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Homélie du Dimanche 20 août 2017 (20ème D T.O A)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

 

 

Curé de Mbandza ndounga
Père Daleb Venceslas MPASSY

Frères et sœurs,

Les textes liturgiques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle : le salut de Dieu est offert à tous les hommes ; il ne se limite pas aux bons croyants de son peuple ; mais il est pour tous, y compris les étrangers.

Voilà le message que nous trouvons déjà dans le livre d’Isaïe, bien avant la venue du Christ : « Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour m’honorer, pour aimer mon nom, pour devenir mes serviteurs, tous ceux qui tiennent à mon alliance,… je les conduirai sur ma montagne sainte. » cf. 1ère lecture

Se dessine là déjà l’idée que le salut ne concerne pas seulement un peuple mais tous les peuples. C’est en d’autres mots ce que nous rappelle le pape François quand il nous demande d’ouvrir les portes et d’aller au-devant de ceux qui sont loin, jusque dans les « périphéries ». Puisque la Parole de Dieu doit être annoncée à tous.

Et le psaume 66 vient prolonger cette lecture d’Isaïe : tous les étrangers sont invités à se joindre à la grande action de grâce du peuple d’Israël : « Que les peuples Dieu te rendent grâce. Qu’ils te rendent grâce tous ensemble. » C’est une louange qui se veut universelle, il s’agit là de tous les peuples, de toutes les Nations. D’ailleurs le 2ème couplet le signifie bien : « Que les Nations chantent … »

Oui, Frères et sœurs,

Et Saint Paul, nous mets en plein dans l’accomplissement de ce projet de Dieu. Dans sa lettre aux Romains, l’apôtre s’adresse à des chrétiens d’origine païenne. Leur accueil dans la communauté chrétienne ne s’est pas fait sans de nombreuses tensions. Mais ces étrangers sont de plus en plus nombreux à se convertir au Christ. Le fait que l’Évangile soit reçu par des païens montre à lui seul que Dieu appelle tous les hommes. Il veut faire miséricorde à tous car il veut que tous soient sauvés. A la suite de Paul et de tous les grands témoins de la foi, nous sommes envoyés vers ceux qui ne fréquentent pas nos assemblées. L’Église d’aujourd’hui doit ouvrir ses yeux, ses oreilles et son cœur aux appels du monde entier. La bonne nouvelle de Jésus Christ est pour tous. Comme le dit St Paul : « Ainsi ça sera la vie pour ceux qui étaient morts »

Avec Jésus cette bonne nouvelle se réalise également. Lui-même vient de se heurter à l’incroyance des siens, les juifs. Il se retire dans la région de Tyr et Sidon, en terre païenne ; et c’est là qu’a lieu la rencontre avec la Cananéenne. Sa race, son pays, son passé, tout absolument tout la rend étrangère et lointaine de Jésus. Et nous pouvons même être surpris par la dureté de Jésus à l’égard de cette femme. Mais rassurons-nous, tous cela est pédagogique. En effet, Jésus commence par ne pas lui répondre, ensuite il déclare à ses disciples que son affaire ne le concerne pas, enfin il s’adresse directement à la femme, mais c’est pour lui adresser un refus insultant. Mais, la foi de cette païenne, étrangère au peuple de Dieu, l'emportera finalement sur le privilège de l'appartenance au peuple élu. Oui, cette païenne va faire preuve de droiture, d’humilité, de disponibilité, d’humour et surtout d’une foi étonnante qui va faire l’admiration de Jésus. Nous l’avons tous entendu : « les petits chiens mangent les miettes qui tombent sous la table de leur maître. » C’est là une leçon extraordinaire pour les juifs et pour les disciples, mais pour nous aussi aujourd’hui.

Comme la Cananéenne et la Samaritaine, nous sommes en droit de supplier le Christ : « Aie pitié de notre monde qui est tourmenté par les attentats, les injustices, les violences, la misère, l’indifférence, et tout le reste …

Les textes de ce dimanche nous invitent à changer notre regard sur ceux qui ne sont pas comme nous. L’amour du Christ est universel et sans limite. Tous  les peuples du monde entier sont invités à acclamer le Seigneur pour cet  amour sans frontière. C’est de cela que nous avons à témoigner par nos paroles, nos gestes d’accueil, de partage et de solidarité. Et là, raisonne dans ma tête la prière de ce chant que sans doute nous connaissons: « Allez-vous en sur les places et sur les parvis… Allez-vous en sur les places y chercher tous mes amis ».

En ce dimanche, il s'agit donc d'être respectueux de la différence des autres. Au-delà du ton dur de l’évangile entendu, c'est un Jésus missionnaire qui nous appelle à être des chrétiens agissant comme lui.  Il nous appelle à dépasser les frontières de notre religion, de notre esprit de clocher pour accueillir toutes ces personnes venant d'ailleurs.

 

La femme cananéenne dont il est question, on ne sait même pas son nom. On l'appelle simplement « la Cananéenne ››, eh bien cette femme-là, n’est pas nommé parce qu’elle est censée prendre bien des visages dans notre monde actuel : elle se retrouve dans la musulmane, la protestante, la juive, bouddhiste, etc. Mais elle est aussi la divorcée, la remariée, l’homosexuelle, ou tout blessée de discrimination quelconque. Ne leur faisons pas subir l’exclusion que l’Église de Matthieu imposait aux étrangers. Accueillons-les tels qu’ils sont et aimons-les comme ils sont. Ne leur refusons surtout pas l’espérance qui nous habite ! À quoi nous servirait d'écouter cet évangile au ton provocateur s'il n'avait aucun impact dans nos vies ? Dieu n’a pas de frontière. Il est Dieu au-delà des différences. La foi devrait nous unir les uns aux autres, faire des étrangers que nous sommes, des frères et des sœurs.

Le Christ continue à nous envoyer pour témoigner de son amour auprès de tous les blessés de la vie, les malades, les exclus, les prisonniers. Il nous envoie pour porter la guérison autour de nous. Le remède qu’il nous donne c’est bien plus que des miettes qui tombent sous la table : mais c’est le don de sa Parole et de son Corps, c’est le don de son Esprit saint.

Alors, demandons la grâce et l’audace de la Cananéenne dans notre vie de foi.

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Homélie de l'Assomption de la Vierge Marie (Mardi 15 août 2017)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Père Daleb Mpassy
Père Daleb pronnonçant son homélie

Frères et sœurs,

 

En célébrant l’Assomption de la Vierge Marie, nous sommes invités à devenir une Eglise vraiment mariale. Beaucoup se posent certainement la question : qu’est-ce que cela encore? Une Eglise vraiment mariale, ce n'est pas une Eglise qui multiplie les processions, mais c'est une Eglise qui vit l'Evangile à la manière de Marie, et qui rend grâce pour les merveilles que la Parole de Dieu continue d'accomplir aujourd'hui dans la vie des plus petits. Oui, Marie se réjouit et chante «Le Magnificat».

 

Pour mieux comprendre le mystère qui nous est proposé, prenons le temps de méditer pas à pas la Parole de Dieu que nous avons entendu. L'Apocalypse de saint Jean est écrit en langage codé et pour cause. C'étaient des pages qu'on se passait sous le manteau, en pleine persécution, pour se redonner confiance. Avec des images saisissantes, l'apôtre Jean décrit la violence des persécutions contre les chrétiens: «Le dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance». La femme dont il est question, ce n'est pas d'abord Marie. Il s'agit de la communauté des premiers chrétiens aux prises avec la persécution des empereurs romains. Cette communauté qui enfante un monde nouveau voulu par le Christ, sera t-elle vraiment balayée, dispersée par le dragon? Non! Puisque l'apôtre Jean, avec des mots non moins saisissants, annonce également la victoire certaine du Christ et de ceux qui lui font confiance : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu et le pouvoir de son Christ».

