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  • : Abbé Wenceslas daleb mpassy
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  • : Après ses études primaires et secondaires, il rentre en 1999 au grand séminaire Emile Biayenda à Brazzaville puis au séminaire St Jean-Baptiste à ouagadougou pour le compte du Diocèse de Kinkala au Congo.Il est auteur de plusieurs articles dan

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Mercredi 1 juillet 2009

LA RECONCILIATION CHEZ SAINT PAUL

 

 

Avec MEL GIBSON, le cinéma nous a remis brutalement devant les yeux La Passion du Christ dans une version cinématographique qui a suscité beaucoup de controverses. Je n’ai pas l’intention de la commenter ici car je ne l’ai pas assez vue, mais la coïncidence du lancement de ce film (31 Mars 2004) avec un mercredi des Cendres invitait à réfléchir sur la pénitence effroyable du Christ qui nous a mérité la réconciliation avec Dieu. De fait, l’appel de Saint Paul à la réconciliation nous est adressé au nom du Christ, parce que c’est vraiment lui qui en a fait les frais. « Celui qui n’a pas connu le péché, dit Saint Paul, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu » (2 Co 5,21s). Celui qui était sans péché, Dieu l’a chargé du péché de tous, pour faire à tous miséricorde. A cause de la réponse d’amour de Jésus en notre nom à tous et à notre place, Dieu pardonne à tous les pécheurs en espérant que ce pardon soit accepté par tous, personnellement.

Selon HARRINGTON W., « il n’est donc pas étonnant que le crucifié soit si meurtri et si défiguré car il subit toute la violence du péché du monde » . Le Christ accomplit par son amour, la mission du Messie serviteur souffrant, qui était annoncée par le prophète Isaïe. Son amour filial sans limite réussit à nous réconcilier avec Dieu, malgré nos résistances et nos refus. Voilà ce qui est au cœur de notre foi : la miséricorde de Dieu que révèle la passion du Christ. C’est ce que Saint Paul, à travers ses écrits, replace au centre de notre attention, au milieu d’un monde de plus en plus étranger à la notion de péché, de réconciliation et à la joie du pardon. Le présent article consistera à montrer, tant soit peu, comment la réconciliation est au cœur de la vie, de la pensée et du discours de St Paul.


1- Approches possibles de la réconciliation chez Saint Paul


Point n’est besoin pour nous de reprendre ce que d’autres ont déjà si bien dits sur la vie de l’Apôtre Paul dans les précédents numéros. Mais, ajoutons l’orientation de Benoît XVI:  «  l'Église nous propose cette année à travers la vie et les écrits de St Paul, la redécouverte de l'apôtre des païens et la permanence de sa vision de la mission aujourd'hui ». Ainsi, Pour parler de Paul, on possède deux sources : les Actes des Apôtres et ses écrits. Sa vie a deux facettes séparées par un événement décisif : la révélation d'un certain Jésus sur le chemin de Damas. Dès lors, la réconciliation s’actualise et prend sens dans sa vie d’où cette invite si pressante à l’endroit des Corinthiens: « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 17-20).


a) « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! »


Cette phrase de saint Paul se trouve dans la 2ème épître aux Corinthiens mais elle n’épuise pas le sens que l’apôtre donne au terme réconciliation. Selon Paul, toute initiative de réconciliation vient de Dieu car par lui-même, l’homme est incapable de se réconcilier ni avec le créateur qu’il a offensé par son péché, ni avec lui-même, ni avec autrui. De fait, l’action de Dieu est ici première et décisive. La réconciliation implique un renouvellement complet pour ceux qui en bénéficient, et coïncide avec la justification (Rm 5,9s) et la sanctification (Col 1,21s). Pour Paul, du fait que Dieu est l’auteur premier et principal de la réconciliation, il ne s’ensuit pas que l’homme ait ici une attitude purement passive: il doit accueillir le don de Dieu. L’action de Dieu n’exerce son efficacité que pour ceux qui veulent bien y consentir par la foi. Pour réveiller les Corinthiens, Paul les ramène aux origines de leur foi. Qu’ils ne se gonflent pas d’orgueil (1 Co 5, 2) ! C’est Dieu qui a tout fait. Quand Paul parle de « Dieu », il désigne le Père. L’œuvre de Dieu a été de réconcilier le monde avec lui. La réconciliation est plus que le pardon. Car, si le pardon n’est pas accepté par une des parties, il reste, hélas ! stérile. Dans l’Ancien Testament, Dieu a sans cesse offert le pardon et fait alliance avec le peuple d’Israël. Mais la réponse a toujours été décevante. C’est seulement en Jésus-Christ, notre frère jusqu’à la mort, que l’initiative de Dieu reçoit une réponse proportionnée. En lui se noue « l’alliance nouvelle et éternelle ». L’œuvre de réconciliation est ainsi accomplie.


