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Un couple de pachydermes fait son apparition à Kinkala, suscitant la curiosité du public

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Un couple de deux grands éléphants a fait son apparition à Kinkala, le vendredi 6 janvier 2017, suscitant une grande curiosité chez les populations. Quand on sait que les forêts du Pool, au Sud de Brazzaville, qui subissent une grande activité humaine de chasse et de déforestation durant des décennies, n’abritent plus de pachydermes ni de félins, depuis les années 40, l’apparition de ces deux éléphants, mâle et femelle, dans un contexte d’insécurité avec des rebelles ninjas-nsiloulou retranchés dans les forêts, suscite des commentaires dans tous les sens.

Selon certains témoignages, ce sont trois éléphants qui étaient aperçus du côté de Vindza. Mais, dans le secteur de Madzia puis de Kinkala, on n’a aperçu que deux éléphants qui, selon les témoins, ne sont pas agressifs. Mais, un jeune, qui s’était trop approché des pachydermes, pour faire des photos, a eu un bras fracturé, par un coup de trompe, et a été admis à l’hôpital de Kinkala.

La ministre de l’économie forestière, Mme Rosalie Matondo, a fait le déplacement de Kinkala, par hélicoptère, pour voir de ses propres yeux les deux éléphants qui avaient de nouveau fait une apparition, dimanche 8 janvier, derrière le stade municipal.

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Nommination de Mgr Richard Appora Ngalanibe, comme évêque coadjuteur de Bambari (Centrafrique) : «La République Centrafricaine vit un temps d’espérance et de renouveau»

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Prêtre de l’Ordre des prêcheurs (Dominicains), jusque-là président de la C.s.m.c (Conférence des supérieurs majeurs de Centrafrique), Mgr Richard Appora Ngalanibe a été nommé, le 10 décembre 2016, évêque coadjuteur du diocèse de Bambari, en République Centrafricaine, par le Pape François. Il connaît bien le Congo, pays où il a travaillé, de 2008 à 2012, comme aumônier universitaire, au C.c.u.b (Centre catholique universitaire de Brazzaville), comme enseignant au Grand séminaire Cardinal Emile Biayenda et formateur à l’inter-noviciat.

Nous l’avons rencontré, à Bangui, lundi 12 décembre, le lendemain de la messe d’action de grâces du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, et dans l’interview qu’il nous a accordée, il parle de sa nouvelle charge, considérant qu’actuellement, «la République Centrafricaine vit un temps d’espérance et de renouveau».


* Monseigneur, le Pape François vous a élevé à la dignité épiscopale comme évêque coadjuteur de Bambari, le diocèse de Mgr Edouard Matos. Comment avez-vous reçu cette nouvelle?


** J’étais très ému! Il y a eu en moi un mélange de sentiments. D’abord, un sentiment de tristesse, parce que je vais devoir, désormais, laisser ma communauté, pour me mettre au service d’une Eglise locale, l’Eglise qui est à Bambari. Puis, émotion et joie se sont entremêlées dans mon esprit et dans mon cœur, parce que le Seigneur a jeté son regard sur ma pauvre personne pour me confier la charge de guider son peuple: le peuple de Dieu qui se trouve dans le diocèse de Bambari.

* Que savez-vous du diocèse de Bambari et quels défis comptez-vous y relever aux côtés de l’évêque titulaire?


** Bambari, vous l’avez certainement appris, est une zone qui est sous tension, où il y a une forte présence des forces armées. La première des choses à laquelle je voudrais m’atteler est de travailler à ce qu’il y ait plus de paix et d’unité dans cette partie de la République Centrafricaine, qu’il y ait la cohésion sociale comme nous essayons de le faire au niveau de Bangui, que des frères et sœurs qui vivent de ce côté, puissent aussi circuler librement et vivre dans la paix. Pour moi, c’est une priorité des priorités, en plus de cela, essayer de redynamiser l’Eglise locale qui est à Bambari, pour que la Parole de Dieu puisse imprégner les cultures, imprégner les cœurs des hommes et femmes de notre temps.


* La situation que traverse aujourd’hui votre pays touche particulièrement la jeunesse, une couche sociale vulnérable. Dans quel axe comptez-vous principalement impliquer la jeunesse?


** La jeunesse est un aspect important de notre pastorale. Vous savez, les groupes rebelles qui pullulent çà et là en République Centrafricaine ont comme première proie, les jeunes qui, généralement, n’ont pas été à l’école. Nous pensons que l’une des priorités, en plus de la paix, à laquelle il faudrait faire attention, c’est l’éducation: faire en sorte que les jeunes qui vivent dans cette partie du pays puissent être instruits, éduqués, aller à l’école. Je crois que l’évangélisation passe aussi par-là. Pour évangéliser les gens, il faut passer par l’éducation, c’est à travers l’éducation qu’on peut inculquer les valeurs chrétiennes, les valeurs tout simplement humaines aux jeunes qui sont nombreux dans cette partie du pays, mais qui, malheureusement, ont été enrôlés dans la rébellion par les différents groupes rebelles.


* Pays meurtri, la Centrafrique est confrontée, désormais, à une situation qui paraît dramatique. Quels sont, d’après vous, les fondamentaux qui existent encore, à partir desquels on peut reconstruire le tissu social dans ce pays?


** Il y a d’abord une chose qui me paraît très importante, le Cardinal a eu à le souligner, quand on était au sanctuaire marial samedi. Je crois que nous vivons un temps d’espérance, un temps de renouveau pour la République Centrafricaine, et il faut y croire. Pour les jeunes, les adultes, les gens qui vivent en République Centrafricaine, il faut croire en un avenir meilleur pour chacun et pour tous les Centrafricains. Il faut pour cela faire des sessions de formation -ici à Bangui c’est déjà faisable-, pour enseigner aux gens l’enseignement social de l’Eglise, pour aider les gens à pouvoir prendre en main la destinée de ce pays, leur pays et faire en sorte que tous et chacun puissent participer à la reconstruction de cette Centrafrique qui a été meurtrie comme vous l’avez dit par les différents événements douloureux que nous avons connus. C’est sur la base de cette conviction que j’ai accepté cette charge. Vous savez, je pouvais dire non, dire qu’il y a des rebelles là-bas, c’est une zone sous tension, je n’y pars pas. Mais j’y vais en ayant la conviction que je peux apporter ma contribution à l’édification de ce pays, à l’édification de la paix dans ce pays.


* Auriez-vous un message particulier, un appel, un souhait?


** L’appel que je lance à tous et à chacun c’est d’abord de prier pour moi parce que la charge est lourde, vu l’ampleur des défis qui m’attendent du côté de Bambari. Le diocèse est vaste, si vous pouvez regarder sa carte, en termes de superficie, c’est un très grand diocèse. Même s’il est vrai qu’il n’y a pas une forte concentration de la population dans cette partie de la République.


