chaque année, mais de faire réellement la volonté de la mère ».

Concernant ce projet de loi, l'avocat de l'Etat Jesús Trillo-Figueroa a déclaré vendredi dernier au même congrès que le principe de généralité de la loi est remplacé, dans le texte, par «  la loi selon laquelle ce qui compte est ce qui vous plaît ».

Un principe sur lequel risque de se bâtir, a-t-il prévenu, cette « aberration » qui consiste à dire qu'« avoir un enfant est un droit ». « Mais l'enfant saurait-il être objet de droit ? », interroge-t-il.

L'avocat a également parlé de la loi régissant le « mariage » homosexuel, et de la de jurisprudence exprimée ces dernières années par le Tribunal Constitutionnel.

Pour Jesús Trillo-Figueroa, cette dernière est « la plus inquiétante », et poursuivant sur la même ligne pourrait « vraiment changer les choses ».

La première édition du congrès des juristes catholiques a tenté de réunir ces experts pour mettre en commun leurs inquiétudes et créer des forums de débat qui favorisent la discussion, ont expliqué les organisateurs à la fin des travaux.

Parmi les conclusions de la rencontre, ont été soulignés le refus de la vision laïciste du monde actuel, qui veut reléguer la religion à la sphère du privé ; les implications sur la conception de l'être humain ; la revendication de la valeur d'une anthropologie métaphysique ; l'importance de la valeur de la famille, du mariage, de la paternité et de la maternité.

 

Par Abbé Wenceslas daleb mpassy
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Mardi 15 septembre 2009
Le synode sur la parole de Dieu.

Six thèmes principaux ressortent des 191 interventions préparées et lues au synode et des 99 interventions libres, prononcées entre le 6 et le 13 octobre, soit, durant la première semaine du synode des évêques sur « la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise ».
Vers un renouveau de la lecture de la bible... !

 1. La Parole de Dieu est beaucoup plus que la Bible

Le synode a commencé par évoquer un malentendu fréquent parmi les croyants. Comme l’a expliqué le cardinal Marc Ouellet, P.S.S., archevêque de Québec, le premier jour du synode, la Parole n’est pas un simple texte écrit, c’est l’amour de Dieu fait homme en Jésus Christ. Par conséquent, la Parole est beaucoup plus que la Bible. Le Nouveau Testament est d’ailleurs écrit au cœur de l’Eglise naissante et implique donc la Tradition et l’interprétation du Magistère. Les 7 et 8 octobre, plusieurs pères synodaux sont revenus sur cet éclaircissement.

Les pères ont souligné que ce synode ne cherche pas à réécrire la constitution dogmatique « Dei Verbum » du Concile Vatican II qui explique déjà ces questions doctrinales. Il ne s’agit donc pas d’un synode doctrinal (même s’il rappelle des vérités du Magistère) mais avant tout d’un synode pastoral. Des questions telles que l’inspiration des auteurs bibliques ne sont donc pas évoquées directement. Plusieurs pères synodaux ont demandé un document du Saint-Siège sur l’interprétation des Saintes Ecritures, suggérant même un document papal sous forme d’encyclique (cardinal Ouellet).

 2. Prêcher par l’exemple : le problème des homélies

La préoccupation concernant la qualité des homélies en général a été constante pendant la première semaine du synode. Certains y voient même une raison de l’abandon de l’Eglise par de nombreux fidèles. Le synode tente d’offrir des solutions concrètes à ce problème. Des évêques ont demandé un « Directoire pour les homélies », reprenant l’idée du « Directoire pour la catéchèse » avec des indications pratiques sur la prédication.

Le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise, rapporteur du synode sur l’Eucharistie en 2005, a précisé que la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements prépare un document sur les homélies thématiques destiné aux prêtres, pour la préparation des homélies. Il ne s’agit pas, cependant, d’un manuel de prédication. De nombreux évêques ont insisté également sur le fait que les séminaristes et les prêtres doivent non seulement étudier la Bible mais aussi apprendre à la savourer en la méditant, comme l’a fait ce lundi le cardinal Agostino Vallini, vicaire du pape pour le diocèse de Rome. Les évêques ont toutefois expliqué, surtout lors des interventions libres, que l’homélie n’est pas uniquement une question de formation rhétorique ou académique. Les célèbres paroles de Paul VI qui affirmait que le monde écoute les maîtres mais suit les témoins, ont été citées plusieurs fois. Si le prédicateur ne vit pas la Parole qu’il prêche, il perd toute sa crédibilité, ont constaté les pères synodaux. Les évêques ont également cité l’expression de Benoît XVI qui dit que la Parole n’est pas seulement « informative » mais « performative », c’est-à-dire qu’elle doit accomplir ce qu’elle énonce, elle doit conformer la vie de la personne.

