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  • : Abbé Wenceslas daleb mpassy
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  • : 08/12/1981
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  • : Après ses études primaires et secondaires, il rentre en 1999 au grand séminaire Emile Biayenda à Brazzaville puis au séminaire St Jean-Baptiste à ouagadougou pour le compte du Diocèse de Kinkala au Congo.Il est auteur de plusieurs articles dan

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Samedi 29 novembre 2008

Les catholiques doivent appliquer la doctrine sociale de l’Eglise, dit le prof. Han

Benoît XVI le nomme Réviseur international

ROME, Dimanche 23 novembre 2008 (ZENIT.org) - Benoît XVI a nommé comme « Réviseur international » à la Préfecture des Affaires économiques du Saint-Siège le Prof. Thomas Hong-Soon Han, professeur d' Economie au « Collège d'Affaires et d'Economie » de l'Université  Hankuk de Séoul et président du Conseil de l'Apostolat des laïcs catholiques de Corée.

Il a plaidé au synode pour que les catholiques veillent à être les premiers à mettre en pratique l'enseignement social de l'Eglise notamment par « des rétributions suffisantes pour vivre et de bonnes conditions de travail ».

Le prof. Han est intervenu au synode des évêques, auquel il participait comme auditeur, lors de la 14e congrégation générale du 14 octobre dernier. Il y a recommandé une meilleure formation des laïcs dans l'Eglise et une gestion des affaires par les catholiques qui soit une mise en œuvre effective concrète de l'enseignement social de l'Eglise, y compris ad intra.

Son intervention se référait en effet aux numéros 38, 39 et 41 du Document de travail  (Instrumentum laboris) du synode.

« Il est urgent d'assurer que le fidèle du Christ ait une formation solide à la Parole de Dieu. Ce devrait être plus qu'une simple transmission de connaissances. La formation relative à la Parole de Dieu doit être ‘performative' (Spe Salvi 2). Elle doit être capable de transformer la vie et devrait viser à combattre les ‘structures de péché' afin de créer un monde meilleur dans lequel vivre », a fait observer l'économiste.

Mais il a surtout insisté sur la formation à l'enseignement social de l'Eglise en disant : « La formation performative à la Parole de Dieu devrait comprendre une solide formation en doctrine sociale de l'Église. Dans ce sens, le Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église peut constituer un instrument valable. Nous avons besoin d'éducateurs compétents dans les domaines de la doctrine sociale et de l'étude de la Parole de Dieu. L'Église devrait investir des ressources humaines et financières dans la formation des éducateurs ».

Plus encore, il recommandait la vigilance pour mettre en œuvre effectivement cet enseignement social y compris ad intra: « Une formation performative à la Parole de Dieu requiert que l'Église entière et tous ses membres témoignent avec des actions. Nous devons reconnaître que les personnes sont plus persuadées par la sainteté de la vie que par la discussion intellectuelle ».

Aux responsables des affaires économiques de l'Eglise, il suggérait la vigilance sur ce point en disant : « Les guides de l'Église doivent faire un examen sérieux des styles de vie et des biens au sein de l'Église à la lumière de la Parole de Dieu et prendre toutes les mesures possibles afin de mettre en oeuvre la doctrine sociale ».

Il déplorait une certaine insuffisance sur ce point en disant : « En outre, lorsqu'elle conclut des contrats commerciaux, l'Église doit garantir qu'y soient inclus les principes de la justice, des rétributions suffisantes pour vivre et de bonnes conditions de travail. Malheureusement les actes précédents de l'Église n'ont pas toujours été satisfaisants ».

« J'espère que le Synode instituera un style de vie biblique adapté à une Église qui témoigne et qu'il promouvra une formation performative du fidèle laïc », a conclu l'économiste que Benoît XVI vient maintenant de nommer pour s'occuper des affaires économiques du Siège apostolique.

Anita S. Bourdin


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Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : Actualités - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 27 novembre 2008

Bonjour !  

Nous avons la profonde douleur de vous annoncer le décès de la Sœur Catherine Attibayeba, Religieuse de la Congrégation des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, survenu le dimanche 23 novembre 2008 à 18h30 à la Communauté du Pré-noviciat des Sœurs à Brazzaville. Les veillées ont lieu à la Paroisse Sainte Anne du Congo de 16h00 à 18h00 avec célébration eucharistique.  

Nous vous invitons à porter la défunte dans vos ferventes prières afin que le Seigneur l’accueille dans sa demeure éternelle.