b) La réconciliation universelle


« Les chrétiens professent que dans la mort et la résurrection du Christ, s’est accomplie l’œuvre de la réconciliation de l’humanité avec le père »


c) Le mot réconciliation chez St Saint Paul


« Le mot réconciliation chez St Paul, marque la relation mutuelle entre deux partenaires. Il indique aussi que le pardon est au bout d’un processus qui évoque la paix retrouvée »

 


d- De la croix au ministère de la réconciliation

 


Saint Paul a offert une admirable synthèse de la théologie de la Croix dans la deuxième Lettre aux Corinthiens (5, 14-21), où tout est contenu dans deux affirmations fondamentales : d'une part le Christ, que Dieu a identifié pour nous au péché (v. 21), est mort pour tous (v. 14); de l'autre, Dieu nous a réconciliés avec lui en ne nous comptant pas nos péchés (vv.18-20). C'est par ce « ministère de la réconciliation » que chaque esclavage est désormais racheté (cf. 1 Co 6, 20 ; 7, 23). Il apparaît clairement que Saint Paul a renoncé à sa vie en se donnant totalement pour le ministère de la réconciliation. Ainsi, toute l’œuvre du salut est déjà accomplie de la part de Dieu, mais, à un autre point de vue, elle se poursuit actuellement jusqu’à la parousie, et Paul peut définir l’activité apostolique comme « le ministère de la réconciliation » (2 Co 5,18). « En ambassade pour le Christ », les Apôtres sont de fait les messagers de «  la parole de réconciliation » (2 Co 5,19s). Cette parole de réconciliation peut se comprendre à trois niveaux : réconciliation avec Dieu, avec soi-même et avec les autres.

 


2- Les Trois dimensions de la réconciliation chez St Paul

 


a) la réconciliation avec Dieu

 


Dans le livre des Actes des Apôtres, les réflexions de Pierre nous montrent qu’il n’y a pas d’a priori en Dieu (Ac 10, 34-35). Dieu parle à toute conscience humaine, une conscience qui est un don de Dieu, et qui devient la règle de l’agir chrétien. La liberté de conscience a toujours été enseignée par l’Eglise depuis Saint Paul lui-même (Cf. Rm 1). Il faut suivre sa conscience, même si elle est erronée, et dans ce cas il faut l’éclairer et ne pas hésiter d’être à découvert devant Dieu. Que signifie alors : « être à découvert devant Dieu et devant nos consciences » ? Dans l’optique Paulinienne, on pourrait le traduire par « Bas les masques ! » : fini la comédie humaine, on n’a plus besoin de tricher, on est lié au Christ qui s’est uni à chacun d’entre nous, et donc on n’a plus peur de ses défauts, de ses faiblesses, de ses manques, car ils sont transformés et mesurés par le Christ ; on peux enfin jouer la carte de la vérité. Dans cette perspective, Paul a le sentiment que le Christ est avec lui pour lui faire parcourir un chemin de perfectionnement : peu importe alors de ne pas être encore au bout, ce qui compte c’est d’être sur le bon chemin, d’être en route. L’important n’est pas d’être le plus fort, le plus doué, de faire plus, de faire semblant. Cela ne compte pas ! L’important, c’est d’être dans la course. Et pour Paul, c’est une véritable libération car dans le monde où il était précédemment, il disait facilement « j’étais le premier, j’étais le plus fort » (Cf. Ga 1) : il n’osera jamais le dire dans le monde chrétien, parce que cela lui paraît absurde, d’aucun intérêt. C’est une véritable démarche de réconciliation avec Dieu, l’important est d’être « tendu vers l’avant », vers le Christ, chacun à son rythme : « Être à découvert » devant Dieu pour une meilleure réconciliation avec lui. Pour Paul, ce n’est plus « la façade » (2 Co 5, 12) qui compte, la culture, les diplômes, c’est « le fond » : le fruit de la réconciliation, qui est la charité. Paul a le souci d’expliquer ce choix. : « L’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14). De fait, tout devient urgent, à cause de l’amour du Christ qui a donné sa vie pour nous, quand nous étions ses ennemis. C’est cela qui a transformé Paul. Il a compris que la réussite sociale n’est plus le sommet de la réussite humaine. Et cette compréhension est la source d’une liberté et d’un bonheur nouveaux. Ainsi, pour Paul, la force du chrétien, c’est la réconciliation ou la recréation qui a été réalisée par le Christ : un regard nouveau non pas seulement sur Dieu, mais sur soi et sur le monde aussi.

