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Message du Cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Vatican lors de sa visite au Congo-Brazzaville : «Vivez dans la paix et le dialogue, cultivez la tendresse de Dieu, sa compassion et non les rancœurs et la haine»

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Message du Cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Vatican lors de sa visite au Congo-Brazzaville : «Vivez dans la paix et le dialogue, cultivez la tendresse de Dieu, sa compassion et non les rancœurs et la haine»

Le Cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Vatican, a célébré en la basilique Sainte Anne du Congo, samedi 4 février 2017, la messe commémorative du 40ème anniversaire des relations diplomatiques entre l’Etat du Vatican et la République du Congo. Cette messe a été concélébrée par tous les évêques du Congo, par Mgr Francisco Escalante Molina, nonce apostolique au Congo et au Gabon, et une centaine de prêtres venus des différents diocèses du pays.

Les autorités nationales, notamment le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, le Premier ministre, Clément Mouamba, les membres du gouvernement, du corps diplomatique et des corps constitués de la République y ont pris part, aux côtés des religieux, religieuses de différentes congrégations et plusieurs laïcs vêtus, pour certains, de l’uniforme de leurs mouvements d’apostolat respectifs.
Le mot de bienvenue de Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, l’homélie du Cardinal Pietro Parolin, la remise des présents au Cardinal par l’Eglise du Congo, le mot de remerciements de Mgr Daniel Mizonzo, président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) et l’ultime intervention du Cardinal secrétaire d’Etat du Vatican, couronnée par la récitation avec tout le peuple de Dieu de la prière de la consécration du Congo au cœur immaculé de Marie et au cœur sacré de Jésus, ont constitué les grands moments de cette messe solennelle. Le tout sous l’animation des chorales diocésaine Mgr Barthélémy Batantu et Père Paul Ondia de la Paroisse Notre-Dame des Victoires de Ouenzé. Voici, à la demande des lecteurs, l’homélie prononcée par le Cardinal Parolin qui a exhorté les Congolais en ces termes: «Vivez dans la paix et le dialogue, cultivez la tendresse de Dieu, sa compassion et non les rancœurs et la haine».

Homélie du Cardinal PietroParolin

Excellence Monsieur le Président de la République du Congo et Madame,
Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement,
Excellence Monseigneur le Nonce Apostolique au Congo et au Gabon,
Chers Confrères dans l’Épiscopat, membres de la Conférence Épiscopale du Congo,
Messieurs les Membres du gouvernement et du Corps diplomatique,
Chers Prêtres et personnes consacrées,
Chers frères et sœurs,
Distingués invités en vos rangs et qualités,

Nous voici rassemblés dans cette Basilique, monument symbolique dans l’histoire du Congo, pour rendre grâce au Seigneur pour ses bienfaits, pour un double événement au cœur de notre célébration eucharistique: d’abord pour les 40 ans des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et l’État congolais; ensuite pour la signature de l’Accord-cadre. Un moment historique dans la vie de nos deux institutions, un moment historique dans l’histoire de l’Église locale qui est au Congo, qui totalise cette année les 134 ans de son évangélisation (1883-2017).

Nous voulons, ici et maintenant, rendre grâce au Seigneur qui par amour pour le Congo et le peuple congolais a envoyé les missionnaires qui, malgré les conditions difficiles et précaires, vous ont annoncé l’évangile du salut.  Nous disons merci au Seigneur pour les 40 ans des relations diplomatiques entre le Congo et le Saint siège. Merci pour le chemin parcouru ensemble, avec l’État congolais,  dans l’entente et la coopération mutuelle malgré la distinction de nos missions et de nos rôles dans le monde et dans la société.
Permettez-moi, de vous adresser aussi les salutations du Saint Père, le Pape François qui, à travers moi, vous envoie, sa Bénédiction Apostolique, sur votre pays, sur vos familles et  sur tout le peuple de Dieu. Il vous remercie aussi pour vos prières constantes et  fidèles à son égard. Moi aussi je vous remercie, pour la qualité de l’accueil, pour votre hospitalité légendaire,  pour la générosité et le témoignage de foi que vous donnez en participant massivement à cette célébration eucharistique. Que Dieu vous bénisse tous.

Monsieur le Président de la République,
Chers frères et Sœurs
Distingués invités,
Distingués invités,
Le 40ème anniversaire de nos relations diplomatiques coïncide providentiellement avec le 40ème anniversaire de la mort du Cardinal Emile Biayenda, bon pasteur et serviteur zélé, apôtre de la paix, mort dans des conditions jusque-là mystérieuses et dont la cause de béatification est en cours. A cette même occasion, nous avons eu la joie, hier, de signer l’Accord-cadre entre le Saint-Siège et l’État congolais.
Cher Peuple de Dieu,
Permettez-moi de vous résumer, en peu de mots, ce que signifie un «Accord-cadre». Cet Accord-cadre que nous avons signé, hier, a pour but de «sceller le cadre juridique des relations entre l’Église catholique et l’état congolais  et vise à réglementer des matières et des questions d’intérêt commun».  En effet, tout en sauvegardant, dans leur ordre, la souveraineté, l’indépendance et l’autonomie, les deux parties (le Saint-Siège et l’État congolais) s’engagent, dans leurs relations, à œuvrer ensemble pour le bien-être spirituel, social, moral et matériel de la personne humaine (et plus particulièrement pour la population congolaise que l’État et l’Église ont le devoir de servir et d’assister); elles s’engagent aussi au «respect des principes de la sacralité de la vie et de la dignité humaine, ainsi que de la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales».
Cet Accord a pour fondement «les normes constitutionnelles de la République du Congo, des Actes du Concile Vatican II, les normes du Droit canonique et des principes internationalement reconnus en matière de liberté, de croyance et de religion».
A travers cet Accord-cadre, le Saint-Siège et l’État congolais s’engagent à collaborer en faveur de la promotion du bien commun et à promouvoir et garantir la personne humaine dans ses droits, dont celui de la liberté du culte, comme dit le concile Vatican II «la personne humaine a droit à la liberté du culte» (Concile Vatican II, Gaudium et spes, n. 2).  
Comme je l’ai dit hier dans mon discours, j’espère que cet accord va renforcer davantage les bons liens de  coopération existant déjà entre nous «en considérant la place de l’Église catholique et de ses fidèles dans la vie nationale au Congo et le rôle de l’Église catholique dans le développement spirituel, socio-culturel et pédagogique du peuple congolais».
Aussi, voudrais-je éclairer que cet accord ne signifie pas l’aboutissement de nos rapports mais marque un pas décisif et une ère nouvelle dans nos relations. D’autres accords pourront  se signer, par la suite, dans les différents secteurs de la vie, toujours dans le cadre de la collaboration et coopération entre les deux institutions (Église et l’État congolais). A travers cet accord-cadre, «l’Église experte en humanité », fidèle à sa mission, pourra  se dévouer librement  à l’annonce de l’évangile, en respectant bien entendu son rôle et sa mission dans la société.
Permettez-moi, en outre, de préciser ceci: la mission de la diplomatie  vaticane n’est pas d’envahir un état, ni moins d’imposer ses idées, mais de veiller à ce que l’ordre voulu par Dieu soit respecté et suivi pour le bien de l’homme lui-même et de la société, pour le bien de la Personne humaine «créée à l’image et ressemblance de Dieu» (Gn 1, 26). Pour le Pape François, le but de la diplomatie pontificale est de «favoriser les relations amicales entre les États, malgré la diversité des orientations constitutionnelles et sociales» (Discours aux participants à la rencontre des Représentants diplomatiques pontificaux, du 17 septembre 2016).
A travers sa représentation diplomatique, le Saint-Siège, fidèle à la mission du Christ confiée à son Église, tente d’être présent dans le monde, pour rappeler et soutenir toutes les initiatives, en vue de la promotion de la personne humaine et de ses droits de justice, de vérité, de vie et de paix. En voyant, aujourd’hui, ce qui se passe dans le monde: la violence, les homicides, les crimes, les attentats terroristes, les guerres religieuses instrumentalisées nous pouvons dire, avec le Pape François, que le monde veut la paix, que le monde a besoin de paix, la «Sainte paix» et non la guerre, ni moins la guerre ou la violence au nom de Dieu qui constitue, «un péché contre Dieu lui-même».
Vous chrétiens et chrétiennes du Congo, soyez donc, à l’image de Saint François d’Assise, les artisans de paix et les messagers de paix dans vos communautés et dans vos familles, comme disent les Évêques du Congo dans le dernier message de leur Assemblée plénière (voir Message de la 45ème Assemblée plénière des Évêques du Congo).