 

Abbé Castel NZABA BADIABO

Secrétariat de l'Archevêché de Brazzaville

Tél: (00242) 531 32 25 / 630 74 00

 

PROGRAMME LITURGIQUE RELATIF AUX OBSÈQUES

DE LA REVERENDE SŒUR CATHERINE ATTIBAYEBA

DE LA CONGRÉGATION DES SŒURS FRANCISCAINES MISSIONNAIRE DE MARIE (FMM)

 

LIEU :             CATHÉDRALE DU SACRÉ-CŒUR DE BRAZZAVILLE

DATE :           DU MERCREDI 26 AU JEUDI 27 NOVEMBRE 2008

HEURES :      DE 16H00 A L’AUBE

Journée du Mercredi 26 Novembre 2008

16h00 – 17h00 :       Animation :      Chorale Fatima (Fatima)

17h00 – 18h00 :       Animation :       Chorale Immaculée (N.D. du Rosaire Bacongo)

18h00 – 19h00 :       Animation :       Chorale Saint François (Saint François d’Assise)

19h00 – 19h15 :       Office des défunts par les ouvriers apostoliques

19h30 – 20h30 :       Messe de suffrage

                                   Animation :     Chorale Emile Biayenda et Jeanne D’Arc (Cathédrale)

 

20h30 – 21h30 :       Animation :    Chorale les Piroguiers (Sainte Anne)

21h30 – 22h30 :       Animation :    Chorale Père Paul ONDIA (Sainte Marie de Ouenzé)

22h30 – 24h00 :       Animation :   Famille du Sacré-Cœur (Diocèse) et Mbongui Raymond Mboko (Diocèse)

Journée du Jeudi 27 Novembre 2008

24h00 – 02h00 :       Archiconfrérie Notre dame des Suffrages (Diocèse) et Archiconfrérie Notre Dame de Montligeon (Diocèse)

02h00 – 04h00 :       Légion de Marie (Diocèse)

04h00 – 06h00 :       Confrérie Emile Biayenda (Diocèse)

07h00 – 08h00 :       Archiconfrérie du Saint-Esprit (Diocèse)

08h00 – 08h15 :       Office des défunts par les Ouvriers Apostoliques

 

08h15 – 09h30 :       Notre Dame du Perpétuel Secours Supplique (Diocèse)

9h00                    :      Levée du corps à la Morgue Municipale de Brazzaville (CHU)

9h30                 :         Accueil de la dépouille mortelle sur le parvis de la Cathédrale

·        Animation : Scholas populaire (Diocèse)

·        Haie d’honneur : Scouts et Guides (Diocèse)

09h45 – 11h00 :       Exposition et vénération du corps en la Cathédrale

                                   * Animation : Archiconfrérie Saint Michel (Diocèse)

09h45 – 10H15 :      Animation : Archiconfrérie Sainte Rita (Diocèse)

10h15 – 11h45 :       Animation : Fraternités Féminines et Masculines (Diocèse)

11h45 – 12h00 :       Office des défunts par les Ouvriers Apostoliques

12h00                  :      Messe des funéraires

·        Animation : Chorale HUERPHANES AUXANE (Sainte Anne)

·        Chœur Amis du Grégorien (Diocèse)

·        Inhumation au cimetière de la Cathédrale

·        Fin de la cérémonie.

 

Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : Nouvelles Diocésaine - Communauté : Congo Actu
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Jeudi 27 novembre 2008

4- Conception théologique de la création

 

Après ce bref aperçu des Saintes Ecritures, il en ressort que la création est une oeuvre divine. Créée par lui et pour lui, la création est dès le départ ouverte, c'est-à-dire orientée vers son accomplissement. Atteinte par le péché d'Adam, elle fut, tout comme la nature humaine, rénovée par le Christ mort et ressuscité. Toutefois elle continue de gémir en douleur d'enfantement dans l'attente du jour où la gloire de Dieu illuminera toutes choses. Mais avant ce jour, il appartient à l'homme de continuer cette oeuvre divine à travers la Science, la technique, etc. Il se comportera en intendant de Dieu, mieux en « lieu tenant » de Dieu dans la création car il l'a reçue comme prêt. De ce fait, il devra toujours chercher à agir selon les critères de la loi divine et non de ses propres lois. C'est donc une constante de l'enseignement chrétienne. Or depuis le XVIIè siècle, cela n'est presque plus enseigné. Combien de pasteurs le rappellent dans leurs prédications ? « Ce qui oblige les Chrétiens à se réveiller d'un long sommeil »[7]. Un réveil qui ne serait pas seulement dû à l'urgence des problèmes de pollution, de changement climatique ou autres, mais parce que leur foi elle-même est interpellée. C’est au nom de leur foi que les Chrétiens, contrairement à d’autres écologistes, mèneront une pastorale écologique.

