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  • : Abbé Wenceslas daleb mpassy
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  • : Homme
  • : 08/12/1981
  • : Europe Afrique USA
  • : sport culture philosophie écologie music
  • : Après ses études primaires et secondaires, il rentre en 1999 au grand séminaire Emile Biayenda à Brazzaville puis au séminaire St Jean-Baptiste à ouagadougou pour le compte du Diocèse de Kinkala au Congo.Il est auteur de plusieurs articles dan

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Vendredi 29 février 2008
papa-wemba.jpg   Wendo vient réveiller les morts 
 
Compay Ségundo, Ibrahim Ferrer, Orchestra Aragon, le vent de nostalgie exotique qui balaie l’Europe depuis quelques mois et qui pousse les labels à retaper les vieux salseros et autres ancêtres du boléro, vient de faire une nouvelle victime… ou un nouvel élu. Africain cette fois. Wendo Kolosoy, de son véritable prénom Antoine, père de la rumba congolaise, remet au goût du jour des airs de 1900 longtemps, redonnant ainsi vie à cette période où les bars de Léopoldville, l’actuelle Kinshasa, résonnaient des sons de guitares acoustiques, des tambours sur cadres, Patengué, et des racleurs, Mukuassa. L’album Marie Louise, titre d’une chanson qui assura à l’artiste succès et déboires, s’enracine dans la rumba des premières notes et fait le point les origines d’un rythme qui, aujourd’hui encore, se confond avec l’histoire de toute une région du continent.
Wendo est né en avril 1925 à Mushie dans le nord-est de l’actuelle République démocratique du Congo. La légende attribue sa vocation à la vision de sa mère décédée qu’il aurait eue en rêve alors qu’il était enfant. Autodidacte à la guitare, il déserte les bancs dès l’âge de onze ans et fonde quelques années plus tard le groupe Victoria Léo avec qui il assure l’ambiance dans les bars, les retraits de deuil et les mariages. De ces vagabondages musicaux, il gagnera une réputation et son surnom Wendo Sor, déformation - paraît-il - de Windsor. Dans les années quarante, la rumba déferle sur l’Afrique centrale tandis qu’à Kinshasa, les dancings se multiplient. La toute puissante Église catholique y perçoit hérésie et appels à la débauche. Wendo choisit ce contexte pour sortir Marie Louise en 1948. Succès populaire - on dit de la chanson qu’elle pouvait réveiller les morts - le tube est mis à l’index par les missionnaires qui l’excommunient et poussent Wendo, traqué, à aller se réfugier à Stanleyville, actuel Kisangani. En 1966, il rencontre Tabu Ley qui l’intègre dans son orchestre l’African Fiesta National avec, entre autres, Rochereau. En 1980, il participe à l’anthologie de la musique congolaise commandée par Mobutu et est incorporé dans la division musique et ballet de la Compagnie du Théâtre du dictateur, particulièrement gentil avec les artistes. Primé lors de la première édition du grand prix panafricain de la chanson, Wendo Kolosoy est toujours resté dans l’ombre de la notoriété internationale, même si, de Papa Wemba à Kofi Olomidé, on continue à se réclamer de lui.
Enregistré pendant le 4e Masa 99 à Abidjan, cet album lui en redonne une partie. Sa voix, non seulement n’a rien perdu de sa chaleur mais a gagné en profondeur. Rauque et suave, elle part volontiers dans des séries de hoquets et roucoulements ludiques teintés de cet humour mélancolique qui l’a rendu célèbre dans une grande partie de l’Afrique urbaine. L’équipe de jeunes musiciens qui l’accompagne parvient à recréer l’atmosphère musicale de cette époque, quand les influences étrangères n’entravaient pas l’interprétation des rythmes traditionnels et notamment des airs Kongo. Poète amoureux, dans Marie Louise - "tendre muse, tu es ma vraie raison d’être, l’oreiller sur lequel se brassent mes rêves les plus optimistes, les plus sensuels " -, tantôt moraliste, tantôt nostalgique, dans Pépé Kalé, Wendo rend un hommage émouvant au chanteur disparu l’année dernière - il l’appelait son fils - et, avec Anne-Marie Nzié, la diva camerounaise de soixante-sept ans, " découverte " et honorée lors de la même manifestation et produite par le même label, il offre Tokutani, un duo improvisé, en une seule prise, où la simple écoute ces deux voix limpides et vraies donne envie de remonter le temps.
Héric Libong
Wendo Kolosoy, Marie Louise, (Indigo).
 
Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : Musique - Communauté : TOP CONGO
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Vendredi 29 février 2008
                                     congo-5.jpg   La béatitude des «pacificateurs»
    Une indication pour l'Afrique à reconstruire ...
 
Aujourd'hui que d'expression ou de déclarations n'enregistrons-nous pas sur la paix ? « la paix soit avec vous » ; «Le développement est le nouveau nom de la paix» ; «Cultivons la paix, non la haine» ; «Evangile de la paix» ; «Message de paix» ; «Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix» ; «Demeurez dans la paix» ; «Marche pour la paix» ; «Prix Nobel de la paix» ; «Campagne pour la paix» ; «Ambassadeur de la paix», etc. Jacques Dupont nous fait remarquer que la béatitude des miséricordieux et celle des artisans de paix se placent sur le terrain de l'agir : de la conduite à l'égard du prochain qui a besoin de l'aide [...]. Quant à la mention «artisans de paix», elle évoque une bonne oeuvre pour laquelle le judaïsme avait une estime exceptionnelle. On s'était rendu compte que, parmi les gens en difficulté qu'il faut aider, les moins malheureux ne sont peut-être pas les époux ou les amis qui se disputent. Travailler à les réconcilier, s'employer à ramener la paix entre eux, c'est un des plus beaux services qu'on puisse rendre à son prochain.1
 
En effet, contrairement au désir naturel de l'homme qui veut vivre heureux, épanoui dans sa société, celle-ci, constatons-nous, est souvent le lieu où émergent un arc-en-ciel de situations conflictuelles : haine, guerre jalousie, inimitié, meurtre, envie, calomnie, persécution, trahison, complexe.... Combien de temps nous faudra-t-il encore pour que ce monde vive d'Amour, pour que la paix revienne dans nos pays, dans nos cœurs, pour que le blanc et le noir se comprennent afro qu'ils donnent ensemble ce qu'ils ont de meilleur ?
 
La guerre est l'œuvre de l'homme, disait Jean-Paul II lors dans son discours au Peace Mémorial de Hiroshima. La guerre est destruction de la vie humaine. Rappeler le passé, c'est s'engager dans le futur. Rappeler Hiroshima, c'est s'engager pour la paix. Rappeler que les gens de cette ville ont souffert, c'est renouveler notre foi dans l'homme, dans sa capacité de faire ce qui est bon, dans sa liberté de choisir ce qui est juste, dans sa détermination à transformer un désastre en un nouveau commencement. Face à cette calamité créée par l'homme qu’est toute guerre, nous devons dire et redire encore et encore que le recours à la guerre n’est pas inévitable ou irremplaçable. L'humanité n’est pas destinée à l'autodestruction.
 
En fin de compte, La guerre s'avère être un danger qu'il faut nécessairement éviter pour construire un monde meilleur fondé sur la paix.
 
Dans le contexte des béatitudes, l'appel à l'action pour la paix trouve sa place dans le prolongement de la béatitude des miséricordieux. Il représente une forme concrète de cette miséricorde. D'où, Partisan de paix est appelé fils de Dieu parce qu'il imite le Dieu véritable, qui accorde ces grâces à la vie humaine.
 
Les «pacificateurs» sont alors ceux qui sont marqués, du souci de reconstruire, de réunir les enfants de Dieu dispersés par la force du diable. Ils sont ceux qui, au nom de l'amour et de la fidélité à Dieu, désirent être en paix, rétablir la paix, rechercher la paix, instaurer la paix et vivre la paix (Rom 12,18 ; 14,19 ; 2 Cor 13,11).
 
Dans le conflit qui divise actuellement la République Démocratique du Congo et le Rwanda, ces agents de la paix ne sont pas hors circuit. Leur souci est que chaque Etat soit Libre, qu'il s'organise par lui-même pour sa reconstruction. A certains de ces agents on accordera le titre de «facilitateur», à d'autres celui d'«ambassadeur de la paix». D'autres encore recevront le prix Nobel de la paix.
 