 


b) la réconciliation avec soi

 


Le premier acte de réconciliation présenté par les Actes des apôtres est le récit de la rencontre de Pierre avec un païen, le centurion Corneille (Ac 10). Jusque-là, on était encore resté dans une problématique  « intra-juive ». Puis l’Esprit lui-même et des anges venus de Dieu interviennent pour faire comprendre à Pierre, puis à Paul, la nécessité d’aller plus loin, en intégrant les païens dans le plan de Dieu, c’est-à-dire dans la communauté de l’Eglise. Corneille en particulier va être le prototype du païen saisi par l’Esprit Saint. Il va faire comprendre à Pierre que cette réconciliation est possible, même sur le plan humain. Il s’agit en effet de reconnaître l’œuvre de Dieu en nous et dans les autres : Dieu se réconcilie avec les hommes et nous invite à vivre cette réconciliation entre nous. Or, contrairement à Paul, Pierre a du mal à vivre cette réconciliation ! Mais si le chef des apôtres est « lent à croire », c’est pour nous inviter à parcourir ce chemin, afin de parvenir à comprendre et à nous réjouir de la réconciliation ; c’est un encouragement à progresser dans notre compréhension de l’étendue du plan de Dieu. Du coup, ce n’est pas seulement l’autre qui est séparé de nous mais nous-mêmes. La vision de Pierre (Ac 10, 11) lui révèle qu’il n’y a rien d’impur, sinon le péché. Pierre cherche ensuite à décrypter ce signe, à se réconcilier avec soi. Tout comme Paul après sa conversion, qui est resté trois jours dans le noir. Il s’agit bien là d’une démarche personnelle. Il faut un effort donc pour comprendre ce que Dieu nous dit, et ce temps de compréhension est valorisant car Dieu veut nous faire parcourir un chemin, une réconciliation avec soi mais qui débouche toujours sur les autres.

 


c) la réconciliation avec les autres

 


A travers les controverses entre Juifs et païens sur la purification ou l’excision, St Paul sera le grand tenant de cette réconciliation avec autrui ou l’étranger. « Comme cela apparaît clairement dans les Actes des Apôtres, c’est un crime pour un juif d’avoir des relations avec des étrangers » (Cf. Ac 10, 28). Suite à cela, Pierre exposera encore le temps de la séparation, comme un jeune plant que l’on met à part par un grillage pour qu’il se fortifie : « Mais Dieu vient de me faire comprendre qu’aucun homme n’est impur » (Ac 10, 28s). « Car instinctivement, on ne peut s’entendre facilement qu’avec des gens qui nous ressemblent ». Mais alors, comment nous entendrons-nous avec Dieu ? C’est alors qu’intervient dans la question de Pierre un détail surprenant : « Voilà pourquoi c’est sans réticence que je viens… Mais pourquoi me faites-vous venir ? » (Cf. Ac 10, 29). L’idée même de parler du Christ à des païens semble à Pierre totalement inutile ! D’où sa controverse avec Paul. Pour Pierre, cela ne sert à rien, ils ne peuvent pas comprendre. C’est un mur culturel de séparation entre les uns et les autres. Et Paul de nous faire remarquer que tout le monde construit de ces murs que le Christ est venu abattre, on se sépare les uns d’avec les autres. Nous n’avons donc pas à avoir peur ou à nous étonner de nous sentir nous-mêmes dans une telle situation, typique de la faiblesse de la nature humaine depuis le péché originel, qui nous pousse à nous méfier les uns des autres. Mais il faut en sortir, et recevoir l’a priori positif : le Christ est pour nous, et nous pouvons donc agir ensemble, nous réconcilier avec les autres. Cette controverse va s’étendre car en Actes 15, nous voyons que tout le monde n’est pas d’accord ; d’où un grand rassemblement des responsables de l’Eglise à Jérusalem. Il a fallu beaucoup de discussions pour arriver à reconnaître que Dieu voulait vraiment se réconcilier avec nous, et entre nous ! C’est aussi l’enjeu de la rencontre entre la foi et la culture : y a-t-il une culture unique, dans laquelle la foi chrétienne puisse grandir et s’épanouir ? Ce n’est pas l’hypothèse retenue, ni par Dieu, ni par Paul, ni par l’Eglise. Pour les intégristes seulement, il s’agit d’avoir une culture unique. Or le Christ a fait exploser l’ordre sacral immédiat. Rien d’humain ne peut enfermer la charité et la Parole divine. Il faut résister à l’idée d’une seule culture dans laquelle pourrait s’exprimer la Parole de Dieu. Ainsi, dans l’exégèse, il existe dès le départ plusieurs expressions de la Parole de Dieu, plusieurs langues, donc plusieurs cultures…