 3. La lectio divina

L’un des termes les plus répétés cette semaine a peut-être été celui de lectio divina. La méditation priante de la Parole de Dieu, spécialement en communauté (il existe différentes méthodes, comme les sept étapes pour partager l’Evangile), est un encouragement du synode à chaque paroisse.

On pourrait dire, d’une certaine manière, que l’efficacité de ce synode pourra donc être mesurée dans une dizaine d’années selon l’extension de la lectio divina, que le pape Benoît XVI encourage par ailleurs depuis le début de son pontificat.

 4. L’Ancien Testament

Plusieurs pères ont constaté que les catholiques ont du mal à lire et à méditer l’Ancien Testament. Ils ne peuvent donc pas profiter pleinement de la révélation divine. Ce phénomène est aggravé dans certains milieux, pour deux raisons. Dans le cas des Eglises orientales, comme l’a expliqué Mgr Kidane Yebio, évêque de Keren (Erythrée), la liturgie ne prévoit presque jamais la lecture de passages de l’Ancien Testament. Dans le cas des chrétiens du Moyen Orient, il y a un rejet de la lecture et de la méditation de l’Ancien Testament à cause du conflit entre Israéliens et Palestiniens et des interprétations sionistes de la Bible. Ce phénomène a été décrit spécialement par deux patriarches : S. Béatitude Fouad Twal, patriarche de Jérusalem et des Latins et S. Béatitude Grégoire III Laham, B.S., patriarche d’Antioche des gréco-melkites (Syrie). Ce dernier a expliqué par exemple qu’au cours d’une célébration liturgique, un fidèle arabe avait changé l’expression biblique « Peuple d’Israël » par « Peuple de Palestine ».

 5. L’exégèse

Plusieurs évêques ont par ailleurs expliqué que l’exégèse académique de la Bible conduit parfois à douter de l’historicité du Christ ou du fait que l’Ecriture soit un texte révélé. Cette lecture sans la foi du texte révélé aurait conduit certains catholiques à chercher une interprétation de foi dans des groupes protestants. Même si ce phénomène préoccupe profondément le synode, l’assemblée des pères synodaux a toutefois souligné l’importance de l’apport de l’exégèse à la compréhension de la Parole. Dans son intervention d’ouverture du synode, le cardinal Ouellet a proposé aux exégètes de la Bible une vision de foi et d’écoute de l’Esprit, mettant ainsi fin immédiatement à un débat inutile. Les évêques ont insisté sur le fait qu’il n’y a pas de reniement de la foi, ni de la science biblique.

 6. Les traductions de la Bible et leur distribution

Cette question a été soulevée devant l’assemblée par Mgr Louis Pelâtre, vicaire apostolique d’Istanbul (Turquie) qui a constaté que la Bible n’était pas encore traduite dans beaucoup de langues locales. Lorsque ces populations sont minoritaires et pauvres, elles n’ont pas non plus les moyens d’imprimer et de distribuer les Bibles à un prix accessible. De nombreux évêques africains, latino-américains et asiatiques sont intervenus pour demander la création d’un organisme dans l’Eglise catholique qui contribue à résoudre ce grave problème, également du point de vue économique. L’ambiance du synode Depuis le rétablissement de la pratique de convoquer le synode des évêques, après le Concile Vatican II, cette assemblée est peut-être la plus sereine, signe d’une nouvelle unité retrouvée dans l’Eglise après les divisions des décennies passées, constate le cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa, au Honduras. Le thème choisi par Benoît XVI « La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise », qui touche personnellement chacun des participants, a sans aucun doute également contribué à ce climat d’unité entre les pères du synode.



Une Méthode pour méditer en paroisse, en groupe de prière....