Alors, il faut le sillonner avec tous les risques que cela comporte. Mais, je pense qu’avec la grâce de Dieu, nous parviendrons à faire que le diocèse puisse reprendre un souffle nouveau et aider les gens de cette partie du pays à se développer, à vivre dans la quiétude et la paix. Je souhaite que les hommes et les femmes de bonne volonté, y compris ceux de la région, qui peuvent aider à la reconstruction de cette partie de la République Centrafricaine, viennent et nous aident à pouvoir construire ce grand chantier pour lequel le Pape François m’a nommé.

Propos recueillis
à Bangui par Aristide Ghislain NGOUMA

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25ème anniversaire de la Fondation Cardinal Emile Biayenda : Sous le signe du partage et de l’action de grâces au Seigneur

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

5 janvier 1992 - 5 janvier 2017, cela fait 25 ans que la Foceb (Fondation cardinal Emile Biayenda) a vu le jour, dans le but de perpétuer l’action humaniste du Cardinal Emile Biayenda, dont l’Eglise célèbre, cette année, le 40ème anniversaire de son ignoble assassinat. L’évènement marquant le quart de siècle de cette fondation a été célébré samedi 7 janvier 2017, à son siège, au Centre des polios de Moungali, le 4ème arrondissement de Brazzaville.

A cette occasion, il  y a eu une remise de tricycles, de fauteuil roulant et machine à coudre à sept bénéficiaires que sont Nkoudi Amélie, Milandou Hortense, Moudilou Junior, Nganga Valdy, Masanga Antoinette (tricycles); Foudou Abeko (fauteuil roulant) et Tsina Dinitride (machine à coudre). Ces dons sont exclusivement l’œuvre des membres de la Foceb, grâce à leur générosité et l’esprit de partage, qui est le fondement de leur engagement.

Pour Lovic Guy Kinzonzi, membre de la Foceb depuis sa création et secrétaire particulier de Sr Marie Brigitte Yengo, la Foceb a connu, en 25 ans d’existence, des succès mais aussi des difficultés. Les dons de tricycles, fauteuils roulant, cannes blanches, machines à coudre et tablettes pour écriture braille aux personnes vivant avec handicap, sous les auspices des personnalités comme NN.SS. Carrascosa Coso et Jan Romeo Pawlowski (nonces apostoliques au Congo et au Gabon), Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville, Bienvenu Manamika Bafouakouahou, évêque de Dolisie, l’assistance aux orphelins, aux enfants vivant avec le V.i.h-sida et aux enfants scolarisés en situation de vulnérabilité, peuvent être comptés parmi les moments saillants.


Mais, la fondation a connu aussi plusieurs difficultés dues au manque de financement pour l’achat des équipements dont les personnes vivant avec handicap ont besoin. Elle ne réussit à avoir des dons que grâce à la générosité de quelques donateurs nationaux et étrangers, notamment ceux d’Espagne, des Etats-Unis d’Amérique, ainsi que l’esprit de partage de ses membres.


Pour sa part, Sr Marie Brigitte Yengo a souligné que les dons offerts ce jour anniversaire ne sont que le fruit des membres de la Foceb, qui a pour devise: «Amour, dévouement et espérance». Depuis sa création, la Foceb s’attèle, avec le concours de ses partenaires, à redynamiser les valeurs familiales, l’éducation des jeunes par la création des centres d’animation socio-culturelle, la promotion des personnes malades et handicapées, la lutte contre toute forme d’intolérance et de discrimination, telles que prônées par le Cardinal Emile Biayenda.


«Tout au long de sa vie pastorale, le Cardinal Emile Biayenda a travaillé à ce que l’homme réussisse sa vie, comme l’a voulu Dieu. C’est ainsi qu’il s’est beaucoup préoccupé de la famille, cellule de base de toute société, lien et lieu d’amour, lequel aboutit à l’épanouissement de l’enfant dans l’affection et l’éducation en général. C’est dans ce sens que l’action et l’amour du cardinal Emile Biayenda se sont portés sur les laissés pour compte, ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une famille, une éducation, ou en sont devenus dépourvus. A tous, il a donné le témoignage d’une vie de charité, dans le respect de la vraie dignité de l’homme», a-t-elle dit en substance.


Signalons qu’au cours de cette année jubilaire qui marque la commémoration du 40ème anniversaire de la disparition tragique du vénéré pasteur Emile Biayenda, la Foceb entend organiser plusieurs activités, notamment une exposition photos sur la vie du cardinal, la célébration des 40 ans de vie religieuse de sa présidente, Sr Marie Brigitte Yengo, consacrée le 20 février 1977, en compagnie de Sr Marie-Jeanne Ndissa, en la cathédrale Sacré-Cœur, par le cardinal Emile Biayenda. La fondation remercie d’avance tous ceux et toutes celles qui ne ménageront aucun effort, pour soutenir son action encore cette année.

Pascal BIOZI KIMINOU

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Noel pour les déplacés du Pool à Brazzaville

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)
Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)

Messe de Noel avec quelques déplacés de Mbandza-Ndounga (Pool)

Dans le calendrier liturgique catholique actuellement en vigueur, la dénomination exacte est « messe de la nuit ». La formule « messe de Minuit » s'est imposée, du fait de l'habitude de célébrer habituellement cette messe à minuit.

Mais pour les habitants de Mbandza Ndounga en déplacement à Brazzaville, cette messe a eu lieu le 26 décembre en la Paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo (Solennité de Saint Etienne).

En effet, la messe de la nuit  prévue pour célébrer avec toute la solennité nécessaire, l'un des deux événements liturgiques majeurs de l'année, à savoir la naissance de Jésus à Bethléem, traditionnellement nommée « Nativité » avait eu lieu à Mbandza Ndounga où le Père Daleb Mpassy est allé courageusement célébré en présence de 17 Chrétiens restés dans le village.

Et pour les chrétiens en déplacement à Brazzaville, ne pouvant pas se rendre sur place chez eux par peur des attaques armées, une messe leur a été dite à Brazzaville. Celle-ci a connu la participation de plus de 300 fidèles, et la concélébration des abbés Vivien MAKOUNDOU et Fabrice NKODIA: une occasion de se réconforter mutuellement et de reprendre courage.

 

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Messe de Noël dans un village du Département du POOL : 17 chrétiens étaient présents à la messe.

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

La messe a eu lieu le 24 Décembre 2016 à 15h pour que les chrétiens rentrent chez eux avant la tombée de la nuit.

Le prêtre ayant dit la messe s'appelle l'abbé Daleb venceslas Mpassy. Il a pris son courage pour aller célébrer Noël avec les 17 chrétiens que vous voyez sur ces images à la paroisse de Mbandza Ndounga, précisément dans la communauté de Moutampa alors que tout le Département est en peur à cause des attaques des miliciens armés et de la forte présence de l'Armée régulière Congolaise. Cette Communauté regroupe à peu près 150 Chrétiens en temps normal. Mais elle s'est vidée et s'est vue déportée à Brazzaville à cause des événements et troubles sociaux que traversent le département.