Sur quoi doit-on, en définitive, fonder cette paix pour une meilleure reconstruction ? Notons que la conception biblique de la paix est dune étonnante profondeur. Elle n'est pas seulement «paix de l'homme», elle est aussi — et d'abord — «paix de Dieu» et «paix du Christ». C'est précisément la paix de Dieu qui appelle L'homme à s'engager de toutes ses forces dans la construction de la paix à tous les niveaux de sa vie en humanité. Croire à la «paix de Dieu» nous aidera à ne jamais nous lasser à nos efforts pour construire la paix ou la reconstruire.
 
Le processus de la paix doit, de ce fait, être fondé sur l'amour, la fidélité et l'attachement à Dieu. C'est en mettant en pratique la charité, une attitude active cherchant efficacement le bien d'autrui, dans un monde divisé par l'égoïsme, le ressentiment, la haine, le tribalisme, la jalousie que l'on peut «bâtir la paix».
 
La béatitude nous l'apprend en effet, «la paix et le fleuron de la charité ; la paix commence dans le cœur de l'homme dans la mesure où il s'élargit suivant le coeur de Dieu. En d'autres termes [...], le secret de la paix, c'est l'activité et la solidarité entre les hommes [...]. Sans cela négociations et accords n'aboutiront qu'à des résultats décevants».2 Bref, «ειρευοποιοι dans la béatitude s'applique aux hommes et désignent le comportement ou la qualité de ceux qui s'emploient à établir la paix entre les hommes, là où ceux-ci sont divisés» (Mugaruka).
 
L'Église est donc appelée à être au sens le plus fort du terme témoin et acteur de la paix, prédicateur par tout son comportement de l'Evangile de la paix. La proclamation et la promotion de la paix sont une dimension constitutive de la mission de l'évangélisation qui lui incombe.
 
Les chrétiens sont donc invités à prendre part au grand combat pour une vie heureuse pour la libération et pour la paix dans le monde tout en conservant le sens des béatitudes qui les unit directement à Dieu. En effet, «la vocation privilégiée du chrétien dans le monde, c'est être le témoin d'un sens de l'histoire, malgré ses contradictions, ses retards et même ses reculs. Il doit être l'homme de l'espérance [...] : espoir de paix, de promotion humaine, de bonheur en un mot» .
 
Espérant contre toute espérance (Rom 4,18), le chrétien doit se battre pour la transformation du monde et la libération de l'homme. On le voit, le Royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture et de boisson ; il est justice, paix et joie dans l'esprit saint. Recherchons donc ce qui contribue à la paix et ce qui nous associe les uns aux autre en vue de la même construction (Rom 14,17-19).
 
 
 
Notes
 
1 J. Dupont, «Introduction aux béatitudes», in Nouvelles Revue Théologique n. 2 (1976), p. 106.
2 lbid., p. 238.
3 C. Geffré, Un espace pour Dieu, p. 149.
 
 
 
Réf. : TELEMA (lève-toi et marché !), n. 115, 4/03, Octobre/Décembre 2003, pp. 78-80.
 
 
Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : Théologie - Communauté : La belle Afrique
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Vendredi 22 février 2008
condoleeza.jpg  Le Protocole de Maputo, une libéralisation de l’avortement,
un traité contre la vie.
 