Le message du synode

Rapport du synode après le grand débat :

Par Abbé Wenceslas daleb mpassy
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Mercredi 1 juillet 2009

LA RECONCILIATION CHEZ SAINT PAUL

 

 

Avec MEL GIBSON, le cinéma nous a remis brutalement devant les yeux La Passion du Christ dans une version cinématographique qui a suscité beaucoup de controverses. Je n’ai pas l’intention de la commenter ici car je ne l’ai pas assez vue, mais la coïncidence du lancement de ce film (31 Mars 2004) avec un mercredi des Cendres invitait à réfléchir sur la pénitence effroyable du Christ qui nous a mérité la réconciliation avec Dieu. De fait, l’appel de Saint Paul à la réconciliation nous est adressé au nom du Christ, parce que c’est vraiment lui qui en a fait les frais. « Celui qui n’a pas connu le péché, dit Saint Paul, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu » (2 Co 5,21s). Celui qui était sans péché, Dieu l’a chargé du péché de tous, pour faire à tous miséricorde. A cause de la réponse d’amour de Jésus en notre nom à tous et à notre place, Dieu pardonne à tous les pécheurs en espérant que ce pardon soit accepté par tous, personnellement.

Selon HARRINGTON W., « il n’est donc pas étonnant que le crucifié soit si meurtri et si défiguré car il subit toute la violence du péché du monde » . Le Christ accomplit par son amour, la mission du Messie serviteur souffrant, qui était annoncée par le prophète Isaïe. Son amour filial sans limite réussit à nous réconcilier avec Dieu, malgré nos résistances et nos refus. Voilà ce qui est au cœur de notre foi : la miséricorde de Dieu que révèle la passion du Christ. C’est ce que Saint Paul, à travers ses écrits, replace au centre de notre attention, au milieu d’un monde de plus en plus étranger à la notion de péché, de réconciliation et à la joie du pardon. Le présent article consistera à montrer, tant soit peu, comment la réconciliation est au cœur de la vie, de la pensée et du discours de St Paul.


1- Approches possibles de la réconciliation chez Saint Paul


Point n’est besoin pour nous de reprendre ce que d’autres ont déjà si bien dits sur la vie de l’Apôtre Paul dans les précédents numéros. Mais, ajoutons l’orientation de Benoît XVI:  «  l'Église nous propose cette année à travers la vie et les écrits de St Paul, la redécouverte de l'apôtre des païens et la permanence de sa vision de la mission aujourd'hui ». Ainsi, Pour parler de Paul, on possède deux sources : les Actes des Apôtres et ses écrits. Sa vie a deux facettes séparées par un événement décisif : la révélation d'un certain Jésus sur le chemin de Damas. Dès lors, la réconciliation s’actualise et prend sens dans sa vie d’où cette invite si pressante à l’endroit des Corinthiens: « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 17-20).


a) « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! »


Cette phrase de saint Paul se trouve dans la 2ème épître aux Corinthiens mais elle n’épuise pas le sens que l’apôtre donne au terme réconciliation. Selon Paul, toute initiative de réconciliation vient de Dieu car par lui-même, l’homme est incapable de se réconcilier ni avec le créateur qu’il a offensé par son péché, ni avec lui-même, ni avec autrui. De fait, l’action de Dieu est ici première et décisive. La réconciliation implique un renouvellement complet pour ceux qui en bénéficient, et coïncide avec la justification (Rm 5,9s) et la sanctification (Col 1,21s). Pour Paul, du fait que Dieu est l’auteur premier et principal de la réconciliation, il ne s’ensuit pas que l’homme ait ici une attitude purement passive: il doit accueillir le don de Dieu. L’action de Dieu n’exerce son efficacité que pour ceux qui veulent bien y consentir par la foi. Pour réveiller les Corinthiens, Paul les ramène aux origines de leur foi. Qu’ils ne se gonflent pas d’orgueil (1 Co 5, 2) ! C’est Dieu qui a tout fait. Quand Paul parle de « Dieu », il désigne le Père. L’œuvre de Dieu a été de réconcilier le monde avec lui. La réconciliation est plus que le pardon. Car, si le pardon n’est pas accepté par une des parties, il reste, hélas ! stérile. Dans l’Ancien Testament, Dieu a sans cesse offert le pardon et fait alliance avec le peuple d’Israël. Mais la réponse a toujours été décevante. C’est seulement en Jésus-Christ, notre frère jusqu’à la mort, que l’initiative de Dieu reçoit une réponse proportionnée. En lui se noue « l’alliance nouvelle et éternelle ». L’œuvre de réconciliation est ainsi accomplie.