Nous prions pour cette partie du Pays et comptons sur votre soutien pour redonner espoir à ces chrétiens. Notons qu'à Mbandza-Ndounga centre (où se situe la Paroisse), il n'y a pas eu de Messe. La Paroisse reste momentanément sans prêtre, et les prêtres viennent de Brazzaville pour essayer de garder et maintenir la flamme de la Foi.

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Paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo (Archidiocèse de Brazzaville) : Chrétienne engagée, Mme Marianne Bemba repose au cimetière Ma Campagne

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Membre de la Fraternité Sainte Bernadette de la paroisse Saint Pierre Claver de Bacongo, dans l’archidiocèse de Brazzaville, retraitée de la S.n.e (Société nationale d’électricité) et mère biologique de l’abbé Mesmin Prosper Massengo, vicaire judiciaire de Brazzaville et secrétaire général de l’Acerac (Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale), Mme Marianne Bemba a été rappelée à Dieu, jeudi 8 décembre 2016, en la solennité de l’Immaculée Conception, alors qu’elle était admise au service de réanimation du Chu (Centre hospitalier et universitaire) de Brazzaville.

 

Elle a été inhumée vendredi 16 décembre 2016, au cimetière Mâ Campagne, à Kinsoundi, après une messe des funérailles, en l’église Saint Pierre Claver, célébrée par Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, évêque de Dolisie, et concélébrée par NN.SS Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Miguel Angel Olaverri, évêque de Pointe-Noire, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, Mgr Patrick Saw Zay Han, secrétaire de la Nonciature apostolique, ainsi que de nombreux prêtres venus aussi bien de l’étranger que de différents diocèses du pays. Le tout sous l’animation de la chorale paroissiale Tanga-ni-Tanga et du chœur diocésain Les amis du grégorien.


Plusieurs personnalités ont participé à la messe en mémoire de maman Marianne Bemba, aux côtés des religieux et religieuses de diverses congrégations et des fidèles chrétiens vêtus pour certains de l’uniforme de leurs mouvements d’apostolat respectifs, apportant ainsi compassion, réconfort et consolation à la famille éprouvée.


Après le rite d’accueil de la dépouille mortelle dans l’église, l’abbé Yvon Bienvenu Mabandza, condisciple et compagnon depuis de longues années de l’abbé Mesmin Prosper Massengo, a prononcé l’homélie dans laquelle il a établi le lien entre la défunte et la Fraternité Sainte Bernadette dans laquelle la défunte a milité comme chrétienne engagée. Le prédicateur a mis en exergue les vertus et les traits fondamentaux de la vie de cette maman qui a donné un prêtre à l’Eglise.


Peu avant la prière du dernier adieu, prononcée par Mgr Anatole Milandou, l’abbé Mesmin Prosper Massengo a prononcé le mot de remerciements, au nom de la famille. Il a mis en relief l’historique de ses rapports et ceux de la défunte avec le prédicateur et le célébrant avec qui ils cheminent depuis 1983. De même, l’abbé Mesmin Massengo voulant raviver les liens qu’entretenaient leurs parents biologiques, a rappelé au peuple de Dieu que maman Loutaya, mère de Mgr Bienvenu Manamika, a été inhumée, trois semaines auparavant. Maman Marianne Bemba repose désormais au cimetière Mâ Campagne, à Kinsoundi.

Gislain Wilfrid
BOUMBA

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Archidiocèse de Bangui (République Centrafricaine) : Messe d’accueil du Cardinal Dieudonné Nzapalainga, dans la joie du peuple de Dieu

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Dieu a visité son peuple! C’est ainsi qu’on peut traduire la joie du peuple centrafricain, qui a rendu grâce au Seigneur, dimanche 11 décembre 2016, troisième dimanche de l’Avent, appelé en latin dimanche «gaudete» (dimanche de la joie). C’était à l’occasion de la messe d’accueil de l’archevêque de Bangui, le nouveau Cardinal Dieudonné Nzapalainga, créé lors du consistoire public que le Pape François a présidé le 19 novembre dernier, à Rome, la veille de la clôture du jubilé de la miséricorde.

Hommes, femmes, jeunes et vieux, ils étaient tous réunis au stade de Bangui, qui compte vingt mille places assises, rempli aux trois quarts. Tous, chrétiens catholiques ou non s’étaient mobilisés comme un seul homme, pour accueillir leur pasteur, en rendant grâce à Dieu pour le don du tout premier cardinal centrafricain: Dieudonné Nzapalainga.


La messe, haute en couleurs, a débuté en sango, la langue nationale du pays, et a connu plusieurs temps forts. On peut retenir essentiellement la procession de l’évangéliaire qui a mis en exergue le rite de l’inculturation à travers lequel une femme portait sur sa tête l’évangile dans une calebasse, l’homélie prononcée à la fois en français et en sango au cours de laquelle le Cardinal Dieudonné Nzapalainga était sans cesse ovationné, la procession des offrandes marquée par le passage à tour de rôle des membres des différentes délégations et des communautés paroissiales et fraternités de l’archidiocèse de Bangui, les accolades que se sont donné le Cardinal Nzapalainga et ceux qu’on appelle désormais ses deux compagnons: l’imam et le pasteur, les allocutions de Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, président de la C.e.n.c (Conférence épiscopale nationale du Cameroun), président de l’Acerac (Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale) et de Mgr Mathieu Madega Lebouakehan, évêque de Mouila, président de la C.e.g (Conférence épiscopale du Gabon) et premier vice-président du Sceam (Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar). Puis, le mot de remerciements, en sango, du Cardinal Dieudonné Nzapalainga.
Dans son homélie, le Cardinal Nzapalainga a épinglé plusieurs sujets de fond, notamment la paix dont le pays a soif, les ressources dont regorge la Centrafrique et qui, selon lui, «sont objet de convoitise et source des malheurs» du peuple. Il a épinglé aussi les maux qui minent le pays notamment la mauvaise gouvernance, la pauvreté, le tribalisme, le népotisme, le régionalisme, la corruption et bien d’autres fléaux qui gangrènent la société centrafricaine. Au nom de ses compatriotes, il a demandé pardon à Dieu pour la marche à reculons du pays, 58 ans après la proclamation de la République. Il a également exhorté le peuple centrafricain à l’espérance et en l’édifiant sur son élévation et sur ce qu’il faut savoir d’un cardinal. «Nous avons soif de la présence de Dieu, nous avons soif de la paix et nous pensons que Dieu peut nous communiquer cette paix, afin que nous en devenions des artisans pour nos frères et nos sœurs». «Le peuple centrafricain a beaucoup souffert, nous continuons à faire du mal, trop de sang a coulé et coule encore (…). Les dégâts sont énormes et, pourtant, l’histoire nous enseigne qu’en Afrique centrale, la Centrafrique était parmi les tout premiers pays à avoir la télévision, l’université. La capitale de notre pays s’appelait Bangui-la-coquette et non Bangui-la-roquette», a dit le Cardinal Nzapalainga, qui a vanté les valeurs d’unité, de la dignité et du travail, léguées par Barthélemy Boganda, le père de la Nation centrafricaine.