 

 

5- Eucharistie, moteur de toute pastorale écologique

 

 Aux origines mêmes de l’Eglise, il y a une influence déterminante de l’Eucharistie. Les Evangélistes précisent que ce sont les Douze, les Apôtres, qui se sont réunis autour de Jésus, à la dernière Cène (Mt 26,20 ; Mc 14,17 ; Lc 22,14). C’est un  point particulier très important, puisque les Apôtres « furent les germes du nouvel Israël et en même temps l’origine de la hiérarchie sacrée »[8]. En leur donnant son corps et son sang en nourriture, le Christ les unissait mystérieusement à son sacrifice qui devait se consommer sur le calvaire peu après. En accueillant au Cénacle l’invitation de Jésus : « Prenez et mangez…Buvez-en tous… » (Mt 26,26.28), les Apôtres sont entrés, pour la première fois, en communion sacramentelle avec lui. A partir de ce moment-là, et jusqu’à la fin des temps, l’Eglise se construit à travers la communion sacramentelle avec le Fils de Dieu immolé pour nous : « Faites cela en mémoire de moi…Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi » (1Co 11,24-25 ; Lc 22,19).

 

L’Eucharistie, étant la source et le sommet de toute la création, elle devient par conséquent la réponse à la préoccupation du monde contemporain y compris en matière d’équilibre écologique. Aussi, le renvoi rituel qui clôt une Eucharistie n’est pas un simple signe que « la séance est levée » : ce renvoi est un envoi. La célébration de l’Alliance ouvre sur la vie. Ainsi le « Ite missa est » (Allez, la messe est dites) ce qui équivaut à : Allez dans la paix du Christ, n’a d’autres significations que « Allez témoigner dans vos biotopes de celui qui vient de nous nourrir par sa parole, son corps et son sang. En outre, « au cœur de la célébration de l’Eucharistie il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ et par l’invocation de l’Esprit saint, deviennent le corps et le sang du Christ »[9]. Nous sommes donc justiciables de ne pas mépriser dans la vie ce que nous couvrons de respect durant la liturgie. Les signes du pain et du vin, pétris par des mortels, ne sont-ils pas fruit du sol ? De quel sol s’agit-il ? Est-ce la terre polluée, ou bien fertile ? Il s’avère que, si même le meunier est conscient de la grandeur de sa farine, il ne peut que la tirer de la terre fertile. C’est ce qu’a su bien dire Virgil Gheorghiu lorsqu’il écrivait : « c’est le meunier qui fabrique, le pain pour les noces et les baptêmes, donc pour la vie et aussi pour les agâpes mortuaires. Dieu même, sur la table de l’autel est sorti des mains du meunier. Car c’est le meunier qui fabrique la farine pour les pains d’oblats, pour le corps du Christ ; il travaille pour le ciel et pour la terre, pour la vie et pour la mort, pour l’histoire et pour l’éternité »[10].

 

Ceci étant, l’Eucharistie nous engage à faire en sorte que le pain et le vin qui doivent devenir corps et sang du Christ soient le fruit pur de la terre fertile et non polluée. Cependant, nous sommes bien conscients que les membres de nos communautés chrétiennes n’ont pas toujours été informés ou  enseignés sur ce sujet. Dès lors, comment pouvons-nous donc, dans notre univers quotidien, contribuer à protéger la création ? Les pistes de réflexion que nous proposons ci-dessous sembleront peut-être un peu simplistes tant l’idéal à atteindre est élevé. C’est dans cet élan que nous avions silhouetté dans le lointain quelques paysages des stratégies pastorales écologiques en guise de solutions…

 

6- Quelques solutions pratiques

 

Afin de lier l’action à la parole, voici en récapitulatif quelques orientations pratiques qui nous permettront de mieux lutter contre la crise écologique dans nos diocèses, nos paroisses, nos quartiers et secteurs, nos maisons, etc.:

 

·        Développer la culture des communautés chrétiennes de base (CCB) ou communautés ecclésiales de base (CEB) ou encore Mbongui[11]. Ensuite s'organiser non seulement à y partager la parole de Dieu, mais également à la mettre en pratique pour le salut de l’Homme et la protection de la création.

·        Lutter contre la pollution domestique et pratiquer le tri sélectif des déchets en vue du recyclage et inciter nos autorités locales dans ce sens.