b) La réconciliation universelle


« Les chrétiens professent que dans la mort et la résurrection du Christ, s’est accomplie l’œuvre de la réconciliation de l’humanité avec le père »


c) Le mot réconciliation chez St Saint Paul


« Le mot réconciliation chez St Paul, marque la relation mutuelle entre deux partenaires. Il indique aussi que le pardon est au bout d’un processus qui évoque la paix retrouvée »

 


d- De la croix au ministère de la réconciliation

 


Saint Paul a offert une admirable synthèse de la théologie de la Croix dans la deuxième Lettre aux Corinthiens (5, 14-21), où tout est contenu dans deux affirmations fondamentales : d'une part le Christ, que Dieu a identifié pour nous au péché (v. 21), est mort pour tous (v. 14); de l'autre, Dieu nous a réconciliés avec lui en ne nous comptant pas nos péchés (vv.18-20). C'est par ce « ministère de la réconciliation » que chaque esclavage est désormais racheté (cf. 1 Co 6, 20 ; 7, 23). Il apparaît clairement que Saint Paul a renoncé à sa vie en se donnant totalement pour le ministère de la réconciliation. Ainsi, toute l’œuvre du salut est déjà accomplie de la part de Dieu, mais, à un autre point de vue, elle se poursuit actuellement jusqu’à la parousie, et Paul peut définir l’activité apostolique comme « le ministère de la réconciliation » (2 Co 5,18). « En ambassade pour le Christ », les Apôtres sont de fait les messagers de «  la parole de réconciliation » (2 Co 5,19s). Cette parole de réconciliation peut se comprendre à trois niveaux : réconciliation avec Dieu, avec soi-même et avec les autres.

 


2- Les Trois dimensions de la réconciliation chez St Paul

 


a) la réconciliation avec Dieu

 


Dans le livre des Actes des Apôtres, les réflexions de Pierre nous montrent qu’il n’y a pas d’a priori en Dieu (Ac 10, 34-35). Dieu parle à toute conscience humaine, une conscience qui est un don de Dieu, et qui devient la règle de l’agir chrétien. La liberté de conscience a toujours été enseignée par l’Eglise depuis Saint Paul lui-même (Cf. Rm 1). Il faut suivre sa conscience, même si elle est erronée, et dans ce cas il faut l’éclairer et ne pas hésiter d’être à découvert devant Dieu. Que signifie alors : « être à découvert devant Dieu et devant nos consciences » ? Dans l’optique Paulinienne, on pourrait le traduire par « Bas les masques ! » : fini la comédie humaine, on n’a plus besoin de tricher, on est lié au Christ qui s’est uni à chacun d’entre nous, et donc on n’a plus peur de ses défauts, de ses faiblesses, de ses manques, car ils sont transformés et mesurés par le Christ ; on peux enfin jouer la carte de la vérité. Dans cette perspective, Paul a le sentiment que le Christ est avec lui pour lui faire parcourir un chemin de perfectionnement : peu importe alors de ne pas être encore au bout, ce qui compte c’est d’être sur le bon chemin, d’être en route. L’important n’est pas d’être le plus fort, le plus doué, de faire plus, de faire semblant. Cela ne compte pas ! L’important, c’est d’être dans la course. Et pour Paul, c’est une véritable libération car dans le monde où il était précédemment, il disait facilement « j’étais le premier, j’étais le plus fort » (Cf. Ga 1) : il n’osera jamais le dire dans le monde chrétien, parce que cela lui paraît absurde, d’aucun intérêt. C’est une véritable démarche de réconciliation avec Dieu, l’important est d’être « tendu vers l’avant », vers le Christ, chacun à son rythme : « Être à découvert » devant Dieu pour une meilleure réconciliation avec lui. Pour Paul, ce n’est plus « la façade » (2 Co 5, 12) qui compte, la culture, les diplômes, c’est « le fond » : le fruit de la réconciliation, qui est la charité. Paul a le souci d’expliquer ce choix. : « L’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14). De fait, tout devient urgent, à cause de l’amour du Christ qui a donné sa vie pour nous, quand nous étions ses ennemis. C’est cela qui a transformé Paul. Il a compris que la réussite sociale n’est plus le sommet de la réussite humaine. Et cette compréhension est la source d’une liberté et d’un bonheur nouveaux. Ainsi, pour Paul, la force du chrétien, c’est la réconciliation ou la recréation qui a été réalisée par le Christ : un regard nouveau non pas seulement sur Dieu, mais sur soi et sur le monde aussi.