La célébration eucharistique a rassemblé une quinzaine d’évêques et des dizaines de prêtres qui entouraient le cardinal, et a été rehaussée de la présence, entre autres, du Président Faustin-Archange Touadéra et son épouse, le président de l’assemblée nationale, Karim Mekassoua, et d’autres députés, le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji et les membres du gouvernement, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, les ambassadeurs et représentants du corps diplomatique en République centrafricaine, le maire de Bangui, Raymond Emile Gros Nakombo, les religieux et religieuses, le président de la communauté islamique en Centrafrique, Oumar Kobine Layama, le président de l’alliance des évangéliques en Centrafrique, le pasteur Guerekoyame-Gbangou.


La délégation congolaise à cette messe était conduite par Mgr Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi, président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) et était forte de six évêques, NN.SS Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Yves Marie Monot, évêque de Ouesso, Jean Gardin, évêque d’Impfondo, Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma, des prêtres et des religieuses.


Comme prévoyait le programme des festivités, cette messe a été précédée d’un pèlerinage au sanctuaire marial de Ngukomba, à plus de 20 kilomètres de Bangui, samedi 10 décembre 2016. Ce pèlerinage a rassemblé des milliers de chrétiens et a vu la participation du Chef de l’Etat, des membres du gouvernement, du président de l’Assemblée nationale et de beaucoup d’autres autorités du pays.


Notons que l’archidiocèse de Bangui, avec environ un million d’habitants, compte actuellement 26 paroisses, soit 20 en zone urbaine et 6 en zone rurale. Le pays lui-même, meurtri par des conflits fratricides, compte à ce jour neuf diocèses et dix évêques, dont le tout fraichement nommé samedi 10 décembre, le frère Richard Appora, dominicain, que le Pape a choisi comme coadjuteur de Bambari, le diocèse de Mgr Edouard Matos. Les catholiques représentent entre 40 et 45% de la population. Le Cardinal Nzapalainga est le quatrième archevêque de Bangui, après NN.SS Cucherousset, le tout premier, Joachim Ndayen et Paulin Pomodimo.

Aristide Ghislain NGOUMA
Envoyé spécial


Ils ont dit….


*Mgr Daniel Mizonzo, évêque de Nkayi, président de la C.e.c:
**«D’abord, il faut dire qu’à la fin de l’année de la miséricorde, Dieu a fait miséricorde à notre sous-région Acerac, de nous avoir offert ce beau cadeau du Cardinal. Nous sommes venus aussi, parce qu’entre le Congo et la République Centrafricaine, nous sommes des frères amis. Beaucoup de séminaristes centrafricains, depuis Mgr Ndayen, venaient au Grand-séminaire de Brazzaville. Je crois que Mgr Ndayen était même jusqu’à Mbamou, avec le Cardinal Biayenda et d’autres. Donc pour nous, c’est un signe des temps important, disons un don de Dieu pour notre sous-région et pour notre association, l’Acerac. Je peux dire que Dieu a visité son peuple et particulièrement le peuple de Bangui, le peuple de la RCA. Comme a dit le Cardinal lui-même, c’est un peuple qui a souffert et Dieu lui a fait un clin d’œil, il a vraiment montré son visage de miséricorde.»


*Mgr Joseph-Marie Ngoui Akandji, prélat de Sa Sainteté et doyen du clergé centrafricain:
**«Je voudrais d’abord dire que je suis actuellement le doyen de tous les prêtres de Centrafrique, et même du Congo, du Cameroun, du Gabon et de l’Afrique centrale, naguère Afrique équatoriale. Comme vous venez de voir, pour moi qui suis l’un des premiers prêtres, après Boganda, je suis le quatrième et je viens de fêter mes 60 ans de sacerdoce. Pour moi, c’est une grande chance d’avoir vécu jusqu’à voir un nouveau Cardinal dans notre Eglise d’Afrique centrale, après mon ami, mon frère Emile Biayenda avec qui j’ai fait le séminaire au Congo».


*Oumar Kobine Layama, Imam de Bangui, président du Conseil islamique:
**«Pour moi, c’est une joie de tout cœur, de partager cette journée avec mon compagnon»

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Paroisse Saint Jean Bosco (Diocèse de Pointe-Noire) : Vers la célébration du cinquantenaire

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Créée en 1967, la paroisse Saint Jean Bosco, dans le diocèse de Pointe-Noire, va célébrer, du 7 au 9 juillet 2017, le cinquantenaire de sa création, sous le thème générique: «Cinquante ans au service de l’évangélisation». Prélude à cette fête chrétienne paroissiale, les pères Virgile Biyoghe (S.d.b), curé de la paroisse, et Jérémie Louzolo ont animé, samedi 10 décembre 1916, une conférence de presse dans l’église Saint Jean Bosco, pour parler de cet événement.


Le père Virgile Biyoghe a exposé sur le sous thème: «Les repères bibliques et théologique de l’évangélisation». Son confrère, le père Jérémie Louzolo, s’est appesanti sur le sous-thème: «La dimension pastorale de l’évangélisation de la paroisse Saint Jean Bosco». Pour la petite histoire, il faut savoir que depuis 1967, la paroisse Saint Jean Bosco a accueilli au total 52 missionnaires salésiens étrangers ou natifs du pays. Certains reposent au cimetière de Loango, comme le père Antoine Tanguy et le frère Dieudonné Makouala. Premier salésien congolais, le père Fabien Lijeot est enterré à Sibiti (département de la Lékoumou).


La paroisse a connu neuf comités paroissiaux ou conseils paroissiaux. Depuis 50 ans, elle a 19.746 baptêmes et célébré 634 mariages religieux. Saint Jean Bosco a donné naissance à trois paroisses sœurs notamment Saint Joseph de Loussala, Saint Esprit de Mpaka et Sainte Trinité de Tchimani. Actuellement, la paroisse anime deux communautés chrétiennes annexes: Tchibambouka et Côte Matève. Elle a, en son sein, 19 mouvements d’apostolat d’adultes et 13 autres de jeunes, ainsi que 19 mabundu (communautés) de quartiers.


Pour mieux édifier l’assistance sur l’importance de la célébration du cinquantenaire, les pères ont projeté un documentaire en diapositifs où deux chrétiens octogénaires encore vivants, Bayakissa et Zinga Mouko, ont fait des témoignages sur l’implantation, à Tié-Tié de cette paroisse

Equateur Denis NGUIMBI

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Diocèse d’Owando : La paroisse Christ-Roi a fêté ses 70 ans

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Dimanche 20 novembre 2016, en la fête du Christ Roi de l’univers, les chrétiens de la paroisse Christ-Roi d’Owando, ont célébré le 70ème anniversaire de la fondation de leur paroisse. L’événement a donné lieu à une célébration solennelle par l’évêque du lieu, Mgr Victor Abagna-Mossa, qui était entouré de ses confrères NN.SS Daniel Mizonzo et Yves Marie Monot, respectivement évêque de Nkayi, président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) et évêque de Ouesso.