 

En contemplant donc ce tableau, reconnaissons qu'il dépeint le drame de l'humanité en tous temps, le drame de notre temps, et qu'il lance là un message d'espérance dont nous avons bien besoin, nous aussi. Oui, ils sont nombreux, en effet, aujourd'hui, ceux qui perdent confiance et se demandent où est Dieu dans ce monde de violence, de haine et d'injustice. Les paroles de Saint Jean ne sont pas de trop pour nous dire que le Christ, qui a affronté l'injustice et la mort, nous promet que l'amour et la vie auront le dernier mot.

 

Nonobstant cela, en cette fête de l’Assomption, comment ne pas reconnaître Marie, dans cette femme que décrit saint Jean? Cette « Femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles ». C'est elle qui a enfanté le Sauveur et qui, la première, l'a rejoint dans sa résurrection. C’est pourquoi dans la deuxième lecture, saint Paul ne parle pas directement de Marie. En quelques lignes, il célèbre plutôt la résurrection de Jésus. Elle est le premier acte d’une longue lignée d’êtres humains. Tous sont appelés à la plénitude de la vie en Dieu au-delà de la mort. Toutes les puissances du mal seront détruites. Ce sera un très beau cortège et, bien sûr, Marie y occupera une place de choix. Elle sera la première à bénéficier en son corps et en son âme des fruits de la résurrection de Jésus : c’est le mystère de l’Assomption.

 

C’est là qu’il est temps de laisser parler l'Evangile. Il dépeint, en effet, une scène de la vie quotidienne: la visite de Marie à sa cousine Elisabeth. Deux cousines qui se rencontrent. Un épisode de la vie ordinaire, puisque Marie a vécu l'existence humaine partagée par beaucoup de femmes. Et là un problème se pose quand même: Pourquoi dit-on que toutes les générations lui diront bienheureuse? Qu’a-t-elle donc de si différent, cette femme ordinaire, cette femme presque invisible qu'on pressent derrière quelques pages de nos évangiles?

 

Une seule chose : Elle a toujours dit oui à Dieu et cela suffit. Sa cousine Elizabeth lui a dit: «Bienheureuse es-tu parce que tu as cru». Et Marie de rajouter: «Désormais tous les âges me diront bienheureuse». Oui, Marie est bienheureuse d'avoir cru à la parole de Dieu et de l'avoir mise en pratique. Aujourd’hui donc, Marie nous dit à nous ici présent, que l'extraordinaire est possible dans l'ordinaire d'une vie toute simple. La Vierge n’a pas changé, si nous l’appelons, elle accourt toujours vers nous. Et Jésus est toujours à ses côtés. Bien sûr, nous ne sommes pas Elisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Mais elle est encore plus, puisqu’elle est devenue notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu ainsi lorsqu’il était sur la croix. S’adressant à Jean, il dit : « Voici ta mère ». Et à Marie : « Voici ton fils. » A partir cette heure-là, le disciple la prit chez lui. A travers lui, c’est toute l’humanité que Jésus confiait à sa mère. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pourrons toujours compter sur elle. En ce jour, nous rendons grâce à Dieu pour ce merveilleux cadeau qu’il nous fait en nous donnant Marie pour Mère.

Nous célébrons donc Marie qui a été la première des croyants à accueillir la Parole de Dieu. Elle nous a ouvert un chemin qui est emprunté par tous ceux et celles qui ont décidé de lier leur vie  à celle de Jésus. Elle ne fait donc pas écran à Jésus comme nombreux le pensent. Mais elle nous aide à aller vers Jésus : A Jésus par Marie.

En ce jour, nous nous tournons vers toi Seigneur : que cette fête de l’Assomption fasse grandir en nous le désir d’imiter la Vierge Marie. Fais grandir notre confiance en sa prière maternelle pour partager un jour sa gloire. Amen

 

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Homélie du Dimanche 13 Août 2017 (19ème Dim T.O A)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

 

ordinations épiscopales à Kinshassa
P.Daleb avec les nouveaux éveques

Frères et sœurs,

 

Les textes bibliques que la liturgie nous propose, nous invitent à corriger l’idée que nous nous faisons de Dieu. C’est ce qu’a dû faire le prophète Élie sur la montagne de l’Oreb. Il se le représentait seulement comme un Dieu de puissance. Il pensait le trouver dans l’ouragan puis dans le tremblement de terre. Mais le Seigneur n’était ni dans l’un ni dans l’autre. Ainsi, avant de le découvrir dans le murmure d’une brise légère, Élie a d’abord fait l’expérience de l’absence de Dieu dans sa vie.

 

Oui, Dieu semble parfois absent de nos vies. Et c’est l’expérience du prophète Élie qui est découragé parce qu’il est poursuivi par la reine Jézabel qui cherche à le faire mourir. Le voilà donc obligé de passer nuit dans une caverne. Élie demande à voir Dieu pour retrouver l’audace nécessaire à sa mission. Cette expérience d’Élie nous montre clairement la manière dont Dieu passe et dit sa présence dans nos vies. Remarquons que si Dieu nous parle parfois dans le tonnerre et dans le feu (Bruit), il parle aussi et surtout dans le murmure d'une brise légère (Silence). C’est dire que nous nous trompons souvent.

 

L’apôtre Paul s’était lui aussi trompé sur Dieu. Dans un premier temps, il a violemment persécuté les chrétiens. Mais un jour, il a rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Pour lui, ce fut le point de départ d’une véritable conversion. Cette découverte extraordinaire, il voudrait la partager  avec ses frères de la communauté juive. Mais ces derniers refusent de reconnaître Jésus comme le Messie. Et dans la 2nde lecture, Paul nous a fait part de sa douleur face à leur incrédulité.

 

Mais dans l’évangile, Jésus vient de faire la multiplication des pains. Il se rend maintenant dans la montagne, à l’écart, pour prier dans le silence. Et ce n’est que vers la fin de la nuit que Jésus vient vers ses disciples. Pendant ce temps, les choses vont mal pour eux. Ils sont là, dans une minuscule barque, figure de l'Église, mais tourmentée par des vents contraires. Jésus est venu vers eux en marchant sur la mer. Pierre hésite encore à croire. Il veut des preuves : ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. Jésus lui dit : viens. Pierre descend de la barque, mais la tempête a raison de son audace. Et là, il commence à s’enfoncer.

 

En effet, comme Pierre, l’Église aussi a souvent peur. C’est à ce titre que le Saint Pape Jean Paul II disait : « N’ayez pas peur ». Jésus ressuscité est avec elle dans la barque, et lui redonne confiance.  Quelle belle manière de décrire ce que nous vivons présentement dans l’Église ? Et pas seulement dans l’Eglise mais même dans nos vies. Les tempêtes ne manquent pas tant l'Église que dans nos vies. Nous sommes parfois secoués dans toutes les directions, à l'intérieur comme à l'extérieur. Pour l’Eglise, il y a des secousses telles : La pédophilie, les scandales financiers, la diminution dramatique d'engagements sacerdotal et même laïque, et j’en passe.

 

Dans nos vies d'individus, de couples, de familles, dans notre société, on peut aussi répertorier des secousses : les déceptions amoureuses, les suicides, les divorces, les licenciements professionnels, le chômage qui perdure, la perte d’un être cher, la maladie, les échecs, etc. C’est dire que, nous naviguons nos vies sur une mer agitée battue par les vagues à cause du vent contraire. Quand vient la tempête, comme Pierre, nous marchons au début sur les eaux avec confiance. Mais voyant la marche se prolonger et le rivage encore loin, nous perdons pied. Nous avons peur de nous enfoncer. C'est alors le moment d’entendre la parole que Jésus adresse à ses disciples : confiance ! C'est moi, n'ayez pas peur !  Et là, une main nous est tendue. C’est celle de Jésus ressuscité.