L’objectif grandement perceptible du Protocole de Maputo est très louable car il entend défendre les droits fondamentaux de la femme africaine. Cependant au-delà de cela l’objectif réel poursuivi n’est guère noble puisqu’il promeut l’avortement à tout vent. Il légalise de fait « un génocide des enfants à naître », compromettant ainsi l’avenir de notre continent. Car quel continent pourrait se développer si ses enfants sont systématiquement « exécutés » avant même de voir le jour. Et pourtant c’est dans cette dérive que veut nous embarquer le protocole de Maputo dans son article 14, intitulé « droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction »
Cet article est l’épicentre même du traité car il est le quatorzième d’un ensemble de trente-deux articles. Tel que libellé il ne présente apparemment aucun danger ; mais lu avec circonspection on détecte rapidement le mal pernicieux qu’il entend propager : la dépravation des mœurs et la mort. L’article quatorze est comparable à un poison enrobé de sucre. Le bien qu’il porte est infime par rapport au mal qu’il est en lui même. Essayons de découvrir davantage cet article en le présentant et en faisant attention à ces implications.
L’article 14 du Protocole de Maputo, est composé de deux paragraphes subdivisés en de petits points. Le premier en compte six (6) et le deuxième trois (3). Le premier paragraphe :
1- : les Etats assurent le respect et la promotion des droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive. Ces droits comprennent :
a) le droit d’exercer un contrôle sur leur fécondité
b) le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et de l’espacement de leur naissance.
c) le libre choix des méthodes de contraception
d) le droit de se protéger et d’être protégées contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA ;
e) le droit d’être informées de leur état de santé et de l’état de santé de leur partenaire, en particulier en cas d’infection sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA, conformément aux normes et aux pratiques internationalement reconnues.
f) le droit à l’éducation sur la planification familiale.
Que pouvons nous noter de ce paragraphe comme remarque ? De prime abord on peut dire qu’il a une teneur positive car il engage les Etats signataires à promouvoir la santé sexuelle et reproductive de la femme. Cependant en accordant à la femme le droit d’exercer un contrôle sur sa fécondité (cf. a) et de décider de sa maternité, du nombre de ses enfants et de l’espacement des naissances (cf. b), le protocole de Maputo met en danger la stabilité et l’unité de la famille africaine. La femme peut-elle décider tout seule de sa fécondité ou du nombre d’enfants à avoir ? N’est-ce pas en couple qu’on discute d’ordinaire de cette question ? Qu’attend-on donc quand cette question est laissée au seul jugement et appréciation de la femme ? Ce n’est certainement pas l’harmonie ou l’entente dans le couple qui est recherchée. Tout sauf ça !!!
De plus, au point (c) le Traité concède à la femme comme droit le libre choix des méthodes contraceptives, sans prendre le soin de préciser ce qu’il entend par « méthodes de contraception ». Il nous est permis alors de comprendre par « méthodes de contraception » toutes les techniques visant à empêcher toute grossesse en dépit des rapports intimes. En mettant cette expression en lien avec la définition que le protocole donne de la femme vue comme toute personne de sexe féminin y comprise la jeune fille, nous voyons s’afficher en gros plan la perversité que le protocole veut inoculer à la société africaine. Permettre dès lors aux femmes le droit de choisir les méthodes de contraception c’est « bénir » le vagabondage sexuel même juvénile et donner libre cours à l’infidélité dans le couple. C’est aussi s’engager résolument à dépraver nos valeurs culturelles multi séculaires.
De plus parmi les méthodes contraceptives nous n’avons pas que seulement des contraceptifs de barrière. Il y en a qui sont abortifs, sans compter leurs effets secondaires néfastes sur la santé de la reproduction de la femme et même sur sa fécondité. Après on s’étonnera que nos femmes soient incapables de concevoir et que leurs menstrues soient perturbées. C’est bien l’effet des contraceptifs la « voie du bonheur criminel et égoïste » que nous aura imposé le protocole de Maputo.
Parlons des méthodes contraceptives :
Nous avons quatre méthodes de contraception disponibles : les méthodes de barrière, les méthodes hormonales, les méthodes chirurgécales et les contraceptifs mécaniques.
*
*
- le blocage de l’évoìution au niveau de l’hypophyse
- le ralentissement de la vitesse de transport du sperme dans le tractus génital
Supérieur.
- l’épaississement de la glaire cervicale pour empêcher le passage des spermatozoïdes.
- Enfin changement du revêtement endometrial pour le rendre inapte à la nidation.
Comme exemple de contraceptifs hormonaux nous avons : les contraceptifs oraux combinés (COC), la pilule à seule progestative (PSP) ou micro-pilule, les injectables, les implants. . .
*
*- La contraception chirurgicale volontaire (CCV) ou stérilisation. Elle regroupe les méthodes contraceptives irréversibles telles qu la vasectomie chez l’homme et la ligature des trompes chez la femme.
Au terme de notre parcours il convient de retenir que les véritables contraceptifs sont ceux qui interviennent avant la fécondation. Peuvent être classés dans cette rubrique, les préservatifs, le diaphragme, la stérilisation. Par contre les contraceptifs agissant après la fécondation sont de véritables abortifs puisqu’ils arrêtent le développement de l’œuf déjà fécondé. Dans la catégorie des contraceptifs abortifs on peut citer rapidement le DIU ou dispositif intra-utérin, la pilule du lendemain, les contraceptifs hormonaux. . . Rendre toutes les méthodes contraceptives accessibles et disponibles aux femmes signifie leur permettre de les utiliser à leur guise.