 


b) la réconciliation avec soi

 


Le premier acte de réconciliation présenté par les Actes des apôtres est le récit de la rencontre de Pierre avec un païen, le centurion Corneille (Ac 10). Jusque-là, on était encore resté dans une problématique  « intra-juive ». Puis l’Esprit lui-même et des anges venus de Dieu interviennent pour faire comprendre à Pierre, puis à Paul, la nécessité d’aller plus loin, en intégrant les païens dans le plan de Dieu, c’est-à-dire dans la communauté de l’Eglise. Corneille en particulier va être le prototype du païen saisi par l’Esprit Saint. Il va faire comprendre à Pierre que cette réconciliation est possible, même sur le plan humain. Il s’agit en effet de reconnaître l’œuvre de Dieu en nous et dans les autres : Dieu se réconcilie avec les hommes et nous invite à vivre cette réconciliation entre nous. Or, contrairement à Paul, Pierre a du mal à vivre cette réconciliation ! Mais si le chef des apôtres est « lent à croire », c’est pour nous inviter à parcourir ce chemin, afin de parvenir à comprendre et à nous réjouir de la réconciliation ; c’est un encouragement à progresser dans notre compréhension de l’étendue du plan de Dieu. Du coup, ce n’est pas seulement l’autre qui est séparé de nous mais nous-mêmes. La vision de Pierre (Ac 10, 11) lui révèle qu’il n’y a rien d’impur, sinon le péché. Pierre cherche ensuite à décrypter ce signe, à se réconcilier avec soi. Tout comme Paul après sa conversion, qui est resté trois jours dans le noir. Il s’agit bien là d’une démarche personnelle. Il faut un effort donc pour comprendre ce que Dieu nous dit, et ce temps de compréhension est valorisant car Dieu veut nous faire parcourir un chemin, une réconciliation avec soi mais qui débouche toujours sur les autres.

 


c) la réconciliation avec les autres

 


A travers les controverses entre Juifs et païens sur la purification ou l’excision, St Paul sera le grand tenant de cette réconciliation avec autrui ou l’étranger. « Comme cela apparaît clairement dans les Actes des Apôtres, c’est un crime pour un juif d’avoir des relations avec des étrangers » (Cf. Ac 10, 28). Suite à cela, Pierre exposera encore le temps de la séparation, comme un jeune plant que l’on met à part par un grillage pour qu’il se fortifie : « Mais Dieu vient de me faire comprendre qu’aucun homme n’est impur » (Ac 10, 28s). « Car instinctivement, on ne peut s’entendre facilement qu’avec des gens qui nous ressemblent ». Mais alors, comment nous entendrons-nous avec Dieu ? C’est alors qu’intervient dans la question de Pierre un détail surprenant : « Voilà pourquoi c’est sans réticence que je viens… Mais pourquoi me faites-vous venir ? » (Cf. Ac 10, 29). L’idée même de parler du Christ à des païens semble à Pierre totalement inutile ! D’où sa controverse avec Paul. Pour Pierre, cela ne sert à rien, ils ne peuvent pas comprendre. C’est un mur culturel de séparation entre les uns et les autres. Et Paul de nous faire remarquer que tout le monde construit de ces murs que le Christ est venu abattre, on se sépare les uns d’avec les autres. Nous n’avons donc pas à avoir peur ou à nous étonner de nous sentir nous-mêmes dans une telle situation, typique de la faiblesse de la nature humaine depuis le péché originel, qui nous pousse à nous méfier les uns des autres. Mais il faut en sortir, et recevoir l’a priori positif : le Christ est pour nous, et nous pouvons donc agir ensemble, nous réconcilier avec les autres. Cette controverse va s’étendre car en Actes 15, nous voyons que tout le monde n’est pas d’accord ; d’où un grand rassemblement des responsables de l’Eglise à Jérusalem. Il a fallu beaucoup de discussions pour arriver à reconnaître que Dieu voulait vraiment se réconcilier avec nous, et entre nous ! C’est aussi l’enjeu de la rencontre entre la foi et la culture : y a-t-il une culture unique, dans laquelle la foi chrétienne puisse grandir et s’épanouir ? Ce n’est pas l’hypothèse retenue, ni par Dieu, ni par Paul, ni par l’Eglise. Pour les intégristes seulement, il s’agit d’avoir une culture unique. Or le Christ a fait exploser l’ordre sacral immédiat. Rien d’humain ne peut enfermer la charité et la Parole divine. Il faut résister à l’idée d’une seule culture dans laquelle pourrait s’exprimer la Parole de Dieu. Ainsi, dans l’exégèse, il existe dès le départ plusieurs expressions de la Parole de Dieu, plusieurs langues, donc plusieurs cultures…