Des personnalités politiques ont rehaussé de leur présence l’éclat de cette fête animée par les brillantes prestations de la chorale de la paroisse. Les ministres Gilbert Ondongo et Rosalie Kama Niamayoua, le député Daniel Owassa étaient de la partie.

De même, le préfet de la Cuvette, Jean-Pierre Lekoba, l’ambassadeur Bonaventure Engobo y compris les commandants des zones militaires d’Owando et de Gamboma, le professeur Jean-Alexis Elira Dokekias, ancien élève de la mission catholique, ont pris part à cette messe concélébrée par de nombreux prêtres dont l’abbé Guy-Noël Okamba, recteur du Grand-séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha, des curés et vicaires des paroisses du diocèse, alors  que dans l’assistance, on relevait la présence des communautés religieuses du diocèse.


Au début de la messe, l’abbé Paul Ndongba, vicaire général du diocèse, a fait un aperçu sur la fondation de la paroisse Christ-Roi de Fort Rousset ainsi que son évolution jusqu’à nos jours. Pour l’histoire, on peut retenir que le père Jean Jean visita le poste de Fort-Rousset en 1912. Les chrétiens et les catéchumènes allèrent à Boundji ou à Liranga et à Makoua (1930). Les pères Scheer et Noter implantèrent un poste à Linnengué (1939 mission Sainte-Thérèse ainsi qu’à Okouma). La chapelle en bois implantée à Linnengué fut rongée par des termites, sauf la cloche qui orne encore le clocher de Christ-Roi.


En 1945, le père Raymond  Defosse, capitaine en retraite parce que blessé à la bataille de Koufra, reçut à Makoua, la mission d’ouvrir une paroisse. Elle ne fut pas implantée à Linnengué ou à Okouma, mais au poste chef-lieu de la Likouala-Mossaka. L’entreprise ne fut pas si simple, car les frères Trechot, concessionnaires de la Likouala-Mossaka et de la Sangha étaient les propriétaires des sols, des sous-sols, des habitants et de leurs biens.
Le père Defosse, par ailleurs géomètre, réussit à délimiter l’espace de la mission et s’installa le 15 mars 1946, dans une petite case en chiendent, sous le pied d’un Okoume se situant dans l’actuel complexe scolaire Emile Verhile.


Le père Raymond Defosse resta à Fort-Rousset de 1945 à 1948 avant de rentrer en congé, laissant la mission au père Galodé arrivé de Boundji. En 1949, il est rejoint par les pères Martin Bodewes de la paroisse de Ouesso. Les pères Auzanneau et Ollichet furent affectés également à Fort-Rousset. Ce dernier y resta peu de temps, puis s’en alla à Makoua, chargé de l’école des moniteurs de l’enseignement catholique et de la direction du Petit-séminaire Saint Pie X.

Christ-Roi fut l’œuvre de Mgr Verhile


Il fallut attendre l’érection du vicariat apostolique de Fort-Rousset, en 1950 et la nomination d’Emile Verhile, en 1951, comme vicaire apostolique et plus tard comme évêque, pour voir modifier l’aspect de la paroisse en terre battue. Beaucoup de choses furent entreprises, grâce au matériel et outils que ramena de ses congés le père Martin Bodewes. Il est parti de Fort-Rousset en 1955, pour l’Oubangui-Chari, nommé préfet apostolique de Bangassou. Les constructions des presbytères, de la cathédrale et de la résidence furent menées par les frères Quentin Bénard et Clément Tekstar.

L’action éducative


En 1951, le père Pierre Veyrand arriva à Fort-Rousset, pour s’occuper de l’enseignement catholique. Il parcourait le diocèse en compagnie de son chauffeur, Fernand Akira. Inspecteur des enseignements, il organisa même des examens préparatoires au C.e.p.e (Certificat d’études primaires et élémentaires) dont lui-même corrigeait les copies. Travailleur intrépide, il laissa le souvenir d’un vrai patron de l’éducation. On vit donc à Makoua, l’installation du collège Champagnat et du Juvenat tenus par des Maristes.


La première école catholique fut érigée à Linnengué, en 1948. Celle d’Elingossayo fut ouverte en 1949, son cycle allant jusqu’au C.e.2. Des écoles à cycle court virent le jour à Endeké, Boua et Manga. Leurs élèves passèrent le C.e.2 à Linnengué.


En 1954, l’école de Fort-Rousset enregistra un échec cuisant au C.e.p.e. C’était pour la première fois qu’elle présentait des élèves au C.e.p.e. En 1955, l’école enregistra des succès au C.e.p.e, grâce aux actions conjuguées du père Ernst et de M. Sita Gabriel. Désormais une espèce de compétition s’installa entre l’école laïque et l’école catholique. Les élèves des écoles catholiques ne furent pas acceptés dans les lycées publics (Lycées Savorgnan De Brazza et Victor Augagneur). Il en fut de même pour les filles fréquentant Mouyondzi et les garçons à Raymond Paillet de Dolisie. Il y eut une espèce de discrimination entre les jeunes Congolais.

L’action missionnaire


Les structures des villages chrétiens facilitèrent le travail d’évangélisation. Les travailleurs de la C.f.h.b.c (Compagnie française du haut et du bas Congo) allaient au catéchisme à Linnengue-mission.


Dans les villages chrétiens, un catéchiste assurait l’enseignement de l’évangile, faisait réciter le chapelet et chanter; parfois c’était un ancien de Boundji. Une croix plantée  dans le village, au lieu de la prière, montrait que la pratique chrétienne était de rigueur.
Les prêtres grâce aux catéchistes assuraient l’évangélisation. Le père Marcel Joly, pilote de Mgr Verhile, parcourait les quartiers, surtout qu’il parlait correctement koyo. Les premiers catéchistes de la paroisse furent Philippe Ossoka, remplacé par Lucien Ndouemba, du village Okouma. A Linnengue papa Okombi prit la relève de papa Malo. Les pères Ernst et Bierling s’attelèrent à sillonner les gros villages de l’hinterland.

Les prêtres et missionnaires ayant œuvré dans la paroisse Christ-Roi


Le père Defosse; le père Bodewes fut par la suite nommé préfet apostolique à Bangassou (Oubangui Chari, actuelle Rca, République centrafricaine) Mgr Emile Verhille, Mgr Gassongo, évêque auxiliaire de 1965 à 1968; les pères Galodé, Gabriel Ollichet, Pierre Veyran, Marcel Joly, les pères Le Solliec, Jean-Baptiste Schoeffel, Bierling, Martin Josten, Paul Ondia, Pauwels, l’abbé Okoumou, les pères Polonais Adalbert, Stanislas, Bronislas, (tous, fidei donum).