 

Oui Frères et sœurs,

 

Quand tout va mal, nous risquons de croire que Dieu nous a abandonnés. Mais il est là, bien présent ; et nous dit « Viens ». Il voit nos doutes, nos peurs quand nous sommes affrontés à la tempête. Mais il est là pour nous rassurer et nous apprendre l’espérance. Dieu nous tend la main.

 

Quand Pierre regarde Jésus et met en lui sa confiance, il avance. Quand il regarde le vent contraire et qu'il prend peur, il s'enfonce. La peur dicte un langage de lâcheté qui, au lieu de favoriser le dialogue, ordonne de tuer, de laisser mourir, de créer une société dominée par les puissants, je pense encore aux attentats, aux fameuses menaces nucléaire entre la Corée du Nord et les USA. Et nous avons des raisons d’avoir peur.

 

Frères et sœurs, la peur, nous l’avons peut-être déjà expérimentée dans nos vies : c’est une maîtresse sans pitié. Le malheur qu’elle apporte est tout simplement terrible et dévastateur. Jésus nous invite encore aujourd’hui à prendre le risque de la foi et à marcher sur les eaux. Si nous accueillons le Christ dans la barque de nos vies, nous savons que nous pourrons compter sur lui. Nous serons unis dans la foi en lui. Il ne demande qu’à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos doutes. Il ne cesse de nous tendre la main. L’Église est aussi cette barque qui doit affronter les tempêtes. Ce qui la sauve ce n’est pas les qualités ni le courage de ses membres mais la foi qui lui permet d’avancer dans l’obscurité. La foi nous donne l’assurance de la présence de Jésus  à nos côtés.

Comme Élie, recherchons des rencontres avec Dieu, sans lesquelles notre foi dépérit. Comme Saint Paul n’ayant pas peur de réajuster notre vie lorsque nous prenons conscience de nos erreurs. Et surtout, n’oublions pas : chaque dimanche, Jésus nous invite à l’Eucharistie. Il nous propose son Corps et son sang pour nous rendre forts dans les épreuves. Avec lui, nous pourrons continuer notre route avec plus de courage. Et à la fin de la messe, nous sommes envoyés pour être les témoins et les messagers de cette bonne nouvelle.

 

 

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En mémoire du Père Jan CZUBA, missionnaire Polonais tué en martyre à Loulombo dans le Diocèse de Kinkala (Congo-Brazzaville)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire
Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire

Lors de la visite d'une délégation du clergé de Tarnow avec l'évêque auxilliaire

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Homélie du 10 Août 2017 (Fête de St Laurent)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

 

Frères et sœurs,

«La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure» (disait St Augustin).

 

Aujourd’hui, nous fêtons St Laurent, sans doute le plus célèbre des martyrs romains. Au service de l’Eglise, parce que Diacre du Pape Sixte II, St Laurent s’est offert lui-même à la suite de Jésus. Il mourut brulé vif sur un gril. C’est ainsi qu’il entra dans la Vie véritable.

 

Et Jésus, dans l’évangile, nous révèle le sens de cette vie véritable. En effet, elle est relation et don de soi. Voilà tout ce qu’il attend de notre part, c’est que nous mourions à nous-mêmes pour les autres. Ceci étant, aimer sa vie et la garder jalousement pour soi, c’est la perdre.

 

Comme une graine, notre cœur est invité aujourd’hui à faire mourir en lui tout égoïsme en brisant ses enveloppes d’individualisme, de violence, de haine, et d’autosatisfaction. L’histoire de ce grain de blé tombé en terre est l’histoire d’une vie donnée dont le seul motif était l’Amour !


Saisi par l’Amour, ce grain s’est laissé semé, arrosé et parfois même abandonné, et oublié de l’extérieur. Mais dans les profondeurs, toute une traversée s’est effectuée. Et ce grain a choisi de s’offrir librement. Il a accepté de mourir et se dépouiller pour parvenir à la vie. Remarquons que tout cela se fait dans l’obscurité et presque en cachette.

 

Oui, il faut le vouloir. Et c’est Jésus qui nous aide à accepter notre enfouissement en vue du bonheur des autres. Il nous donne la grâce de le suivre dans le quotidien, il change nos cœurs et nous aide à traverser cette période noire, sans lumière, pendant laquelle nous recevons une autre nourriture qui nous aide à nous transformer pour entrer dans la phase de croissance, et de la floraison.


En célébrant l’Eucharistie nous faisons mémoire du Don total de Jésus lui-même, et nous puisons là notre lumière et notre force.

 

Demandons au Seigneur, la grâce d’être à l’exemple de ce grain de blé une vie unie à Dieu, Lui l’Amour infini, une vie donnée au quotidien avec générosité à nos frères et sœurs !

 

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Le cardinal Filoni, préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des Peuples, rend hommage au Curé d'Ars en présence de quelques prêtres du Diocèse de Kinkala

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni
Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni

Séjour de quelques prêtres du diocèse de Kinkala au Sanctuaire d'Ars en présence du Cardinal Filoni

Ce 04 Août 2017 en la fête de Saint Jean Marie Vianey, le cardinal Filoni a rendu hommage au St Curé d'Ars en présence de quelques prêtres du Diocèse de Kinkala en séjour au Sanctuaire.

En effet, comme chaque année, le village d’Ars a fêté son saint Curé pendant deux jours, les 3 et 4 août. Cette année, c’est le Cardinal Fernando Filoni, préfet  de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, qui a présidéces célébrations. «Le Curé d’Ars dans sa vie sacerdotale n’a jamais ignoré la vie spirituelle d’un simple bon chrétien : il savait bien que pour être un bon pasteur, il était avant tout nécessaire de vivre et de cheminer dans la grâce sanctifiante.» Le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, en visite dans ce village de la région lyonnaise, l’a rappelé dans son homélie à l’occasion de la mémoire liturgique de saint Jean-Marie Vianney.

VOICI LE PROGRAMME DE CE WEEKEND

Jeudi 3 août 2017

16h Conférence du Cardinal Fernando Filoni (Foyer Sacerdotal)

17h30 Messe pour les vocations Présidée par Mgr Roland (Foyer Sacerdotal)

20h Soirée Miséricorde : adoration et confessions Nuit d’adoration (Basilique)

Vendredi 4 août 2017

9h Office des Laudes (Eglise Notre Dame de la Miséricorde)

10h Messe solennelle présidée par le Cardinal Fernando Filoni (ENDM) A partir de 12h : exposition du Saint Sacrement

13h à 14h30 Activités ludiques pour les enfants (Prairie)

15h Procession avec la relique du saint curé (Départ du château d’Ars)

16h Vêpres solennelles (Eglise N-D de la Miséricorde)

17h Rétrospective des moments forts de l’année (Chapiteau sur la prairie)

Confessions en continu tout au long de la journée

D’origine paysanne et provenant d’une famille pauvre et nombreuse, Jean-Marie Vianney est né en 1786 à Dardilly, près de Lyon. Le cardinal Filoni a rappelé «son enfance difficile au temps de la Révolution, ses difficultés dans les études et sa piété simple et profonde, à l’école, d’abord, de sa mère, puis de don Balley, qui comme père spirituel l’a encouragé et accompagné dans ses premières années de vie pastorale.»

L’humilité, la pauvreté, l’obéissance et la chasteté sont les quatre solides colonnes, a ajouté le cardinal italien, sur lesquelles le curé d’Ars s’était construit une «maison» : «Ces vertus furent de constantes compagnes de vie ; avec elles il dialoguait et par elles il fut aidé dans son itinéraire humain durant 73 ans.»