Chers frères et sœurs,
Dans l’évangile de ce jour, Marc nous parle de la compassion de Jésus envers la foule. Sa compassion est l’expression de sa miséricorde infinie et de sa bonté (Misericordiae vultus, n°1).
Durant l’année du Jubilé extraordinaire de la miséricorde, nous avons fait l’expérience de la miséricorde de «Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité» (Ex 34, 6), à travers les gestes de pardon reçu et donné. A la conclusion de l’année jubilaire, le Pape François nous disait que le jubilé est fini, mais la miséricorde de Dieu continue, car Dieu est miséricorde (Misericordia et miseria, n°16).
Alors, à l’image de Jésus miséricordieux, soyez les bons disciples du Christ dans votre société, vivez dans la paix et le dialogue, cultivez la tendresse de Dieu, sa compassion et non les rancœurs et la haine; le partage et non l’égoïsme, la solidarité et non l’indifférence, maladie de notre temps où chacun pense à lui-même. Pour le Pape François, «le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée» (Pape François, Evangelii gaudium, n°2).
Résistez donc à la tentation de l’indifférence et de l’égoïsme. Que le bien de l’autre soit votre bien et que le malheur de l’autre soit votre malheur. D’ailleurs, la première lecture de la lettre aux Hébreux nous exhorte: «N’oubliez pas d’être généreux et de partager. C’est par de tels sacrifices que l’on plait à Dieu». La même exhortation nous est faite dans la seconde lecture centrée sur l’hymne à la charité, comme quoi tout passe, seul l’amour reste et restera.

Chers frères et sœurs, chers chrétiens catholiques du Congo,
Nous savons que votre foi est menacée par la concurrence des autres églises qui pullulent dans vos quartiers. Soyez des fervents chrétiens, des disciples fidèles du Christ. Distinguez-vous par votre conduite et par le témoignage de votre foi vécue et professée. Souvenez-vous de ce que disait le Bienheureux Paul VI: «Le monde d’aujourd’hui a plus besoin des témoins que des maîtres, s’ils sont maîtres, c’est pour avoir été des témoins». Alors, comme les premiers chrétiens de l’Église des origines, soyez exemplaires pour que votre foi soit crédible et authentique. «Fuyez le mal avec horreur et faites le bien», dit Saint-Paul. N’ayez pas peur de témoigner votre foi en Jésus, au contraire soyez les ambassadeurs du Christ dans tous vos milieux de vie. Ayez le courage de parler de Jésus, d’annoncer aux autres la joie de l’évangile (Pape François Evangelii gaudium, n°1).
Pour finir, l’histoire de votre beau pays le Congo nous enseigne que votre Premier Président de la République fut un prêtre, l’Abbé Fulbert Youlou, qui  a eu le privilège de confier le Congo à la Vierge-Marie. Ne perdez pas cette grâce, à tout moment, en toutes circonstances, dans la prospérité et dans les épreuves, confiez-vous à Marie, elle est  «la Reine de la paix (Regina pacis) et la pleine de grâces  (grazia plena)». Que Notre Dame du Congo intercède pour vous, surtout pour les malades et les personnes en difficulté; qu’elle obtienne, pour le Congo, une paix durable, la vraie paix, «la sainte paix».
Que Dieu bénisse le Congo, qu’il soutienne la mission de l’Église catholique qui est au Congo et qu’il accorde à tous les Congolais l’abondance et la plénitude de ses grâces divines. Amen!

Pietro Cardinal PAROLIN
Secrétaire d’État de la cité  du Vatican.

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L’Abbé Rodrigue Séverin BAMOUTISSA s'en est allé dans la demeure du Père

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin
Les obsèques de l'Abbé Séverin

Les obsèques de l'Abbé Séverin

Décédé le 31 janvier 2017 à 08h30, à la Polyclinique Internationale de Rabat (Maroc), suite à un Cancer de poumon d’omoplate droite, l’Abbé Rodrigue Séverin BAMOUTISSA avait pour parole de vie:


« N’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est simple… » (Rm 12, 16)

 

Monsieur l’Abbé Séverin Rodrigue BAMOUTISSA est né le 27 novembre 1973 à Jacob, l’actuel Nkayi, de Monsieur BAMOUTISSABIOKO Maurice et de Madame BANOUANINA Victorine.


Il a fait ses études primaires successivement à Nkayi, à Mboukou et à Matoumbou. Il débuta son cycle secondaire premier degré à Matoumbou même (de la 6ème en 4ème). De là, il se rendit à Kinkala pour finir ce cycle au CEG Moundongo. Après son diplôme de BEPC, il fut admis au Lycée 05 février 1979 de Kinkala où il obtint son diplôme de Baccalauréat.

A l’issue de ce cycle, et pour réaliser son désir ardant de travailler dans la vigne du Père, l’Eglise l’envoya à Kimbaouka pour la Propédeutique de 1998-1999.

 

De 2000 en 2002, il fit sa formation Philosophique au Grand Séminaire de Philosophie Saint André KAGGWA à Kinshasa/RDC. Formation à l’issue de laquelle il commença son cursus théologique au Grand Séminaire de Théologie Cardinal Emile BIAYENDA de Brazzaville, de 2002 à 2005 et fut affecté à la Paroisse Les Martyrs de l’Ouganda de Mindouli pour son stage diaconal pour être ordonné diacre cette même année (2005).

 

Puis, le 02 septembre 2006, il reçut l’ordination presbytérale par l’imposition des mains de son Excellence, Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU à Kinkala. Il est nommé vicaire dans cette Paroisse de Mindouli, où il travailla avec dévouement jusqu’en 2009.
De 2009 à 2011, il fut nommé Curé de la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Missafou. De là, il fut affecté dans la nouvelle Paroisse Sacré-Sacré de Jésus de Massembo-Loubaki où il demeura comme Curé jusqu’au déclenchement de sa maladie qui le conduisit malheureusement à quitter ce monde, le 31 janvier 2017 à 08h30, à la Polyclinique Internationale de Rabat (Maroc), suite à un Cancer de poumon d’omoplate droite.

 

Pour la petite anecdote, "j’avance petit-à-petit, disait-il. J’ai commencé à Mindouli, Missafou, Massembo". Et maintenant, il entre dans la joie de son Maître qu’il a servi avec beaucoup de zèles apostoliques. Pour peu qu’on ait vécu avec lui, nous avons découvert en sa personne, un Pasteur Infatigable tel qu’il s’est révélé comme organisateur et bâtisseur de communautés, un prêtre entreprenant et accompagnateur des personnes en difficulté.