Les abbés Théogène Ossete, Joseph Ndinga, Victor Abagna-Mossa (comme Pro-vicaire général puis vicaire général de Mgr Georges Firmin Singha et de Mgr Ernest Kombo, anciens évêques d’Owando, l’abbé Marcel Gambou Douniama, le père Joseph Letsaka, les abbés Appolinaire Tuta Mompana, Lambert Djokouelé (curé de la paroisse et vicaire général de Mgr Ernest Kombo), Justin Singha (lui aussi curé de la paroisse et vicaire général de Mgr Ernest Kombo et de l’administrateur apostolique  Mgr Louis Portella Mbuyu), Jean-Blaise Bifingou, Godefroy Ondave, Boris Mokelé, Jean Obakani et aujourd’hui, les abbés Trésor Elvis Tandet et Emmanuel Ndinga.


Mgr Georges Firmin Singha affecté à Pointe-Noire sera remplacé par Mgr Ernest Kombo, d’abord comme administrateur en 1988, puis comme évêque de 1990 à 2008. A sa mort, le diocèse d’Owando fut administré par Mgr Louis Portella Mbuyu jusqu’en 2011, année du sacre de Mgr Victor Abagna-Mossa.
Les derniers prêtres spiritains à Fort-Rousset furent les pères Schoeffel, Moysan et Bierling.

La liste des prêtres fils de la paroisse cathédrale Christ-Roi d’Owando
Abbé Julien Ndinga, abbé Appolinaire Ntuta Mupana, abbé Rodrigue Ngassaki, abbé Mesmin Okemba, abbé Gaëtan Pily Ngouembé, abbé Ghislain Mingouessi, abbé Urbain Ikonga, abbé Parfait Elenga, abbé Freddy Obeko, abbé Maslov Okongolonga, abbé Davy Ibara Okemba, abbé Carl Ondongo, abbé Freddy Omangui.


En conclusion, la fête était belle et a démontré la présence catholique à Owando. Sous la direction de l’architecte Clément Mbono, des aménagements restent encore à faire, pour que la cathédrale accueille plus de 600 personnes.
Le présent article rédigé grâce à la collaboration du vicaire général d’Owando, donnera lieu à l’élaboration d’une brochure pour donner une image plus complète de la paroisse Christ-Roi, entourée désormais d’un mur et d’un beau et grand portail.

Julien Lecas A. M.

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Quand les musulmans fêtent la Tabaski, les Congolais sont embêtés

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Quand les musulmans fêtent la Tabaski, les Congolais sont embêtés

Chaque année, la grande fête religieuse des musulmans le rappelle aux Congolais. Lundi 12 septembre 2016, c’était la fête de la Tabaski. La plupart des commerces situés le long des grandes artères et les boulangeries étaient partout fermés. Sur l’avenue de la Paix, Poto-Poto et Moungali, l’avenue de l’O.u.a, à Bacongo, l’avenue des Trois Martyrs de Moungali, à Ouenzé, l’avenue de la Tsiémé, etc., la capitale a donné le sentiment d’une ville morte. C’était fâcheux, quand on avait besoin de faire des achats, parce que, malheureusement, toutes les grandes boutiques et boulangeries sont tenues par des étrangers. Pensons-y, et que cela nous éduque!

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Paroisse Sainte Rita de Moukondo (archidiocèse de Brazzaville) : Célébration du 50e anniversaire de la Communauté Saint Kisito du Congo

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Paroisse Sainte Rita de Moukondo (archidiocèse de Brazzaville) : Célébration du 50e anniversaire de la Communauté Saint Kisito du Congo

La Communauté Saint Kisito du Congo a commémoré les 50 ans de sa création par une messe solennelle d’actions de grâces dimanche 4 septembre 2016, en l’église Sainte Rita de Moukondo, célébrée par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, et concélébrée par de nombreux prêtres: le père Sylvain Vianney Bamana, curé de la paroisse Sainte Rita, coordonnateur national de la C.e.p.e.j (Commission épiscopale pour la pastorale de l’enfance et de la jeunesse), les abbés Olivier Mikoli, aumônier national de la Communauté Saint Kisito, Raymond Nzonzi, David Tchikaya, Freddy Okamba, Vivien Julien Lepers Makoundou, respectivement, aumôniers diocésains de ladite communauté de Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso, Kinkala; le père Yves Martial Moukoko et l’abbé Bernard Mantoumi, tous deux membres de ladite communauté.

Créée en 1966 par le révérend frère Marie Alphonse Doudi, de vénérée mémoire, la communauté est aujourd’hui répandue dans plusieurs diocèses. Des délégations sont venues de Pointe-Noire, Nkayi, Kinkala, Ouesso et Brazzaville, pour participer à la messe marquant le 50e anniversaire et qui était animée par la communauté Saint Kisito de la paroisse Saint Jean Marie Vianney de Mouléké dans l’archidiocèse de Brazzaville. Les participants à la messe ont ainsi savouré la joie du cinquantenaire de la communauté dédiée à Saint Kisito, l’un des plus jeunes des 22 martyrs de l’Ouganda, brûlés vifs en raison de leur foi catholique. Ayant pour devise: Kisito! Toujours unis! Et pour salutation: Amour et joie! En Christ!, la Communauté Saint Kisito a célébré dans l’unité, la fraternité et une ambiance digne de l’événement, les festivités marquant son 50e anniversaire et qui ont permis d’organiser plusieurs activités ayant atteint l’apogée avec la messe dominicale.


C’est le père Yves Martial Moukoko, en sa qualité de membre de la communauté à l’honneur, qui a prononcé l’homélie dans laquelle il s’est appesanti sur la maxime intitulée: «Renoncer à soi-même, pour faire place au Seigneur». Dans la foulée, il a mis en relief son attachement à la communauté Saint Kisito, en affirmant: «J’ai été Kisito, je suis Kisito et je resterai Kisito», encourageant ainsi les membres de cette communauté à la persévérance, en dépit des épreuves de toutes sortes qui jonchent leur parcours.


A la fin de la messe, il y a eu les mots de circonstance de l’abbé Olivier Mikoli et du père Sylvain Vianney Bamana. Ce dernier a achevé son allocution en remettant la carte bancaire de la Communauté Saint Kisito à l’aumônier national.


Intervenant en dernier lieu, Mgr Anatole Milandou a encouragé les membres de la Communauté Saint Kisito à aller de l’avant et à faire plus, tout en rappelant le contexte historique dans lequel sont nées ces communautés. Il a rendu hommage au frère Marie Alphonse Doudi, pour avoir semé, il y a 50 ans jour pour jour, dans des circonstances particulièrement difficiles, le grain qui porte aujourd’hui le nom de la Communauté Saint Kisito. Un repas précédé d’un entretien sous l’égide de Distel Kandza, président national de la Communauté Saint Kisito du Congo, avec les participants à la messe dans l’église Sainte Rita, a servi de boucle à la cérémonie.