Par ailleurs, a rappelé le cardinal Filoni, «l’amitié avec Jésus, doux et humble de cœur, fut la dimension constante de toute sa vie ; de l’enseignement du Christ à travers ses leçons et inspirations de vie durant ses 40 années de ministère sacerdotal comme curé de ce village ; la prière, ensuite, était simple et profonde, comme total fut son filial amour pour Marie».

L’œuvre pastorale de saint Jean-Marie Vianney est devenue modèle de sainteté sacerdotale. Après l’avoir canonisé en 1925, le Pape Pie XI le déclarera, quatre ans plus tard, saint patron «de tous les curés de l’univers». En 1986, année du bicentenaire de sa naissance, le Pape Jean-Paul II avait également rendu hommage au curé d’Ars en visitant ce village

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Homélie du Dimanche 06 Août 2017 (18ème D T.O)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Frères et sœurs,

 

Les dimanches précédents, la liturgie nous a présenté une série de paraboles. Elles étaient axées sur la moisson et concernaient  toutes :

  • Les difficultés et le succès de la prédication de Jésus.
  • Puis, sa vision du royaume de Dieu.

 

Alors, pendant que Jésus haranguait les foules avec ses paraboles, voilà que Jean-Baptiste vient d'être décapité par le roi Hérode. Pourquoi ? Parce qu’il lui a reproché d’avoir pris la femme de son frère, mais aussi et surtout parce qu’il devait craindre qu’il ne soulève les foules autour d'un messie.

 

C'est donc dans ce contexte que se déroule l’épisode d’aujourd’hui. L’évangile de Mathieu change de ton. Il ne s’agit plus de paraboles, d’histoires, mais de gestes concrets au cours d’un événement : la multiplication des pains. 

 

Le récit de la multiplication des pains est le signe de la nourriture spirituelle que Dieu offre en abondance comme nous venons de l’entendre dans la première lecture. « Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas? […] Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez».

 

En effet, cette nourriture spirituelle ne se perd pas, elle se partage avec les autres. Il y en toujours de disponible et la multiplication des pains est confiée à des disciples qui apprendront à porter sur les foules le regard de compassion de Jésus.

 

Aujourd’hui, dans un monde où tout s’achète et se vend, Jésus nous parle encore de don et de partage. Ce que Dieu attend de nous, c’est notre disponibilité. C’est l’apport du peu que nous avons et du peu que nous sommes. Osons-nous, nous poser ces questions :

  • Avons-nous pour nos frères et sœurs cet accueil de Jésus ou adoptons-nous plutôt l'attitude contrariée initiale des apôtres qui voulaient renvoyer tous ces gens ?
  • Préférons-nous ne pas voir la détresse humaine ou sommes-nous généreux de nos talents reçus gratuitement.

 

Certes, nous ne pouvons pas répondre à tous les besoins du monde, et non plus accueillir toute la misère du monde, mais nous pouvons y faire une différence. Jésus vient nous apprendre à nous mettre au service des plus pauvres. Écoutons leur tristesse et leurs misères et tout deviendra possible. Et le Père évêque, Mgr Olivier y est revenu lors de sa conférence à St Valéry (les Mardi de St Valéry).

 

C’est nous qui devons faire changer le monde. Nous, avec nos talents, nos qualités et même nos défauts, ce que nous sommes, ce que nous possédons comme richesse, ce que nous avons à donner aux autres. Ce n’est toujours pas du matériel, c’est aussi avec notre foi, notre espérance et notre amour. Nous devons les partager afin de combler les faims du monde, mais il ne faut pas s'attendre à une intervention fracassante de la part de Dieu, à vivre de fortes émotions. C'est dans le secret du cœur que Dieu parle.

 

Aujourd’hui, autant les baptisés admettent qu’il faut nourrir les affamés et venir en aide aux misérables, autant ils ne comprennent plus la nécessité de se laisser nourrir eux-mêmes par le Pain de Dieu.

 

  • Comment regarder les multitudes abattues avec le regard de Jésus
  • Comment lutter efficacement pour la justice et la paix du monde si nous ne nous alimentons pas de sa Parole. 

 

Dieu peut nous rassasier jusqu’à remplir d’autres cœurs du même amour et de notre espérance en la résurrection et la vie éternelle. Dans sa lettre aux Romains, saint Paul, après avoir discuté des divers aspects de notre vie nouvelle en Jésus, conclut que rien n’arrêtera notre aventure chrétienne. 

 

Il arrive pourtant des moments où les nouvelles du jour sont décourageantes. Peut-être faut-il alors simplement, à l’exemple de Jésus, se retirer sur la montagne pour prier. Non, ce serait trop simple. Soyons généreux de nos talents reçus gratuitement. Offrons nos cinq pains et nos deux poissons, le Seigneur en a besoin pour redonner l'espérance et pour vivre d'un amour sans limites. Nous avons la responsabilité de distribuer le pain, de le partager pour que les faims du monde soient comblées.

 

Jésus est un Dieu de rencontre, une rencontre qui transforme, qui éclaire, qui apporte la vraie lumière au cœur de l'être humain. Devant les diverses faims qui nous tenaillent, l’évangile nous invite à croire que si nous levons les yeux vers Notre Père du ciel  toutes les faims seront comblées au-delà de nos espérances, y compris nos propres faims.

Père Daleb Venceslas MPASSY

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Homélie du Dimanche 06 Août 2017 (Pour la Transfiguration)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Frères et sœurs,

Les dimanches précédents, la liturgie nous a présenté une série de paraboles. Elles étaient axées sur la moisson et concernaient  toutes :

  • Les difficultés et le succès de la prédication de Jésus.
  • Puis, sa vision du royaume de Dieu.

 

Et voilà qu’aujourd’hui, l’évangile change de ton. Il ne s’agit plus de paraboles, de fables ou d’histoires, mais plutôt de gestes concrets au cours d’un événement: la Transfiguration.

 

Quoi est la Transfiguration ? C’est avant tout un mystère qui enlève le voile sur le visage de Jésus. Un peu comme dans un concours, dans une compétition, on montre d'avance la récompense ou le prix à gagner. Eh bien par ce mystère aussi, on voit déjà ce que sera le Corps glorieux de Jésus : « Son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. » nous dit l’évangile.

 

En effet, on est dans un contexte où les choses allaient mal pour Jésus. A cause de l'opposition des chefs religieux d'Israël, son message ne passait pas. On disait qu'il ne suivait pas les lois, qu'il était un hérétique, une cause de scandale. Les gens commençaient à le quitter. Et même les apôtres n'étaient plus sûrs. Jésus sent venir les choses. Il sait qu'on va le condamner, et c’est là, qu’au grand désarroi des apôtres, il annonce sa passion et sa mort prochaine.

Oui Frères et sœurs, C'est à ce moment-là que Jésus amène sur la montagne les trois apôtres, Pierre, Jacques et Jean, les futurs piliers de l'Église, et qu'il leur montre son vrai visage. Non, il n'est pas un hérétique, non plus une cause de scandale, ni le fondateur d'un groupe sectaire comme celui des pharisiens ou des saducéens. Il n'est pas seulement un sage parmi tant d'autres, ou un simple prophète de passage; mais il est le Fils de Dieu. C’est pourquoi la voix du Père se fait entendre pour le confirmer: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour; écoutez-le ». La manifestation est tellement forte que son corps ne peut cacher sa divinité. C’est là une épiphanie : Du grec (épi-fa-nein) terme signifiant manifestation ou monstuation, traduit ici Dieu qui se montre. Il lève le voile qui, jusque-là, couvrait son visage.