Le deuxième paragraphe de l’article est libellé comme suit :
2- Les Etats prennent toutes les mesures appropriées pour :
assurer l’accès des femmes aux services de santé adéquats, à des coûts abordables et à des distances raisonnables, y compris les programmes d’information, d’éducation et de la communication pour les femmes, en particulier celles vivants en milieu rural ;
fournir aux femmes des services pré et post natals et nutritionnels pendant la grossesse et la période d’allaitement et améliorer les services existants
protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus.
Dans cette deuxième partie de l’article, le protocole indique ce que les Etats doivent faire pour améliorer la condition de la femme : rendre proches les services de santé de qualité à moindre coût, rendre accessible l’information, l’éducation . . . tout ceci est bien louable mais ce que le traité en lui-même se refuse d’aborder c’est la question des moyens financiers, techniques et humains qui doivent accompagner ces décisions. Comment les ‘Etats arriveront-ils à mettre en application les décisions de ce traité. Nous pensons que tous les Etats assez conscients de leur rôle sont déjà pleinement engagés quant à la santé de leur population. Etait-ce alors nécessaire d’aller signer un protocole pour s’en rappeler. Mais le problème n’est pas là. Il réside dans le fait qu’on oblige les Etats signataires du protocole à libéraliser l’avortement, un engagement dangereux pour l’avenir moral et éthique de nos sociétés.
En ce sens le point (c) de ce deuxième paragraphe de l’article 14 du protocole est le plus pervers. Car il autorise l’avortement qu’il traite savamment de « médicalisé » pour en atténuer l’effet assassin et criminel. Aussi le protocole s’arroge le titre de « défenseur de la vie » en donnant l’impression d’être sensible aux situations dramatiques de forte détresse comme le viol, l’inceste, l’agression sexuelle . . . qu’il invoque d’abord pour émouvoir et toucher les âmes sensibles et ensuite pour justifier la légalisation de l’avortement. Sans avoir un « cœur de pierre », nous croyons que ces situations dramatiques ne peuvent en aucun cas ni justifier ni soutenir une légalisation voire une libéralisation de l’avortement, ce qui serait synonyme d’une institutionnalisation de la suppression systématique de millions de vie humaines innocentes. Nous affirmons seulement que les victimes de ces situations sus-citées doivent pourvoir bénéficier de la sollicitude de leurs familles et de la société.
Pailleurs le protocole ne s’est pas embarrassé de préciser les situations dramatiques qu’il invoque. Pourtant les laisser dans un tel flou conceptuel c’est laisser libre cours à toutes les interprétations possibles et à tous les abus possibles. Que peut-on entendre par exemple par « viol » ? Le viol en lui-même est une agression sexuelle, un acte de violence par lequel une personne non consentante est contrainte à une pénétration sexuelle. Généralement l’auteur du viol est une personne autre que le conjoint. Cependant nous ne sommes pas sans ignorer que même dans la vie de couple on assiste souvent à des cas de viol. Cette fois-ci le viol est exercé par le conjoint lui même. S’il y a grossesse, la femme doit-elle avorter par ce qu’elle a été victime d’un viol ? Soyons un peu sérieux !!!
De même qu’est-ce que le traité veut-il nous faire comprendre en autorisant l’avortement dans les situations où « la grossesse met en danger la santé mentale et physique » de la mère. Le protocole aurait eu le mérite d’élucider ces situations. Car une mauvaise compréhension « ouvre la porte » à toutes sortes d’abus et de crimes. Un médecin avorteur pourrait alléguer pour justifier son acte que sa cliente aurait été dépressive ou anxieuse s’il lui avait refusé l’avortement demandé. Et ainsi pour se faire de l’argent il offrira son service à qui veut se débarrasser de sa grossesse et en a les moyens (financiers). Nous avons l’exemple aussi des grossesses pathologiques. Ces femmes qui en portent, doivent-elles les interrompre parce que leur santé physique est en danger? En réalité en ce qui concerne les cas de grossesses où la santé mentale ou physique de la mère ou du fœtus sont en jeu, notre pays s’est déjà doté d’une législation. Il s’agit de la loi 23/94/ADP du 19 mai 1994 en son article 93 portant sur le code de santé publique, et, qui définit et détermine les conditions de l’avortement thérapeutique considéré comme un avortement provoqué dans le but de sauver la vie d’une mère menacée par la poursuite d’une grossesse. Les cas avérés où l’avortement thérapeutique s’impose sont ceux par exemple des grossesse ectopiques ou extra-utérines ou des grossesses survenant chez une femme victime d’un cancer de l’utérus. On n’avait donc pas besoin d’autre instrument juridique pour réglementer la question ?
En définitive nous pouvons retenir que le protocole de Maputo veut en son article 14 combattre un moindre mal par un mal encore plus grand et dont les conséquences sont très néfastes. L’avortement ne doit pas être un passage obligé dans la lutte pour l’amélioration de la condition de la femme. Nous ne percevons pas le rapport; d’autant plus que tous, nous savons l’avortement immoral et contre les valeurs de nos sociétés africaines qui pourtant promeuvent et célèbrent la vie comme sacrée et don de Dieu, qui ont en estime la famille et l’amour des enfants. L’objectif inavoué du protocole de Maputo que nous dénonçons haut et fort c’est sa volonté de promouvoir la culture de la mort dans la l’institutionnalisation de l’avortement à l’échelle continentale.