·        Développer l’éducation, la sensibilisation à l’environnement, en particulier auprès des jeunes, par exemple dans le cadre du catéchisme.

·        Participer au débat politique (gestion de la cité). Rien ne nous empêche de faire entendre notre voix auprès des autorités locales ou régionales, pour les encourager à prendre des mesures saines visant à protéger l’environnement.

·        Aborder ce sujet lors d’un débat dans nos Eglises et trouver ensemble des solutions pratiques à notre portée. Il faut poursuivre le débat dans ce sens et ne pas négliger les petits commencements car la mise en pratique des recommandations formulées par les autorités civiles et religieuses commence par des gestes très simples qui visent à préserver la création dans notre univers.

·        Former des associations dans chaque quartier ou secteur pour bâtir des stratégies de protection de l’environnement ; car nous souffrant de beaucoup de maladie qui proviennent en grande partie de notre environnement impure. N’attendons pas tout du gouvernement.

 

Conclusion

 

De nos jours, tout le monde est en train de devenir écologiste ou du moins devrait le devenir. Que ceux qui jusque là sont encore à la traîne se mettent donc au même rythme que ceux qui ont déjà mis la main à la pâte. C’est comme on le dit en langue Lâri[12] : « yô mbizia ntouari » (c’est une viande commune). En effet, l’écologie est devenue le passage obligé des conversations ordinaires et des réflexions actuelles. Bien entendu, il s’agit non pas d’une simple mode mais de beaucoup plus que çà. L’effet médiatique se nourrit d’une inquiétude réelle, dont les causes ne font que grandir au fil des jours. On ne prendra jamais assez avec sérieux les ravages de plus en plus irréparables que l’économie financière des marchés et la société de consommation sans frein infligent à la planète.

Mais, justement comme le dit Jean Bastaire « la question déborde la simple analyse des faits, ce qui est le propre de l’écologie au sens strict du terme vu comme Science de l’environnement, de la maison terrestre »[13]. Elle déborde aussi la réponse politique qu’il est nécessaire d’apporter à une situation inventoriée. Tout cet immense désordre, qui n’est d’ailleurs pas nouveau, car il remonte à l’origine du monde (Gn 4,12), mais qui est démesurément  accru aujourd’hui par les moyens techniques, ne se ramène pas seulement à des problèmes de connaissances et de gestion. Il ne s’agit pas non plus d’une question seulement éthique c’est-à-dire le comment se comporter, se régler, se discipliner pour redresser la situation ou du moins réduire le mal. L’exigence inévitable est donc de nature religieuse. Pas plus que nos frères d’autres religions et confessions, nous Chrétiens, ne nous en tireront pas par une attitude purement d’humanisme pragmatique, sans fondement spirituel. Il nous faudrait recourir à notre Foi pour éclairer notre comportement. Certes, « l’Ecriture Sainte n’apprend rien sur la couche d’ozone, sur la crise du climat, sur le recyclage des ordures, sur le déboisement ou la disparition des espèces »[14]. Mais elle dit cependant tout sur l’amour par lequel Dieu a créé le monde, s’est fait homme, s’est offert aux hommes dans l’Eucharistie. Elle dit tout sur le pain et le vin, fruit pur de la terre fertile et du travail des hommes devenu par la suite Corps et Sang du Christ. Vu de la sorte, le « qu’as-tu fait de ton frère l’univers » que peut demander à bon droit l’écologie à l’Eglise devient une interpellation à laquelle finalement les Chrétiens répondent par l’Eucharistie, « source et sommet de toute pastorale écologique »[15].

 

Par conséquent, la tâche des Chrétiens d’aujourd’hui, est de rechristianiser la matière, rebaptiser la création et re-sanctifier l’univers. Là prend sens l’exigence de la nouvelle évangélisation jadis annoncée par les pères synodaux (Ecclésia in Africa) et à laquelle nous sommes tous conviés. Celle-ci ne consisterai aucunement à un retour en arrière ou à une restauration du passé, mais plutôt à un ressaisissement de sens, qui nous permettrai de susciter l’inédit et d’inventer l’avenir afin d’actualiser ce que le père Léonard SANTEDI appelle déjà « la théologie de l’inventivité et de la créativité »[16]. C’est également ce que Monseigneur Ernest KOMBO d'heureuse mémoire, renchérit en la nommant « la théologie de l’adaptabilité »[17]. Toutefois, face à la nature, il nous faut retrouver le regard du Christ, verbe créateur et rédempteur de toutes choses, afin de poursuivre et d’accomplir la sauvegarde et le salut de la création.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Jean BASTAIRE, L’exigence écologique Chrétienne, in ETVDES, septembre 2005, pp.203-211.