Aujourd'hui encore, au regard des événements du monde, et aux nombreuses défections dans l’église, on peut dire que ça va mal pour Jésus. Que ça va vraiment mal dans l'Église. Nous n'avons qu'à regarder notre assistance pour nous en convaincre. Il y a quelques années, rien que les habitants de Quend-Plage, remplissaient sans doute cette église. Aujourd’hui les gens doivent venir des alentours. Il est évident que bien des gens nous ont quitté et plusieurs même, pas seulement dans la pratique dominicale. Oui, à la télévision, dans les journaux, dans les conversations, l'Église ne fait pas bonne presse. On est très critique et même sévère pour : le pape, les évêques, les responsables de l'Église, comme s'ils ne disaient plus le message de Jésus, pire, comme si ce message était dépassé ou périmé. Un goût de laïcisation semble vouloir banaliser toutes valeurs religieuses.

 

Et c'est dans ce contexte-là que Jésus voudrait, une fois de plus, nous montrer son vrai visage.

 

Où trouver, aujourd'hui, le visage transfiguré de Jésus? Ne serait-ce pas nous qui aurions à le manifester au monde? C'est ce que  nous rappelle  déjà la vision du prophète Daniel : « Un vieillard pris place, et son habit était blanc comme la neige ». Un jour, nous renaîtrons en éternité  tout rayonnants de gloire, comme Jésus transfiguré. Ainsi se réalisera pour nous la vision de Daniel comme dans la première lecture. Mais ce jour est déjà commencé. Par notre baptême, nous sommes des fils et des filles de Dieu. Sur nous aussi le Père a dit : «Celui-ci est mon fils, celle-ci est ma fille bien-aimée; en lui, en elle, j'ai mis tout mon amour». Et St Pierre apôtre dans sa seconde lettre nous l’a rappelé : « Cette voix venant du ciel, nous l’avons-nous-mêmes entendue ». Oui, en vivant sincèrement notre baptême, nous ne pouvons que trouver notre joie, être rayonnants et manifester ainsi le visage transfiguré de Jésus.

 

Manifester le visage transfiguré de Jésus, c’est déjà et avant tout : être heureux d’être chrétien. Le père Daniel-Ange dans son livre intitulé « Dans tes mains le cosmos », disait, je cite : « Un prêtre heureux de l’être, donne envie de l’être ». Je suis tenté de dire la même chose pour tous les chrétiens. Un chrétien heureux de l’être donne envie de l’être. Et je pense qu'on peut donner aux jeunes et aux moins jeunes des raisons de vivre, des raisons d'aimer leur vie en leur transmettant notre foi, en la vivant et en montrant comment elle nous rend heureux.

 

Un saint triste est un triste saint, dit l'adage. Il ne s'agit pas de faire semblant. Il s'agit de suivre Jésus, de vivre à sa manière et le laisser épanouir notre vie. Point n’est besoin de dresser 3 tentes sur le Mont Thabor. Le lieu de la transfiguration, ce n'est plus la montagne du Thabor, c'est notre cœur. C'est là qu'apparaît à notre monde le visage transfiguré de Jésus. Il se manifeste dans notre foi, dans notre joie de vivre,  dans notre charité.

Père Daleb Venceslas MPASSY

 

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Avis de décès de la Commissaire scoute, Régionale adjointe de Kinkala: Dorothée Mialebama

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Céremonie d'obsèques et messe des funérailles de la Commissaire Dorothée Mialebama
Céremonie d'obsèques et messe des funérailles de la Commissaire Dorothée Mialebama
Céremonie d'obsèques et messe des funérailles de la Commissaire Dorothée Mialebama
Céremonie d'obsèques et messe des funérailles de la Commissaire Dorothée Mialebama
Céremonie d'obsèques et messe des funérailles de la Commissaire Dorothée Mialebama

Céremonie d'obsèques et messe des funérailles de la Commissaire Dorothée Mialebama

À tous les Chrétiens du Diocèse de Kinkala,

À tous les chrétiens de la Paroisse les Saints Martyrs de Mindouli,

À tous les scouts et Guides du Congo,

Nous vous annonçons le décès brutal de la commissaire régionale adjointe de Kinkala,  Dorothée Mialebama, épouse de papa NTONI, responsable de la confrérie Sainte Rita de la paroisse de Mindouli. Décès survenu au domicile ce 22 juillet 2017 à Minuit.

Elle était en pleine forme et préparait tranquillement ses gâteaux jusqu'à 24h avant que la mort la surprenne.

Nos sincères Condoléances à la Famille éplorée !

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Catéchèse sur le Baptême Catholique

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens
Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens

Un baptême à l'Abbaye de St Riquier dans le Diocèse d'Amiens

Le baptême catholique est une cérémonie ecclésiale qui permet de faire entrer une personne, généralement en bas âge, dans la communauté chrétienne. La pratique de ce sacrément remonte aux origines de l’église et a une signification spirituelle et évangélique très forte, il traduit l’engagement et la volonté des parents de donner une éducation chrétienne à leur enfant. Mais cela pose souvent problème...

Le Christ a proposé le baptême à tous pour que tous aient la Vie en Dieu. Il l’a confié à son Eglise, en même temps que l’Evangile, lorsqu’il a dit à ses apôtres : « Allez de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Jean 3, 5).

Le mot « baptême » vient d’un verbe grec qui signifie « plonger, immerger ». Être baptisé, c’est être plongé dans la mort et la résurrection du Christ, c’est un rite de passage. Configurés au Christ, nous devenons fils d’un même Père et frères de Jésus-Christ, par l’Esprit Saint. Le baptême est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne : marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, le nouveau baptisé renaît à une vie nouvelle. Devenu chrétien, le nouveau baptisé peut vivre selon l’Esprit de Dieu.

La célébration du baptême a son point culminant dans le bain d’eau accompagné de cette parole : "Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit"

Naître dans notre monde est à la fois une chose merveilleuse et aventureuse. Les parents savent bien à la fois ce qu’est cet acte de donner la vie et l’enjeu que cela comporte. Dans notre chemin de foi, nous parents, nous sommes appelés à nous demander si le mystère de cette vie n’a pas à être éclairé, et cela dès le début, par celui de notre Dieu qui est un Dieu d’amour.

Cela passe par le signe de l’eau qui vient du Père, par cette foi en Jésus son Fils et le don de l’Esprit-Amour, don de la confiance et de l’amour pour grandir. Baptisé pour être Fils en Dieu et frère ensemble dans le même Esprit.

« Que demandez-vous pour votre enfant à l’Église de Dieu ? » C’est la première question que le célébrant pose aux parents sur le seuil de l’église. Nous répondons : « Le baptême » mais les réponses peuvent être diverses : « la foi, la grâce du Christ, l’entrée dans l’Église, la vie éternelle etc… » Quelles que soient nos motivations, ce désir de la Vie et de l’Amour de Dieu pour l’enfant en est le moteur et le baptême, le signe et le moyen concret.

L’enfant ne pouvant répondre lui-même il faut soi-même “se mouiller” et prendre un engagement comme nous y invite le célébrant : « Vous devrez l’éduquer dans la foi, et lui apprendre à garder les commandements, pour qu’il aime Dieu et son prochain comme le Christ ». Mais nous ne sommes jamais seuls, il y a les parrains et marraines qui acceptent d’aider les parents à exercer leur responsabilité ; mais il y a toute la communauté des chrétiens dont la famille, les amis et le célébrant sont les représentants. Car ce n’est pas seulement les parents qui s’engagent mais l’Église tout entière qui s’engage. Elle promet aux parents d’être toujours là pour servir la Vie de Dieu dans l’enfant.

Alors pourquoi demander le baptême ? Renversons la question pourquoi attendre pour faire vivre le don de Dieu à l’enfant?