 

Abbé Séverin Rodrigue BAMOUTISSA, tu laisses dans les cœurs de ceux qui t’ont connu, un vide incomblable. C’est donc avec raison qu’autant de larmes coulent à cause de ta disparition plus ou moins attendue, mais jamais acceptée, car tu as été et tu demeures pour nous, un confrère d’un prix inestimable.

 

Mais dans notre espérance en la résurrection, nous espérons te rencontrer dans la maison Père, une fois que nous t’y rejoindrons. Ne cesse donc pas de prier pour ta famille, tes confrères, ton diocèse et l’Eglise entière, car tu es désormais, notre intercesseur auprès du Père.


Que ton âme soit donc accueillie dans la félicité céleste pour avoir en partage la récompense du "serviteur bon et fidèle" et vivre l'éternité bienheureuse, dans l’Amour, la Lumière et la Paix.
Abbé Séverin Rodrigue BAMOUTISSA, repose-toi en paix !

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LE SÉJOUR DU CARDINAL PIETRO PAROLIN AU CONGO-BRAZZAVILLE

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

 

Son Éminence Pietro Cardinal PAROLIN, Secrétaire d’État de sa Sainteté le Pape François, a séjourné au Congo-Brazzaville du 1er au 04 février 2017, pour la célébration des 40 ans des relations diplomatiques entre le Congo et le Saint-Siège et pour la signature de l’Accord-cadre. Il a été reçu à l’aéroport par le Premier Ministre Chef du gouvernement, le Ministre des affaires étrangères, le Nonce Apostolique, les Évêques du Congo et une foule immense des chrétiens du Congo.

Il a officiellement commencé sa visite au Congo le jeudi 02 février avec les audiences accordées par le Ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre. Dans l’après-midi du ce jour, il a visité un orphelinat et une maison pour handicapés.

Le vendredi 03 février dans la matinée, le Cardinal Pietro PAROLIN a été reçu par le Président de la République du Congo, Monsieur Denis Sassou-Nguesso, avant la cérémonie de la signature de l’Accord-Cadre entre le Premier Ministre du Congo Clément MOUAMBA (pour le Congo) et le Cardinal Pietro PAROLIN (pour le Saint-Siège). Après la cérémonie de la signature, le Président de la République a offert un banquet au Cardinal et à tous les invités dont les Membres du gouvernement, le Corps diplomatique, les Évêques et quelques chrétiens invités pour la circonstance.

Une grande messe d’action de grâce a été célébrée le Samedi 04 février en la Basilique Sainte Anne du Congo, messe présidée par le Cardinal Pietro RAROLIN, devant le Président de la République, de nombreux prêtres, Personnes consacrées et une foule de chrétiens venue de toutes les paroisses de Brazzaville rendre grâce au Seigneur pour ces deux grands événements qui ont lieu pendant que l’Église du Congo se prépare à célébrer les 40 ans de la mort du Cardinal Émile Biayenda, serviteur de Dieu, apôtre de la paix, de l’unité et de la réconciliation.

Tout le peuple congolais remercie sa Sainteté le Pape François, à travers son représentant le Cardinal Pietro PAROLIN venu au Congo pour la première fois.

Le samedi soir le cardinal secrétaire d’État a pris le vol de retour à Rome.

Abbé Brice Armand IBOMBO
Secrétaire général de la Conférence Épiscopale du Congo

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LES OBSEQUES DE L'ABBE PIERRE PEGUY MILANDOU

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

La mise en terre de Mr l'abbé Pierre Péguy Milandou
La mise en terre de Mr l'abbé Pierre Péguy Milandou
La mise en terre de Mr l'abbé Pierre Péguy Milandou

La mise en terre de Mr l'abbé Pierre Péguy Milandou

Suite au décès de notre compatriote, Mr l'Abbé Pierre Péguy Milandou le 26 janvier 2017 à Nancy ou il séjournait depuis plusieurs années pour des raisons de santé, l'Archidiocèse de Brazzaville auquel il appartenait et le diocèse de Nancy qui l'a accueilli informent le peuple de Dieu, plus précisement celui de la diaspora en France, du déroulement des funérailles.

La dépouille sera rapatriée au Congo ou aura lieu son enterrement à la Cathédrale Sacré-Coeur de Brazzaville. Cependant, pour ceux ou celles qui veulent assister aux funérailles à Nancy, voilà comment a été établi le programme:

- Mercredi 01février 2017 à 20h : Veillée de prière dans la salle Jean Paul II de la Basilique notre Dame de Lourdes, située au 149,

Avenue du Général de Leclerc (54000 Nancy).

- Jeudi 02 février 2017 à 10h précises : Messe de funérailles en l'église Saint Georges de Nancy, 65, Avenue du 2ème Corps (54000 Nancy).

Après la Messe, la dépouille prendra le chemin de l'aéroport et fin de la cérémonie.

 

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Un couple de pachydermes fait son apparition à Kinkala, suscitant la curiosité du public

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Un couple de deux grands éléphants a fait son apparition à Kinkala, le vendredi 6 janvier 2017, suscitant une grande curiosité chez les populations. Quand on sait que les forêts du Pool, au Sud de Brazzaville, qui subissent une grande activité humaine de chasse et de déforestation durant des décennies, n’abritent plus de pachydermes ni de félins, depuis les années 40, l’apparition de ces deux éléphants, mâle et femelle, dans un contexte d’insécurité avec des rebelles ninjas-nsiloulou retranchés dans les forêts, suscite des commentaires dans tous les sens.

Selon certains témoignages, ce sont trois éléphants qui étaient aperçus du côté de Vindza. Mais, dans le secteur de Madzia puis de Kinkala, on n’a aperçu que deux éléphants qui, selon les témoins, ne sont pas agressifs. Mais, un jeune, qui s’était trop approché des pachydermes, pour faire des photos, a eu un bras fracturé, par un coup de trompe, et a été admis à l’hôpital de Kinkala.

La ministre de l’économie forestière, Mme Rosalie Matondo, a fait le déplacement de Kinkala, par hélicoptère, pour voir de ses propres yeux les deux éléphants qui avaient de nouveau fait une apparition, dimanche 8 janvier, derrière le stade municipal.

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Nommination de Mgr Richard Appora Ngalanibe, comme évêque coadjuteur de Bambari (Centrafrique) : «La République Centrafricaine vit un temps d’espérance et de renouveau»

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Prêtre de l’Ordre des prêcheurs (Dominicains), jusque-là président de la C.s.m.c (Conférence des supérieurs majeurs de Centrafrique), Mgr Richard Appora Ngalanibe a été nommé, le 10 décembre 2016, évêque coadjuteur du diocèse de Bambari, en République Centrafricaine, par le Pape François. Il connaît bien le Congo, pays où il a travaillé, de 2008 à 2012, comme aumônier universitaire, au C.c.u.b (Centre catholique universitaire de Brazzaville), comme enseignant au Grand séminaire Cardinal Emile Biayenda et formateur à l’inter-noviciat.

Nous l’avons rencontré, à Bangui, lundi 12 décembre, le lendemain de la messe d’action de grâces du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, et dans l’interview qu’il nous a accordée, il parle de sa nouvelle charge, considérant qu’actuellement, «la République Centrafricaine vit un temps d’espérance et de renouveau».


* Monseigneur, le Pape François vous a élevé à la dignité épiscopale comme évêque coadjuteur de Bambari, le diocèse de Mgr Edouard Matos. Comment avez-vous reçu cette nouvelle?


** J’étais très ému! Il y a eu en moi un mélange de sentiments. D’abord, un sentiment de tristesse, parce que je vais devoir, désormais, laisser ma communauté, pour me mettre au service d’une Eglise locale, l’Eglise qui est à Bambari. Puis, émotion et joie se sont entremêlées dans mon esprit et dans mon cœur, parce que le Seigneur a jeté son regard sur ma pauvre personne pour me confier la charge de guider son peuple: le peuple de Dieu qui se trouve dans le diocèse de Bambari.