- Pour la méthode contraceptive mécanique nous avons le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU). Le stérilet est un appareil en matière plastique et/ou en métal flexible contenant du cuivre de l’argent et de la progestérone. Il peut être introduit dans la cavité utérine pour une durée de deux à dix ans. Il a pour objectif d’empêcher la grossesse. Son mécanisme d’action consiste à provoquer des troubles de la contractilité utérine et une inflammation locale de l’endomètre. Cette irritation locale de la muqueuse utérine rend l’endomètre impropre à la nidation de l’œuf éventuellement fécondé- Les méthodes hormonales regroupent les contraceptifs composés à base d’oestrogènes et progestérones. Les contraceptifs hormonaux ont Quatre mécanismes d’action :- Les méthodes contraceptives de barrière ont principalement pour mécanisme d’action d’empêcher les spermatozoïdes de pénétrer dans les cavités utérines lors de l’acte sexuel. Le plus connu est le préservatif masculin.

Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : S.O.S
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Vendredi 15 février 2008
 
  • Jésus a fêté la saint Valentin
 
Remarquer ici comment ce récit nous montre que Jésus malgré tout, ne peut pas être en accord avec les juifs et réprimer l'adultère. Bien au contraire, il s'entretient avec celle que toute la société rejette. or cette femme, appelons là valentine à juste titre, car elle en était vraiment une puisque c'est en étant à la recherche d'un bon Valentin qu'elle est devenue adultère. Ainsi, elle voit en Jésus le Valentin idéal. Car il ne la condamne pas, ni ne la met pas à mort ou en prison « indéfiniment, ni sans aide ». Jésus montre à cette valentine devenue la sienne, ce que c'est que l'Amour. il n'a manqué que des freurs à cet épisode. la saint valentin doit être le moment de l'experience du pardon mutuel. Jésus pardonne à sa Valentine, et ce, sans changer sa règle pour l'adapter au désir des gens (devenir plus mou.) Parce qu'il faut une règle commune pour le bien commun, sinon tout est permis et il n'y a plus d'ordre. Et on se doit de la respecter et de la faire respecter donc de juger. Seulement, malgré la règle et le juger, il ne faut pas punir trop sévèrement pour laisser la chance de se réinséré. Et si la réhabilitation ne vient pas, seul Dieu à la fin peut juger et condamner justement selon que lui est vérité et est le seul à connaître nos vraies intentions, si elles sont mauvaises ou non.

Pardonner pour nous doit signifier, aider et  réhabiliter plutôt que répression, guerre, etc. qui ne servent absolument à rien.

Et que seul Dieu peut juger, et non pas l'humain. Bien que l'humain peut faire respecter la justice, mais pas irrémédiablement comme avec la peine de mort. Avec la mort, seul Dieu peut juger ce qui est vraiment mauvais et irrécupérable, mais pas l'humain parce que lui n’est pas parfait donc ne peut juger. De plus, il lui est enseigné « Tu ne tueras point » (10 commandements), point veut dire en aucun cas et sous aucun prétexte.Bonne fête de Saint Valentin à tous !
Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : culture - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Samedi 9 février 2008

La Sorcellerie : mythe ou réalité ?

 

Les sorciers sont sensés placés de manière intentionnelle les substances nocives sur les chemins des victimes. Il montre que l’intention est l’un des principaux critères distinguant la sorcellerie des autres causes de la maladie dans un cadre

des normes culturelles.