 


Conclusion

 


Somme toute, disons que Paul a été le théologien inspiré et le ministre infatigable de la réconciliation, mais dans sa vision c’est Jésus qui, par son sacrifice, en a été l’artisan « dans son corps de chair » (Col 1,22) ; et le premier, il en a aussi souligné les exigences profondes : le pécheur réconcilié par Dieu ne peut lui rendre un culte agréable s’il ne va d’abord se réconcilier lui-même avec son frère (Mt 5,23s). Puisque Dieu s’est uni à chacun d’entre nous, il veut que chacun devienne un agent de réconciliation : cela fait partie de notre vocation. Paul voit tout du point de vue de cette réconciliation : la faiblesse humaine ne définit plus une personne. Dans le Christ, elle peut devenir force. Le Christ étant présent en nous, nous devenons pour Dieu des agents de réconciliation. Il ne s’agit pas seulement d’en être témoins, il nous faut être agents, « ambassadeurs du Christ », qui agit en nous et nous communique sa puissance. Tel est l’appel de St Paul à la réconciliation.

Je ne saurais terminer sans préciser qu’à la suite de St Paul, le deuxième Synode des Eglises africaines, qui sera célébré en octobre 2009, vise lui aussi à faire de la mission de l’Eglise un service en vue de la réconciliation, de la paix et de la justice sur ce continent si cher, mais régulièrement secoué par de nombreux conflits, injustices et violences.

 

 

Abbé Wenceslas daleb Mpassy

 

 

NOTES

 


HARRINGTON W., Nouvelle introduction à la Bible, Ed. du Seuil, Paris, P.107

2 Benoît XVI, Homélie du 28 juin 2008, à l’occasion de l’Année Paulinienne, in L’Osservatore Romano du 29-30 juin 2007.

3 V.T.B, Article sur la Réconciliation, Ed. du CERF, Paris, 1977, P.1075

4 GRELOT. P. Introduction aux livres Saints, Ed. Le Belin, Paris 1963, p. 356

5 POUCOUTA P., Lettres aux Eglises d’Afrique. Apocalypse 1-3, nouvelle édition revue, Yaoundé, Presses de l’UCAC, 2007, p.72. Pour une ouverture sur une nouvelle utopie de la mission, lire la conclusion, pp.227-233.

6 ELA J.-M. « Rencontrer Dieu sur les chemins de notre histoire », Préface à Cheza M. (éd.), Le Synode africain. Histoires et textes, Paris, Karthala, 1996, pp. 7-18 

7 Cf. Yvon Christian ELENGA, Marcher ensemble pour la réconciliation, la justice et la paix, in OMNIS TERRA n°449, février 2009, pp. 71-76

 

. Se réconcilier, c’est changer sa manière de penser et de se comporter à l’égard de quelqu’un, dans une relation nouvelle de don et d’ouverture de soi à l’autre. Le sens du mot "réconciliation" est d'ailleurs très proche de celui de "pacification". Quand St Paul engage toute sa foi d'apôtre en disant : "nous vous en supplions, au nom du Christ", il ne donne pas quelques conseils humains comme ceux-ci : oubliez vos disputes, ou bien retrouvez l'harmonie entre vous,… mais il annonce le mystère du Salut donné par Dieu en son Fils : "laissez-vous réconcilier avec Dieu". Comme dit précédemment, l'apôtre a en vue l'initiative de Dieu : "tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ… car de toutes façons c'était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de réconciliation" (2 Cor 5,18-19).
, qui « s’est plu…par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1,19-20). Toute la création a été ainsi réconciliée et renouvelée (cf. Ap 21,5). En parlant de la réconciliation du monde (2 Co 5,19 ; Rm 11,15), Paul envisageait surtout jusqu’ici les hommes pécheurs, sans méconnaître d’ailleurs que le monde matériel lui-même est solidaire de l’homme et doit participer à sa libération (cf. Rm 8,19-22). C’est ainsi que dans les lettres de captivité, en Colossiens et en Ephésiens, l’horizon de l’Apôtre s’élargit pour embraser tout l’univers, « sur terre » et « dans les cieux » (Col 1,20). C’est donc là une réconciliation universelle qui s’exprime par la libération et le renouvellement de toute la création qui gémit dans les douleurs d’enfantement.
(2 Corinthiens 5, 17-20)
Par Abbé Wenceslas daleb mpassy
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Lundi 1 juin 2009

Réaction sur la déclaration de candidature de l’abbé Joseph Yanguissa

Vous avez dit sacerdoce…! Moi, je dis business!