[2] Paul VI, Populorum progressio, n°15-17.

[3] JEAN Paul II, la paix avec Dieu et sa création, message au monde pour la journée de la paix, 1er janvier 1990 in Documentation Catholique n° 1997.

[4] Olivier BURGELIN, écologique (mouvement), in Encyclopedia universalis, Tom 7, p.875.

[5]Trophine MOUIREN, la création, Fayard, paris, 1961, p.36.

[6]Xavier Léon-DUFOUR, La création nouvelle, in VTB, Cerf, Paris, 1995, P.228.

[7]Jean BASTAIRE, Idem, p.24.

[8] Vat.II, décret sur l’activité missionnaire de l’Eglise Ad gentes, n°5.

[9] Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°1333.

[10] Virgil Gheorghiu, La condottiera, Club de la femme, Paris, 1969, p.104.

[11]  Mbongui: appellation d'une CCB au Congo Brazzaville

[12]Le Lâri : (langue lâri), dialecte du peuple Lâdi de la région du Pool au sud du Congo. Cf.www.Bantou.Languages.com

[13] Jean BASTAIRE, idem.

[14] Jean BASTAIRE, op.cit.

[15] www.daleb-mpassi2.overblog.com

[16] Léonard SANTEDI, Inculturation dans Ecclesia in Africa, conférence à l’occasion des journées dédiées au 10ème anniversaire de l’exhortation Apostolique post-synodale "Ecclesia in africa", le 19 Mai 2005 au grand séminaire de Brazzaville (Congo).

[17] Mgr Ernest KOMBO, discours aux séminaristes, lors de sa visite au grand séminaire de Brazzaville « Emile cardinal BIAYENDA », le 20 mars 2005.

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Jeudi 27 novembre 2008

« Eucharistie et Ecologie : la responsabilité chrétienne dans la protection de l’environnement ».

(Article à paraître dans le journal "le précurseur"du Grand Séminaire Saint Jean-Baptiste)

 

Le changement climatique a placé l’écologie parmi les problèmes prioritaires du moment. La crise écologique est donc un phénomène universel, en ce sens que tous les pays quelque soit leur emplacement géographique ou leur degré  de développement, en font l’expérience. L'abbé Wenceslas Daleb MPASSY a présenté un mémoire sur ce phénomène d'actualité. Il nous livre ici quelques pistes de réflexion pour une bonne gestion de l'écosystème.

 

"Eucharistie et Ecologie: protection de l'environnement et responsabilité chrétienne". Tel a été le thème de notre travail l'an passé. L’écologie en effet est un signe des temps pour le monde et pour l’Eglise. Elle pose à l’Eglise une question qui est loin d’être entendue dans toute sa profondeur révolutionnaire. "Révolutionnaire pour la Foi Chrétienne, que l’écologie incite à un retour aux sources en même temps qu’à un surgissement de l’esprit pour de nouveaux développements du salut en Christ. Mais révolutionnaire aussi pour l’écologie, que l’Eglise à son tour interroge sur son sens originel et sa destination finale "[1]. C’est pourquoi, chaque chrétien doit se sentir indispensable dans la lutte de l’Eglise en faveur de la création. Certes, « les hommes sont appelés, par le développement, à assurer leur croissance humaine »[2]. C’est un devoir pour eux que de travailler à leur propre épanouissement. Mais ce devoir de l’homme peut-il légitimer toute exploitation aveugle de la nature ?

L’Ecologie avouons-le n’est pas le tout de l’Eucharistie et vis versa, s’en ai là une horizon de plus pour délimiter notre champ conceptuel et le dépasser ensuite. Notre travail n’est donc point un traité sur l’Eucharistie, ni moins sur l’Ecologie. Est-ce donc un forcing méthodologique que de vouloir y décrypter la toile de fond d’une Théologie Eco-Eucharistique ?

Il est bien vrai que cette option de méthodes paraît un  peu obscène et incommode, alors même qu’il s’agit pour nous de montrer l’importance de la responsabilité chrétienne résultant de l’Eucharistie, à l’égard de l’environnement. D’où le trait d’union entre Eucharistie et Ecologie.