* Que savez-vous du diocèse de Bambari et quels défis comptez-vous y relever aux côtés de l’évêque titulaire?


** Bambari, vous l’avez certainement appris, est une zone qui est sous tension, où il y a une forte présence des forces armées. La première des choses à laquelle je voudrais m’atteler est de travailler à ce qu’il y ait plus de paix et d’unité dans cette partie de la République Centrafricaine, qu’il y ait la cohésion sociale comme nous essayons de le faire au niveau de Bangui, que des frères et sœurs qui vivent de ce côté, puissent aussi circuler librement et vivre dans la paix. Pour moi, c’est une priorité des priorités, en plus de cela, essayer de redynamiser l’Eglise locale qui est à Bambari, pour que la Parole de Dieu puisse imprégner les cultures, imprégner les cœurs des hommes et femmes de notre temps.


* La situation que traverse aujourd’hui votre pays touche particulièrement la jeunesse, une couche sociale vulnérable. Dans quel axe comptez-vous principalement impliquer la jeunesse?


** La jeunesse est un aspect important de notre pastorale. Vous savez, les groupes rebelles qui pullulent çà et là en République Centrafricaine ont comme première proie, les jeunes qui, généralement, n’ont pas été à l’école. Nous pensons que l’une des priorités, en plus de la paix, à laquelle il faudrait faire attention, c’est l’éducation: faire en sorte que les jeunes qui vivent dans cette partie du pays puissent être instruits, éduqués, aller à l’école. Je crois que l’évangélisation passe aussi par-là. Pour évangéliser les gens, il faut passer par l’éducation, c’est à travers l’éducation qu’on peut inculquer les valeurs chrétiennes, les valeurs tout simplement humaines aux jeunes qui sont nombreux dans cette partie du pays, mais qui, malheureusement, ont été enrôlés dans la rébellion par les différents groupes rebelles.


* Pays meurtri, la Centrafrique est confrontée, désormais, à une situation qui paraît dramatique. Quels sont, d’après vous, les fondamentaux qui existent encore, à partir desquels on peut reconstruire le tissu social dans ce pays?


** Il y a d’abord une chose qui me paraît très importante, le Cardinal a eu à le souligner, quand on était au sanctuaire marial samedi. Je crois que nous vivons un temps d’espérance, un temps de renouveau pour la République Centrafricaine, et il faut y croire. Pour les jeunes, les adultes, les gens qui vivent en République Centrafricaine, il faut croire en un avenir meilleur pour chacun et pour tous les Centrafricains. Il faut pour cela faire des sessions de formation -ici à Bangui c’est déjà faisable-, pour enseigner aux gens l’enseignement social de l’Eglise, pour aider les gens à pouvoir prendre en main la destinée de ce pays, leur pays et faire en sorte que tous et chacun puissent participer à la reconstruction de cette Centrafrique qui a été meurtrie comme vous l’avez dit par les différents événements douloureux que nous avons connus. C’est sur la base de cette conviction que j’ai accepté cette charge. Vous savez, je pouvais dire non, dire qu’il y a des rebelles là-bas, c’est une zone sous tension, je n’y pars pas. Mais j’y vais en ayant la conviction que je peux apporter ma contribution à l’édification de ce pays, à l’édification de la paix dans ce pays.


* Auriez-vous un message particulier, un appel, un souhait?


** L’appel que je lance à tous et à chacun c’est d’abord de prier pour moi parce que la charge est lourde, vu l’ampleur des défis qui m’attendent du côté de Bambari. Le diocèse est vaste, si vous pouvez regarder sa carte, en termes de superficie, c’est un très grand diocèse. Même s’il est vrai qu’il n’y a pas une forte concentration de la population dans cette partie de la République.


Alors, il faut le sillonner avec tous les risques que cela comporte. Mais, je pense qu’avec la grâce de Dieu, nous parviendrons à faire que le diocèse puisse reprendre un souffle nouveau et aider les gens de cette partie du pays à se développer, à vivre dans la quiétude et la paix. Je souhaite que les hommes et les femmes de bonne volonté, y compris ceux de la région, qui peuvent aider à la reconstruction de cette partie de la République Centrafricaine, viennent et nous aident à pouvoir construire ce grand chantier pour lequel le Pape François m’a nommé.

Propos recueillis
à Bangui par Aristide Ghislain NGOUMA

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25ème anniversaire de la Fondation Cardinal Emile Biayenda : Sous le signe du partage et de l’action de grâces au Seigneur

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

5 janvier 1992 - 5 janvier 2017, cela fait 25 ans que la Foceb (Fondation cardinal Emile Biayenda) a vu le jour, dans le but de perpétuer l’action humaniste du Cardinal Emile Biayenda, dont l’Eglise célèbre, cette année, le 40ème anniversaire de son ignoble assassinat. L’évènement marquant le quart de siècle de cette fondation a été célébré samedi 7 janvier 2017, à son siège, au Centre des polios de Moungali, le 4ème arrondissement de Brazzaville.

A cette occasion, il  y a eu une remise de tricycles, de fauteuil roulant et machine à coudre à sept bénéficiaires que sont Nkoudi Amélie, Milandou Hortense, Moudilou Junior, Nganga Valdy, Masanga Antoinette (tricycles); Foudou Abeko (fauteuil roulant) et Tsina Dinitride (machine à coudre). Ces dons sont exclusivement l’œuvre des membres de la Foceb, grâce à leur générosité et l’esprit de partage, qui est le fondement de leur engagement.

Pour Lovic Guy Kinzonzi, membre de la Foceb depuis sa création et secrétaire particulier de Sr Marie Brigitte Yengo, la Foceb a connu, en 25 ans d’existence, des succès mais aussi des difficultés. Les dons de tricycles, fauteuils roulant, cannes blanches, machines à coudre et tablettes pour écriture braille aux personnes vivant avec handicap, sous les auspices des personnalités comme NN.SS. Carrascosa Coso et Jan Romeo Pawlowski (nonces apostoliques au Congo et au Gabon), Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville, Bienvenu Manamika Bafouakouahou, évêque de Dolisie, l’assistance aux orphelins, aux enfants vivant avec le V.i.h-sida et aux enfants scolarisés en situation de vulnérabilité, peuvent être comptés parmi les moments saillants.


Mais, la fondation a connu aussi plusieurs difficultés dues au manque de financement pour l’achat des équipements dont les personnes vivant avec handicap ont besoin. Elle ne réussit à avoir des dons que grâce à la générosité de quelques donateurs nationaux et étrangers, notamment ceux d’Espagne, des Etats-Unis d’Amérique, ainsi que l’esprit de partage de ses membres.


Pour sa part, Sr Marie Brigitte Yengo a souligné que les dons offerts ce jour anniversaire ne sont que le fruit des membres de la Foceb, qui a pour devise: «Amour, dévouement et espérance». Depuis sa création, la Foceb s’attèle, avec le concours de ses partenaires, à redynamiser les valeurs familiales, l’éducation des jeunes par la création des centres d’animation socio-culturelle, la promotion des personnes malades et handicapées, la lutte contre toute forme d’intolérance et de discrimination, telles que prônées par le Cardinal Emile Biayenda.