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Homélie du Dimanche 30 juillet 2017 (17ème D. T.O)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Frères et Sœurs,

Dans le monde de la Bible, le bonheur a d'abord été compris comme prospérité : de bonnes récoltes, un troupeau en bonne santé et se multipliant, une famille nombreuse. On le voit bien avec nos Patriarches dans la foi. Puis, le bonheur a été compris comme se trouvant dans la sagesse, tel que nous venons de l’entendre dans le passage du 1er livre des Rois. Dieu offre au jeune Salomon de lui donner tout ce qu’il demandera. Et lui, ne demande que la sagesse. Ainsi, le discernement de Salomon est donné en exemple devant les renoncements à faire, les routes à choisir, les trésors à mettre en valeur dans nos vies.

 

Et le Christ rejoint cette idée. En effet, c’est pour acheter un champ où se trouve le trésor que l’homme de la première parabole se défait de tout ce qu’il possède d’autre. C’est pour acheter la perle qui comble toutes ses recherches que le marchand de la deuxième parabole vend aussi tout ce qu’il a.  Quant au pêcheur de la troisième parabole, il est suffisamment comblé par le grand nombre de poissons de qualité pour ne pas hésiter à rejeter tout le reste à la mer. Notons que, tous nos trois « mousquetaires », permettez-moi l’expression, trouvent d’ailleurs leur joie et leur bonheur dans leur choix et leur sagesse.

 

Aujourd’hui encore nous sommes appelés à faire des choix dans nos vies. Nous sommes immergés dans une société où Dieu a peu de place. Même le dimanche, du latin : « dies dominicus » cad « jour du Seigneur », devient tellement saturé par autre chose, qu’on a du mal à trouver 1h de temps pour Dieu. On privilégie parfois : le Sport, les visites, la plage, et que sais-je encore. A chacun de nous, Jésus répète encore :”Quel est ton trésor ? Quelle place Dieu tient-il dans ta vie ? Quelle est la priorité des priorités au cours de tes semaines ? Qu’est-ce qui a le plus de prix à tes yeux ? Quel temps consacres-tu à l’essentiel ?”

Les réponses à ces questions remplissent tout l’évangile. “N’accumulez pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les rongent. “ …“Où est ton trésor, là sera ton cœur.”(Matthieu 6. 19 à 21)

Avec humour, Jésus utilise des images tirées de ce qu’il a vécu dans sa maison, dans son atelier ou son village de Nazareth. Il a entendu par exemple parler du petit ver minuscule qui, petit à petit, grignote les meubles. Il en est de même pour tout ce qui, petit à petit, prend la place de Dieu dans nos vies.

Et dans les paraboles, d’aujourd’hui, Jésus répète par deux fois “Vendre tout ce que l’on possède pour acquérir le Royaume.” “Cherchez d’abord le Règne de Dieu et tout le reste vous sera donné par surcroît”. (Matthieu 6. 33)

Pour Jésus, le Royaume se réalise déjà dans le cœur de celui et celle qui se libère. Jésus nous invite donc à répondre tout simplement aux besoins de tous ceux qui sont en manque. Se soutenir mutuellement jour après jour, cela mène vers le cœur de Dieu, le cœur de la bonté. Jésus invite à être maintenant un monde qui soigne,  qui instruit, qui nourrit, qui visite, qui donne et qui partage.

Quel est ce trésor caché ou cette perle fine à côté desquels le reste ne vaut rien ? Ne serait-ce pas l’annonce que Dieu nous aime indépendamment de nos mérites, indépendamment de notre valeur aux yeux de la société.

En effet, c'est aussi ce message que l'apôtre Paul nous transmet dans la 2ème lecture. Il s'adresse à des chrétiens qui risquent de se décourager à cause des difficultés qu'ils rencontrent. Alors, il les renvoie à l'essentiel. Il leur rappelle qu'ils sont engagés sur la route par Dieu lui-même. Ce Dieu qui n'a jamais cessé de nous aimer est donc notre plus beau trésor. Il est celui qui nous appelle à un avenir de gloire. Le Christ est là pour nous ouvrir le chemin. Bien plus, il est lui-même le chemin qui nous permet d'aller au Père. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle.

Oui, comme le dit St Paul dans sa lettre aux Romains : C’est l’annonce que Dieu nous a destinés à être à l’image de son Fils. C’est donc l’Evangile de Jésus qui devient le trésor par excellence. Peu importe comment nous avons découvert le trésor de l’Évangile, ce trésor nous comblera et sera le fondement de notre joie et de notre bonheur si nous avons le courage d’en payer le prix et de nous défaire de tout ce qui, dans notre vie, n’est pas compatible avec le message évangélique. 

Le Royaume de Dieu vaut la peine de tout abandonner pour y entrer. L’Évangile vaut que nous fassions tout passer en second. Il y a des choix à faire dans la vie, il y a des priorités à se fixer, il y a un essentiel et du secondaire.  Nous sommes libres de nos choix.  Pour savoir faire les choix nécessaires au moment opportun, nous devons avoir un cœur attentif et intelligent pour discerner et faire ce qui doit l’être. 

Oui, Jésus ressuscité est le trésor, il est la perle fine qui surpasse toutes les richesses de ce monde. Mais ce trésor est toujours à redécouvrir, et il faut quotidiennement sacrifier les bagages inutiles pour chercher l’essentiel.

La radicalité du choix que nous faisons pour Dieu n’aboutit pas à une soustraction, mais à un “plus”. Demandons la grâce de la Sagesse…

 

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Homélie du Dimanche 23 juillet 2017 (16ème D T.O)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Frères et sœurs,

L’auteur du livre de la Sagesse aborde aujourd’hui une question de tous les temps : Pourquoi y a-t-il tant de mal dans le monde ? Alors beaucoup vont jusqu’à dire : « S’il y avait un Dieu bon, tout cela n’existerait pas. » 

 

Et la première réponse que Jésus offre à notre foi, dans la Parabole de ce jour, porte sur l’origine du mal. Selon lui, le mal ne vient pas de Dieu, car Dieu n’a semé que du bon grain dans le jardin et ce depuis le Jardin d’Eden.

 

Mais Jésus semble ne pas nous convaincre, puisqu’en nous bouillonne encore multiples interrogations du genre ; Si Dieu n’est pas l’auteur du mal mais :

 

  • Pourquoi tolère-t-il la prospérité des méchants,
  • pourquoi tolère-t-il l’injustice ?
  • Le silence des bien-pensants n'est-il pas une faute plus grave que les crimes des malfaisants ?

Voilà autant de questions qui nous reviennent souvent à la vue de certains événements dans le monde et dans nos vies. Chacun de nous, en effet, un jour ou l’autre, souffre dans sa chair par la maladie, dans son cœur par des blessures d’amour, dans sa conscience par la morsure du péché, dans sa famille, son travail et dans le monde entier par la difficulté des relations humaines.  Puis par la mort, ce moment douloureux quand un être aimé disparaît de notre vie. Cette fracture universelle est toujours vécue comme une souffrance pour ceux qui restent.

Et comme réponse à cela, Jésus substitue l’image d’un Dieu patient à celle d’un Dieu vengeur. Oui, Dieu n’emploie pas sa puissance, comme font les humains, pour dominer et pour détruire les pécheurs. La puissance de Dieu, c’est qu’il respecte la liberté et qu’il prend soin de chacun, surtout des plus faibles. Sa puissance se révèle donc dans une attitude de bonté, de patience et de tendresse. Sa puissance est même, permettez-moi l’expression, sa vulnérabilité. Car il se laisse toucher et émouvoir à la vue de nos pauvretés. Et dans le lot de nos pauvretés, on peut voir : la violence, la haine, la médisance, la méchanceté, etc.