 

Précision de termes :

Le couple Eucharistie-Ecologie appelle au préalable une précision de concept. Le mot Eucharistie sonne sa translittération grecque de « Eucharistein » qui signifie : Action de grâce. Il est bien vrai que cette définition n’est jamais restrictive puisque le catéchisme de l’Eglise catholique (CEC) nous présente une série de neuf noms de ce sacrement : Eucharistie, Repas du seigneur, fraction du pain, assemblée eucharistique, mémorial de la passion et résurrection du seigneur, saint sacrifice, sainte et divine liturgie, communion, sainte Messe (confère CEC n° 1406-1419).

Notre point de regard se réfère d’avantages à l’Eucharistie comme action de grâce, mémorial et fraction du pain.

Le mot Ecologie par contre sonne également sa translittération grecque de « Oikos » qui signifie discours ou science de la maison. Ce mot est essentiellement une création du langage scientifique pour désigner l’étude scientifique des rapports des êtres vivants avec leur milieu naturel (biotope).

Ainsi, de nos jours, l’Ecologie est un signe des temps pour le monde, pour l’Eglise, pour les chrétiens, particulièrement ceux du Congo, etc. En effet, l’Ecologie pose à l’Eglise une question qui est loin d’être entendue dans toute sa profondeur révolutionnaire. Révolutionnaire pour la foi chrétienne, que l’écologie incite à un retour aux sources en même temps qu’à un surgissement de l’esprit pour de nouveaux développements du salut en christ. Mais révolutionnaire aussi pour l’écologie, que l’Eglise à son tour interroge sur son sens originel et sa destination finale.

 Or, justement, l’Eucharistie est la source et le sommet de toute vie. L’Eucharistie étant le sommet auquel tend toute la création, devient par conséquent la réponse à la préoccupation du monde contemporain y compris en matière d’équilibre écologique. Là intervient donc le problème du lien inextricable entre « la lex celebrandi » et « la lex vivendi ». Autrement dit, la pressente invitation à célébrer l’Eucharistie dignement et à vivre de telle façon que l’Eucharistie célébrée continue à actualiser la diaconie du christ, qu’elle demeure le lieu par excellence du renouveau de la mission de l’Eglise. Apparaît alors l’interrelation entre Eucharistie et Ecologie, car en plus de ceci, nous ne sommes pas sans ignorer que s’il n’y a pas d’équilibre écologique, il n’y aura pas d’Eucharistie. Dans ce sens, l’Eucharistie nous engage à faire en sorte que le pain et le vin quoi deviendront corps et sang du christ soient le fruit de la terre fertile, pure et non polluée. C’est dans cet élan que nous avions silhouetté dans le lointain quelques paysages des stratégies pastorales écologiques en guise de solutions…

 

1- Problématique écologique

 

Partout dans le monde on parle de pollution, de surexploitation, de désertification, de sécheresse, de destruction de la couche d’ozone, de changement climatique,…bref de la crise écologique. Toutefois, les Conséquences de tout ceci ne sont plus à démontrer ; tout simplement parce que les populations en expérimentent au quotidien les méfaits. Cette situation demeure une menace continuelle aussi bien pour le chrétien que pour toute l’humanité. C’est à ce juste titre que le pape Jean Paul II d’heureuse mémoire, parlait de « la formation d’une conscience écologique en sachant que les problèmes qui menacent l’environnement menacent aussi la paix »[3].

 

Mais l’homme semble ne pas avoir compris jusque-là le commandement reçu de Dieu qui consiste non pas seulement à cultiver le sol mais aussi à le garder (Gn 2,15), par conséquent, à prendre soin de toute la création. Cela pose donc un problème moral sérieux qui ne doit pas nous laisser indifférents. Nous nous posons ainsi la question de savoir : où trouver la réponse à ce problème ? 

 

 

2- Origine et cause de la crise écologique dans le monde

 

Situer l’origine de la crise écologique dans le temps n’est pas toujours facile car elle est intervenue comme le dit Olivier BURGELIN «  dans une chaîne de crise du progrès dont chacune peut-être analysée comme le retour du moment de la négation dans la dialectique du développement occidental »[4]. Qu’à cela ne tienne, elle correspond à la prise de conscience historique qui s’est effectuée à partir des années 50 de la puissance dangereuse, aux effets irréversibles, qu’exerçaient les Hommes contre la nature et leur milieu environnemental.