Gislain Wilfrid BOUMBA

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Canonisation de Sainte Mère Teresa de Calcutta: la Mère des pauvres

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Canonisation de Sainte Mère Teresa de Calcutta: la Mère des pauvres

L’événement de ce dimanche au Vatican a été, bien entendu, la canonisation de Mère Teresa de Calcutta. A vrai dire, l’élévation à “la dignité des autels” de la fondatrice des Missionnaires de la Charité, n’a été qu’une formalité pour l’Eglise tant dans le cœur des plus humbles, en Inde et partout où sa congrégation est active, Mère Teresa était déjà la sainte de tous. En Inde, dix-neuf ans après sa mort, des milliers de chrétiens, d’hindous et de musulmans continuent de venir sur sa tombe à la Mother House, la maison-mère des Missionnaires de la Charité à Calcutta.


Canonisée ce dimanche 4 septembre au cours d’une messe célébrée sur la Place Saint Pierre à Rome par le Pape François, la figure de Mère Teresa a drainé une foule immense.
Mère Teresa avait été béatifiée à Rome par Saint Jean-Paul II, le 19 octobre 2003, à l’occasion de la Journée mondiale des Missions; elle avait alors été proclamée la «Mère des pauvres». Dimanche, plus d’un million de fidèles ont pris part à la messe de sa canonisation, dont une quinzaine de chefs d’Etat venus du monde entier.


Dans le courant de la semaine aussi le Pape a présidé, c’était jeudi après-midi dans la Basilique Saint Pierre, les vêpres pour la 2è Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création. C’est le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, qui a donné l’homélie. Il a rappelé que «l’homme est créé à l’image de Dieu, dans le sens où il participe à l’essence intime de Dieu qui est d’être une relation d’amour entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint.» Saint Thomas d’Aquin définit comme «relations subsistantes» les personnes divines. Chacune d’elle n’a pas une relation l’une avec l’autre, mais elle est cette relation. Seul l’homme – en tant que personne capable de relations libres et conscientes – participe à cette dimension personnelle et relationnelle de Dieu. La Trinité étant une communion d’amour, elle créa l’homme comme un «être en relation». C’est dans ce sens que l’homme est «à l’image de Dieu».


En des mots plus simples, le Pape François a pour sa part adressé au monde un message dans lequel il rappelle que «les changements climatiques contribuent aussi à la crise poignante des migrants forcés. Les pauvres du monde, qui sont aussi les moins responsables des changements climatiques, sont les plus vulnérables et en subissent déjà les effets. Quand nous maltraitons la nature, nous maltraitons aussi les êtres humains», réaffirme le Saint-Père.
Une autre grande nouvelle au Vatican durant la semaine écoulée est la création d’un nouveau dicastère. Dans le cadre des réformes de la Curie romaine qu’il a entamées, le Pape François a émis un Motu proprio par lequel il institue un nouveau «Dicastère pour le Service du développement humain de la personne».


Ce dicastère qui entrera en fonction le 1er janvier prochain, exprimera «la sollicitude du souverain pontifie envers l’humanité souffrante» recueillera et évaluera des documents concernant la justice, la paix, le progrès des peuples, la défense de la dignité, des droits humains, ceux touchant en particulier au travail, dont celui des mineurs. Il s’intéressera aux questions liées à l’esclavage, aux migrations, à l’armement, aux formes de torture, la peine de mort et bien sûr aux changements climatiques. Il fusionnera les compétences de quatre Conseils pontificaux qui seront dissous: Justice et paix, Cor Unum, pour la Pastorale de la santé, mais aussi des migrants et des personnes en déplacement. Un préfet a été nommé, c’est le cardinal ghanéen Peter Turkson, actuel président de Justice et Paix. Il est précisé qu’une section de ce dicastère sera spécifiquement consacrée aux phénomènes migratoires et c’est le Pape en personne qui la conduira ad tempus, c’est-à-dire de manière provisoire.
A la semaine prochaine!

Albert S. MIANZOUKOUTA
(Correspondant au Vatican)

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Paroisse Saint Matthieu de Mbanza-Ndounga (Diocèse de Kinkala) : Les jeunes ont effectué une sortie à Brazzaville

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville
les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville

les Jeunes de Mbandza-Ndounga en sortie à Brazzaville

En dates du samedi 21 au Dimanche 22 Juin 2016, a eu lieu la sortie annuelle de la Jeunesse Catholique de la Paroisse Saint Matthieu de Mbandza-Ndounga à Brazzaville, sous la tutelle de l'abbé Reise Paraclet Moutsila, vicaire de la paroisse et aumônier de la Jeunesse.

En effet, chaque année, environ 150 Jeunes et Enfants de notre Paroisse effectuent le déplacement de Mbandza-Ndounga vers une autre localité du pays dans le souci de la découverte et des échanges entre jeunes d'autres paroisses.

Ainsi, après le déplacement de Mbandza-Ndounga à Moutampa en février 2014, cette année les Jeunes se sont rendus à Brazzaville pour une sortie: "découverte des lieux historiques de notre pays".

Les enfants ont ainsi visité le nouveau Pont Viaduque sur la Corniche, le Mémorial de Brazzaville, la Tour Nabemba, la Basilique Sainte Anne, la Cathédrale Sacré-cœur, etc.

Tout cela dans une atmosphère de fraternité et de prière.

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Obsèques de Mgr Jean-Pierre GALLET et mot du délégué des prêtres du diocèse de Kinkala

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Cérémonie et messe des obsèques du Père Jean-Pierre Gallet
Cérémonie et messe des obsèques du Père Jean-Pierre Gallet
Cérémonie et messe des obsèques du Père Jean-Pierre Gallet
Cérémonie et messe des obsèques du Père Jean-Pierre Gallet
Cérémonie et messe des obsèques du Père Jean-Pierre Gallet

Cérémonie et messe des obsèques du Père Jean-Pierre Gallet

Le diocèse de Kinkala, le diocèse de coutances, son frère, ses trois sœurs et toute la famille GALLET-DUFOURCQ ont la tristesse de vous faire part du rappel à Dieu du père Jean-Pierre GALLET, prêtre missionnaire au Congo-Brazzaville durant 50 ans. Ses obsèques religieuses ont été célébrées le jeudi 18 août 2016, à 15heures, en l’église de La Bastide-Clairence.

Une délégation de 4 prêtres Congolais était présente pour représenter l'évêque du Diocèse de Kinkala (Mgr Louis Portella ) empêché et aussi tous le diocèse de kinkala où le père Gallet a servi durant 50 ans.

Les visites ont eu lieu au funérarium de Hasparren.PF funérarium Dabbadie,41, rue Francis-Jammes, Hasparren,tél.05.59.29.41.14.