Un certain type de pratique est considéré comme licite et dans d’autres comme illicite.

L’autoprotection même au moyen des substances agressives est le droit de chacun.

 

1- Les différentes sortes de Sorcelleries

Nous distinguons trois (3) sortes de sorcelleries :

1-      La sorcellerie nocturne qui est pratiquée uniquement par des hommes crée avec un mauvais cœur, qui font du tord aux gens sans raison et qui ne peuvent être content sans faire du mal.

2-      La sorcellerie diurne (du jour) pratiquer uniquement par des femmes dans le cas de rivalité ou de jalousie chez les co-épouse des familles polygames et les accusations à ce niveau reste généralement à l’intérieur du cercle familiale.

3-      La sorcellerie du segment qui consiste en ce qu’un homme tente de persuader ses ancêtres de le favoriser et de rester leur protecteur à un ou plusieurs autres membres du segment. Cette faveur particulière est obtenue au moyen d’un sacrifice et peut être hérité et pratiquer que par des personnes autonomes capables d’offrir des sacrifices en leur propre nom (les chefs du village).

 

La sorcellerie peut être considérée aussi comme un savoir, une théorie lorsqu’elle est saisie comme l’objet d’une initiation en tant qu’activité pédagogique. Il y a différentes sortes de théories de sorcellerie :

 

N.B. :  

La sorcellerie royale en tant que théorie connais deux (2) branches : la branche sociale et la branche politique.

 

a.       La théorie sociale de la sorcellerie royale

Elle repose dans le parallélisme syntagmatique : les rois existent par le fait qu’il y a le peuple et peuple existe par le fait qu’il y a des rois. Cette théorie s’ouvre sur celle contenue dans ces syntagmes comme étant une connaissance et une pratique sociale. Elle connaît trois (3) étapes :

-          La sorcellerie des femmes, qui consiste à manger les autres

-          La sorcellerie des hommes qui consiste à sauver les personnes victimes de la première (1ère)   forme de sorcellerie.

-          La sorcellerie royale détenue par les dirigeants des peuples. Elle consiste à fournir au roi initié tous les éléments connus des deux (2) premières formes et étapes d’initiation sorcière afin que celui-ci possède toute la connaissance sociale et sache comment combattre les actions nocives.

 

Le syntagme exprime un fait politique mais à caractère sociale : le passage ou la transition de la formation sociale familiale à celle étatique  car la  réciprocité existe entre la nation et le  roi.

 

La connaissance sorcière s’applique socialement à la sauvegarde de  la nation et des vies des gens qui vivent par le fait que toutes les familles et confréries sorcières cèdent leurs pouvoirs au roi, ce qui fait de lui le protecteur de la vie de ses administrés contre les sorciers mangeurs d’hommes et contre les adversités de la nature. Ce qui impose une éthique. Et cet éthique royale fait que le roi en aucune occasion ne peut ensorceler ou manger une personne qui sous son autorité et sa protection ; et il ne peut pas  recourir à cette sorcellerie en tant que pouvoir pour s’accaparer injustement des biens d’autrui.

 

b.       La théorie politique de la sorcellerie :

Elle est une théorie de la direction politique au sens où le terme politique est utilisé pour distinguer la direction des familles, villages, cités ou même des Etats organiser politiquement. Ce pouvoir s’acquiert lors de la période d’initiation précédant l’investiture du roi de sa dignité royale. Le futur roi est lis à l’école de la tradition orale de sa juridiction et apprend l’art de la direction politique, le savoir, la connaissance de l’homme et de ses pouvoirs d’actions d’agir en bien ou en mal sur les membres de la société, apprend les lois de l’univers et leurs relations avec l’homme, la société et sa position en tant que roi dans ses champs de force.

Elle tient à ce que tous les rois  à quelque niveau qu’ils soient situés dans l’initiation puissent être sacré à toutes les dignités sans pour autant mettre en question la structure de l’Etat. Il en va de même des chefs de clan car c’est par la possession de la sorcellerie totale.

L’initiation est un préalable nécessaire au sacré car la théorie politique traditionnelle est exprimée en langage de religion. Le candidat-roi est soumis à une mort renaissance dans l’initiation afin de pouvoir s’identifier au pouvoir.

 

Par Abbé daleb mpassy - Publié dans : Sciences ésotériques - Communauté : La belle Afrique
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