Il est cependant démontré que celle-ci est très liée au développement industriel. En effet, la croissance des villes, le tracé des voies de communication, l’implantation de nouvelles industries avec les retombées telles que les bruits, la fumée, en somme la pollution, sont  autant de problèmes dont l’homme et la nature subissent les conséquences. Entre autres causes nous pouvons également relever : la coupe abusive de bois, l'utilisation abondante des engrais et des pesticides, l'urbanisme anarchique, la pollution hydrosphérique et atmosphérique,…

 

3- Dimension écologique de la Bible

 

a) l'Ancien Testament

 

Dans la Bible, la foi en Dieu créateur est intervenue après un long cheminement spirituel du peuple saint. Avant la reconnaissance de son Dieu comme le créateur de toutes choses, Israël a d’abord fait l’expérience d’un Dieu vivant qui le protège et le sauve à travers des actions salvifiques. La réflexion sur sa foi en ce Dieu sauveur dont la puissance se déploie même dans les éléments de la nature le conduisit progressivement à prendre conscience que son Dieu est le seul créateur et le seul ordonnateur de l’univers, et qu’il crée chaque fois qu’il sauve.

Dans le récit Elohiste de la création par exemple, pour montrer que l’univers est vraiment une œuvre divine, Dieu y est présenté comme le grand potier, celui qui moule l’Homme et le cosmos (Gn 2,7-19). Et les images qui y sont employées nous situent dans l’espace et le temps. Car Dieu crée à partir d’une matière déjà existante, la terre.

 Mais dans le récit sacerdotal (Gn 1,1-31), Dieu crée par sa parole, ex nihilo, à partir de rien, sans l’aide d’une matière, « il dit et tout survint ». Dans ce dernier la création revêt une dimension cosmique. En six jours Dieu crée le ciel, la terre et tous ce qui les peuplent, et réserve le septième comme celui de son repos. Et c’est en référence à ce repos divin que l’Homme doit lui aussi, après des journées de labeur, se reposer pour comprendre la création de Dieu (Act 5,15).

En effet pour Israël, « le but du repos sabbatique, c’est le loisir pour revivre la délivrance d’Egypte, se souvenir et poser sur le monde un regard enfin désintéressé, un regard qui devient religieux dans la découverte du créateur lu dans son œuvre »[5]. C’est ainsi qu’Israël commémorait la création et la sortie d’Egypte en célébrant le sabbat. Enfin, dans ces récits, la création s’avère le reflet de la bonté de Dieu ; toute la création est bonne, il n’y a aucun mal en elle.

 

b) le Nouveau Testament

 

L’enseignement du Nouveau Testament porte à maturité, par son accomplissement en Christ, ce message de compassion universelle et de délivrance cosmique. Dès la fin de l’évangile de Marc, au jour de l’ascension, Jésus dit à ses disciples : « allez par le monde entier, proclamer l’évangile à toutes les créatures » (Mc 16,15). Il ne dit pas, comme chez Matthieu et Luc, « à toutes les nations », ce qui impliquerait seulement les Hommes. Dans l’Epître aux Colossiens, Paul s’exprime de la même façon lorsqu’il incite à ne pas se détourner de l’Evangile, « qui a été proclamé à toute créature sous le ciel » (col 1,23). Le même Paul ne se contente pas seulement, dans l’épître aux Romains, de dire que « toute la création gémit dans les douleurs de l’enfantement, attendant d’être libérée, elle aussi, de la servitude et de la corruption pour entrer dans la liberté et la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8,19-22). Mais à l’adresse des Colossiens, il édifie une Christologie cosmique dont les siècles qui vont suivre sont loin d’avoir développé toute la splendeur : « c’est en Christ qu’ont été créées toutes choses, en lui que tous les êtres ont été réconciliés par le sang de sa croix » (Col 1,15-20). Et de conclure superbement, à l’intention des Corinthiens : « Quand toutes choses lui auront été soumises, alors le fils lui-même se soumettra à celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous » (1Cor 15,28). En lui en effet, toutes choses trouvent leur origine et leur achèvement.  « Ainsi la doctrine de la création trouve son achèvement dans une contemplation du Fils de Dieu, par laquelle on voit en lui l’artisan, le modèle et la fin de toutes choses »[6]                          

 

Le Nouveau Testament a donc une vive conscience du désordre introduit dans la création suite au péché d’Adam. A cause de ce péché, le monde est appelé à disparaître (1Co 7,31; Ap 20,11s). Toutefois, dans le Christ, une nouvelle création a déjà été inaugurée. En effet, c’est comme Nouvel Adam que le Fils de Dieu est entré dans le monde (1Co 15,21.45). C’est pourquoi tout doit être instauré par lui. Cette nouvelle création déjà inaugurée dans le Christ dont parle le Nouveau Testament n’a cependant pas encore atteint son achèvement. Depuis sa résurrection, le christ est vainqueur de la mort. Seulement son triomphe n’est pas encore pleinement manifesté, et il ne le sera qu’à la fin des temps. En attendant, comme le dit l’apôtre Paul, l’Homme recréé intérieurement gémit dans l’attente de la rédemption de son corps (Rm 8,22) et, la création aspire aussi à la révélation des fils de Dieu (Rm 8,19).