Lieux de résidence: La Bastide-Clairence

Mot du délégué des prêtres du diocèse de Kinkala présent aux funérailles

Une délégation des prêtres du diocèse de Kinkala était présente aux funérailles de Mgr Jean-Pierre Gallet, célébrées le 18 août 2016, à La Bastide-Clairence, en France. À cette occasion, l’Abbé Isaac Bitsoumanou, qui fait partie de cette délégation, a prononcé le mot suivant, en hommage à l’illustre disparu :

« Tata Gallet, on l’appelait affectueusement ainsi pour dire « papa », était un père pour nous, né français mais congolais de culture. Il avait souhaité que ses funérailles se fassent au Congo mais le Très-haut en a décidé autrement.

Curé et, à partir de 1987, quand il y a eu la création du nouveau diocèse de Kinkala, il a occupé plusieurs fonctions dans l’Église du Congo. Il a travaillé avec Monseigneur Anatole Milandou, l’actuel archevêque de Brazaville. C’était un bâtisseur, un fondateur et, avec cet évêque, il a été l’économe, le procureur du diocèse de Kinkala. Tous les deux ont mis en place les Frères des Campagnes de Saint-Augustin, parce que notre diocèse a pour Saint-Patron, Saint-Augustin. Ainsi, il voulait relancer le développement du diocèse. Chose qui fut faite, malheureusement, la guerre est passée par là et a détruit beaucoup de choses. Avec Monseigneur Milandou, le premier évêque de Kinkala, et avec l’actuel, Monseigneur Louis Portella, il a beaucoup œuvré.

La mort n’envoie pas de préavis. Avec sa mort, en ce temps des vacances, tout le monde ne pouvait être là. Ainsi, nous que vous voyez ici, sommes les représentants de cette Église du Congo et, particulièrement, de Kinkala, qu’il a tant aimée. Il a beaucoup travaillé, il a connu la mort. Maintenant nous pouvons dire qu’il repose en paix dans le Seigneur. Pour lui, toute l’Église du Congo, et particulièrement de Kinkala, est très meurtrie. Mais nous sommes dans l’espérance car nous savons que si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il ne donne pas de fruits, mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruits. Ce qu’il a fait ne restera pas lettre morte.

Tata Gallet, va et repose en paix. »

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« Je n’oublierai jamais Ars. Et pourquoi Ars? » en route vers le 40 ème anniversaire de la mort de Biayenda

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Le Bon Cardinal Emile Biayenda
Le Bon Cardinal Emile Biayenda

LES SOUVENIRS DE ARS PAR LE CARDINAL BIAYENDA

Dans son article intitulé : « Je n’oublierai jamais Ars », il écrivait : « Et pourquoi Ars? Depuis le Petit séminaire le récit du saint curé d’Ars m’avait énormément intéressé et je portais dans mon missel de ses images, au verso, imprimées de ses pensées que j’aimais souvent relire pour les méditer.

Lorsque je devin prêtre et vicaire à Sainte Marie de Ouenzé (Brazzaville), le Père Supérieur, Jean-Marie Grivatz, un savoyard, et donc un proche voisin d’Ars, me confia le quartier de Mouléké où peu après il allait construire une chapelle, fondement d’une future paroisse. En mai 1961, ce fut chose faite. Au centre donc de ce quartier dénommé « Indochine » à cause des scènes cruelles et sanglantes qui s’y étaient passées deux ans auparavant à la suite d’un conflit racial, au cœur de ce quartier se dressait la maison de Dieu et de paix et d’amour. Le Père curé ne trouva pas mieux que de solliciter pour cette église auprès de l’évêque le patronage de son « Ndoyi » (homonyme) celui de Saint Jean-Marie Vianney. Quelle joie et quel secret contentement cela causa à mon âme de prêtre ! La première fête patronale se prépara par une neuvaine de prière durant laquelle étape par étape, la vie de notre Saint Patron était expliquée et commentée aux fidèles. Une relique que l’aimable Curé, nous avait envoyée aida beaucoup à notre dévotion.

Bientôt une caisse d’objets de piété, don de la Paroisse d’Ars à Mouléké nous arriva. Ce fut une immense joie et une nouvelle preuve de resserrement de notre amitié par la prière entre Ars et nous. En ce moment un bienfaiteur d’Ars nous a fait parvenir une jolie statue de 60 m du Curé d’Ars. Qu’il soit de nouveau remercié ici et se rassuré du concours de notre prière.

Mais la libéralité du Curé d’Ars est allée beaucoup plus loin encore, puisqu’il m’a été donné pendant ces vacances d’aller à Ars. Alors ce soir du samedi 15 septembre 1962, j’arrivai de Lourdes à Villefranche par train. Je demandai la direction d’Ars et l’on m’indiqua la station de l’auto-car : j’y vins attendre jusqu’à 18 heures. J’étais silencieux, attentif aux écoutes du message d’Ars. Bientôt le car me déposa à un endroit d’où l’on me montra encore la direction de la basilique. Et me voilà devant l’Eglise : celle-là même que fit construire et orner le saint Curé d’Ars. J’entrai et priai avec quelle émotion et sentiments de reconnaissance. J’étais là, pauvre, mais le cœur plein d’intentions de tous mes paroissiens et de chacun en particulier, de tous les prêtres. Ma prière, durant les deux jours vécus à Ars, aura cette orientation.

Mes impressions sur Ars ! C’était partout ce sentiment de la présence du saint.

A tout instant, j’avais l’impression de vivre en sa compagnie. Le soir l’idée de coucher sur un lit ne me vint jamais. Pour un pèlerin, il ne pouvait d’ailleurs en être autrement. Son église avec deux chaires de prédication et de séances de catéchismes de 11 heures, le confessionnal qui attira tant d’âmes et d’où elles sortirent purifiées et converties ; enfin son corps demeuré intact en vêtements sacerdotaux et tenant un chapelet entre les doigts : tout cela rappelle le prêtre, l’homme de Dieu et de la prière. C’est pourquoi aussi à Ars tous les soirs, prêtres, religieux et religieuses, fidèles, au son de la cloche, accourent pour le chapelet aux multiples intentions et à la prière commune. Ce dimanche soir où je présidais les complies, Mouléké et le Diocèse de Brazzaville étaient cités. Le 17 septembre, j’avais le bonheur de célébrer, en tremblant, à l’autel de la châsse et au calice du saint.

Après ce pèlerinage à travers le sanctuaire il y a celui de son humble presbytère où sont conservés tous les objets lui ayant appartenu : la cuisine, son bureau, sa bibliothèque, sa chambre à coucher avec son lit à moitié brûlé et le fusil qu’employèrent un jour les fidèles d’Ars pour guetter celui qui venait troubler le maigre sommeil de leur saint Curé. Il y a aussi le monument de la rencontre du saint Curé avec le petit berger Antoine Givre. Enfin la maison natale à Dardilly où l’on revit l’existence du petit Jean-Marie-Baptiste Vianney, où il apprit de bonne à aimer Dieu, la sainte Vierge et les âmes….

Puisse le saint Curé d’Ars rayonner de plus en plus en nos vies et nous aider les uns et les autres à être dociles sur les sentiers par où le Seigneur voudrait nous conduire.

Le 30 Novembre 1962

Emile BIAYENDA

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