 

Serge Armand Zanzala.


Cher aîné !
C’est avec beaucoup d’attention et intérêt que j’ai lu votre déclaration à la prochaine élection présidentielle. Je félicite votre courage et ambition politiques et apprécie votre style de communication.
Cependant, je ne voudrais pas me prononcer sur votre candidature ou apprécier votre personnalité, même si je vous connais depuis des années! Vous étiez aux études au grand-séminaire Emile Biayenda, alors que moi j’étais au moyen séminaire Saint-Jean de Brazzaville.

Ce qui me pousse à réagir, c’est le lien que vous faites entre la politique et le sacerdoce, le haut-lieu de charité…» (Dernier paragraphe de votre déclaration: «J’approche la politique comme un sacerdoce, un haut-lieu de charité…», écrivez-vous.

Pourtant, vous avez pleinement raison d’avoir cette vision, en tant que prêtre et de la partager à tous les Congolais! D’ailleurs, je vous encourage sur cette voie, parce que vous voulez apprendre aux politiciens congolais de faire autrement la politique.
Cependant, je voudrais me démarquer de la définition que vous voulez donner à la politique, partant de votre approche, sans doute, de votre statut de serviteur de Dieu (prêtre). La politique est un sacerdoce!

Cette approche, moi, je la trouve naïve, parce qu’elle rejoint les dogmes, c’est-à-dire des principes religieux pris pour des vérités absolues et inaliénables dans le temps et dans l’espace. Vous risquerez d’avoir toutes les difficultés de l’enfer pour convaincre les Congolais qui, comme moi, vous diront, clairement,  que la politique étant à la fois une science, une activité, une fonction ou une carrière ne peut être, aujourd’hui, définie comme elle l’a été dans les siècles passés, lorsqu’elle était comprise comme une « sagesse » qui permet de gérer une société.


Aujourd’hui, au Congo, comme dans les vieilles démocraties occidentales, la politique est devenue un business, parce qu’il procure le bonheur et la richesse. Peu importe les définitions que l’on pourra donner aux mots bonheur et richesse. Partant de cette conviction, je crains que vous soyez le grand incompris, lors des campagnes électorales.


La politique est devenue un business! Le plus grand business du monde, d’ailleurs, puis je dire! Ne nous voilons pas les faces!  Parce que, même dans les plus vieilles démocraties, les candidats aux élections présidentielles se font plus soutenir par des lobbies d’affaires, malgré les subventions légales de l’Etat aux partis politiques ou aux candidats aux élections présidentielles que par ceux qui font le sacerdoce. Le soutien du peuple et les projets de société ne suffisent plus pour se faire élire au Congo, comme partout ailleurs! Et les candidats élus aux élections présidentielles deviennent, aussitôt, élus des hommes d’affaires, puisqu’ils doivent orienter, négocier et distribuer les grands  marchés. Ce sont aussi eux qui doivent partager le profit généré par les contrats ou les grands marchés, pour assurer le bien-être aux populations. Je pense que c’est bien là et non ailleurs que nous devons situer le «problème congolais».

Et, la parabole des talents dans les Evangiles de Matthieu 25,14-30, peut aider à comprendre le type de candidat dont les Congolais ont, aujourd’hui, besoin.

Les Congolais étant le maître qui part ou partira pour un voyage, les candidats à l’élection présidentielle, les serviteurs à qui l’on remet ou remettra les talents, les talents sont ou seront les richesses naturelles et humaines que regorge le Congo.
Votre allusion au sacerdoce ne pourra avoir un sens que si seulement  vous voulez être  ce serviteur qui fait gagner cinq autres talents à son maître, alors qu’il n’en avait reçu que cinq.


En relisant la parabole des talents, cher aîné, vous comprendrez que nous sommes bien dans le domaine du business. Limiter la politique au sacerdoce ne suffirait pas, aujourd’hui, pour convaincre les Congolais.