 

Selon la Parabole de ce jour, le monde est le théâtre de deux semailles opposées: le Christ y sème le bon grain en vue de la moisson future. Un ennemi, qui peut prendre des visages différents selon les temps, y sème l’ivraie en vue de compromettre la moisson. Mais la moisson aura lieu, dit le maître avec un bel optimisme. En effet, Jésus répond aux questionnements sur le bien et le mal par des regards.

 

Que ce soit son regard d'émerveillement posé sur le jeune homme riche, celui posé sur le pharisien Matthieu, ou encore celui qui donne des ailes à la femme Samaritaine près du puits, un seul constat : les regards de Jésus sauvent toujours. Ils ne sont jamais des regards de condamnation. On le voit bien dans la Parabole de ce jour : Les serviteurs dans cette parabole ne voient que l’ivraie, mais le propriétaire lui, voit le blé. Les serviteurs ne voient que le mauvais, mais le propriétaire refuse de risquer d’arracher le bon blé. Les serviteurs ne voient que l’échec de leur travail d’ensemencement, mais le propriétaire sans nier les difficultés, préfère croire que son blé poursuivra sa croissance. Il a la patience de distinguer le bon grain de l’ivraie. Il sait attendre que le minuscule grain finisse par donner un abri aux oiseaux du ciel. Nous sommes donc devant deux regards : l’un divin et l’autre humain. 

 

Avouons-le, le regard de patience de Dieu et dont la 1ere lecture déjà faisait l'éloge, cadre mal avec notre impatience à vouloir que le mal disparaisse de notre monde et de notre quotidien. Mais la logique du Royaume est celle du grain qui pousse calmement et de la pâte qui a besoin de temps pour lever. 

 

En effet, remarquons qu’en dépit de tout, il y a quand même la bonne semence de Dieu dans le monde et en chacun de nous.  Ne jugeons pas le bon ou mauvais dans le champ de blé, car il n’est pas de notre ressort de faire le tri pour la moisson. Nous ne sommes que des serviteurs de la moisson et non pas les propriétaires du champ à moissonner. Je pense au fougueux Paul dont le zèle antichrétien était virulent. Comment aurait-il pu écrire aux Romains que l’Esprit saint vient au secours de notre faiblesse, s’il avait été éliminé.

 

L’Église n’est pas un rassemblement des Elites où ne seraient admis que les irréprochables, non. Donc, ce qui se ressent comme de l’ivraie en nous ne sera jamais le dernier mot de notre existence. Nous sommes tous du bon grain, victimes parfois des jugements rapides et définitifs par les autres. 

 

Notons donc que Dieu s'adresse au cœur de chacun, dans le secret de son intimité. Il ne veut pas transformer le monde avec des moyens de violence, comme c’est le cas pour certains groupes religieux « Alla AKBA ». Faisons donc preuve de patience et de tolérance envers les autres et nous-mêmes.

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ». Car la moisson se fera. Personne n’est tout bon ni tout mauvais. Même chez ceux dont la vie nous paraît n’être qu’un champ d’ivraie, Dieu nous demande ce jour de découvrir le blé qui peut y pousser. Demandons ……

Père Daleb Venceslas MPASSY

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Homélie du Dimanche 16 juillet 2017 (15ème D T.O)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Frères et sœurs,

Aujourd’hui Jésus nous raconte une histoire, celle du semeur. Un semeur pas comme les autres. Mais un semeur « tout terrain ». Puis, tout de suite après, à la demande de ses disciples, il donne l'explication de son histoire. Elle tient en quelques mots. Essentiellement : La semence, c'est la Parole de Dieu.

Pourquoi alors cette parabole ?

 

En effet, Jésus a prêché son Évangile, rassemblé des disciples, il a choisis douze d'entre eux pour en faire ses apôtres. Il a rencontré des oppositions, dont celle des scribes et des chefs religieux.

 

Ainsi, nous pouvons nous poser quelques questions à son propos :

  • Pourquoi Jésus n'est-il pas mieux accueilli ?
  • Les reproches qu'on lui fait sont-ils fondés ?
  • Est-il vraiment cet envoyé de Dieu qu'il prétend être ?

 

Voilà sans doute des questions que se posaient aussi les disciples et la foule. Et finalement, c'est à ces questions que Jésus répond par la parabole du semeur. Contrairement à ce que nombreux pensent, il utilise des Paraboles parce qu’il veut être entendu et compris. Jésus parle de Dieu en utilisant des images capables de susciter l’attention, de déranger et d’ouvrir le cœur à la nouveauté qu’il présente.

 

Oui frères et sœurs, Dieu souhaite que nous utilisions notre intelligence pour essayer d’entrer en relation avec lui. Si nous nous contentons d’une écoute superficielle de sa parole, nous restons sur le bord du chemin et notre cœur se dessèche. Donc Dieu nous parle.

 

Comment le fait-il ? « De multiples manières », dit l'épître aux Hébreux. Effectivement. Sa parole, c'est d'abord une parole sans mots. Au psaume 19 : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, le firmament proclame l'œuvre de ses mains…pas besoin de récit ni de parole, nulle voix ne se fait entendre. » mais toute la nature est parole de Dieu. Mais l'épître aux Hébreux continue en disant que Dieu, après nous avoir parlé plusieurs fois par les prophètes, nous parle, en ces temps qui sont les derniers, par son Fils : Jésus qui devient Parole efficace, l'ultime Parole de Dieu. Parole semée à travers les terres.  

 

Ceci étant : C’est quoi alors la bonne terre selon la parabole? Notons que Dieu est venu semer sa parole dans le cœur des hommes et des femmes, il est venu féconder nos vies. Il sème partout, généreusement, et il fait confiance. Il sait que sa semence, (cad sa Parole), est efficace. Elle porte en elle ses fruits comme nous venons de l’entendre dans la 1ère lecture. En effet, Après des années d’exil, Israël est maintenant en capacité de recevoir la Parole de Dieu. « Ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » nous dit le prophète Isaïe qui compare l’efficacité de la parole à la pluie ou la neige qui descend du ciel et qui n’y retourne pas, sans d’abord avoir abreuvé la terre, l’avoir fécondée et l’avoir fait germer. Certes, l’eau permet à la terre d’être féconde, mais pour que l’Alliance entre Dieu et l’humanité prenne vie au quotidien, il faut que la Parole de Dieu rencontre notre cœur.

 

L’évangile nous présente plusieurs terrains ensemencés et notre vie n’est pas enfermée dans un seul de ces terrains. Tous les terrains se trouvent dans nos cœurs. Ils prennent plus ou moins de place selon l’entretien dont ils sont l’attention. Ce n’est pas tout d’entendre la Parole de Dieu, celle-ci doit encore produire des fruits de conversion ; Pour qu’il y ait une moisson, il faut une semence, un semeur et une terre. Si la terre cesse d’être travaillée, elle devient vite un champ inculte.

 

Pour évangéliser, pour porter soi-même des fruits : pareil. Il faut travailler le terrain qui reçoit la parole. Dieu agit en nous, même si nous ne le savons pas. Il est invisible, mais il est là. Il fera lever la semence envers et contre tout. Le semeur est sorti pour semer, nous dit la parabole.  Dieu sème toujours et encore. La graine est répandue largement et avec générosité. C’est à nous de l’accueillir.

En ce vingt-et-unième siècle, nous nous posons certainement la question suivante : « Pourquoi la Parole du Royaume, semée à profusion, ne produit-elle pas de fruits plus abondants ? »

Et voici ce que Jésus nous répond: « Ne vous en préoccupez pas. Le Royaume est arrivé, il est déjà là au milieu de vous. Vous n'y voyez rien, mais il est commencé. Inauguré avec la plus grande discrétion, et pourtant, il ne cessera jamais de grandir, comme une petite graine ».