 


Conclusion

 


Somme toute, disons que Paul a été le théologien inspiré et le ministre infatigable de la réconciliation, mais dans sa vision c’est Jésus qui, par son sacrifice, en a été l’artisan « dans son corps de chair » (Col 1,22) ; et le premier, il en a aussi souligné les exigences profondes : le pécheur réconcilié par Dieu ne peut lui rendre un culte agréable s’il ne va d’abord se réconcilier lui-même avec son frère (Mt 5,23s). Puisque Dieu s’est uni à chacun d’entre nous, il veut que chacun devienne un agent de réconciliation : cela fait partie de notre vocation. Paul voit tout du point de vue de cette réconciliation : la faiblesse humaine ne définit plus une personne. Dans le Christ, elle peut devenir force. Le Christ étant présent en nous, nous devenons pour Dieu des agents de réconciliation. Il ne s’agit pas seulement d’en être témoins, il nous faut être agents, « ambassadeurs du Christ », qui agit en nous et nous communique sa puissance. Tel est l’appel de St Paul à la réconciliation.

Je ne saurais terminer sans préciser qu’à la suite de St Paul, le deuxième Synode des Eglises africaines, qui sera célébré en octobre 2009, vise lui aussi à faire de la mission de l’Eglise un service en vue de la réconciliation, de la paix et de la justice sur ce continent si cher, mais régulièrement secoué par de nombreux conflits, injustices et violences.

 

 

Abbé Wenceslas daleb Mpassy

 

 

NOTES

 


HARRINGTON W., Nouvelle introduction à la Bible, Ed. du Seuil, Paris, P.107

2 Benoît XVI, Homélie du 28 juin 2008, à l’occasion de l’Année Paulinienne, in L’Osservatore Romano du 29-30 juin 2007.

3 V.T.B, Article sur la Réconciliation, Ed. du CERF, Paris, 1977, P.1075

4 GRELOT. P. Introduction aux livres Saints, Ed. Le Belin, Paris 1963, p. 356

5 POUCOUTA P., Lettres aux Eglises d’Afrique. Apocalypse 1-3, nouvelle édition revue, Yaoundé, Presses de l’UCAC, 2007, p.72. Pour une ouverture sur une nouvelle utopie de la mission, lire la conclusion, pp.227-233.

6 ELA J.-M. « Rencontrer Dieu sur les chemins de notre histoire », Préface à Cheza M. (éd.), Le Synode africain. Histoires et textes, Paris, Karthala, 1996, pp. 7-18 

7 Cf. Yvon Christian ELENGA, Marcher ensemble pour la réconciliation, la justice et la paix, in OMNIS TERRA n°449, février 2009, pp. 71-76

 

. Se réconcilier, c’est changer sa manière de penser et de se comporter à l’égard de quelqu’un, dans une relation nouvelle de don et d’ouverture de soi à l’autre. Le sens du mot "réconciliation" est d'ailleurs très proche de celui de "pacification". Quand St Paul engage toute sa foi d'apôtre en disant : "nous vous en supplions, au nom du Christ", il ne donne pas quelques conseils humains comme ceux-ci : oubliez vos disputes, ou bien retrouvez l'harmonie entre vous,… mais il annonce le mystère du Salut donné par Dieu en son Fils : "laissez-vous réconcilier avec Dieu". Comme dit précédemment, l'apôtre a en vue l'initiative de Dieu : "tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ… car de toutes façons c'était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de réconciliation" (2 Cor 5,18-19).
, qui « s’est plu…par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1,19-20). Toute la création a été ainsi réconciliée et renouvelée (cf. Ap 21,5). En parlant de la réconciliation du monde (2 Co 5,19 ; Rm 11,15), Paul envisageait surtout jusqu’ici les hommes pécheurs, sans méconnaître d’ailleurs que le monde matériel lui-même est solidaire de l’homme et doit participer à sa libération (cf. Rm 8,19-22). C’est ainsi que dans les lettres de captivité, en Colossiens et en Ephésiens, l’horizon de l’Apôtre s’élargit pour embraser tout l’univers, « sur terre » et « dans les cieux » (Col 1,20). C’est donc là une réconciliation universelle qui s’exprime par la libération et le renouvellement de toute la création qui gémit dans les douleurs d’enfantement.
(2 Corinthiens 5, 17-20)
Par Abbé Wenceslas daleb mpassy - Publié dans : Théologie - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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