«Tout au long de sa vie pastorale, le Cardinal Emile Biayenda a travaillé à ce que l’homme réussisse sa vie, comme l’a voulu Dieu. C’est ainsi qu’il s’est beaucoup préoccupé de la famille, cellule de base de toute société, lien et lieu d’amour, lequel aboutit à l’épanouissement de l’enfant dans l’affection et l’éducation en général. C’est dans ce sens que l’action et l’amour du cardinal Emile Biayenda se sont portés sur les laissés pour compte, ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une famille, une éducation, ou en sont devenus dépourvus. A tous, il a donné le témoignage d’une vie de charité, dans le respect de la vraie dignité de l’homme», a-t-elle dit en substance.


Signalons qu’au cours de cette année jubilaire qui marque la commémoration du 40ème anniversaire de la disparition tragique du vénéré pasteur Emile Biayenda, la Foceb entend organiser plusieurs activités, notamment une exposition photos sur la vie du cardinal, la célébration des 40 ans de vie religieuse de sa présidente, Sr Marie Brigitte Yengo, consacrée le 20 février 1977, en compagnie de Sr Marie-Jeanne Ndissa, en la cathédrale Sacré-Cœur, par le cardinal Emile Biayenda. La fondation remercie d’avance tous ceux et toutes celles qui ne ménageront aucun effort, pour soutenir son action encore cette année.

Pascal BIOZI KIMINOU

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Noel pour les déplacés du Pool à Brazzaville

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)

Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)

Dans le calendrier liturgique catholique actuellement en vigueur, la dénomination exacte est « messe de la nuit ». La formule « messe de Minuit » s'est imposée, du fait de l'habitude de célébrer habituellement cette messe à minuit.

Mais pour les habitants de Mbandza Ndounga en déplacement à Brazzaville, cette messe a eu lieu le 26 décembre en la Paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo (Solennité de Saint Etienne).

En effet, la messe de la nuit  prévue pour célébrer avec toute la solennité nécessaire, l'un des deux événements liturgiques majeurs de l'année, à savoir la naissance de Jésus à Bethléem, traditionnellement nommée « Nativité » avait eu lieu à Mbandza Ndounga où le Père Daleb Mpassy est allé courageusement célébré en présence de 17 Chrétiens restés dans le village.

Et pour les chrétiens en déplacement à Brazzaville, ne pouvant pas se rendre sur place chez eux par peur des attaques armées, une messe leur a été dite à Brazzaville. Celle-ci a connu la participation de plus de 300 fidèles, et la concélébration des abbés Vivien MAKOUNDOU et Fabrice NKODIA: une occasion de se réconforter mutuellement et de reprendre courage.

 

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Messe de Noël dans un village du Département du POOL : 17 chrétiens étaient présents à la messe.

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

La messe a eu lieu le 24 Décembre 2016 à 15h pour que les chrétiens rentrent chez eux avant la tombée de la nuit.

Le prêtre ayant dit la messe s'appelle l'abbé Daleb venceslas Mpassy. Il a pris son courage pour aller célébrer Noël avec les 17 chrétiens que vous voyez sur ces images à la paroisse de Mbandza Ndounga, précisément dans la communauté de Moutampa alors que tout le Département est en peur à cause des attaques des miliciens armés et de la forte présence de l'Armée régulière Congolaise. Cette Communauté regroupe à peu près 150 Chrétiens en temps normal. Mais elle s'est vidée et s'est vue déportée à Brazzaville à cause des événements et troubles sociaux que traversent le département.

Nous prions pour cette partie du Pays et comptons sur votre soutien pour redonner espoir à ces chrétiens. Notons qu'à Mbandza-Ndounga centre (où se situe la Paroisse), il n'y a pas eu de Messe. La Paroisse reste momentanément sans prêtre, et les prêtres viennent de Brazzaville pour essayer de garder et maintenir la flamme de la Foi.

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Paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo (Archidiocèse de Brazzaville) : Chrétienne engagée, Mme Marianne Bemba repose au cimetière Ma Campagne

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Membre de la Fraternité Sainte Bernadette de la paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo, dans l’archidiocèse de Brazzaville, retraitée de la S.n.e (Société nationale d’électricité) et mère biologique de l’abbé Mesmin Prosper Massengo, vicaire judiciaire de Brazzaville et secrétaire général de l’Acerac (Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale), Mme Marianne Bemba a été rappelée à Dieu, jeudi 8 décembre 2016, en la solennité de l’Immaculée Conception, alors qu’elle était admise au service de réanimation du Chu (Centre hospitalier et universitaire) de Brazzaville.

 

Elle a été inhumée vendredi 16 décembre 2016, au cimetière Mâ Campagne, à Kinsoundi, après une messe des funérailles, en l’église Saint Pierre Claver, célébrée par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, évêque de Dolisie, et concélébrée par NN.SS Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Miguel Angel Olaverri, évêque de Pointe-Noire, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, Mgr Patrick Saw Zay Han, secrétaire de la Nonciature apostolique, ainsi que de nombreux prêtres venus aussi bien de l’étranger que de différents diocèses du pays. Le tout sous l’animation de la chorale paroissiale Tanga-ni-Tanga et du chœur diocésain Les amis du grégorien.


Plusieurs personnalités ont participé à la messe en mémoire de maman Marianne Bemba, aux côtés des religieux et religieuses de diverses congrégations et des fidèles chrétiens vêtus pour certains de l’uniforme de leurs mouvements d’apostolat respectifs, apportant ainsi compassion, réconfort et consolation à la famille éprouvée.


Après le rite d’accueil de la dépouille mortelle dans l’église, l’abbé Yvon Bienvenu Mabandza, condisciple et compagnon depuis de longues années de l’abbé Mesmin Prosper Massengo, a prononcé l’homélie dans laquelle il a établi le lien entre la défunte et la Fraternité Sainte Bernadette dans laquelle la défunte a milité comme chrétienne engagée. Le prédicateur a mis en exergue les vertus et les traits fondamentaux de la vie de cette maman qui a donné un prêtre à l’Eglise.


Peu avant la prière du dernier adieu, prononcée par Mgr Anatole Milandou, l’abbé Mesmin Prosper Massengo a prononcé le mot de remerciements, au nom de la famille. Il a mis en relief l’historique de ses rapports et ceux de la défunte avec le prédicateur et le célébrant avec qui ils cheminent depuis 1983. De même, l’abbé Mesmin Massengo voulant raviver les liens qu’entretenaient leurs parents biologiques, a rappelé au peuple de Dieu que maman Loutaya, mère de Mgr Bienvenu Manamika, a été inhumée, trois semaines auparavant. Maman Marianne Bemba repose désormais au cimetière Mâ Campagne, à Kinsoundi.

Gislain Wilfrid
BOUMBA

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Archidiocèse de Bangui (République Centrafricaine) : Messe d’accueil du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, dans la joie du peuple de Dieu

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Dieu a visité son peuple! C’est ainsi qu’on peut traduire la joie du peuple centrafricain, qui a rendu grâce au Seigneur, dimanche 11 décembre 2016, troisième dimanche de l’Avent, appelé en latin dimanche «gaudete» (dimanche de la joie). C’était à l’occasion de la messe d’accueil de l’archevêque de Bangui, le nouveau Cardinal Dieudonné Nzapalainga, créé lors du consistoire public que le Pape François a présidé le 19 novembre dernier, à Rome, la veille de la clôture du jubilé de la miséricorde.

Hommes, femmes, jeunes et vieux, ils étaient tous réunis au stade de Bangui, qui compte vingt mille places assises, rempli aux trois quarts. Tous, chrétiens catholiques ou non s’étaient mobilisés comme un seul homme, pour accueillir leur pasteur, en rendant grâce à Dieu pour le don du tout premier cardinal centrafricain: Dieudonné Nzapalainga.