Quel beau message d'espérance. Oui, les chrétiens sont là, porteurs de la Parole qui ne passera jamais. Nous aujourd’hui dans cette église, petit peuple en regard de l'immense foule des hommes dans la ville, et nous ne sommes pas toujours un terrain de très bonne qualité. Mais sans prétendre à la fertilité de nos cœurs, une seule chose compte : le désir, l'ouverture, l'accueil de cette Parole que le Christ sème en nous.

C’est dans les sillons de nos préoccupations, de nos blessures, de nos manquements que finalement, Dieu plante sa parole et son amour.

Confiance : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir fécondé la terre, de même la Parole de Dieu ne lui reviendra pas sans résultat ».

Dire : « Tout va mal », ce n'est pas évangélique. Dire « tout va bien », non plus. Car, il faut savoir qu'il y aura toujours des durs, des inattentifs, des inconstants, mais aussi des hommes de bonne volonté « qui accueillent la Parole de Dieu et qui la gardent. »

Père Daleb Venceslas MPASSY

 

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District de Mbanza-Ndounga (Département du Pool)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Vers la réhabilitation du pont de Manzomo

Grâce à l’action du Ministre d’Etat Alphonse Claude N’Silou, Ministre de la Construction, de l’Urbanisme, de la Ville et du Cadre de Vie, Président du RC (Rassemblement Ciotyen), le Pont sur la rivière Manzomo, sur la route Linzolo/Mbanza-Ndounga (dans le département du Pool), dynamité par les ninjas-nsiloulou du pasteur Ntumi, sera réhabilité.

Une équipe technique, conduite par l'ancien Sous-Préfet Théodore Kiamossi, accompagnée du Directeur de Publication de La Semaine Africaine, Joachim Mbanza, s’étaitt rendue à Mbanza-Ndounga, le vendredi 13 janvier 2017, pour procéder aux relevés techniques permettant de monter l’opération de réhabilitation de ce pont.

Actuellement, seuls les petits véhicules peuvent encore passer sur ce pont. Les gros camions de transport marchandises ne peuvent pas y passer. Ce qui pénalise énormément les habitants des villages situés au-delà de Manzomo, qui ne peuvent plus évacuer leurs produits agricoles sur Brazzaville. Ces paysans attendent de pied ferme la réhabilitation de ce pont. Comme quoi, il y a lieu de conscientiser les jeunes du Pool égarés par le mouvement de Ntumi que ce n’est pas en détruisant les biens publics qu’ils peuvent trouver gain de cause à leur situation.

 

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Homélie du Dimanche 09 juillet 2017 (14ème D T.O)

par Abbé Wenceslas daleb mpassy

Homélie du Dimanche 09 juillet 2017 (14ème D T.O)

Frères et Soeurs,

Notons qu’il y a dans les récits évangéliques quelques rares prières de Jésus. Saint Matthieu nous en présente juste deux : le Notre Père que Jésus recommande à ses disciples, et puis cette autre prière plus personnelle qu’il adresse à son Père aujourd’hui.

En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits ». Et tout le tralala qui s’en suit … Une prière brève : trois phrases juste. Jésus s’inspire peut-être d’un passage du psaume 8 :«Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits ».

Cette prière nous rappelle aussi le Magnificat de Marie : « Il s’est penché sur son humble servante ». Oui Frères et sœurs, Jésus aussi a été tout petit, fruit des entrailles de Marie, nourri de son lait, éduqué par elle et Joseph. Lui aussi proclame comme Marie l’amour privilégié de son Père pour les humbles et les petits.

Et pourtant, dimanche dernier c’est une dame riche, d’un rang social élevé qui faisait bon accueil au prophète Elysée. Cependant en dépit de sa richesse, elle était humble, car ce ne sont pas les grands, les puissants, les sages qui savent le mieux bénir, mais plutôt ceux qui ne mettent pas leur confiance dans leur grandeur, dans leur pouvoir, dans leur richesse, dans leur science. Ce sont plutôt les modestes qui se contentent de leur humble place et ne revendiquent pas d’être assis sur des trônes. Ils sont les plus proches de l’humilité du Dieu-Père que Jésus a révélé, en se rendant lui-même proche des pauvres et des petits.

Ceci étant, dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus fait ensuite une révélation à propos de sa mission : C’est en lui, que Dieu s’est fait connaître. Il est donc celui qui révèle le Père.  Nous sommes en droit de nous poser la question de savoir: Comment Jésus révèle t’il le père ? C’est en faisant de l’accueil des tout-petits une exigence majeure pour ses disciples.

Aujourd’hui, qui sont ces petits ? Les petits sont tous ces gens démunis, dépendants, en situation de précarité, car ils ne possèdent pas grand-chose et ne sont pas toujours chanceux dans la vie. Ils n’ont souvent ni biens, ni travail, ni santé. Ils sont petits face aux possédants qui ne manquent ni de choses matérielles ni d’argent, et dont l’avenir paraît garanti, assuré.

Les petits de nos jours, ce sont aussi les accablés de lourds fardeaux, de jougs pesants. Sur le plan social, ce sont les gens soumis et exploités, mal rétribués, mal considérés, bons pour les travaux les plus durs, voire les plus forcés. Sur le plan politique, ils sont soumis à l’arbitraire de ceux qui les gouvernent et les commandent. Sur le plan judiciaire, ce sont ces petites gens sur qui pèse plus que sur les autres la dureté des lois, civiles ou religieuses, insolvables et jamais en règle devant des prescriptions qui leur paraissent impraticables.

Dans sa prière, Jésus déclare que les petits sont plus aptes à être ses disciples et à connaître Dieu, car leur cœur est plus ouvert que celui des grands et puissants auxquels Dieu ne peut se révéler. Ainsi donc, les grands sont en danger car leurs richesses et leur perfection à la Loi peuvent constituer comme des écrans opaques qui les empêchent d’être lucides devant la condition humaine, devant Dieu. Face à la personne du Christ et à l’écoute de sa parole, ils ont des oreilles bouchées et donc sourds à son message.

Comprise ainsi, cette prière de Jésus rejoint vraiment celle de Marie. Elle remet en cause les grands prêtres, les scribes ou pharisiens, qui eux parlent sans cesse de Dieu, se font appeler maîtres, s’estiment plus grands que les autres mais sont pourtant loin de la plaque. Jésus ose se lamenter sur eux car ils imposent aux gens simples des fardeaux pesants qu’eux-mêmes se refusent à remuer du doigt.

Contrairement à eux, lui se déclare doux et humble de cœur, et il invite à venir à lui tous ceux qui ploient sous le fardeau, car son joug est facile à porter et son fardeau léger. Cependant Frères et sœur, Jésus ne promet pas aux petits de vivre sans fardeau. Ça peut-être la maladie ou les épreuves de tout genre. Lui-même n’a pas refusé de porter le sien : sa croix. Néanmoins, son fardeau est léger et se porte avec joie, car il est allégé par l’amour du Père et sa miséricorde infinie pour les pécheurs.

Les deux autres textes de ce dimanche sont en harmonie avec le message de l’Évangile. Jésus est un Messie qui ne vient pas comme un Seigneur de guerre ou un chef militaire avec des chars et des chevaux de combat. Il vient comme un roi d’humilité monté non pas sur un cheval, mais plutôt sur un âne jeune, annonciateur de paix et de tendresse, nous dit la première lecture.

Et dans la seconde lecture, saint Paul invite les croyants à rechercher la vraie grandeur : « Vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous l’emprise de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous ».

La vraie grandeur n’est pas celle du monde, mais plutôt celle de l’Esprit de Dieu qui habite les disciples du Christ. Demandons cette grâce au Seigneur !

 

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