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Archidiocèse de Brazzaville : La vie de Mgr Kouaya-Kombo était marqué par l’humilité et la rigueur dans le travail

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Mgr Kouaya (en bleue) au coin à gaucche

Décédé, mercredi 22 juin 2016, au C.h.u. (Centre hospitalier et universitaire) de Brazzaville, Mgr Michel Kouaya Kombo Kinkoundiki, prélat de Sa Sainteté, aîné du clergé de l’archidiocèse de Brazzaville, a été inhumé, jeudi 30 juin 2016, après la messe des funérailles célébrée à la place mariale de la cathédrale Sacré-Cœur, par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, et concélébrée par des évêques et plusieurs prêtres. Sa biographie y a été retracée et en voici l’essentiel.

Né à Mindouli (département du Pool) le 13 septembre 1929, de feus Ernest Kombo, alias Kombo Ya Lumputu et d’Antoinette Biyela qui ont donné au monde dix enfants, Michel Kouaya-Kombo a gardé une âme religieuse après son passage chez les chartreux en France.

Après les études primaires à Pointe-Noire et secondaires à Brazzaville, il est envoyé en France, pour poursuivre les études supérieures, en vue de devenir ingénieur. C’est là que le Seigneur l’appelle d’abord à la vocation monastique. Il est accueilli chez les Chartreux. Des suites d’une maladie, il est réorienté au Grand séminaire de Toulouse où il se laisse guider par le cardinal Garromey, ancien archevêque de Toulouse. Il est ordonné prêtre en 1962, à Brazzaville, en la basilique Sainte Anne du Congo, par Mgr Michel Bernard, alors archevêque de Brazzaville. Il repart en France pour se spécialiser en philosophie, études couronnées par une licence en 1970. En 1966, il est envoyé à Mbamou, après un séjour passé à Kindamba. Au Petit séminaire de Mbamou, l’abbé Sébastien Zoubakéla fait partie de la classe de 3ème à laquelle il donne les cours de sciences physiques (4ème – 3ème jumelées).

Durant l’année scolaire 1967-1968, il encadre la promotion des abbés Antoine Madingou, Marcel Miayoukou, François Wamba, Benjamin Kala... De 1968 à 1979, il est directeur au Moyen séminaire Saint Jean. Il aimait cette célèbre citation de Gaston Bachelard: «Faire et en faisant se faire». De même, il aimait à dire: «Je suis votre humble serviteur»; «Tu me restes ici dimanche». Il a été le deuxième aumônier diocésain des fraternités, après le père Didace Malanda. L’abbé Sébastien Zoubakela a même eu la chance de rédiger, avec lui, les statuts des fraternités Sainte Maria Goretti, au Séminaire Saint Jean. Il a été également aumônier diocésain des veuves et veufs et celui des Oblates de Notre Dame de Lourdes. C’est bien lui qui, après l’assassinat du cardinal Emile Biayenda, a remis en bonne position le bras resté levé du cardinal, après une prière.

Après le Moyen séminaire Saint Jean, Mgr Kouaya-Kombo a occupé successivement les postes d’économe général de l’archidiocèse de Brazzaville, curé de la cathédrale Sacré-Cœur, des paroisses Saint Joseph de Linzolo, Saint Pie X de l’O.m.s et Notre-Dame de l’Assomption, jusqu’en 2009, année où il prend sa retraite. Entretemps, le Pape Jean-Paul II le nomme prélat de Sa Sainteté. Victime d’un incendie dans sa chambre en 2009, il en sort indemne. Victime tout récemment d’une chute à la paroisse Notre Dame de l’Assomption, il ne supporte pas l’opération qu’on lui fait subir pour soigner sa fracture et rend l’âme, mercredi 22 juin 2016.

C’est lui qu’on venait consulter pour les personnes noyées au fleuve Congo. Après sa prière, les parents pouvaient retrouver quelques temps plus tard, le corps en surface. Pour ceux qui l’ont connu et côtoyer, Mgr Michel Kouaya-Kombo laisse le souvenir d’un homme rigoureux et de foi profonde en la beauté et en la puissance de Dieu. Jaloux de son autonomie, il conduisait, lui-même, son véhicule jusqu’à un âge avancé. Il n’avait aucun complexe par rapport aux confrères européens avec qui il a collaboré. Il récitait souvent son chapelet et son bréviaire. Il se confessait deux fois par semaine. Dans le cadre social, il avait fait construire un dispensaire appelé La Samaritaine, à Mbandza-Mpudi, village d’origine de son père, et l’école Mgr Ernest-Kombo, à Nsangamani, en collaboration avec les membres de la famille Kombo.

Parmi les amis congolais connus durant ses études en France, il y a eu: MM. Henri Lopez, Edouard Noumazalayi, Ganga-Zazou, Claude Ernest Ndalla. Son chant préféré: «Kilumbu yayi, nzambé mesala, kilengué, kilengué». Humble serviteur, il a été au service de l’Eglise. Merci Mgr Michel Kouaya-Kombo, d’avoir laissé un si beau témoignage de vie. De même le témoignage de la supérieure des Petites sœurs des Pauvres, est éloquent, à son propos. Le travail dure le temps, mais la vie est brève. Puisse la vie riche et bien remplie de Mgr Michel Kouaya-Kombo, homme d’Eglise, servir de modèle pour les prêtres et fidèles chrétiens!

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