La messe, haute en couleurs, a débuté en sango, la langue nationale du pays, et a connu plusieurs temps forts. On peut retenir essentiellement la procession de l’évangéliaire qui a mis en exergue le rite de l’inculturation à travers lequel une femme portait sur sa tête l’évangile dans une calebasse, l’homélie prononcée à la fois en français et en sango au cours de laquelle le Cardinal Dieudonné Nzapalainga était sans cesse ovationné, la procession des offrandes marquée par le passage à tour de rôle des membres des différentes délégations et des communautés paroissiales et fraternités de l’archidiocèse de Bangui, les accolades que se sont donné le Cardinal Nzapalainga et ceux qu’on appelle désormais ses deux compagnons: l’imam et le pasteur, les allocutions de Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, président de la C.e.n.c (Conférence épiscopale nationale du Cameroun), président de l’Acerac (Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale) et de Mgr Mathieu Madega Lebouakehan, évêque de Mouila, président de la C.e.g (Conférence épiscopale du Gabon) et premier vice-président du Sceam (Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar). Puis, le mot de remerciements, en sango, du Cardinal Dieudonné Nzapalainga.
Dans son homélie, le Cardinal Nzapalainga a épinglé plusieurs sujets de fond, notamment la paix dont le pays a soif, les ressources dont regorge la Centrafrique et qui, selon lui, «sont objet de convoitise et source des malheurs» du peuple. Il a épinglé aussi les maux qui minent le pays notamment la mauvaise gouvernance, la pauvreté, le tribalisme, le népotisme, le régionalisme, la corruption et bien d’autres fléaux qui gangrènent la société centrafricaine. Au nom de ses compatriotes, il a demandé pardon à Dieu pour la marche à reculons du pays, 58 ans après la proclamation de la République. Il a également exhorté le peuple centrafricain à l’espérance et en l’édifiant sur son élévation et sur ce qu’il faut savoir d’un cardinal. «Nous avons soif de la présence de Dieu, nous avons soif de la paix et nous pensons que Dieu peut nous communiquer cette paix, afin que nous en devenions des artisans pour nos frères et nos sœurs». «Le peuple centrafricain a beaucoup souffert, nous continuons à faire du mal, trop de sang a coulé et coule encore (…). Les dégâts sont énormes et, pourtant, l’histoire nous enseigne qu’en Afrique centrale, la Centrafrique était parmi les tout premiers pays à avoir la télévision, l’université. La capitale de notre pays s’appelait Bangui-la-coquette et non Bangui-la-roquette», a dit le Cardinal Nzapalainga, qui a vanté les valeurs d’unité, de la dignité et du travail, léguées par Barthélemy Boganda, le père de la Nation centrafricaine.


La célébration eucharistique a rassemblé une quinzaine d’évêques et des dizaines de prêtres qui entouraient le cardinal, et a été rehaussée de la présence, entre autres, du Président Faustin-Archange Touadéra et son épouse, le président de l’assemblée nationale, Karim Mekassoua, et d’autres députés, le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji et les membres du gouvernement, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, les ambassadeurs et représentants du corps diplomatique en République centrafricaine, le maire de Bangui, Raymond Emile Gros Nakombo, les religieux et religieuses, le président de la communauté islamique en Centrafrique, Oumar Kobine Layama, le président de l’alliance des évangéliques en Centrafrique, le pasteur Guerekoyame-Gbangou.


La délégation congolaise à cette messe était conduite par Mgr Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi, président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) et était forte de six évêques, NN.SS Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, Jean Gardin, évêque d’Impfondo, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, des prêtres et des religieuses.


Comme prévoyait le programme des festivités, cette messe a été précédée d’un pèlerinage au sanctuaire marial de Ngukomba, à plus de 20 kilomètres de Bangui, samedi 10 décembre 2016. Ce pèlerinage a rassemblé des milliers de chrétiens et a vu la participation du Chef de l’Etat, des membres du gouvernement, du président de l’Assemblée nationale et de beaucoup d’autres autorités du pays.


Notons que l’archidiocèse de Bangui, avec environ un million d’habitants, compte actuellement 26 paroisses, soit 20 en zone urbaine et 6 en zone rurale. Le pays lui-même, meurtri par des conflits fratricides, compte à ce jour neuf diocèses et dix évêques, dont le tout fraichement nommé samedi 10 décembre, le frère Richard Appora, dominicain, que le Pape a choisi comme coadjuteur de Bambari, le diocèse de Mgr Edouard Matos. Les catholiques représentent entre 40 et 45% de la population. Le Cardinal Nzapalainga est le quatrième archevêque de Bangui, après NN.SS Cucherousset, le tout premier, Joachim Ndayen et Paulin Pomodimo.

Aristide Ghislain NGOUMA
Envoyé spécial


Ils ont dit….


*Mgr Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi, président de la C.e.c:
**«D’abord, il faut dire qu’à la fin de l’année de la miséricorde, Dieu a fait miséricorde à notre sous-région Acerac, de nous avoir offert ce beau cadeau du Cardinal. Nous sommes venus aussi, parce qu’entre le Congo et la République Centrafricaine, nous sommes des frères amis. Beaucoup de séminaristes centrafricains, depuis Mgr Ndayen, venaient au Grand-séminaire de Brazzaville. Je crois que Mgr Ndayen était même jusqu’à Mbamou, avec le Cardinal Biayenda et d’autres. Donc pour nous, c’est un signe des temps important, disons un don de Dieu pour notre sous-région et pour notre association, l’Acerac. Je peux dire que Dieu a visité son peuple et particulièrement le peuple de Bangui, le peuple de la RCA. Comme a dit le Cardinal lui-même, c’est un peuple qui a souffert et Dieu lui a fait un clin d’œil, il a vraiment montré son visage de miséricorde.»


*Mgr Joseph-Marie Ngoui Akandji, prélat de Sa Sainteté et doyen du clergé centrafricain:
**«Je voudrais d’abord dire que je suis actuellement le doyen de tous les prêtres de Centrafrique, et même du Congo, du Cameroun, du Gabon et de l’Afrique centrale, naguère Afrique équatoriale. Comme vous venez de voir, pour moi qui suis l’un des premiers prêtres, après Boganda, je suis le quatrième et je viens de fêter mes 60 ans de sacerdoce. Pour moi, c’est une grande chance d’avoir vécu jusqu’à voir un nouveau Cardinal dans notre Eglise d’Afrique centrale, après mon ami, mon frère Emile Biayenda avec qui j’ai fait le séminaire au Congo».


*Oumar Kobine Layama, Imam de Bangui, président du Conseil islamique:
**«Pour moi, c’est une joie de tout cœur, de partager cette journée avec mon compagnon»

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Paroisse Saint Jean Bosco (Diocèse de Pointe-Noire) : Vers la célébration du cinquantenaire

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Créée en 1967, la paroisse Saint Jean Bosco, dans le diocèse de Pointe-Noire, va célébrer, du 7 au 9 juillet 2017, le cinquantenaire de sa création, sous le thème générique: «Cinquante ans au service de l’évangélisation». Prélude à cette fête chrétienne paroissiale, les pères Virgile Biyoghe (S.d.b), curé de la paroisse, et Jérémie Louzolo ont animé, samedi 10 décembre 1916, une conférence de presse dans l’église Saint Jean Bosco, pour parler de cet événement.


Le père Virgile Biyoghe a exposé sur le sous thème: «Les repères bibliques et théologique de l’évangélisation». Son confrère, le père Jérémie Louzolo, s’est appesanti sur le sous-thème: «La dimension pastorale de l’évangélisation de la paroisse Saint Jean Bosco». Pour la petite histoire, il faut savoir que depuis 1967, la paroisse Saint Jean Bosco a accueilli au total 52 missionnaires salésiens étrangers ou natifs du pays. Certains reposent au cimetière de Loango, comme le père Antoine Tanguy et le frère Dieudonné Makouala. Premier salésien congolais, le père Fabien Lijeot est enterré à Sibiti (département de la Lékoumou).


