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  • : Abbé Wenceslas daleb mpassy
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  • : 08/12/1981
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  • : Après ses études primaires et secondaires, il rentre en 1999 au grand séminaire Emile Biayenda à Brazzaville puis au séminaire St Jean-Baptiste à ouagadougou pour le compte du Diocèse de Kinkala au Congo.Il est auteur de plusieurs articles dan

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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 13:53

Mot de remerciement des Diacres à l’endroit de la COCEO à la fin du service diaconal

(Année pastorale 2008-2009)

 

Révérends pères Aumôniers,


Chers aînés fidèles,


Chers élèves et étudiants,


Chers  amis,


 

         
C’est un réel plaisir pour moi de prendre la parole au nom de mes

condisciple diacres pour me joindre au psalmiste en disant : « comment

rendrions-nous au seigneur tout le bien qu’il nous a fait, nous lèverons la

coupe de la victoire et nous appellerons le seigneur par son nom » (Ps 116, 12-13).

 

         Quand on doit partir, dit le Petit Prince, on aime les couchers de

soleil ; les occupations les plus familières se revêtent d’une portée

nouvelle, et le cœur s’étreint à l’idée de quitter la petite planète bien

aimée qui nous a portés et nourris. En ces instants donc, tout parle comme

si nos cœurs percevaient dans chaque objet et en chaque visage, la

musique de l’Eternité nous invitant pour un voyage sans fin. Comme pour le

Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry, et comme pour tant de

promotions de diacres ayant servi ici, l’heure est aussi venue pour nous,

d’aller vers d’autres horizons, de poursuivre notre pèlerinage dans la foi.



           
Oui frères et soeurs, il nous faut partir, tourner une page de

notre vie d’hommes, quitter des habitudes, reconsidérer tous ces

événements heureux ou malheureux qui désormais, font partie intégrante

de notre histoire commune. De fait, nous le savons tous, partir ne se fait

point sans pincement au cœur ;  vous aller nous manquer, les bons sons de

la chorale Ste Thérèse de l’enfant Jésus vont nous manquer, la Rotonde

va nous manquer ! Et en de pareilles circonstances, le schéma du discours

est classique : on dit merci, on demande pardon, et l’on dit au revoir.


 

           Ainsi, au terme de notre apostolat à travers le service diaconal ici

à la rotonde, nous sommes assaillis par moult sentiments, et je crains

vraiment ne pas pouvoir être à la hauteur de ce qui m’est échu comme

charge par mes condisciples, à savoir : traduire nos vifs remerciements

aux uns et aux autres.

 

             Sur ce, je voudrais simplement faire mienne cette pensée du

poète Français Lamartine dans son ouvrage intitulé Chant d’ouvrier : « La

vie est un vaste atelier où tout le monde est utile. Chacun faisant son

métier, on agit de commun accord. Du faible aidé par le plus fort, la tâche

devient supportable ».

 

           Ceci pour dire que l’épanouissement, l’éclat et la réussite de notre

service diaconal ici au sein de la COCEO, a été le fruit de la conjugaison

de plusieurs efforts. C’est pourquoi, nous vous remercions très

sincèrement, tous et chacun, non seulement pour nous avoir accueillis et

encouragés, mais surtout pour votre sollicitude fraternelle, votre soutien

multiforme et vos conseils qui nous ont aidé, nous aident, et nous aideront

à mieux gravir l’autel du Christ pour y célébrer l’Eucharistie.

 

          Rassurez-vous chers aînés prêtres, chers aînés fidèles, chers

élèves et étudiants, chers amis, qu’à chaque fois que nous lèverions la

coupe du salut pour célébrer l’Eucharistie, nous aurions une pensée

particulière pour vous. Même étant à Bobo-Dioulasso, à Dédougou ou

encore dans mon Congo profond, à Mbanza-Mankondi par exemple, au fin

fond du Diocèse de Kinkala, quand nous élèverons la coupe du salut nous

penserons à la Ro…

 

         Pour terminer, nous voudrions vous laisser cette dernière

recommandation, un peu à la manière d’un testament. Et pour mieux

l’appréhender, écoutez d’abord cette histoire :

 

Léopold vient d’ouvrir un kiosque à Paaspânga. Il écrit à la devanture :

« ici, on vend du poisson frais tous les jours ». Son ami Bernard lui rend

visite. A peine arrivé, il lui dit :

 

-         Tu sais, je crois que c’est superflu d’écrire que ton poisson est

frais. On espère bien qu’il est frais.

-   
     
Tu as raison Bernard, admet Léopold. Il prend de la peinture et

efface le mot « frais ». vient à passer son ami Nicolas, qui y va aussi

de son conseil d’ami :

-   
     
Tu sais, Léopold, je me demande pourquoi tu as mis : « ici »,

c’est évident que c’est ici et pas ailleurs.

-   
     
Tu as raison, opine Léopold. Il efface aussitôt le mot « ici ».

Wilfried entre alors et attaque aussitôt :

-   
     
Léopold, pourquoi tu as mis : « on vend » ? on s’imagine bien que

tu ne les offres pas en cadeau, tes poissons. 

-  
C’est vrai, Wilfried. Et Léopold efface les mots malvenus. Vincent

apparaît :

-         Franchement, Léopold, je ne veux pas te vexer dans ton

nouveau business, mais dis-moi ce que ça veut dire : « poisson tous

les jours » ? C’est bien les jours où tu ouvres ? Alors, à quoi sert

d’écrire « tous les jours » ?

-   

     
Bien sûr, c’est ridicule, je l’efface tout de suite. Non loin de là,

Rigobert observe Léopold qui efface tout sauf le mot « poisson » et

lui dit :

-   

     
Eh, Léopold, tu crois vraiment qu’il est nécessaire d’écrire

« poisson » sur ta plaque ? depuis l’autre bout de la rue, on est guidé

par l’odeur du poisson ! Et Léopold efface aussi le mot « poisson ».

 


          
   Chacun a sans doute compris le sens de l’histoire…Chers amis,

tenez jalousement à votre identité de Chrétiens Catholiques. A force de

vouloir s’adapter au monde, comme ce vendeur de poisson, le Chrétien

Catholique finit par déserter son idéal profond qui est, selon le curé d’Ars,

non de chercher à plaire à tous ou à quelques-uns, mais de chercher à

plaire à Dieu. Sur ce, il était une fois… Et depuis, le temps a passé…Le

conte a raison car il n’est jamais deux fois, il est toujours une fois. Il

était donc une fois les abbés Richard Araye, René Sawadogo et Louis

Armel SOME. Et depuis, le temps a passé. Il a été cette fois-ci question

des abbés Marie-Joseph Mienakanda, Edouard Gnoumou, Bienvenue

Coulibaly, Wenceslas Mpassy, et le temps a passé. Il sera une autre fois

d’autres abbés diacres, et le temps passera…Oui, mais Dieu, lui, reste.

Qu’il reste encore et qu’il protège ceux qui partent, qu’il protège ceux qui

restent, et qu’il protège aussi ceux qui viennent !


 

« Avec le CHRIST, on est ensemble ! »

 

 

Abbé Wenceslas Daleb Mpassy

Par Abbé Wenceslas daleb mpassy - Publié dans : culture - Communauté : Congo Actu
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Commentaires

superbe texte ! que Dieu vous bénisse
Commentaire n°1 posté par daniel le 23/05/2009 à 15h22
Merci bien pour votre réaction et bien de choses à vous ! Que Dieu vous comble de ses gräces chaque fois que vous visiterez ce site.
Réponse de Abbé Wenceslas daleb mpassy le 13/12/2009 à 12h16

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