 

                            Abbé Wenceslas Daleb MPASSY

 

                                                   Daleb_mpassi2@yahoo.fr

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Jeudi 27 novembre 2008

Côte d’Ivoire : Il voulait des homélies vivantes, il devient archevêque de Gagnoa

Mgr Aké, jusqu’ici évêque de Yamoussoukro, intervenu au synode


ROME, Dimanche 23 novembre 2008 (ZENIT.org) - Mgr Joseph Aké, jusqu'ici évêque de Yamoussoukro, et président de la Conférence épiscopale de Côte d'Ivoire, était intervenu au synode sur la question des homélies : il est nommé par Benoît XVI évêque de Gagnoa.

Le pape Benoît XVI avait nommé Mgr Joseph Aké évêque de Yamoussoukro en juillet 2006, alors qu'il était évêque auxiliaire de l'archidiocèse d'Abidjan.

Mgr Joseph Yapo Aké est né le 11 avril 1951. Il a été ordonné prêtre le 9 juillet 1978. Il a été nommé évêque auxiliaire d'Abidjan le 15 mai 2001 et ordonné évêque le 2 septembre 2001.

Lors du synode des évêques sur la parole de Dieu, le 13 octobre dernier, Mgr Aké avait proposé une solution au problème évoqué par de nombreux évêques, celui des les homélies qui ennuient ou désorientent les fidèles : il faut aider les fidèles à faire l'expérience de la présence du Christ ressuscité.

Mgr Joseph Aké a souligné l'importance de conduire les fidèles à faire une expérience personnelle de la rencontre avec Jésus, grâce à une prédication qui les touche.

« Au cours de nos échanges, nous avons porté un regard critique sur nos homélies qui sont fades, qui n'accrochent pas, qui ne tiennent pas en éveil », a-t-il reconnu.

Il mentionnait des solutions avancées par les pères du synode : « Nous avons suggéré des cours de formation en homilétique et la rédaction d'un directoire pour les homélies. Et nous avons raccroché à cela une bonne et solide formation des lecteurs ».

Mais il est parti d'une page d'évangile pour faire une autre suggestion : « Mais je crois qu'il y a un élément fondamental que nous ne devons pas oublier, ni occulter et qu'il convient de rappeler. Cet élément nous le trouvons dans la rencontre de Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 1-42). »

Dans l'Evangile, a fait observé Mgr Aké, il est écrit que les personnes conduites à Jésus par la Samaritaine ont ensuite professé leur foi en disant : « Ce n'est plus à cause de tes dires que nous croyons, nous avons entendu nous mêmes et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde » (Jn 4, 42).

Il ajoutait que saint Matthieu rapporte une réflexion semblable du centurion au pied de la Croix.

Il citait encore à l'appui l'expérience de saint Paul : « Nous ne pouvons pas ne pas évoquer l'expérience fulgurante et bouleversante de Paul sur la route de Damas ; rencontre qu'il rappelle à trois reprises dans le livre des Actes. Que s'est-il passé exactement dans le cœur des ces samaritains, de ce centurion et de ses compagnons, de Paul l'Apôtre des Gentils ? ».

« Dans tous les cas, le message a touché sa cible ; l'objectif est atteint et c'est cela l'essentiel », a-t-il constaté.

Il a défini l'objectif de toute homélie en disant :  « Voilà, à mon humble avis, la finalité de toutes nos recherches, de nos échanges, de nos partages : amener nos fidèles et ceux qui se laisseront toucher par notre prédication à faire cette expérience personnelle et unique de la rencontre avec Jésus ».

« Il faudrait qu'ils arrivent à ceci. Je crois non pas parce que j'ai écouté l'homélie de tel évêque, de tel prêtre charismatique, mais parce que j'ai moi-même rencontré Jésus », a-t-il conclu.

Mgr Joseph Aké succède à Mgr Barthélemy Djabla, disparu en septembre dernier. Lors de ses funérailles, célébrées en la cathédrale Saint-Paul d'Abidjan, le 25 septembre dernier, l'évêque d'Agboville, Mgr Alexis Touably Youlo, ancien vicaire général, a prononcé l'homélie, scandée par ce refrain : « L'homme de Dieu est retourné à son Dieu ; un saint a vécu parmi nous ».

Anita S. Bourdin


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