La paroisse a connu neuf comités paroissiaux ou conseils paroissiaux. Depuis 50 ans, elle a 19.746 baptêmes et célébré 634 mariages religieux. Saint Jean Bosco a donné naissance à trois paroisses sœurs notamment Saint Joseph de Loussala, Saint Esprit de Mpaka et Sainte Trinité de Tchimani. Actuellement, la paroisse anime deux communautés chrétiennes annexes: Tchibambouka et Côte Matève. Elle a, en son sein, 19 mouvements d’apostolat d’adultes et 13 autres de jeunes, ainsi que 19 mabundu (communautés) de quartiers.


Pour mieux édifier l’assistance sur l’importance de la célébration du cinquantenaire, les pères ont projeté un documentaire en diapositifs où deux chrétiens octogénaires encore vivants, Bayakissa et Zinga Mouko, ont fait des témoignages sur l’implantation, à Tié-Tié de cette paroisse

Equateur Denis NGUIMBI

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Diocèse d’Owando : La paroisse Christ-Roi a fêté ses 70 ans

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Dimanche 20 novembre 2016, en la fête du Christ Roi de l’univers, les chrétiens de la paroisse Christ-Roi d’Owando, ont célébré le 70ème anniversaire de la fondation de leur paroisse. L’événement a donné lieu à une célébration solennelle par l’évêque du lieu, Mgr Victor Abagna-Mossa, qui était entouré de ses confrères NN.SS Daniel Mizonzo et Yves Marie Monot, respectivement évêque de Nkayi, président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) et évêque de Ouesso.

Des personnalités politiques ont rehaussé de leur présence l’éclat de cette fête animée par les brillantes prestations de la chorale de la paroisse. Les ministres Gilbert Ondongo et Rosalie Kama Niamayoua, le député Daniel Owassa étaient de la partie.

De même, le préfet de la Cuvette, Jean-Pierre Lekoba, l’ambassadeur Bonaventure Engobo y compris les commandants des zones militaires d’Owando et de Gamboma, le professeur Jean-Alexis Elira Dokekias, ancien élève de la mission catholique, ont pris part à cette messe concélébrée par de nombreux prêtres dont l’abbé Guy-Noël Okamba, recteur du Grand-séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha, des curés et vicaires des paroisses du diocèse, alors  que dans l’assistance, on relevait la présence des communautés religieuses du diocèse.


Au début de la messe, l’abbé Paul Ndongba, vicaire général du diocèse, a fait un aperçu sur la fondation de la paroisse Christ-Roi de Fort Rousset ainsi que son évolution jusqu’à nos jours. Pour l’histoire, on peut retenir que le père Jean Jean visita le poste de Fort-Rousset en 1912. Les chrétiens et les catéchumènes allèrent à Boundji ou à Liranga et à Makoua (1930). Les pères Scheer et Noter implantèrent un poste à Linnengué (1939 mission Sainte-Thérèse ainsi qu’à Okouma). La chapelle en bois implantée à Linnengué fut rongée par des termites, sauf la cloche qui orne encore le clocher de Christ-Roi.


En 1945, le père Raymond  Defosse, capitaine en retraite parce que blessé à la bataille de Koufra, reçut à Makoua, la mission d’ouvrir une paroisse. Elle ne fut pas implantée à Linnengué ou à Okouma, mais au poste chef-lieu de la Likouala-Mossaka. L’entreprise ne fut pas si simple, car les frères Trechot, concessionnaires de la Likouala-Mossaka et de la Sangha étaient les propriétaires des sols, des sous-sols, des habitants et de leurs biens.
Le père Defosse, par ailleurs géomètre, réussit à délimiter l’espace de la mission et s’installa le 15 mars 1946, dans une petite case en chiendent, sous le pied d’un Okoume se situant dans l’actuel complexe scolaire Emile Verhile.


Le père Raymond Defosse resta à Fort-Rousset de 1945 à 1948 avant de rentrer en congé, laissant la mission au père Galodé arrivé de Boundji. En 1949, il est rejoint par les pères Martin Bodewes de la paroisse de Ouesso. Les pères Auzanneau et Ollichet furent affectés également à Fort-Rousset. Ce dernier y resta peu de temps, puis s’en alla à Makoua, chargé de l’école des moniteurs de l’enseignement catholique et de la direction du Petit-séminaire Saint Pie X.

Christ-Roi fut l’œuvre de Mgr Verhile


Il fallut attendre l’érection du vicariat apostolique de Fort-Rousset, en 1950 et la nomination d’Emile Verhile, en 1951, comme vicaire apostolique et plus tard comme évêque, pour voir modifier l’aspect de la paroisse en terre battue. Beaucoup de choses furent entreprises, grâce au matériel et outils que ramena de ses congés le père Martin Bodewes. Il est parti de Fort-Rousset en 1955, pour l’Oubangui-Chari, nommé préfet apostolique de Bangassou. Les constructions des presbytères, de la cathédrale et de la résidence furent menées par les frères Quentin Bénard et Clément Tekstar.

L’action éducative


En 1951, le père Pierre Veyrand arriva à Fort-Rousset, pour s’occuper de l’enseignement catholique. Il parcourait le diocèse en compagnie de son chauffeur, Fernand Akira. Inspecteur des enseignements, il organisa même des examens préparatoires au C.e.p.e (Certificat d’études primaires et élémentaires) dont lui-même corrigeait les copies. Travailleur intrépide, il laissa le souvenir d’un vrai patron de l’éducation. On vit donc à Makoua, l’installation du collège Champagnat et du Juvenat tenus par des Maristes.


La première école catholique fut érigée à Linnengué, en 1948. Celle d’Elingossayo fut ouverte en 1949, son cycle allant jusqu’au C.e.2. Des écoles à cycle court virent le jour à Endeké, Boua et Manga. Leurs élèves passèrent le C.e.2 à Linnengué.


En 1954, l’école de Fort-Rousset enregistra un échec cuisant au C.e.p.e. C’était pour la première fois qu’elle présentait des élèves au C.e.p.e. En 1955, l’école enregistra des succès au C.e.p.e, grâce aux actions conjuguées du père Ernst et de M. Sita Gabriel. Désormais une espèce de compétition s’installa entre l’école laïque et l’école catholique. Les élèves des écoles catholiques ne furent pas acceptés dans les lycées publics (Lycées Savorgnan De Brazza et Victor Augagneur). Il en fut de même pour les filles fréquentant Mouyondzi et les garçons à Raymond Paillet de Dolisie. Il y eut une espèce de discrimination entre les jeunes Congolais.

L’action missionnaire


Les structures des villages chrétiens facilitèrent le travail d’évangélisation. Les travailleurs de la C.f.h.b.c (Compagnie française du haut et du bas Congo) allaient au catéchisme à Linnengue-mission.


Dans les villages chrétiens, un catéchiste assurait l’enseignement de l’évangile, faisait réciter le chapelet et chanter; parfois c’était un ancien de Boundji. Une croix plantée  dans le village, au lieu de la prière, montrait que la pratique chrétienne était de rigueur.
Les prêtres grâce aux catéchistes assuraient l’évangélisation. Le père Marcel Joly, pilote de Mgr Verhile, parcourait les quartiers, surtout qu’il parlait correctement koyo. Les premiers catéchistes de la paroisse furent Philippe Ossoka, remplacé par Lucien Ndouemba, du village Okouma. A Linnengue papa Okombi prit la relève de papa Malo. Les pères Ernst et Bierling s’attelèrent à sillonner les gros villages de l’hinterland.