Mais, il n’est pas exclut de donner un caractère social (charité) et de moraliser la politique. D’ailleurs, le caractère social intervient plus dans la répartition du profit ou la distribution des biens et des services pour assurer le bien-être des Congolais. Au début de la politique se situe, aujourd’hui, le business, puisqu’il faudra créer ou fructifier les richesses. Le sacerdoce et la charité ne viennent qu’après, même s’il vous faudra moraliser la politique. Vous avez dit sacerdoce… Moi, je dis business.


Serge Armand ZANZALA
Journaliste et écrivain

Par Abbé Wenceslas daleb mpassy
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Lundi 1 juin 2009

Mgr Anatole Milandou rappelle fermement que les prêtres ne peuvent pas s’engager dans une élection

L’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou, a publié un message en direction du clergé, pour rappeler que ni les évêques, ni les prêtres ne sont autorisés, par l’Eglise, à s’engager comme candidats dans des élections, pour briguer des charges publiques. Le prélat métropolitain a fait ce ferme rappel pour lever toute confusion à ce sujet. Nous publions, ci-après, l’intégralité du message de Mgr Milandou. Monseigneur Anatole MILANDOU Rappel des exigences de l’Eglise en matière d’engagement politique du clerc A l’orée de l’échéance électorale présidentielle, j’aimerais rappeler quelques exigences inhérentes à l’engagement politique du clerc. A ce propos, j’aimerais reprendre les grandes lignes du Message de la Conférence des évêques du Congo sur le synode africain et la démocratie naissante au Congo, lors de la vingtième assemblée plénière, du 12 au 16 mai 1992. L’allusion à l’engagement politique du clerc, au cours de cette assemblée plénière, a été explicitement claire. En effet, l’Eglise, voulant préserver sa neutralité et voulant répondre autrement que par un engagement direct dans la politique, réaffirme cette conviction de servir, par d’autres manières, les hommes et les femmes que Dieu lui a confiés: «Allez de toutes les nations, faites des disciples et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit» (Matthieu 28, 19-20). Cette recommandation, mieux cette mission à laquelle le Christ nous convie, requiert beaucoup d’abnégation, de choix justes et honnêtes et, surtout, une imitation totale de notre Seigneur Jésus-Christ qui insiste à savoir discerner: «Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu» (Luc 20, 25). Par conséquent, répétant notre message de mai 1992 et soulignant de la manière la plus solennelle ce qui y est dit, je confirme ce qui suit: «...L’Eglise catholique veut garder la position de neutralité et le rôle d’arbitre qu’elle a toujours observé. C’est ainsi qu’aucun membre de la hiérarchie, ni du clergé, c’est-à-dire, évêque ou prêtre, ne saurait être candidat aux élections municipales et législatives, et encore moins aux élections présidentielles». Je reste convaincu que «dans le peuple, des gens capables, hommes d’expérience, consciencieux, intègres, devant présider aux destinées de notre pays», sont nombreux. Il n’est, donc, pas question qu’un prêtre s’engage, directement, dans une quelconque candidature à l’élection présidentielle. D’ailleurs, le Code de droit canonique est précis à ce sujet. En effet, le canon 285, § 1 3° stipule: «...Il est interdit aux clercs de remplir les charges publiques qui comportent une participation à l’exercice du pouvoir civil». De façon plus limpide, le canon 287 prescrit: «§ 1. Les clercs s’appliqueront toujours et le plus possible à maintenir entre les hommes la paix et la concorde fondée sur la justice. § 2. Ils ne prendront pas une part active dans les partis politiques ni dans la direction des associations syndicales, à moins que, au jugement de l’autorité ecclésiastique compétente, la défense des droits de l’Eglise ou de la promotion du bien commun ne le requièrent». II n’est pas question d’encourager qui que ce soit dans la campagne électorale. Notre devoir, en tant que hiérarchie de l’Eglise, est de conscientiser le peuple à bien choisir et à œuvrer pour la paix, par des actions concrètes et par la prière. Quiconque n’obéirait pas à ces directives et aux lois de l’Eglises, s’expose à des sanctions clairement définies dans notre législation canonique. D’ores et déjà, j’invite les fidèles chrétiens à se préparer dignement à l’élection présidentielle, en respectant ce que la loi prescrit et priant pour son bon déroulement.


Fait à Brazzaville, le 27 mai 2009 Monseigneur Anatole MILANDOU

Par Abbé Wenceslas daleb mpassy
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