Les prêtres et missionnaires ayant œuvré dans la paroisse Christ-Roi


Le père Defosse; le père Bodewes fut par la suite nommé préfet apostolique à Bangassou (Oubangui Chari, actuelle Rca, République centrafricaine) Mgr Emile Verhille, Mgr Gassongo, évêque auxiliaire de 1965 à 1968; les pères Galodé, Gabriel Ollichet, Pierre Veyran, Marcel Joly, les pères Le Solliec, Jean-Baptiste Schoeffel, Bierling, Martin Josten, Paul Ondia, Pauwels, l’abbé Okoumou, les pères Polonais Adalbert, Stanislas, Bronislas, (tous, fidei donum).


Les abbés Théogène Ossete, Joseph Ndinga, Victor Abagna-Mossa (comme Pro-vicaire général puis vicaire général de Mgr Georges Firmin Singha et de Mgr Ernest Kombo, anciens évêques d’Owando, l’abbé Marcel Gambou Douniama, le père Joseph Letsaka, les abbés Appolinaire Tuta Mompana, Lambert Djokouelé (curé de la paroisse et vicaire général de Mgr Ernest Kombo), Justin Singha (lui aussi curé de la paroisse et vicaire général de Mgr Ernest Kombo et de l’administrateur apostolique  Mgr Louis Portella Mbuyu), Jean-Blaise Bifingou, Godefroy Ondave, Boris Mokelé, Jean Obakani et aujourd’hui, les abbés Trésor Elvis Tandet et Emmanuel Ndinga.


Mgr Georges Firmin Singha affecté à Pointe-Noire sera remplacé par Mgr Ernest Kombo, d’abord comme administrateur en 1988, puis comme évêque de 1990 à 2008. A sa mort, le diocèse d’Owando fut administré par Mgr Louis Portella Mbuyu jusqu’en 2011, année du sacre de Mgr Victor Abagna-Mossa.
Les derniers prêtres spiritains à Fort-Rousset furent les pères Schoeffel, Moysan et Bierling.

La liste des prêtres fils de la paroisse cathédrale Christ-Roi d’Owando
Abbé Julien Ndinga, abbé Appolinaire Ntuta Mupana, abbé Rodrigue Ngassaki, abbé Mesmin Okemba, abbé Gaëtan Pily Ngouembé, abbé Ghislain Mingouessi, abbé Urbain Ikonga, abbé Parfait Elenga, abbé Freddy Obeko, abbé Maslov Okongolonga, abbé Davy Ibara Okemba, abbé Carl Ondongo, abbé Freddy Omangui.


En conclusion, la fête était belle et a démontré la présence catholique à Owando. Sous la direction de l’architecte Clément Mbono, des aménagements restent encore à faire, pour que la cathédrale accueille plus de 600 personnes.
Le présent article rédigé grâce à la collaboration du vicaire général d’Owando, donnera lieu à l’élaboration d’une brochure pour donner une image plus complète de la paroisse Christ-Roi, entourée désormais d’un mur et d’un beau et grand portail.

Julien Lecas A. M.

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Quand les musulmans fêtent la Tabaski, les Congolais sont embêtés

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Quand les musulmans fêtent la Tabaski, les Congolais sont embêtés

Chaque année, la grande fête religieuse des musulmans le rappelle aux Congolais. Lundi 12 septembre 2016, c’était la fête de la Tabaski. La plupart des commerces situés le long des grandes artères et les boulangeries étaient partout fermés. Sur l’avenue de la Paix, Poto-Poto et Moungali, l’avenue de l’O.u.a, à Bacongo, l’avenue des Trois Martyrs de Moungali, à Ouenzé, l’avenue de la Tsiémé, etc., la capitale a donné le sentiment d’une ville morte. C’était fâcheux, quand on avait besoin de faire des achats, parce que, malheureusement, toutes les grandes boutiques et boulangeries sont tenues par des étrangers. Pensons-y, et que cela nous éduque!

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Paroisse Sainte Rita de Moukondo (archidiocèse de Brazzaville) : Célébration du 50e anniversaire de la Communauté Saint Kisito du Congo

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Paroisse Sainte Rita de Moukondo (archidiocèse de Brazzaville) : Célébration du 50e anniversaire de la Communauté Saint Kisito du Congo

La Communauté Saint Kisito du Congo a commémoré les 50 ans de sa création par une messe solennelle d’actions de grâces dimanche 4 septembre 2016, en l’église Sainte Rita de Moukondo, célébrée par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, et concélébrée par de nombreux prêtres: le père Sylvain Vianney Bamana, curé de la paroisse Sainte Rita, coordonnateur national de la C.e.p.e.j (Commission épiscopale pour la pastorale de l’enfance et de la jeunesse), les abbés Olivier Mikoli, aumônier national de la Communauté Saint Kisito, Raymond Nzonzi, David Tchikaya, Freddy Okamba, Vivien Julien Lepers Makoundou, respectivement, aumôniers diocésains de ladite communauté de Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso, Kinkala; le père Yves Martial Moukoko et l’abbé Bernard Mantoumi, tous deux membres de ladite communauté.

Créée en 1966 par le révérend frère Marie Alphonse Doudi, de vénérée mémoire, la communauté est aujourd’hui répandue dans plusieurs diocèses. Des délégations sont venues de Pointe-Noire, Nkayi, Kinkala, Ouesso et Brazzaville, pour participer à la messe marquant le 50e anniversaire et qui était animée par la communauté Saint Kisito de la paroisse Saint Jean Marie Vianney de Mouléké dans l’archidiocèse de Brazzaville. Les participants à la messe ont ainsi savouré la joie du cinquantenaire de la communauté dédiée à Saint Kisito, l’un des plus jeunes des 22 martyrs de l’Ouganda, brûlés vifs en raison de leur foi catholique. Ayant pour devise: Kisito! Toujours unis! Et pour salutation: Amour et joie! En Christ!, la Communauté Saint Kisito a célébré dans l’unité, la fraternité et une ambiance digne de l’événement, les festivités marquant son 50e anniversaire et qui ont permis d’organiser plusieurs activités ayant atteint l’apogée avec la messe dominicale.


C’est le père Yves Martial Moukoko, en sa qualité de membre de la communauté à l’honneur, qui a prononcé l’homélie dans laquelle il s’est appesanti sur la maxime intitulée: «Renoncer à soi-même, pour faire place au Seigneur». Dans la foulée, il a mis en relief son attachement à la communauté Saint Kisito, en affirmant: «J’ai été Kisito, je suis Kisito et je resterai Kisito», encourageant ainsi les membres de cette communauté à la persévérance, en dépit des épreuves de toutes sortes qui jonchent leur parcours.


A la fin de la messe, il y a eu les mots de circonstance de l’abbé Olivier Mikoli et du père Sylvain Vianney Bamana. Ce dernier a achevé son allocution en remettant la carte bancaire de la Communauté Saint Kisito à l’aumônier national.


Intervenant en dernier lieu, Mgr Anatole Milandou a encouragé les membres de la Communauté Saint Kisito à aller de l’avant et à faire plus, tout en rappelant le contexte historique dans lequel sont nées ces communautés. Il a rendu hommage au frère Marie Alphonse Doudi, pour avoir semé, il y a 50 ans jour pour jour, dans des circonstances particulièrement difficiles, le grain qui porte aujourd’hui le nom de la Communauté Saint Kisito. Un repas précédé d’un entretien sous l’égide de Distel Kandza, président national de la Communauté Saint Kisito du Congo, avec les participants à la messe dans l’église Sainte Rita, a servi de boucle à la cérémonie.

Gislain Wilfrid BOUMBA

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